1980 1982 Z 8171 FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUXELLES- Belgique RAPPORT REUNION DU BUREAU DE LA FIJ Graz( Autriche), du 5 au 7 février 1980 ( d Février 1980 A l'invitation du Syndicat des journalistes autrichiens et de M. Josef RAMINGER, membre du Bureau, le Bureau de la FIJ a tenu sa 49e réunion à Graz( Autriche), du 5 au 7 février 1980, sous la présidence de M. Paul PARISOT.. PARTICIPANTS Paul PARISOT, président Franz- Félix LEHNI, Ier vice- président Charles A. PERLIK, vice- président Arieh ZIMUKY, vice- président George. ANASTASSOPOULOS, conseiller Kenneth ASHTON, conseiller Friedrich* Ebert Bonn Bibliothek tung Trygve MOE, conseiller Josef RAMINGER, conseiller Theo BOGAERTS, secrétaire général Marie- Anne PAQUET, secrétaire edo: M Absents: M. Mohamed HEDI GHALI s'est excusé par télégramme de ne pouvoir assister à la réunion du Bureau pour des raisons professionnelles urgentes. MM. H.J. BRADLEY( président d'honneur) et H. CROUS( conseiller et président d'honneur) se sont également excusés. M. Carl HERNLUND, qui avait participé à la réunion de la Commission Tiers Monde, les 3 et 4 février à Graz, a dû retourner en Suède pour d'urgentes négociations collectives. et n'a, dès lors, pu participer à la réunion du Bureau. 1. APPROBATION DE L'ORDRE DU JOUR Le PRESIDENT salue les participants et déclare la réunion cuverte. Il propose d'aborder la situation financière au point 4a). Les publications de la FIJ viendront dès lors au point 4b)( Accord). 2. ACTIVITES DE LA FIJ DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT a) Projet de séminaire en Afrique M. BOGAERTS rappelle ses contacts, sur recommandation de M. ERIKSEN, avec l'Association des journalistes du Botswana en vue de l'organisation d'un séminaire pour journalistes des pays d'Afrique australe. Malgré plusieurs rappels, aucune réponse n'a été fournie par Gaberone. Comme les fonds encore disponibles au Centre AfroAméricain du Travail devaient être utilisés en 1979, il a fallu renoncer à ce projet. Le CAAT a autorisé la FIJ à garder le reliquat de la mission Eriksen, soit environ 2.000 S. Le BUREAU décide de verser ce montant au fonds de réserve pour activités dans les pays en développement. Z 8171 2 201 b) Ière réunion de la Commission Tiers- Monde de la FIJ CITAREC bv8011 TAOTEn l'absence de M. GHALI, les autres membres de la commission( MM. Carl HERNLUND, Max ROLLAND, Franz- Félix LEHNI et Théo BOGAERTS) se sont réunis à Graz, les 3 et 4 février 1980, en présence du président de la FIJ, Paul PARISOT. M. Max ROLLAND a été désigné comme rapporteur de la commission au Congrès. Son rapport sera diffusé avec les documents de travail destinés aux participants.. Parmi les principaux points discutés par la commission figurent( 1) les sources de financement pour les projets de la FIJ,( 2) la nécessité de soumettre à l'approbation du Congrès le principe de l'acceptation par la FIJ, pour la réalisation de ses activités dans les pays en développement, de fonds gouvernementaux, plus particulièrement des agences nationales de coopération au développement, pour autant qu'ils ne soient subordonnés à aucune condition autre que la justification de l'utilisation des sommes accordées,( 3) la publication d'un dépliant de la FIJ sur ses principes de base et ses activités en matière de développement de l'information dans le Tiers Monde,( 4) des démarches à entreprendre auprès des éditeurs de journaux, de la CEE, en vue de réaliser une participation plus importante de correspondants( permanents ou pigistes) de pays en développement dans les échanges d'informations. c) Prochaine réunion de la Commission Tiers- Monde de la FIJ M. BOGAERTS rappelle que la commission s'est réunie à Graz pour des raisons de facilité et d'économie. Il rappelle que, lors de la dernière réunion du Bureau, M. Ghali avait invité la commission à se réunir à Tunis et que le Bureau avait marqué son accord de principe à ce sujet. Notre confrère tunisien conteste toutefois que le Bureau, réuni à Madrid en octobre 1979, ait effectivement établi une relation directe entre la tenue d'une réunion de la commission à Tunis et la libération préalable du journaliste Neji Chaari. Après une large discussion, le Bureau ( a) reconfirme son souci, au sujet du maintien en prison de MM. Neji CHAAR et Hassen HAMOUDIA; ( b) regrette l'absence de M. Hedi Ghali à la réunion de la commission Tiers Monde à Graz; ( c) décide l'envoi en Tunisie d'une mission composée du président et du secrétaire général et, selon les besoins et les disponibilités, du 1er vice- président. Cette mission sera effectuée en liaison étroite avec l'Association des journalistes tunisiens et devra établir tous les contacts utiles pour ( i) hâter la libération de MM. Chaari et Hamoudia ( ii) préparer une réunion de la commission Tiers Monde en Tunisie. Cette mission devra être entreprise dans les meilleurs délais. ( d) décide de renouveler auparavant les démarches auprès des autorités. tunisiennes pour la libération des deux collègues. Ces décisions seront communiquées à M. Hedi GHALI par lettre. 3. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS NATIONALES DE JOURNALISTES a) ESPAGNE Leve STAAD. 9. 1.8 000.S Outre les deux demandes formelles reçues d'Espagne, la FIJ a également été contactée par l'USO( Union Sindical Obrera). Celle- ci n'a cependant pas encore introduit de demande en bonne et due forme. 18 S - 3 - ( i) Federación de Papel, Artes Graficas y Comunicación social de Comisiones Obreras( demande de statut d'associé) Il s'agit du syndicat proche du parti communiste espagnol qui comprend un groupement de journalistes, appelé" Agrupación de Periodistas". M. MOE constate que le nombre de membres( 500) indiqué dans la demande ne correspond aucunement aux informations que la FIJ avait obtenues précédemment. Il faudrait dès lors disposer de plus de renseignements. M. PERLIK aimerait voir un contrat collectif négocié par ce syndicat. D'au tre part, que disent leurs statuts en ce qui concerne notre question n° 10" Votre organisation est- elle disposée à observer et à faire respecter les principes suivants de la liberté de la presse: la liberté de recueillir toute information, la liberté d'opinion et de commentaire et la liberté de diffusion des nouvelles?". M. LEHNI constate que les statuts joints à la demande sont ceux de la" Federation de Papel, Artes Graficas y Comunicación social de Comisiones Obreras" et non céux du groupement des journalistes. M. PARISOT propose que nous demandions des informations supplémentaires à ce syndicat et que nous attendions les commentaires de notre organisation affiliée en Espagne au sujet de cette demande. ( ii) Union de Periodistas( demande de statut d'associé) Il s'agit d'une association qui, d'après ses statuts," n'assume la défense d'aucun intérêt direct de ses membres en tant que travailleurs, ni la défense des intérêts syndicaux de ceux- ci. Elle coopère avec les centrales syndicales démocratiques qui, elles, sont seules compétentes dans le domaine de la défense des intérêts des professionnels de l'information vis- à- vis des employeurs". De plus, dans ses objectifs, on parle de 1" Union de Periodistas Asociación de Madrid". Il faut donc en conclure qu'il s'agit d'un organisme régional. -XD Le Bureau estime que cette association n'est pas un syndicat de journalistes, qu'il n'entend pas le devenir et que, dès lors, il ne répond pas aux critères d'admission à la FIJ. Il recommande au Congrès de ne pas accepter cette demande. b) Afrique du Sud Le Bureau, réuni à Madrid en octobre 1979, avait chargé le secrétaire général de lui fournir un rapport sur la situation des deux organisations membres de la FIJ en Afrique du Sud. Dans sa note aux membres du Bureau, M. BOGAERTS rappelle que le Congrès de la FIJ réuni à Nice( 1978) avait approuvé l'affiliation de la WASA et de la SASJ " en invitant formellement les deux syndicats sud- africains à coopérer et à lutter tous. deux pour que l'égalité des droits pour tous devienne une réalité en Afrique du Sud". Il ne semble pas que l'appel aux deux organisations à collaborer, appel confirmé depuis lors dans la correspondance de la FIJ avec les intéressés, ait produit des résultats concrets ni que des perspectives s'ouvrent actuellement à cet égard. Dans le rapport sur son séjour en Afrique du Sud, Ole ERIKSEN avait été assez critique à l'égard de la SASJ, présentée comme" une organisation raciste qui n'a pas sa place au sein de la FIJ". Bien que la WASA adopte toujours une position critique à l'égard de la SASJ, elle n'a pas fait savoir à la FIJ qu'elle subordonnait sa présence au 4 sein de la Fédération à l'expulsion de la SASJ. 386 Le bulletin de la SASJ d'octobre 1979 conteste plusieurs points du rapport Eriksen. La SASJ nie, par exemple, qu'elle ait bloqué l'admission de la WASA au " Conciliation Board". Elle déclare aussi qu'il est inexact de prétendre que la SASJ ne fait rien pour ses membres noirs et précise que, dans les groupes des journaux SAAN et ARGUS, les noirs ont les mêmes possibilités de formation que les blancs. ebus Le secrétaire général a demandé à Ole Eriksen si certains faits nouveaux ( l'admission de la WASA comme partenaire aux négociations collectives et les prises de position énergiques du Congrès de la SASJ contre deux nouvelles lois portant atteinte à la liberté de l'information) pourraient l'amener à modifier la conclusion de son rapport relative à la SASJ La maladie fatale de notre collègue norvégien ne lui a plus permis de répondre. its Manifestement, certaines lettres envoyées de Bruxelles en Afrique du Sud et vice- versa ne sont pas arrivées à destination. La FIJ poursuit ses interventions auprès des autorités sud- africaines, soit à la demande de la WASA, soit de sa propre initiative. Nous ne disposons pas de données précises sur le pourcentage de journaliste de couleur au sein de la SASJ. M. MOE rappelle que le rapport Eriksen a été diffusé parmi les organisations membres et nous devons définir notre position à ce sujet. Le secrétaire général pourra- t- il consacrer un chapitre de son rapport au Congrès à cette question? ( for here so M. ASHTON pense que nous pouvons marquer notre appréciation sur le rapport, d'Eriksen, mais que nous devons exprimer des réserves quant à ses prises de position à l'égard de la SASJ. M. PARISOT dégage les conclusions suivantes:( 1) la WASA a été admise aux négociations, collectives, ce qui confirme son caractère syndical;( 2) la SASJ a contribué à ce que les démarches en ce sens aboutissent;( 3) la SASJ semble regrouper un nombre assez appréciable de journalistes non- blancs;( 4) la SASJ s'est retirée du Registre officiel des syndicats, ce qui constitue un geste courageux;( 5) la décision du Congrès à Nice doit être appliquée et respectée;( 6) constatation que la FIJ n'a pas été saisie d'une demande d'expulsion de la SASJ. Ces points devront figurer par écrit dans le rapport au Congrès( Accord). c) Italie M. BOGAERTS retrace brièvement l'historique des relations de la FIJ avec la Fédération nationale de la presse italienne et rappelle le voeu exprimé par le Comité exécutif de voir la FNSI adhérer à la FIJ. Une délégation de la FIJ, composée du président Parisot, du 1er vice- président F.F. Lehni et du secrétaire général s'est rendue à Rome les 25 et 26 janvier 1980 pour y rencontrer une délégation de la Fédération italienne. A l'issue de cette réunion, les participants ont approuvé un communiqué ( voir copie en annexe). M. LEHNI ajoute que les journalistes italiens sont disposés à faire, conjointement avec la FIJ, des démarches auprès des Communautés européennes et du Parlement européen. D'autre part, ils sont prêts à participer à nos enquêtes et ils nous enverront leurs réponses aux enquêtes actuellement en cours. Ils ne semblent pas envisager une affiliation à la FIJ dans l'immédiat. Sur proposition de M. MOE, le Bureau note avec satisfaction que les relations avec la Fédération italienne sont excellentes et autorise le président et le secrétaire général à agir de façon à renforcer et à élargir la coopération actuelle. - - 5 d) Chine Lors d'un déplacement professionnel en Chine, en novembre 1979, M. ANASTASSOPOULOS a abordé la question de l'organisation des journalistes en Chine avec des personnalités importantes du pays. Il a constaté que, si la FIJ n'a jamais eu de réactions à ses tentatives de prise de contact, cela est dû essentiellement au fait qu'il ne semble pas y avoir, à l'heure actuelle, d'organisation de journalistes en Chine. Les Chinois admettent cet état de choses avec une certaine réticence. Lors d'une rencontre avec le directeur général de l'agence Chine Nouvelle, ancien ambassadeur de Chine à Paris, celui- ci et ses collaborateurs expliquaient que l'Union de journalistes chinois, de même que la plupart des autres syndicats, avaient été dissous par la Bande des Quatre au cours de la Révolution culturelle. Il exprimait la conviction que l'Union des journalistes chinois reprendrait ses activités dans le courant de 1980. Si la FIJ désire renouveler ses contacts, elle devrait adresser la correspondance à M. Cheng Je, Chef du Service des Affaires étrangères à Hinshua( Chine Nouvelle). e) Egypte M. HERNLUND s'est rendu en Egypte, en novembre 1979, en compagnie d'un professeur suédois spécialisé en sciences de communication, M. Stig HADENIUS de l'Université de Goeteburg. Il s'agissait d'une initiative du Syndicat de la presse qui avait pris contact avec l'Ambassade de Suède en Egypte en vue de l'organisation d'un séminaire pour journalistes égyptiens sur les questions d'éthique professionnelle et de l'organisation syndicale des journalistes. Une affiliation du syndicat égyptien à la FIJ semble exclue pour le moment. Les dirigeants du syndicat désireraient toutefois établir des contacts et recevoir des informations sur la FIJ. Faudrait- il les inviter à envoyer un observateur au Congrès d'Athènes? M. ZIMUKY confirme que les journalistes égyptiens qu'il a rencontrés ont une attitude très différente et lui ont fait part de l'intérêt qu'ils portent à la FIJ. Il faudrait les inviter à Athènes. M. MOE fait remarquer que nous n'invitons pas la Fédération des journalistes arabes à se faire représenter au Congrès. Comment pourrions- nous faire exception pour un Etat arabe, dont nous n'avons même pas reçu de demande d'affiliation? M. ANASTASSOPOULOS fait remarquer qu'à Bagdad, les journalistes libanais lui ont fait part de leur désir d'établir des contacts avec la FIJ. M. PARISOT conclut en proposant qu'une invitation soit envoyée si trois conditions sont remplies:( 1) l'organisation a exprimé le désir de participer au Congrès;( 2) l'organisation est attachée à la liberté de la presse au sens de nos statuts( 3) l'organisation a expressément formulé le désir de se joindre à la FIJ. 2 Le BUREAU charge le secrétaire général d'apprécier toute demande de la part du syndicat égyptien en fonction de ces trois conditions et de se faire conseiller, le cas échéant, par MM. HERNLUND et ZIMUKY. ( f) Sri Lanka 112 En janvier 1980, M. HERNLUND a visité le Sri Lanka. et a établi des contacts; au nom de la FIJ, avec les journalistes de ce pays. Il y a d'abord la" Sri Lanka Journalists' Association", qui est proche de l'OIJ et qui groupe tous les journali stes employés à temps plein dans les quotidiens de Colombo. Une loi," Workmen's Act", règlemente les conditions de travail et les avantages sociaux de ces journalistes. Les correspondants de tous ces journaux en province, même s'ils sont employés à temps plein, ne peuvent pas devenir membres de l'Association et ne jouissent donc d'aucuns - 6- protection légale. Pour remédier à cette situation, les journalistes créèrent en 1965 la" National Union of Journalists of Sri Lanka", dont la FIJ a reçu la première demande d'affiliation en mai 1966. Réitérée depuis lors, cette demande n'a jamais pu être examinée à fond, car il subsistait des doutes sur la nature exacte de cette organisation. La NUJ Sri Lanka entreprend actuellement des démarches auprès du ministère du travail pour que ses membres soient reconnus aux termes du" Workmen's Act". Le soutien de la FIJ lui serait très utile. Il est proposé de lui accorder le statut de membr associé à la FIJ. Le Bureau décide de recommander au Congrès l'octroi du statut de membre associé à la Sri Lanka Union of Journalists. Au préalable, celle- ci devrait toutefois confirmer par écrit son désir de se joindre à la FIJ et fournir des explications supplémentaires sur ses activités actuelles. Le Bureau présume également que les statuts de cette organisation sont toujours identiques à ceux( fortement inspirés des statuts d la NUJ Grande- Bretagne) transmis antérieurement à la FIJ. ersa ne g) Somalie ( Accord unanime) M. MOE signale qu'à la Conférence de Bagdad, les représentants des journalistes somaliens avaient exprimé le désir de recevoir une documentation détaillée sur la FIJ ainsi que les conditions d'affiliation et le formulaire ad- hoc. M. BOGAERTS se chargera de les contacter. h) Zaïre Le SECRETAIRE GENERAL n'a pu obtenir des informations sur la situation présente de l'Union nationale de la presse du Zaïre. Il s'adressera à nouveau à l'ambassade du Zaïre à Bruxelles avant le Congrès. M. PERLIK a eu la visite d'un journaliste zaïrois, M. Mutiri- wa- Bashara directeur éditeur de" Jua", un hebdomadaire régional du Kivu. M. BOGAERTS prendra contact avec lui. i) Pays- Bas La FIJ a été contactée par la" Algemene Vereniging van Journalisten." Une documentation et le formulaire de demande d'affiliation leur ont été envoyés le 24 octobre 1979. Aucune réponse n'a été reçue jusqu'à présent. j) Yougoslavie Le BUREAU de la FIJ s'est rendu, le jeudi matin, 7 février 1980, à Maribor( Yougoslavie) pour une rencontre informelle avec les journalistes yougoslaves. Lors de cette rencontre non- officielle et du déjeuner confraternel offert par leurs hôtes yougoslaves, les membres du Bureau de la FIJ ont pris connaissance avec beaucoup d'intérêt des informations qui leur furent fournies sur les activités de la Fédération yougoslave, notamment en ce qui concerne l'autogestion dans les entreprises d'information, les relations internationales( accords bilatéraux), le" pool" des agences de presse des pays non- alignés, l'organisation à Belgrade des stages pour jeunes journalistes des pays non- alignés etc. La Fédération des journalistes de Yougoslavie groupe au total 7.500 membres au sein de huit sections. LJE M. PERLIK croit que les yougoslaves, très soucieux de leur non- alignement, ne se joindront pas à la FIJ, mais nous pourrions leur proposer de s'associer à certaines de nos activités: protestations, enquêtes, etc. - 7. - concrètes. M. RAMINGER estime également que nous pourrions leur faire des propositions M. MOE soutient la proposition de M. ANASTASSOPOULOS d'inviter un observateur de la Fédération des journalistes yougoslaves à notre Congrès à Athènes. 4a) FINANCES DE LA FIJ Les comptes définitifs de l'année 1979 ne sont pas encore disponibles mais le déficit se situera autour de 20.000 FB alors que nous avions prévu environ 80.000 FB, Il est plus préoccupant de constater qu'une série d'organisations membres n'ont pas encore réglé leur cotisation de l'année 1979 et même pour la période antérieure. Les statuts de la FIJ ne fixent pas la période à laquelle les cotisations devraient être payées. Le Bureau devrait attirer l'attention sur ce point. M. PERLIK suggère que nous avertissions toutes les organisations en retard de payement du risque qu'elles courent de ne pas disposer du droit de vote au Congrès, M. ANASTASSOPOULOS fait remarquer que la situation des finances internes d'un syndicat diffère suivant les pays. Même si nous fixions le principe de payements en début de semestre, nous devrions toujours laisser une marge pour les cas spéciaux, Le BUREAU recommande à la Commission des Finances du Congrès d'examiner le problème de la fixation des délais pour le payement des cotisations à la FIJ, M. LEHNI soumettra une proposition de budget à la commission du congrès. Il soulève, une fois de plus, la question du nombre de membres déclaré par les organisations affiliées. Il se réfère notamment à la stabilité assez déconcertante dans les déclaration, des syndicats français. Le BUREAU invite le secrétaire général à écrire aux syndicats français en se référant à la décision du Congrès de Nice. M. ASHTON signale que la NUJ n'est pas encore en mesure de fixer le nombre exact de ses membres. En effet, une procédure légale a été engagée à la suite de l'expulsion par la UJ de 900 de ses membres. La procédure ne sera pas terminée avant juin 1980. M. LEHNI fait encore remarquer qu'en Finlande, le Syndicat des journalistes de la radio- télévision a fusionné avec le Syndicat de journalistes affilié à la FIJ. Il en résulte une augmentation de 1.000 membres au moins. Une évolution semblable pourrait se produire en Allemagne. 1: La Fédération nationale des journalistes israéliens a introduit une demande d'exonération de 50% de sa cotisation pour l'année 1980 en raison de l'importante inflation dans le pays. Afin de permettre au Bureau de prendre une décision en connaissance de cause, M. ZIMUKY fournira des éléments de comparaison qui permettront d'apprécier l'inflation et de décider éventuellement du pourcentage du dégrèvement accordé: importance de l'inflation au cours des dernières années; cotisations payées par les journalistes au syndicat au cours des dernières années. M. LEHNI n'a reçu aucune réponse à sa proposition de restructuration des cotisations à la FIJ. Une discussion semble avoir eu lieu au sein des syndicats scandinaves à ce sujet. 8 M. MOE indique qu'en effet, à l'exception du syndicat norvégien, les syndicats scandinaves sont opposés à la formule proposée qui favorisait quelques grandc organisations au détriment des petites. S'ils ne l'ont pas encore fait savoir à la FIJ, c'est parce qu'ils considèrent que la commission" Finances" au Congrès leur donnera l'occasion de défendre leur point de vue. Sur proposition de M. PARISOT, la proposition du Commissaire aux comptes est transmise au Congrès avec avis favorable du Bureau. 4b. PUBLICATIONS DE LA FIJ Le SECRETAIRE GENERAL signale qu'à partir du mois de janvier 1980, le bulletin" En Ligne Directe" est également diffusé en langue espagnole. D'autre part, ncus avons produit les dépliants sur la FIJ en français et en espagnol. On se rappellera que les dépliants anglais avaient été offerts à la FIJ en 1977 par le Syndicat des jour nalistes turcs. Au programme d'activités 1978-1980, approuvé au Congrès de Nice, figure " une recherche en profondeur sur les possibilités de publier en plusieurs langues un vrai journal international de journalistes. *.... Le secrétaire général a élaboré en coopération avec le président et le premier vice- président un projet chiffré pour la publication d'un bulletin bimestriel de 24 pages en 3 langues avec 8 pages de publicité par numéro. Le prix de l'abonnement annuel s'élèverait à 600 frs belges. Le budget prévoit une dépense à charge de la FIJ de 700.000 FB par an. its 008 M. MOE se déclara en faveur du projet et propose que le Bureau donne le feu vert au secrétaire général afin que le premier numéro puisse sortir en janvier 1901, M. LEHII fait remarquer que le Congrès de Nice a voté une augmentation d la cotisation pour l'extension des activités de la FIJ. Cette année, les 700.000 francs seront en effet disponibles. Mais pouvons- nous dépenser toute cette somme pour la publication au risque de faire stagner nos activités? M. PERLIK doute de l'opportunité d'ingérer de la publicité. D'autre part, le prix d'un numéro à 100 francs belges lui semble irréaliste. M. ASHTON considère que le projet n'est pas réalisable dans les conditions présentes, mais qu'il devrait servir de base pour des investigations ultérieures. Selon M. ANASTASSOPOULOS, il ne faudrait pas soumettre la proposition au Congrès sans y joindre une prise de position du Bureau. En attendant, nous devrions trouver des moyens pour élargir le contenu d'" En Ligne Directe" et pour améliorer sa présentation. M. LEHNI se réfère au bulletin" INFORMATIONS FIJ". Les rapports de réunions de la FIJ, diffusés auprès des organisations membres sous forme ronéotypée, ne présentent qu'un intérêt relatif pour les lecteurs. Nous pourrions y publier des rapports d'enquêtes de la FIJ, des documents comme celui sur la protection des journalistes, rédi par Paul Parisot et Denis Périer- Daville. Sur proposition de M. PERLIK, le Bureau adopte la résolution suivante: 9 " Suite à la décision du Congrès de Nice( septembre 1973), le Bureau a examiné à fond les principes de base pour la publication d'un nouveau journal de la FIJ. Tout en reconnaissant qu'un journal de ce genre serait souhaitable et utile, le Bureau conclut avec regret que ce projet est, pour l'instant, économiquement irréalisable. Le BUREAU s'engage, au cours des deux années à venir, à trouver, dans les limites des finances disponibles, les moyens pour améliorer" En Ligne Directe" et à explorer les possibilités de produire d'autres publications qui puissent s'ajouter à 1' En Ligne Directe et Informations FIJ". ( 4 voix pour, a contre, 2 abstentions). 5. LIBERTE DE LA PRESSE Faute de temps, le SECRETAIRE GENERAL est forcé de rappeler brièvement les protestations émises depuis la dernière réunion du Bureau ainsi que les contacts établis en vue d'une mission en Iran. 6. RELATIONS EST- OUEST Le rapport de la FIJ sur la réunion des délégations de la FIJ et de l'OIJ à St. Vincent en juillet 1979 a été diffusé auprès des organisations membres de même que le projet d'aide- mémoire rédigé à cette occasion par l'OIJ. Des projets de lettres en vue de démarches communes à l'Unesco, en Argentine et au Chili ont été soumis à 1'OIJ, mais aucune réponse n'a été reçue jusqu'à présent, M. PERLIK propose que nous adressions nos protestations en Argentine et au Chili sans attendre l'accord de l'OIJ. ( Accord unanime) b M. BOGAERTS demande si nous devians inviter un ou plusieurs observateurs de l'OIJ à notre congrès à Athènes. A l'unanimité avec une abstention, le Bureau vote en faveur de l'invitation de deux observateurs de l'OIJ au congrès. M. LEHNI propose qu'à l'occasion de nouvelles rencontres avec l'OIJ un procès- verbal commun soit rédigé pour éviter des versions divergeantes et contestées. 7. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES a) UNESCO ( i) Les nouvelles internationales et le rôle des filtreurs de l'information ( Paris, du 10 au 12 décembre 1979) M. BOGAERTS rappelle brièvement l'objet de cette réunion( voir à ce su jet" En Ligne Directe", décembre 1979) à laquelle la FIJ fut représentée par son président et son secrétaire général. کر M. MOE appelle à la prudence en ce qui concerne les activités de l'Unesco. Cette réunion avait été préparée par une réunion restreinte d'experts invités en leur capacité personnelle, et le rapport de leur réunion a servi de base de discussion pendant la réunion à laquelle la FIJ participait. Or l'expert norvégien a protesté auprès de l'Unesco contre les distorsions constatées dans le rapport. Celui- ci passe sous silence certaines suggestions faites et donne une idée très inexacte de la discussion. 10 ( ii) Le statut et la protection des journalistes( Paris, 21-22 janvier 1980) M. BOGAERTS se réfère au compte rendu de cette réunion publié dans" En Ligne Directe"( février 1980). Le document rédigé à la demande de l'Unesco par MM. Paul PARISOT et Denis PERIER- DAVILLE au nom de la FIJ est en possession des membres du Bureau. Nous pourrions le publier dans le bulletin' Informations FIJ' en mai 1980. M. MOE s'étonne de ce qu'un document ait été présenté au nom de la FIJ alors qu'il n'a été examiné et approuvé par aucun des organes statutaires de la Fédération. Le syndicat norvégien par exemple ne peut se rallier à certains passages de ce document. Si les délais imposés ne permettent pas qu'un document soit débattu au sein de la FIJ, il faudrait indiquer clairement qu'il est présenté par les auteurs en leur capacité personnelle et non au nom de la Fédération. A l'avenir, nous devrions nous teni strictement à ce principe. M. PARISOT pense qu'il serait dangereux de faire savoir à l'Unesco que la FIJ n'est pas à l'origine de ce travail. Il se déclare prêt, toutefois, à faire précéder le travail d'une préface précisant que ce travail a été effectué par les deux auteurs comme une contribution à un travail futur qui pourrait être entrepris au sein de la Fédération.( Accord) ( iii) Rapport final de la Commission MacBride. M. BOGAERTS signale que cet important rapport qui comportera sans doute plusieurs centaines de pages, annoncé pour le début de cette année, n'est toujours pas disponible. M. ANASTASSOPOULOS est déconcerté par la quantité de réunions et de documents de l'Unesco. Les syndicats de journalistes n'ont pas le personnel nécessaire pour digérer cette matière. Il conviendrait pourtant que la FIJ définisse sa position au sujet de ce rapport. Si nous transmettons la question au Congrès, sans avoir au préala ble préparé une synthèse qui puisse servir de base de discussion, la commission char gée de cette question ne pourra pas faire de travail méthodique et ordonné. Nos organisations membres devraient, après le congrès, entreprendre une action dans leurs pays respectifs pour faire valoir le point de vue de la FIJ au sein des délégations nationales qui se rendront à la prochaine Conférence générale de l'Unesco où le rapport McBride sera débattu, M. PARISOT signale que fin janvier, la copie définitive du rapport n'existait pas encore. Il n'est pas du tout certain que nous en disposerons pour le Congrès. Il vaut donc mieux laisser cette question en suspens pour l'instant, MANASTASSOPOULOS insiste. N'y aurait- il pas au sein de la FIJ quelques" experts" qui puissent s'en occuper. M. LEHNI suggère que nous demandions à ceux qui ont suivi ces questions de plus près, par exemple Hans Seelhofer on Jim Bradley, de préparer une synthèse dès que le rapport sera disponible, Le BUREAU décide de reprendre cette question à la réunion extraordinaire du mois de mars à Bruxelles, b) Conseil de l'Europe M. BOGAERTS rappelle que, jusqu'à présent, la FIJ n'a pas été admise comme observateur aux discussions du CAHMM( Comité ad hoc pour les Mass Media), Lors de la 11 - réunion sectorielle" Media" du 8 octobre 1979, MM. Parisot et Bogaerts, qui y représentaient la FIJ, ont constaté, à la lecture du document MM- PJ( Comité d'experts sur la protection juridique en matière de media) que les travaux du CAHMM étaient suivis non seulement par des observateurs d'organisations intergouvernemntales, mais également par des observateurs de pas moins de quatorze organisations non- gouverne mentales, Dans une lettre au Conseil de l'Europe, la FIJ a exprimé son étonnement au sujet de l'absence de la FIJ, d'autant plus que celle- ci a toujours manifesté un intérêt très vif à l'égard de toutes les initiatives prises par le Conseil de l'Europe dans le domaine de l'information. 8. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PROFESSIONNELLES squa) Fédération graphique internationale Le comité mixte FIJ/ FGI s'est réuni à Windsor( Grande- Bretagne) le 26 novembre 1979. Y participaient pour la FIJ: Paul Parisot, Hans Larsen, Gerhard Manthey, Karl Gaibel, Gerard Schuijt, Kenneth Ashton et Roger Michaud, La FGI y était représentés par Leonhard Mahlein, Paul Krasa, Les Dixon, Stig Nilsson, Oscar Hiestand et Alfred Kaufmann. Le comité a constaté que la résolution adoptée par la Conférence de Berlin( novembre 1978) ne correspondait pas à la situation de fait dans plusieurs pays et que, dès lors, il devrait être revu. Comme les participants ne purent se mettre d'accord sur un long projet qui leur était soumis, ils décidèrent là création d'un sous- groupe de travail qui s'est réuni le 21 janvier à Copenhagen. La déclaration commune(" document de Copenhague") a été soumise pour approbation aux autres membres du comité. Elle sera adressée ensuite aux organes respectifs des deux organisations. Un projet de directives pour le travail futur du Comité mixte sera discuté à la prochaine réunion du Comité mixte. Le groupe de travail de la FIJ, composé des délégués au comité mixte et d'un délégué belge( M. Johannes Bresseleers), s'est réuni à Windsor le 27 novembre 1979. Il a passé en revue les expériences faites par les organisations membres dans le domaine des nouvelles techniques et il a constaté que le document de travail présenté à la Conférence de Berlin était incomplet et devait être actualisé, A cet effet, le groups de travail a décidé de demander des renseignements supplémentaires aux organisations affiliées, M. PERLIK signale que la Guild fournira une documentation sur les problèmes de sécurité et de protection de la santé. M. PARISOT félicite M. Ashton de l'excellent travail qu'il a déjà fait et qu'il fera encore dans ce domaine. b) FELATRAP Resituant brièvement les contacts de la FIJ avec la FELATRAP, M. BOGAERTS informa le Bureau que l'Unesco vient d'accorder à la Felatrap le statut consultatif C, statut que détient également l'organisation latino- américaine proche de l'OIJ, la FELAP. La FELATRAP introduira une nouvelle demande pour obtenir le statut" B". Entretemps, l'Unesco a marqué son accord sur l'organisation, par la FELAP, d'une seconde consultation des organisations internationales et régionales de journalistes à Mexico, début avril 1980. La première réunion avait eu lieu à Paris les 17-18 avril 1978. Une question se pose: la FIJ participera- t- elle à cette réunion, si la FELATRAP 12 qui possède actuellement le même statut à l'Unesco que la FELAP, n'y était pas invitée? Le BUREAU décide à l'unanimité que la FIJ ne tolèrera aucune discrimination vis- à- vis de la FELATRAP et que, si cette dernière n'était pas invitée, elle ne participera pas à la réunion de Mexico. D'autre part, la FIJ a été invitée à se faire représenter à la réunion du comité exécutif de la FELATRAP, qui aura lieu à Caracas, les 13 et 14 mars 1960. La FELATRAP désirerait y discuter plus particulièrement de la coopération future avec la FIJ. M. PERLIK annonce qu'io y a eu un échange de lettres entre la FELATRAP et la GUILD et il espère que des relations confraternelles pourront se développer. Pour alléger le budget de la FIJ et si le Bureau le désirait, un membre de la Cuild pourrait repré senter la FIJ à Caracas. D'autre part, la Guild serait disposée à produire des copied supplémentaires d'En Ligne Directe en langue espagnole si tel était le souhait du Bureau. M. PARISOT remercie M. Perlik de son offre. Il estime toutefois qu'il serait plus opportun à ce stade que le secrétaire général de la FIJ puisse se rendre à Cara pour discuter avec la FELATRAP. M. LEHNI rappelle qu'à Nice, le Congrès avait voté une augmentation des cotisations pour permettre à la FIJ d'étendre ses activités. La visite d'un délégué de la FIJ en Amérique latine correspond bien à cet objectif. Le BUREAU marque son accord sur la proposition du Président et décide également. d'inviter un observateur de la FELATRAP au Congrès de la FIJ. c) Fédération des journalistes arabes உட M. ANASTASSOPCULOS a représenté la FIJ au" Dialogue Euro- arabe de journalistes" qui s'est tenu à Bagdad, du 26 au 29 janvier 1980 à l'invitation de la Fédération des journalistes arabes. Outre la Grèce, 12 organisations membres de la FIJ y étaient représentées: Allemagne DJV et DJU, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France SNJ, Islande, Norvège, Suède, Suisse et Tunisie. La première journée fut consacrée exclu sivement à des débats politiques. Les représentants des organisations membres de la FIJ ont refusé d'intervenir dans ce débat en soulignant que leur préoccupation allai allai aux possibilités de coopération sur le seul plan professionnel. Dans son intervention, M. Anastassopoulos a souligné le caractère apolitique de la FIJ, Il a exprimé la solidarité de la FIJ avec tous les journalistes persécutés de par le monde. Il a souligné l'attention avec laquelle la FIJ suit les débats à 1'Unesco pour un nouvel ordre mondial de l'information en vue d'un échange non seulement plus équilibré, mais aussi plus libre de l'information. Il a confirmé le désir de voir se développer une coopération entre les journalistes arabes et la FIJ dans le do maine professionnel, De commun accord, trois représentants des syndicats membres de la FIJ ont été désignés à participer à la commission de rédaction du communiqué final, Ils ont cbtenu que toutes les considérations politiques soient groupées dans le préambule pour n'inclure dans la résolution que les questions professionnelles, Le texte, dont la version anglaise fait foi, fut lu en séance, mais ne fut pas soumis au vote, 13 PLA En conclusion, cinq points sont à retenir:( 1) la coopération entre membres de la FIJ était bonne à Bagdad;( 2) Les réunions de ce genre nécessitent une préparation approfondie de la part de ceux qui représentent la FIJ et ses organisations membres; ( 3) A cette réunion, fortement politisée, fut décidé la création d'un organisme euroarabe, dont le siège serait à Bagdad;( 4) il y a un désir évident de la part des arabes d'élargir leurs contacts vers l'Europe occidentale et une certaine coopération paraît possible, malgré les limitations politiques évidentes;( 5) Serait- il indiqué d'inviter un observateur de la Fédération des journalistes arabes à notre congrès à Athènes? M. ZIMUKY s'étonne que la FIJ puisse participer à des manifestations aussi ouvertement politiques. A la rigueur pourrions- nous y être en observateurs, mais aller jusqu'à participer à la rédaction d'un communiqué aussi contestable paraît une grave erreur. M. PARISOT exprime son appréciation pour l'excellente façon dont M. Anastasscpoulos a représenté la FIJ à Bagdad et assuré la coordination entre les autres membros de la FIJ. Cette mission, difficile à assumer, se plaçait dans le cadre de la décision prise par le Bureau à Madrid, en octobre 1979," d'établir des relations confraternellez régulières avec la Fédération des journalistes arabes". A l'origine, la Fédération arabe avait envisagé l'envoi d'une délégation de journalistes arabes dans plusieurs pays d'Eu ope occidentale pour établir des contacts en vue d'une coopération professionnelle. Ce projet, par la suite, fut transformé et élargi pour devenir un symposium à Bagdad. M. MOE précise que nous étions conscients du caractère politique de la réu. nion. Mais la présence de la FIJ a permis d'amener un élément de contestation dans le débat. Avec toutes les lacunes que le communiqué final puisse présenter, les membres de la FIJ sont parvenus à séparer dans un préambule tous les éléments politiques et les points repris dans la résolution elle- même ne sont pas très éloignés des principes de base de la FIJ. D'autre part, il ne faut pas oublier les possibilités de contacts informels que permet une telle réunion, en dehors des sessions de travail. M. PERLIK n'est pas convaincu que le lecteur non- averti fasse la distinction entre le préambule et la résolution. Il est opposé, d'autre part, à l'invitation d'un représentant de la Fédération des journalistes arabes au congrès de la FIJ à Athènes. M. PARISOT rappelle que le Bureau n'a pas à décider de l'invitation d'un représentant des journalistes arabes à Athènes, mais doit rechercher les possibilités d'une coopération avec eux. Quant à la création d'un organisme euro- arabe, nous n'avons pas à nous en préoccuper à ce stade. Nous pourrons en discuter lorsque nous aurons reçu des propositions de coopération de la part de cet organisme. M. ANASTASSOPOULOS pense que le Bureau doit définir sa position vis- à- vis du communiqué. D'autre part, le Bureau devrait proposer un dialogue entre une délégation de la FIJ et une délégation de journalistes arabes, strictement limité aux questions professionnelles. Pour faire comprendre la position adoptée par la FIJ à Bagdad, il serait bon de publier, peut- être dans" En Ligne Directe", de larges extraits de l'intervention qu'il a faite au symposium. Sur proposition d'une commission de rédaction, composée de M. ANASTASSOPOULOS MOE et ZIMUKY, le Bureau a adopté à l'unanimité la résolution suivante: " Le Bureau de la FIJ, réuni à Graz( Autriche) du 5 au 7 février 1980 a entendu des rapports et examiné le texte final du Dialogue euro- arabe à Bagdad, du 25 au 29 janvier 1980. us supre 93 14 " Le Bureau de la FIJ " exprime son appréciation à l'égard de l'initiative d'organiser un symposium en tant que rencontre informelle de représentants d'organisations et de personnalités individuelles de pays arabes ct européens; " constate que le texte final présenté à la réunion constitue un sommaire restreint des opinions exprimées au symposium; " considère que le texte du.document de Bagdad traite en grande partie de questions politiques non- admises dans les délibérations de la FIJ en tant qu'organisation non- politique et authentiquement non- alignée. La FIJ ne peut dès lors s'associer à ce texte; " réaffirme les points de vue exprimés au symposium de Bagdad par le membre du Bureau de la FIJ, George Anastassopoulos, et les représentants de syndicats nation membres de la FIJ, concernant le désir de la FIJ de continuer, lors de forums approprics et à des dates fixées de commun accord, la discussion sur les possibilités de renforcer la coopération entre syndicats arabes et européens sur des questions professionnelles". 9. ENQUETES PROFESSIONNELLES a) Liberté rédactionnelle Ο 15 organisations membres ont répondu au questionnaire de la FIJ et M. KLII!- KENBERG rédige actuellement le rapport destiné au Congrès, b) Formation professionnelle 16 réponses ont été reçues et remises à M. Michel FROMONT u syndicat belge ( AGJPB), qui s'occupe de la rédaction du rapport. c) Secret professionnel M. ANASTASSOPOULOS se déclara déçu du peu de réactions que ce problème pour tant très important a suscité au sein des organisations membres. Il propose que cette question soit remise à plus tard. M. MOE fait remarquer que les organisations membres n'ont pas été encourag à prendre position puisqu'on ne leur avait pas demandé de répondre à des questions précises. Les quelques réponses reçues permettront peut- être de lancer une enquête sur base d'un questionnaire précis. M. ASHTON préfère également un questionnaire précis à une vague question sur les changements intervenus depuis le rapport Messac( 1972). M. ANASTASSOPOULOS promet de réfléchir à ce qui pourrait être proposé à Athènes à ce sujet. d) Nouvelles enquêtes M, CROUS a élaboré quelques idées de base pour une enquête sur le droit d'auteur en relation avec la transmission par satellites d'émissions de radio et de télé vision. M. PARISOT rappelle qu'il avait également été décidé de lancer une nouvelle enquête sur les conditions morales, sociales et matérielles des journalistes, -- 15 du 104 Sur proposition de M. MOE, ces questions seront abordées au point suivant: " Programme d'activités". 10. PROGRAMME D'ACTIVITES DE LA FIJ Passant en revue les différents points du programme d'activités 1978-1980, le Bureau constate que des efforts ont été faits pour l'exécuter. Le rapport du secrétaire général au Congrès devra se référer à la mise en oeuvre des différents points de ce programme. SM. BOGAERTS annonce que deux propositions destinées au Congrès sont parvenues à la FIJ: 1'une du Syndicat des journalistes finlandais demandant au Congrès d'imposer au Bureau" l'obligation de présenter à chaque Congrès un programme d'activités pour la période des deux années suivantes", l'autre du Syndicat des journalistes suédois proposant que le Congrès" charge le Bureau d'élaborer un projet définissant les prin. cipes de base de la FIJ en matière de politique de l'information". M. PERLIK considère qu'il est indispensable que le Bureau présente un projet de programme d'activités pour la période 1980-1982 au Congrès. M. PARISOT propose, puisque la réunion de Graz touche à sa fin, de se retrouver pour une session extraordinaire du Bureau à Bruxelles, qui serait consacréa essentiellement à l'élaboration d'un projet de programme de travail pour les années 1980-82. Le BUREAU marque son accord sur cette proposition. La réunion aura lieu le lundi 17 mars 1980. 11. CONGRES DE LA FIJ M. ANASTASSOPOULOS informe le Bureau des arrangements pris en vue du Congrès par l'organisateur de l'Union grecque, le collègue Basil KORAHAIS. Les sessions du Congrès se tiendront à la Fondation EVGENIDIS, qui a un auditorium de 150 places parfaitement équipé pour la traduction simultanée. Il y aura quatre salles pour les réunions des commissions ainsi qu'un bureau pour le secrétariat du Congrès. Des dispositions seront prises pour l'enregistrement des débats en session plénière( les bandes magnétiques seront payées par la FIJ). Les organisateurs s'efforceront également d'obtenir une traduction simultanée pour la réunion du comité exécutif, le dimanche après.. midi, 11 mai. Les délégués seront logés à l'hôtel CHANDRIS, situé à quelques minutes à pied de la Fondation. Les président de la République a accepté d'ouvrir la séance d'ouverture, mais comme des élections auront lieu entretemps, il n'est pas encore certain qu'il sera en fonction au moment du Congrès. Des réceptions ou des diners seront offerts aux participants par la présidence de la République, le Secrétaire d'Etat à l'information, le Secrétaire général au tourisme et l'Union des rédacteurs des journaux quotidiens d'A-thènes. L'Union d'Athènes compte organiser une excursion le vendredi, 16 mai- les séances de travail se terminant le jeudi 15- soit à Mycènes et Epidaure, soit dans les Îles proches du Pirée( Egine et éventuellement Poros). 16 M. BOGAERTS signale que jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'invitation de la part des journalistes de Chypre, pour une visite dans cette île après le Congrès. Il est certain que, pour une question d'impartialité, la FIJ ne pourra accepter d'invitation venant seulement d'une des deux communautés de l'île. M. ANASTASSOPOU.OS précise que, quoi qu'il en soit de ce voyage éventuel à Chypre, l'Union d'Athènes maintiendra son excursion du vendredi et les congressistes pourront choisir entre les deux possibilités, si elles se concrétisaient toutes les deux. M. PARISOT clôture la réunion en remerciant M. RAMINGER qui nous a permis de travailler dans d'excellentes conditions et de nous rendre à Maribor( Yougoslavie). PARISOT rappelle conditions mo ncer une alistes, FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUXELLES -US Belgique Novembre 1980 RAPPORT REUNION DU BUREAU DE LA FIJ Oslo et Fredrikstad( Norvège) du 8 au 11 novembre 1980 A l'invitation du Syndicat des journalistes norvégiens, la 5 e réunion du Bureau de la FIJ s'est tenue les 8 et 9 novembre 1980 à 1 Institut pour journalistes à Fredrikstad et les 10 et 11 novembre à Oslo, sous la présidence de M. Paul PARISOT. PARTICIPANTS Paul PARISOT, président Franz- Félix LEHNI, premier vice- président et commissaire aux comptes Charles A. PERLIK, second vice- president Mokhtar TRIFI, conseiller régional pour l'Afrique George ANASTASSOPOULOS, conseiller Kenneth ASHTON, conseiller Carl H. HERNLUND, conseiller Trygve MOE, conseiller José Luis ROLDAN, conseiller Eckart SP00, conseiller Théo BOGAERTS, secrétaire général Max ROLLAND, conseiller suppléant Excusés: MM. H.J. BRADLEY et H. CROUS, présidents d'honneur M. Arieh ZIMUKY, conseiller régional pour l'Asie. OUVERTURE DE LA REUNION Après avoir souhaité la bienvenue à tous les membres du Bureau et exmé les meilleurs voeux de prompt rétablissement au collègue A. ZIMUKY, le PRESIDENT cède la parole à M. Thorbjørn WALE, directeur de l'Institut pour journalistes de Fredrikstad, qui fournit quelques explications sur cet Institut de recyclage et de perfectionnement pour les 3.500 journalistes norvégiens de la presse écrite et audiovisuelle. L'institut est dirigé par un conseil d'administration composé de deux représentants du Syndicat des journalistes norvégiens, d'un représentant de l'Association des rédacteurs en chef et d'un représentant de l'Association des éditeurs de journaux. Le budget s'élève à 6 millions de couronnes norvégiennes dont 75% sont alloués par le parlement et 25% provien nent des media et d'autres sources. L'institut offre des cours et séminaires de durées variables, des bourses à l'étranger pour le perfectionnement des connaissances linguistiques, pour des travaux de recherche sur des problèmes professionnels. Un des principaux animateurs de l'initiative est l'actuel président du Syndicat des journalistes norvégiens, M. Trygve MOE. : T Le BUREAU adopte ensuite un ordre du jour légèrement modifié et commence ses travaux. 3 M. ANASTASSOPOULOS constate que la Chine sort de son isolement et l'évolution qui s'y produit dans tous les domaines se réflète également au niveau de notre profession: La FIJ devrait en profiter. A la demande de M. SP00, le secrétaire général précise que l'Association compte environ 100,000 membres et qu'elle n'envisage pas, pour l'instant, une adhésion à la FIJ. Les journalistes chinois désirent toutefois établir des contacts suivis avec la Fédération. d) Italie:" Federazione Nazionale della Stampa Italiana" : Après la visite de courtoisie rendue les 25 et 26 janvier 1980 à la FNSI par le président Paul Parisot, Franz- Félix Lehni et le secrétaire général, la FIJ a invité une délégation du syndicat italien à visiter Bruxelles en décembre 1980. La rencontre est prévue pour les 18-19 et 20 décembre 1980. Parmi les sujets à discuter avec les collègues italiens figurent la coopération dans le domaine des enquêtes professionnelles, les interventions conjointes dans des cas de violations de la liberté de la presse et du droit des journalistes. Carbe:" Journalists Association of Korea" Le PRESIDENT suggère que, comme la situation de cette organisation affiliée à la FIJ est intimement liée à celle de la liberté de la presse dans ce pays, nous abordions la question dans son ensemble sous ce point- ci. Le secrétaire général informe que le président de la JAK, M. KIM TAE- HONG, élu à la tête de la JAK en mars 1980, a été arrêté le 27 août 1980 et transféré à la cour martiale. Il est accusé d'activités séditieuses et de violation des lois anticommunistes ainsi que des décrets de la loi martiale". En mai 1980, il avait mené une campagne de boycottage auprès des journalistes pour protester contre la censure imposée par la loi martiale et pour réclamer l'indépendance rédactionnelle. Il est également accusé d'avoir diffusé et imprimé à cette occasion 30.000 tracts" illégaux" et d'avoir eu des contacts avec le leader de l'opposition récemment condamné à mort, M. KIM DAE JUNG. Les lettres adressées par la FIJ les 27 mai 1980 et 11 juin 1980 à la JAK sont restées sans réponse. Des protestations de la FIJ ont été envoyées au président de la République les 11 juin et 19 août 1980. Le 10 octobre 1980, la FIJ a protesté contre l'arrestation du collègue Tae- Hong et invité toutes ses organisations membres à se joindre à cette mpagne de protestation. A la veille de la présente réunion en Norvège, la plupart des membres du Bureau avaient été contactés dans leurs pays respectifs par les attachés culturels de l'ambassade de Corée. Ils conseillaient à la FIJ de s'abstenir de toute action publique et de se limiter à des interventions discrètes. Après une entrevue de ce genre à Bruxelles, le secrétaire général a envoyé une lettre au ministre de l'information et de la culture à Séoul, demandant que le ccllègue soit jugé en tant que journaliste professionnel et non en raison de considérations politiques. Comme pièce à conviction, les attachés culturels coréens se limitaient à montrer un article du journal Dong- A- Ilbo. M. ANASTASSOPOULOS considère que nous devons exprimer notre appréciation aux collègues coréens qui travaillent dans des conditions difficiles. M. KIM TaeHong n'est pas le seul journaliste actuellement détenu. On ne dispose toutefois pas de suffisamment d'informations et il serait opportun d'envoyer une mission dienquête en Corée. Il appartient au Bureau d'évaluer les chances de réussite d'une action discrète ou publique. -- 4 M. LEHNI rappelle que le congrès. d'Athènes a chargé le secrétariat de la FIJ de demander à la JAK si elle souhaitait maintenir son affiliation à la FIJ et de l'avertir du risque d'exclusion en cas de non payement des cotisations. N'avons- nous pas agi avec trop de hâte en interprétant l'absence d'un délégué de la JAK( et dès lors du payement des arriérés de cotisations) de façon arbitraire sans même n connaître les raisons exactes? Le Bureau devra faire une 1981). recommandation a ce sujet au prochain comité exécutif( Helsinki, mai M. PARISOT souligne que deux des principaux chefs d'accusation avancés contre M. KIM sont absolument inacceptables pour la FIJavoir organisé une grève de journalistes le 20 mai 1980 et s'être procuré( dans les librairies de Seoul d'ailleurs des livres sur le communisme et" les avoir lus avidement". M. SPOO estime que nous disposons de peu d'informations sur la situation de la presse et des journalistes en Corée et propose que le secrétariat constitue un dossier Corée" avec toute la documentation qu'elle possède sur la situation de la presse et des journalistes au cours des derniers mois, y compris sur le cas précis de KIM TAE- HONG, et d'en faire un numéro spécial d'" En Ligne Directe". A son avis, alarmer l'opinion publique mondiale est la meilleure aide que nous pouvons apporter aux collègues coréens. M. HERNLUND propose d'expédier un télégramme au gouvernement coréen prot testant contre l'arrestation du président de la JAK et de tous les autres journalistes détenus dans le pays, d'envoyer une mission d'investigation pour forcer les autorités à libérer les journalistes détenus et connaître la situation de notre organisation affiliée et, si aucun résultat positif n'est intervenu dans un laps de temps à déterminer, de lancer une campagne auprès des syndicats membres pour qu'un maximum de publicité soit donnée à la situation en Corée. M. PERLIK considère que nous devens savoir ce que nous voulons exactement, obtenir la libération de nos collègues ou chercher noise aux autorités coréennes. Puisque celles- ci nous laissent un certain espoir si nous nous limitons à des interventions discrètes et puisque, d'autre part, Théo Bogaerts a déjà envoyé une lettre au ministre de l'information et de la culture comme suggéré par le conseiller culturel de l'ambassade de Corée, nous devrions d'abord attendre le résultat de cette démarche avant de faire un nouveau pas. Une mission d'investi gation pourrait être entreprise avant la prochaine réunion du Bureau. M. TRIFI est d'avis que les autorités coréennes essayent de faire du chantage en demandant la discrétion de la FIJ. Nous avons des principes à défen dre et notre silence ne serait que trahison. En Tunisiéc aussi, on avait demande la discrétion; c'est pourtant à force de protestations répétées que les journalistes ont été libérés de prison. M. ROLDAN estime que par notre silence, non seulement le gouvernement coréen, mais tous ceux qui agissent de la même façon à l'égard des journalistes critiques, se sentiront encouragés dans la voie qu'ils ont choisie. La FIJ doit dire au monde comment elle envisage le droit des journalistes et la liberté de la presse. M. MOE propose que le Bureau lance un appel aux autorités coréennes pour que la JAK puisse travailler pour la liberté de la presse, telle qu'elle est garantie par la constitution du paysca M. ASHTON considère que le temps presse. L'affaire de KIM Tae- Hong passera devant le tribunal militaire la semaine prochaine. Nous devons à tout prix rétablir les contacts avec la JAK. 5 130 M. PERLIK estime que nous disposons de fort peu d'éléments pour juger de l'innocence de notre collègue, Personne n'a pensé à interroger nos services diplomatiques respectifs en place à Seoul. L'Association coréenne des éditeurs de journaux s'est dissociée de la protestation de l'IIP, Le PRESIDE IT demande qu'un groupe de rédaction résume toutes les propositions qui ont été faites et présente un projet de motion au Bureau. Sur proposition d'un groupe de rédaction, le Bureau adopte la motion suivante( unanimité avec 1 abstention M. PERLIK): " 1. Télégramme à envoyer au gouvernement de Corée du Sud:" Le Bureau de la FIJ, réuni à Oslo du 8 au 11 novembre 1980, demande instamment au gouvernement de Corée du Sud de libérer au plus tôt le président de la Journalists' Association of Korea, KIM TAE- HONG, ainsi que tous les autres journalistes détenus en raison de leurs activités professionnelles ou syndicales. La FIJ qui représente 97.000 journalistes, demande aux autorités de Corée du Sud de permettre à la JAK de poursuivre sans entraves ses activités professionnelles normales et d'oeuvrer en faveur de la liberté de la presse qui est garantie par la constitution coréenne". 2. Le Bureau de la FIJ charge le président, le vice- président et le secrétaire général de suivre attentivement la situation de la presse et des journalistes en Corée et de prendre toutes les mesures qu'ils jugeront utiles à la liberté de la presse et des journalistes dans ce pays. " 3. Le Bureau de la FIJ charge le secrétaire général de la FIJ de rassembler toutes informations disponibles afin de constituer un dossier sur la presse en Corée et sur le cas du collègue KIM Tae- Hong. Si les circonstances l'exigent, ce dossier devrait faire l'objet d'une édition spéciale d'" En Ligne Directe" et les syndicats affiliés à la FIJ seront invités à en assurer la publicité la plus large possible dans leurs pays respectifs. Les organisations membres seront invitées à renouveler leurs protestations auprès des autorités coréennes et de toute autre organisation ou forum international approprié. 4. Le Bureau de la FIJ décide de poursuivre à sa prochaine réunion l'examen du statut de la JAK au sein de la FIJ afin de formuler une proposition à l'intention de la réunion du Comité exécutif en 1981. if f) Zaïre:" Union nationale de la presse du Zaire" M. LEHNI rappelle la décision adoptée par le Congrès d'Athènes:" Malgré tous les efforts entrepris au cours des dernières années, aucun contact, direct n'a pu être établi avec l'UNPZA. Sur recommandation de la commission, le Congrès a prononcé l'exclusion de l'UNPZa et décidé de passer au compte des pertes les arriérés de cotisations dus par cette organisation pour les quatre dernières années." Dans sa lettre du 4 août 1980, le citoyen BLEBE ma EKONZO, commissaire d'Etat( ministre), Département de l'Orientation nationale culture et arts, déclare avoir pris connaissance avec regret de la lettre de la FIJ à l'UNPZa au sujet de sa radiation par le 15e congrès de la FIJ. Après de longues années de léthargie, la presse zaïroise s'est réunie en congrès à Kinshasa du 17 au 22 juillet 1980. Elle a élu un nouveau comité directeur, présidé par le citoyen KANDE DZAMBULATE. " Débarrassée de ses béquilles, la presse zaïroise est désormais debout et prête à assumer toutes les responsabilités, nationales et internationales". Le commissaire d'Etat invite la FIJ à revoir sa décision en raison des considérations exceptionneiles. L'UNPZa est prête à payer les arriérés de cotisations. 6 - M. MOE estime que nous devons respecter les décisions du congrès. Si 1 UNPZa reconstituée désire réintégrer la FIJ, elle devra suivre la procédure d'admission prévue par les statuts de la FIJ. M. TRIFI attire l'attention sur le fait que si, dans des pays en développement, des organisations se font et se défent, cela ne dépend presque jamais de la volonté des journalistes. Si les collègues zaïrois eux- mêmes désirent réintégrer la Fédération, il faudrait trouver le moyen de leur faciliter la tâche. Tout en respectant la décision du congrès, estime Carl HERNLUND, le Bureau peut conseiller au comité exécutif de réexaminer la situation de l'UNPZa et éventuellement recommander au congrès de la réadmettre à la FIJ. Nous devrions entretemps pouvoir établir un contact plus direct avec l'UNPZa.. M ROLDAN avait voté à Athènes contre l'exclusion de l'UNPZa car les distances et le manque de contacts nous empêchent de nous faire une idée exacte de la situation. Si cette organisation se revigore actuellement, nous ne pouvons r la faire attendre encore deux ans avant de décider de son appartenance à la FIJ. Il désire que le Bureau se prononce à ce sujet. M. ANASTASSOPOULOS constate que nous sommes presqu'entièrement dépourvu d'informations sur la presse et les journalistes au Zaïre. Si l'UNPZa nous envoie u un rapport d'activités et le texte de ses statuts, etc., nous pourrions demander au comité exécutif de la réadmettre temporairement au sein de la FIJ, sous réserve de confirmation par le congrès. M. LEHNI propose que le Bureau réexamine la question à sa prochaine réunion et demande entre- temps au secrétaire général de se renseigner sur l'UNPZa, soit par des canaux diplomatiques, soit par des correspondants de presse et autres contacts personnels. ( accord unanime) Afrique du Sud: Congrès de la WASA י M. ROLLAND a représenté la FIJ au 4e congrès annuel de la WASA, qui s'est tenu au Cap du 10 au 12 octobre 1980. Le voyage releva de improvisation puisque an le visa de transit ne lui fut accordé que le jour même de son départ( la mission avait à l'origine été confiée à Carl HERNLUND, mais le visa lui avait été refusé). Il a apporté aux 50 congressistes, représentant les différentes régions d'Afrique du Sud, les salutations fraternelles de la FIJ et l'expression de sa solidarité. Il a dû quitter la session avant le vote final des résolutions, mais, parmi les points importants à retenir figurent: l'extension du recrutement de la WASA audelà des journalistes noirs à tous les travailleurs noirs des media et la nouvelle dénomination:" Media Workers Association of South Africa"( MWASA); soutien par la WASA d'une initiative intéressante au Cap, la publication du journal " Gressroots", publié par les communautés du quartier, s'adressant à la population noire et leur offrant la possibilité de s'y exprimer; les rapports des différentes régions au Congrès étaient bien structurés selon un schéma fixé d'avance: effectifs, action dans la communauté noire, formation professionnelle et syndicale et difficultés avec la police et la justice. La WASA a exprimé sa profonde satisfaction à l'égard des marques de solidarité de la FIJ et de ses activités, telles que le séminaire au Lesotho. M. LEHNI demande si des actions judiciaires sont actuellement en cours contre des membres de la WASA et si notre" Fonds Mtimkulu- Mayet" doit continuer à fonctionner. 7 916 M. ROLLAND distribue un des documents du congrès intitulé" Les harcèlemonts de l'Etat" qui fait état des journalistes en prison cu bannis et de ceux qui sont poursuivis en justice. La WASA doit continuellement faire face à des frais de justice. Par exemple: le président de la WASA, Zwelake SISULU, été condamné à 9 mois de prison pour avoir refusé de révéler le contenu de conversations téléphoniques qu'il avait eues avec un autre journaliste, actuellement détenu. La WASA ayant interjeté appel, il se trouve en liberté provisoire en attendant le verdict. بك Répondant à une question de M. PERLIK, M. ROLLAND précise qu'à sa connaissance, la SASJ n'avait pas été invitée à envoyer un observateur à ce congrès. Le seul observateur blanc d'Afrique du Sud représentait l'Ecole de journalisme de 1'Université de Rhodes. M. ASHTON désire savoir si la FIJ est intervenue au sujet de la nouvelle grève de la WASA au journal Cape Herald, avec laquelle se sont solidarisés les travailleurs noirs du Rand Daily Mail, du Post et du Star. M. BOGAERTS précise que la FIJ a envoyé un télégramme de solidarité à la WASA le 28 octobre 1980 et, à la demande de la WASA, le 31 octobre, la FIJ a invité la SASJ à apporter son soutien à cette nouvelle grève de la WASA. La FIJ Cit déjà fait une démarche similaire au it déjà fait une démarche similaire au moment de la précédente grève au journal " Post". Le résultat positif de la grève au" Post" fut le premier succès enregistré par la WASA dens son action syndicale. M. TRIFI se demande si la FIJ ne devrait pas donner un soutien matériel aux journalistes de la WASA en grève. Le Bureau décide de laisser au président, au commissaire eux comptes et au secrétaire général de décider du montant, même symbolique, que la FIJ versera en guise de solidarité aux collègues sud- africains h) Lesotho:" Union of Journalists" M. PERLIK demande si la FIJ a été informés des changements intervenus au sein de l'organisation des journalistes du Lesotho. M. BOGAERTS confirme que nous n'avons reçu aucune communication directe de la part de notre organisation affiliée au Lesotho. La seule information disible provient du bulletin de la SAS qui annonce la formation de la Writers Asociation of Lesotho. Il s'engage à écrire à la IUJ pour obtenir plus de renseignements. i) Zimbabwe:" Union of Zimbabwe Journalists" M. BOGAERTS a reçu une demande de renseignements de cette organisation qui désire s'affilier à la FIJ. M. ASHTON précise que l'organisation regroupe la plupart des membres de l'ancienne organisation de journalistes de Rhodésie, qui entretenait d'étroites relations de coopération avec la NUJ. La NUJ procède actuellement à une enquête afin de pouvoir décider en connaissance de cause d'un accord de coopération avec cette nouvelle organisation.( Une autre organisation, regroupant uniquement les fonctionnaires de l'Office de radiodiffusion, semble se diriger plutôt vers 1'01J). La demande de la" Union of Zimbabwe Journalists" nous arrive à un moment où d'importants changements se produisent dans les moyens d'information dans ce pays. Le gouvernement vient de créer un trust qui exploitera une nouvelle agence - 8 - de presse nationale appelée" Zimbabwe Inter- African News Agency". L'Association sud- africaine de la presse a marqué son accord de retirer ses parts dans l'actuelle Inter- African News Agency qui sera reprise par le Zimbabwe Media Trust. D'autre part, le gouvernement vient de décréter que tous les correspondants é- trangers arrivant dans le pays doivent solliciter un permis de travail auprès du ministère de l'information si la durée de leur séjour dépasse les 24 heures. : M. TRIFI appelle à la prudence en ce qui concerne les tendances que nous pourrions attribuer aux deux organisations de journalistes au Zimbabwe. Nous devons d'abord connaître la position de chacune d'entre elles vis- à- vis du syndicalisme et de la liberté de la presse. Le Bureau décide d'attendre la demande d'affiliation formelle de la" Union of Zimbabwe Journalists", de même que les résultats de l'enquête menée actuellement par la NUJ et d'en reparler, le cas échéant, à la prochaine réunion du Bureau. j) Yougoslavie:" Fédération des journalistes de Yougoslavie" Lors de leur séjour à Belgrade( conférence générale de l'Unesco), le président et le secrétaire général ont rencontré le président de la Fédération de+ journalistes de Yougoslavie le 15 octobre 1980. Ils ont réaffirmé de part et d'autre leur désir de coopération en matière de questions professionnelles. La FIJ compte également inviter les collègues yougoslaves au congrès international de journalistes qu'organisera la Felatrap à Caracas en automne 1981 et à y faire une communication sur leur expérience en matière d'autogestion dans les entreprises de presse. k) Turquie:" Turkiye Gazeteciler Sendikasi Selon certaines sources, le syndicat affilié à la FIJ aurait été dissous par le gouvernement militaire, selon d'autres, il fonctionnerait normalement. Aucune réponse n'a été reçue par la FIJ à ses demandes de renseignements. Le secrétaire général fera une nouvelle tentative.. 2. LIBERTE DE LA PRESSE a) Création du groupe de travail sur la liberté de la presse Conformément au point 1, dernier paragraphe, du programme d'activités. 1980-82 adopté par le Congrès d'Athènes en date du 9 juin 1980, le secrétaire général a envoyé une circulaire aux organisations membres, leur demandant de proposer des candidatures pour la constitution d'un groupe de travail de quatre personnes ayant pour tâche" de rassembler et de codifier l'information sur toutes les sanctions, tant légales, gouvernementales qu'économiques, prises à l'encontre des journalistes et des medias et sur les restrictions à la libre circulation de l'information dans tous les pays où la FIJ a une organisation membre". Les candidatures suivantes furent reçues: Timo VUORTAMA( Finlande), Eric WÄLTER( Suisse-- FSJ), Jürg BUERGI( Suisse- SJU), Karl GEIBEL( Allemagne DJV), Rolf Henning HINTZE( Allemagne- DJU), J. ECCLESTONE( Grande- Bretagne). M. ANASTASSOPOULOS soulève les difficultés pratiques( d'argent, de temps, de langues) que comportent les réunions d'un groupe de travail de la FIJ, dont les frais incombent aux organisations membres qui ont délégué un représentant. Ayons également à l'esprit la tâche confiée à ce groupe: c'est un travail de collecte d'information et de rédaction d'un rapport et non pas une réflexion en profondeur sur des questions de principe. do 9 tro M. LEHNI propose de constituer le groupe des collègues suivants: Jürg BURGI, Karl GEIBEL, Rolf HINTZE et Eric WALTER, Tous parlent l'allemand et habitent à proximité les uns des autres. Ils devraient en principe commencer par élaborer une série de questions à soumettre à toutes les organisations membres et s'assurer de disposer, au sein de chacune d'elle, d'une personne qui se charge de mener l'enquête sur place et de leur faire rapport. Sur base de toutes les informations recueillies, ils devraient ensuite rédiger leur rapport à l'intention du congrès de 1982. Comme Karl GEIBEL était le promoteur de la résolution adoptée par le congrès, on pourrait lui confier le soin de convoquer la première réunion du groupe de travail. Carl HERNLUND considère qu'aucun groupe de travail de la FIJ ne devrait fonctionner sans la présence d'un membre du Bureau. Le PRESIDENT met la proposition de M. Lehni au vote, étant entendu qu'un membre du Bureau participerait aux réunions du groupe de travail. La proposition est adoptée par 5 voix pour, 1 contre et 3 abstentions. b) Définition de la politique de l'information de la FIJ Au point VII d) du programme d'activités 1980-82 et sur proposition du yndicat des journalistes suédois, le congrès d'Athènes avait décidé ce qui suit: " Elaborer un projet de texte définissant la politique de la FIJ en matière d'information, ce sur base d'études et de rapports internationaux sur les problèmes de l'information et en respectant pleinement les principes fondamentaux établis par les statuts de la FIJ. Consulter les syndicats membres pour la rédaction de ce projet qui sera présenté au congrès de la FIJ en 1982". M. HERNLUND a mis sur papier quelques notions préliminaires qui pourraient servir de base à une première réflexion. Ce texte n'existe encore qu'en anglais. Il propose que quelques personnes se penchent sur ce problème et présentent un premier projet à la prochaine réunion du Bureau. Düment amendé et amélioré par le Bureau, le projet devrait ensuite être soumis aux organisations membres. Sur base des prises de position des syndicats affiliés, un dernier projet serait ensuite présenté au congrès de 1982. Il s'agit ici d'un travail fondamentalement différent de celui qui est effectué par le groupe de travail sur la liberté de la presse dont il est question ci- avant. Le PRESIDENT propose que le groupe de réflexion soit composé de Lars Thaén( l'auteur du texte), du premier vice- président, du secrétaire général et de ui- même et que ce groupe soumette un projet de texte à la prochaine réunion du Bureau. Lones ( accord unanime) c) Interventions de la FIJ Le secrétaire général se réfère brièvement aux nombreuses protestations. émises par la FIJ depuis le dernier congrès mondial. Suisse M. LEHNI propose au Bureau d'adopter une résolution protestant énergiquement contre les pressions sur les journalistes et les restrictions au libre reportage et à la liberté d'expression, qui se sont produites récemment en Suisse. Les deux organisations suisses affiliées à la FIJ, la Fédération des journalistes suisses et l'Union des journalistes suisses, l'ont chargé d'informer le Bureau sur des faits et lui ont remis des projets pouvant servir de base au texte de la résolution. Les événements constituent de graves violations de la liberté interne de la presse. C'est ainsi qu'à la suite de démonstrations de jeunes, qui eurent lieu cet été à Zurich, les journalistes des émissions locales de Zurich de la Radio de Suisse alémanique, de même que de certains départements de la télévision de Suisse alémanique, reçurent l'ordre de la direction, agissant sous la pression des autorités et de partis politiques, de réduire considerablement la couverture des événements, tant dans le reportage que dans la recherche et les commentaires. La direction du journal quotidien de Zurich, le" Tages- Anzeiger", a donné des ordres similaires après que le plus grand magasin de Zurich eut menacé de retirer sa publicité à la suite d'un reportage sur les démonstrations de jeunes à Zurich. Il y a trois ans, le journal avait déjà fait l'objet d'un boycottage- encore toujours en vigueur- de la part des importateurs d'automobiles après la publication par le journal d'une étude détaillée sur le lobby de l'automobile en Suisse. Un autre cas, que les organisations membres de la FIJ ressentent comme extrêmement grave, est celui du journal" Thurgauer Zeitung". Son rédacteur en chef fut licencié sans préavis pour avoir refusé de congédie neuf correspondants locaux du journal. qui avaient été diffamés par M. Ernst CINCERA, éditeur de droite de Zurich, comme étant des extrémistes de gauche. Un autre rédacteur en chef, M. Jürg TOBLER des" Luzerner Neuste Nachrichten", fut, lui aussi, licencié récemment sans préavis pour s'être opposé au propriétaire du journal, la maison d'édition RINGIER. Celle- ci avait 1 intention de transformer en un journal régional de boulevard un journal d'information politique, indépendant de tout parti, connu pour se enquêtes sérieuses, son attitude ouverte, ses analyses et commentaires critiques una.. nimement appréciés, d'autant plus que cette transformation avait pour seul but de rapporter plus de profit à son propriétaire et d'écraser le plus petit des deux autres journaux régionaux lui faisant la concurrence dans la région de Lucerne. En congédi M. Tobler, la maison Ringier viola à la fois le contrat collectif et le statut de la rédaction en refusant à cette dernière le droit à l'information et à la consultation qui lui revient. Après le licenciement du rédacteur en chef, cet événement ni ses conséquences ne pouvaient faire l'objet d'aucune information et d'aucun commentaire dans le journal, Il était également interdit de publier les prises de position de partis politiques, de syndicats ou d'autres institutions condamnant sévèrement les méthodes de la maison Ringier, ni les lettres de lecteurs protestant contre le licenciement du rédacteur en chef et la transformation du journal en une feuille de boulevard. Les prises de position des deux syndicats membres de la FIJ tombaient également sous le coup de cette interdiction temporaire. En raison de tous ces événements, les deux organisations membres de la FIJ- FJS et UJS- demandent au Bureau de la FIJ d'adopter la résolution suivante: ab eand " Lors de sa séance du 9 novembre 1980 à Fredrikstad( Norvège), le Bureau de la FIJ, qui représente 97.000 journalistes dans 26 pays, a appris avec consternatio que plusieurs cas graves de pression sur le travail des journalistes se sont. produits récemment en Suisse dans certains journaux et dans des media électroniques. Le fait que des pressions venues des autorités, de milieux politiques, idéologiques ou économiques ainsi que des éditeurs, puissent porter atteinte à la libre expression des journalistes et à leur mission d'information libre et complète, inspire de graves inquiétudes au Bureau quant à la liberté de la presse dans ce pays. " Le Bureau affirme avec force que la liberté et le pluralisme de l'information conditionnent la formation démocratique des opinions et que, dès lors, le droit du public à une information libre et diversifiée doit prévaloir sur les tentatives de milieux politiques et économiques pour affirmer leur pouvoir. Par conséquent, le Bureau de la FIJ appuie les organisations affiliées de la Fédération Internationale en Suisse la Fédération suisse des journalistes et 1 Union suisse des journalistes SUTO - ainsi que leurs membres dans la lutte contre les machinations visant à restreindre la liberté de l'information et pour faire respecter intégralement par les éditeurs la convention collective et le statut de la rédaction. " Le Bureau de la FIJ exprime sa ferme conviction que les multiples pressions sur les journalistes suisses seront mises en échec, pourvu que, sans délai, la liberté de la presse soit totalement assurée vis- à- vis de l'extérieur et que sa mise en oeuvre dans les entreprises reçoive des garanties. formelles." ( adoptée à l'unanimité par le Bureau) 1-11- M. LEHNI ajoute quelques informations sur la suite des événements à Lucerne. Le licenciement du rédacteur en chef Tobler provoqua de vives réactions parmi la plupart des 45 journalistes du" Luzerner Neuste Nachrichten". Six membres de la rédaction démissionnent immédiatement, sans préavis, 20 autres remettent leur démission en bonne et due forme, d'autres se réservent expressément le droit de la remettre. Des centaines de lecteurs ont adressé leurs protestations à la rédaction et à la maison d'édition et annulé leur abonnement. Plus de mille lecteurs ont participé à une manifestation dans les rues de Lucerne pour réclamer le maintien de la ligne actuelle du journal, telle qu'elle avait été respectée par M. Jürg TOBLER, Les rédacteurs démissionnaires ainsi que les collaborateurs du journal ont diffusé des tracts et un numéro unique d'un journal appelé" Luzerner Neuste Zeitung" informant le public sur les événements et leurs raisons cachées. Ils ont également constitué l'association" Verein Luzerner Neuste Zeitung". Un comité patronal, composé de personnalités de tous les partis politiques et des milieux économiques de Lucerne, a élaboré un projet de lancement, à partir du 1er janvier 1980, d'un journal concurrent sous le titre" Neue Zeitung", dont la rédaction serait assumée par Jürg Tobler et le noyau de son équipe. Les deux autres journaux quotidiens de Lucerne, le" Vaterland" et le" Luzerner Tageblatt" se sont déclarés prêts à coopérer avec le nouveau projet en offrant à la " Neue Zeitung" 1'admission à leur association d'annonceurs, ce qui assurerait existence matérielle du nouveau journal pour environ 75%. Le projet a été rendu blic le 6 novembre. Jusqu'au 17 novembre, il s'agira de trouver 20.000 abonnements au nouveau journal. Le but à atteindre semble très ambitieux en raison du délai extrêmement court, mais le comité patronal, de même que l'association" Verein Luzerner Neuste Zeitung". sont persuadés de pouvoir l'atteindre. Ce serait la première fois dans l'histoire de la presse suisse qu'on ferait échec aux visées d'une maison d'édition qui ne considère le produit de sa presse que du point de vue de son contrôle du marché et du maximum de profit à en tirer et qu'on pourrait défendre les intérêts des lecteurs contre pareilles visées hégémonistes. Sur proposition de M. LEHNI, le Bureau décide d'envoyer un télégramme de solidarité au" Verein Luzerner Zeitung, En voici le texte, rédigé par M. SPOO:" Chers Collègues, le Bureau a pris connaissance avec indignation des mesures arbitraires prises par la maison Ringier contre les rédacteurs et les lecteurs du journal" Luzerner Neuste Nachrichten" Le Bureau de la FIJ est à vos côtés pour c défendre la libéré de l'information et d'opinion contre larrivisme sans vergogne et vous souhaite plein succès dans votre lutte".. ( Espagne M. ROLDAN expose la situation en Espagne en ce qui concerne la reconnaissance de la capacité professionnelle et l'obtention de la carte de presse. Un accord important a été signé le 18 octobre 1980 entre la FAPE( Federación de Asociaciones de la Prensa de España), l'ancien syndicat vertical qui est seul habilité à émettre la carte de presse et qui tient à en limiter l'attribution aux seuls diplomés de la faculté des sciences de l'information, les syndicats UGT ( affilié à la FIJ) et Commissions ouvrières( CC.00) ainsi que l'UP( Union de Periodistas). Aux termes de cet accord en 5 points, la FAPE maintient sa position, mais accepte, jusqu'à l'entrée en vigueur d'une nouvelle législation sur l'information, de respecter les droits professionnels et sociaux acquis dans la profession par des journalistes ne possédant pas le diplôme réglementaire, une revendi-cation formulée par les syndicats de journalistes depuis des années. L'accord garantit également la priorité absolue aux journalistes en chômage, diplômés ou non, lorsque des vacances se produisent dans le secteur de l'information. Les syndicats de journalistes s'efforcent actuellement d'obtenir qu'un projet de loi soumis au parlement n'y soit pas examiné mais fasse l'objet d'une nouvelle rédaction, qui garantisse les droits des journalistes. Sur proposition de M. ROLDAN, le BUREAU adopte à l'unanimité la résolution suivante: " Le Bureau de la FIJ, réuni à Oslo et Fredrikstad, du 8 au 11 novembre 1980 a pris connaissance avec satisfaction du texte de l'accord conclu à Madrid le 18.10.1980 entre son organisation membre en Espagne, la FAPE, CC.00, et 1 UP, accord qui contient une clause de sauvegarde présentée par l'UGT sur les normes concernant la profession de journaliste. " Cet accord reconnaît les droits professionnels et sociaux acquis dans l'exercice du journalisme. Il met aussi un terme à la discrimi nation dont sont frappés des centaines de journalistes en Espagne et parmi eux, de nombreux latino- américains pour des raisons politiques et élitistes. La FIJ encourage les organisations syndicales et professionnelles espagnoles dans cette voie qui devrait permettre l'abolition de la législation en vigueur qui date de la période franquiste et qui est en contradiction avec la constitution démocratiquement adoptée par les Espagnols". Grande- Bretagne M. ASHTON se réfère aux pressions de plus en plus fortes et variées sur les journalistes et la presse britannique et propose un projet de résolution: ... que le Bureau adopte à l'unanimité: " Le XVe congrès mondial de la FIJ avait exprimé sa consternation devant la décision prise par un tribunal britannique, qui exigeait d'employés de la Granada Television" qu'ils divulguent la source de leur information. Le Bureau de la FIJ constate avec satisfaction qu'aucun journaliste n'a fait de révélation incompatible avec le secret professionnel et que la seule identification de témoins a été faite spontanément par l'employé concerné de la British Steel Corporation.. " Le Bureau s'inquiète des informations concernant les harcèlements persistants de journalistes britanniques dans l'exercice de leur profession. Il s'agit, plus particulièrement, de 1'arrestation d'une équipe de la télévision effectuant des recherches au sujet d'un sport défendu, de pressions exercées sur un reporter pour qu'il révèle l'identité d'un informateur du tribunal et de la prise de dépositions de journalistes d'organes de presse nationaux qui effectuent des enquêtes sur des ventes illégales de drogues, en vue de leur poursuite en justice. " Ces événements accentuent les préoccupations du Bureau qui a également pris acte du remplacement par des administrateurs de journalistes qui occupaient des fonctions d'attachés de presse dans des services gouvernementaux ainsi que de la monopolisation et la concentration croissantes de la propriété de la presse britannique, phénomènes incompatibles avec les principes de la liberté de la presse. " Le Bureau s'inquiète également de la fusion de l'Evening News avec l'Evening Standard dont il résulte que la capitale et ses environs ne disposent plus que d'un seul journal du soir. Dans toute la mesure de ses possibilités, le Bureau offre son soutien aux efforts faits pour assurer la survie au- delà du mois de mars 1981 du Times, du Sunday Times et de leurs diverses suppléments". bosta C 13 Pologne A la suite d'informations parues dans la presse norvégienne, le PRESIDENT propose l'adoption d'une résolution, qui serait adressée au gouvernement polonais, avec une copie au syndicat Solidarité, à l'OIJ, à la Cour suprême de Pologne, au parti ouvrier unifié polonais et à l'Union des journalistes de Pologne. Après y avoir apporté plusieurs amendements, le Bureau adopte le texte suivant avec 7 voix pour, 2 contre et 1 abstention: les 14. " Le Bureau de la FIJ, réuni à Oslo le 11 novembre 1980, - a appris avec une profonde inquiétude que le gouvernement polonais a pris la décision d'expulser tous les envoyés spéciaux, reporters et membres des équipes techniques de radio- télévision venus suivre les événements liés à l'évolution du pays; note comme un fait ayant peu de précédents que les visas accordés à ces journalistes et travailleurs de l'information ont été maculés et détruits par les représentants du gouvernement polonais; B - considère qu'en restreignant le droit de s'informer aux seuls correspondants accrédités en permanence dans le pays, le gouvernement polonais contrevient de manière évidente à la libre circulation des journalistes en Europe et aux recommandations les plus importantes de la 3e corbeille. de l'acte de Helsinki; B demande au gouvernement polonais de renoncer à toutes mesures discriminatoires s'exerçant contre la liberté de la, presse et contre le droit du public à l'information; exprime l'espoir que la Pologne saura, par ses propres forces, en dehors de toute pression ou intervention extérieure et grâce à la vigilance de ses journalistes et de son opinion publique, surmonter les difficultés actuelles dans le respect des libertés de conscience, de pensée, d'expression et de presse". Ayant appris à son retour à Bruxelles, que la mesure d'interdiction imposée aux correspondants étrangers avait été abolie le même jour, le secrétaire général, après avoir recueilli l'avis du président et du premier vice- président, modifia ce texte comme suit avant de l'expédier en Pologne: - " Le Bureau de la FIJ, réuni à Oslo le 11 novembre 1980 a constaté avec satisfaction que le gouvernement polonais a renoncé rapidement à l'étonnante mesure, prise le 10 novembre dernier, d'expulser tous les envoyés spéciaux, reporters et membres des équipes techniques de la radiotélévision venus suivre les événements liés à l'évolution du pays; . - formule le voeù sinc re ue le gouvernemeno polonais s'abstiendra de toute mesure pouvant porter atteinte à la liberté de la presse et au droit du public à l'information; amed to 49 14 exprime en outre l'espoir que la Pologne surmontera par ses propres forces, en dehors de toutes pressions ou interventions extérieures et grâce à la vigilance de ses journalistes et de son opinion publique, les difficultés actuelles dans le respect des libertés de conscience, de pensée, d'ex- g pression et de presse. Amérique latine 08 Sur base d'un premier projet rédigé par la FELATRAP sur les violations de la liberté de la presse et des journalistes en Amérique latine, le Bureau propose la version suivante: " La FIJ et la FELATRAP ont examiné la situation des journalistes en Amérique latine à la lumière de nombreuses plaintes et protestations. Elles ont constaté l'existence d'un climat de répression et d'insécurité qui porte atteinte aux droits de l'homme ainsi qu'à la liberté de l'information. " Les exigences de la sécurité nationale mises à part, des gouvernements et des employeurs continuent à entraver le libre exercice du journalisme qui consiste à informer et à communiquer conformément aux garanties et aux droits des individus et des peuples. " Dans plusieurs pays latino- américains, l'insécurité des journalistes se manifeste directement par la séquestration, la torture, les arrestations, les assassinats, les emprisonnements et l'exil Plus indirectement, il y a la censure, 1'autocensure, les restrictions légales à la liberté d'expression, l'abolition des statuts professionnels, les licenciements et l'elaboration de" listes noires". " On constate également la fermeture de moyens d'information alternatifs ou disposant de modestes moyens financiers, dans le cadre d'une tendance générale vers les monopoles et les oligopoles dans la presse. S'ajoutent à cela des difficultés financières pour l'achat d'équipement et de papier journal, l'introduction de nouveaux procédés technologiques, les tarifs douaniers, l'attribution de fréquences pour les émissions de radio " La FIJ et la FELATRAP dénoncent cette escalade dans la répression qui empêche les peuples d'Amérique latine d'être informés correctement. Il est indispensable que les organisations syndicales et professionnelles, les institutions et les gouvernements démocratiques prennent conscience de la grave menace qui pèse sur la liberté de l'information. b " Alors qu'on discute beaucoup de l'instauration d'un nouvel ordre mondial de l'information, plus particulièrement au sein de l'UNESCO- la FIJ et la FELATRAP estiment qu'une priorité absolue doit être accordée à une législation résultant d'un consensus international pour protéger les journalistes professionnels, leurs sources d'information ainsi que leur participation à la maâtrise de l'information". A la demande de M. PERLIK, le secrétaire général proposera à l'IROFIET de signer cette même déclaration ou un texte similaire. Allemagne Fédérale M. SPOO remercie la FIJ d'avoir protesté contre la violence utilisée par la police allemande à l'égard des journalistes qui couvraient une démonstration contre l'entreposage de déchets hautement radioactifs. La DJU a publié 107 - 15 - une documentation détaillée sur le comportement de la police à l'égard des journalistes. Lorsque l'affaire fut récemment évoquée au parlement, le ministre de l'Intérieur confirma son point de vue selon lequel les journalistes ne devraient pas être les témoins directs d'actions de police contre des manifestants. L'affaire n'est donc pas réglée. M. ANASTASSOPOULOS remercie le secrétaire général des nombreuses interventions qu'il a faites dans des cas d'atteinte à la liberté de la presse et des journalistes. Il regrette toutefois que la FIJ n'exploite pas suffisamment les succès qu'elle remporte dans des cas précis. Trop peu de journalistes savent ce que fait la FIJ. d) Annonce à publier dans le journal argentin" Clarin" Le Comité de défense des droits de l'homme d'Argentine a proposé à la FIJ de publier une annonce dans le plus grand quotidien de Buenos Aires, le " Clarin" pour exiger que le gouvernement argentin donne des informations précises sur tous les journalistes détenus et disparus, sur les raisons de leur détention et pour demander la libération immédiate de tous les journalistes détenus et disparus pour motifs politiques ou syndicaux. Le BUREAU se prononce en faveur de ce projet, mais désire disposer de chiffres concrets quant au prix d'une telle annonce. Nous pourrions ensuite lancer un appel aux organisations membres pour qu'elles participent au financement. 3. INFORMATION DANS LE TIERS MONDE a) Rapport du groupe de travail de la FIJ . Le groupe de travail Tiers Monde, composé de MM. Carl HERNLUND, FranzFélix LEHNI, Paul PARISOT, José Luis ROLDAN, Mokhtar TRIFI, Max ROLLAND et Théo BOGAERTS, s'est réuni à Fredrikstad, le 7 novembre 1980. Il a invité Max ROLLAND à présenter le rapport de ses travaux au Bureau. M. ROLLAND rapporte que le groupe de travail a examiné, dans l'ordre, les 14 recommandations adoptées par le congrès de la FIJ à Athènes. ( i) Organisation de colloques: les contacts préliminaires du secrétaire général et de la présidence orientent la recherche vers la Haute- Volta, pays qui connaît un certain pluralisme politique et idéologique, un journal privé, des prix moins élevés qu'ailleurs. Il y a trois ans, nous avions espéré pouvoir organiser un séminaire mais le projet avait été bloqué en raison des élections présidentielles. En fonction de l'importance du soutien financier de l'Unesco, on pourrait envisager un séminaire bilingue( français anglais) sur le thème essentiel: le rôle des journalistes africains dans l'établissement d'un nouvel ordre mondial de l'information, avec, en toile de fond, la nécessité. d'un syndicalisme professionnel de journalistes. - Le BUREAU invite le secrétaire général et la présidence à poursuivre les contacts exploratoires et à suivre attentivement l'évolution de la situation en Haute- Volta, avec Dakar comme position de repli pour un séminaire bilingue. En ce qui concerne l'organisation d'un séminaire en Afrique du Nord, le groupe de travail prie M. TRIFI de prendre des contacts exploratoires à cet effet. 16 ( ii) Formation des journalistes: le groupe de travail a invité le confrère Trifi à établir un projet de programme- type de première formation et de perfectionnement pour servir de base à des conversations avec l'UNESCO et à rédiger une note d'information pour la FIJ sur une revendication de l'organisation tunisienne," la prime de lecture", c'est- à- dire une somme permettant aux journalistes de se procurer les publications dont ils ont besoin pour leur travail Sur recommandation du groupe de travail, le BUREAU demande aux syndicats affiliés à la FIJ d'approvisionner les bibliothèques des organisations membres de la FIJ dans le Tiers Monde par des services réguliers gratuits, Enfin, le groupe de travail demande au Bureau d'envisager, la reprise et l'actualisation d'une enquête sur les organismes de formation en Occident et leur ouverture au Tiers Monde ainsi qu'au syndicalisme.. ( iii) Le groupe de travail a pris acte des obstacles au développement d'un syndicalisme efficace et indépendant dans le Tiers Monde: la faiblesse des cotisations due au bas niveau des salaires gène les affiliations internationales; les conceptions élitistes de certains crientent les organisations profes sionnelles, comme c'est le cas en Amérique latine, vers la mise en place d'ordres de journalistes, plus proches de l'ordre des médecins que du syndicalisme. Dans les colloques et rencontres auxquels ils participent, les représentants de(. FIJ ont toujours mis l'accent sur le rôle et les possibilités d'un syndicalisme libre. En conclusion, le groupe de travail demande au Bureau de se pencher sur le problème des cotisations de nos affiliés dans le Tiers Monde en prévoyant par exemple la faurniture d'un service complémentaire en matière de formation, ou bien, en prévoyant une sorte de ristourne sous des formes à déterminer.MAI Le groupe de travail a demandé au confrère José Luis ROLDAN de préparer, en liaison avec Max ROLLAND, un rapport sur les inconvénients des collèges et des ordres de journalistes, à la lumière des diverses expériences internationales. Le groupe invite le secrétariat de la FIJ à dresser une liste des organismes internationaux( BIT, OCDE, internationales syndicales, etc.) en mentionnant, en regard, le type d'aide que ces organismes pourraient fournir. M. MOE annonce que son syndicat a décidé la création d'un fonds de 60.000 pour soutenir de jeunes organisations syndicales de journalistes dans le Tiers Monde. D'autre part, il rappelle que le congrès d'Athènes a décidé la création d'une réserve dans le budget annuel, destinée, entre autres, à couvrir toute réduction de cotisation accordée aux nouveaux syndicats membres disposant de moyens. i financiers inadequats, ( iv) En ce qui concerne le développement de l'information dans le TiersMonde, le groupe de travail s'est inquiété des risques que présenterait une intervention de la FIJ sur le contenu de l'information. Nous devrions nous contenter de demander aux responsables des grands media, un accroissement du flux des informations sur le Tiers Monde mais, plus encore, nous retourner vers l'Unesco en lui demandant comment il serait possible d'encourager le flux de l'information aussi dégagé que possible de la propagande. Placer la balle dans le camp de l'Unesco serait utile pour la recherche d'une solution plus appropriée et efficace que le pool des non- alignés. ( v). Quant à l'obtention de tarifs préférentiels pour le Tiers Monde, cet objectif a paru au- delà de nos moyens sur le plan pratique et la FIJ, estime le groupe de travail, doit se contenter de faire savoir qu'elle souhaite une réduction des tarifs. Cette revendication devrait être transmise aux commissions nationales de l'Unesco par nos syndicats membres. 17 - ( vi) Il y a des contacts avec la CEE, particulièrement en faveur des journalistes des pays d'Afrique- Caraïbes- Pacifique, pays qui ont des traités d'association avec la CEE. Le groupe de travail demande la poursuite de ces contacts en vue d'aboutir à un accroissement des facilités accordées aux journalistes de ces pays. ( vii) La FIJ a des contacts suivis avec" Journalistes en Europe". Le groupe de travail souhaite leur développement. A ce sujet, il a noté avec inquiétude les obstacles posés par des patrons de presse qui s'opposent à l'absence pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois de collaborateurs participant aux stages. Sur proposition du groupe de travail, le Bureau demande aux syndicats membres d'intervenir auprès des employeurs pour souligner l'intérêt de la formation et même, éventuellement, de proposer des formules d'échanges de stagiaires pour faire face aux absences pour des raisons de formation. ( viii) Le groupe de travail a confié la tâche de rédiger un dépliant de la FIJ aux confrères Trifi et Rolland. Elle souhaite que la prochaine réunion du Bureau en février 1981 soit saisie d'un projet. ( ix) En ce qui concerne la coopération avec diverses organisations de journalistes, celle- ci se révèle difficile avec l'Union des journalistes a- fricains qui reste muette et absente. Pour la Fédération des journalistes arabes, le groupe de travail attend du confrère Mokhtar TRIFI des informations complémentaires et des propositions concernant le dosage des participants à la prochaine réunion euro- arabe. Le groupe de travail est favorable à une telle rencontre pourvu que son caractère politique ne l'emporte pas sur son caractère professionnel. La FELATRAP prévoit un congrès international de journalistes en octobre 1981. Le secrétaire général, qui a participé à la réunion du comité préparatoire à Caracas, fait rapport aux membres du Bureau. Après un large é- change de vues, le groupe de travail a estimé que la FELATRAP devait être le seul organisateur du congrès des journalistes, en coopération avec la CMT, la CLAT et la FIJ, et que la FIJ devrait être consultée sur le choix des participants et des invités. Le président de l'Association des journalistes vénézuéliens pourrait être également invité en sa qualité de président de la FELAP et de vice- président de l'OIJ. ( Accord du Bureau) M. PERLIK ayant demandé qui serait chargé d'inviter les participants de l'Amérique du Nord, M. ROLDAN précise qu'en dehors de l'Amérique latine, la FIJ décidera des participants à inviter au congrès. ( x) La publicité aux actions de solidarité est déjà assurée, mais le groupe de travail estime qu'il faudrait lui donner encore plus d'ampleur. ( xi) Comme la présence de la FIJ est déjà assurée aux conférences professionnelles et dans les délégations gouvernementales, le groupe de travail propose de persévérer dans cette voie dans toute la mesure de nos moyens. ( xii) En ce qui concerne l'égalité de traitement pour les journalistes du Tiers Monde, le Bureau, sur recommandation du groupe de travail, prie les syndicats affiliés dans les pays où de grandes agences internationales( AFP, UPI, AP, Reuter, EFE, etc.) ont leur siège de demander aux directeurs de ces agences que les correspondants locaux, de préférence autochtones, puissent bénéficier du même statut( promotion, congés, etc.) et de salaires similaires en pouvoir d'achat que les journalistes travaillant au siège. 18 - M. SPOO annonce qu'une commission Tiers Monde de son syndicat orgauise depuis cinq ans environ trois séminaires par an, consacrés chacun à un pays du Tiers Monde. Le syndicat reçoit des subsides pour l'organisation de ces séminaires qui enregistrent des taux élevés de participation. Lo bobbe Le PRESIDENT demande à M. SPOO de fournir à la FIJ une documentation plus détaillée sur cette initiative intéressante. Sur propositiond de M, HERNLUND, le Bureau approuve l'extension du groupe de travail Tiers Monde à MM. Mokhtar TRIFI et José Luis ROLDAN. b) Relations avec la FELATRAP Cette question a déjà été abordée au point précédent. 7. c) Colloque de l'IRO- FIET à San José( Costa Rica) M. ROLLAND a participé, en sa qualité de secrétaire général du Syndicat général des journalistes FO, à la rencontre de journalistes des deux Amériques, organisée en juillet 1980 à San José( Costa Rica) par l'IRO- FIET( 1'organisme régional de la Fédération internationale des employés et techniciens) sur le thème" Les droits de l'homme et la presse", Sur propositiàn du groupe de travail, le Bureau invite le secrétaire général( i) à examiner la possibilité d'accorder une aide technique de la FIJ C à un séminaire pour journalistes en Amérique latine qui serait organisé par l'IROFIET;( ii) à prendre contact avec les organisations de journalistes ou comprenant des journalistes, qui ont participé à la conférence de San José. d) Fédération des journalistes arabes La Fédération des journalistes arabes avait suggéré l'organisation en Eura pe d'une rencontre euro- arabe, mais ce projet n'a pas encore été mis au point. M. TRIFI annonce que le Bureau de la Fédération des journalistes arabes devait se réunir à Bagdad le 12 octobre 1980. La réunion a été remise à cause de la guerre entre l'Irak et l'Iran. Il propose, dans un premier stade, une rencontre restreinte entre deux délégations de cinq personnes maximum de chacune des deux organisations. Le BUREAU invite M, TRIFT à établir des contacts dans ce sens. e) Fédération des journalistes de l'ASEAN Un échange de correspondance et de documentation a été établi entre la FIJ et cette Fédération qui regroupe des journalistes de Malaisie, Singapour, Indonésie, Thailande et des Philippines. Cette Fédération avait refusé, comme la FIJ, de s'associer à la proposition de l'OIJ de soutenir solennellement la déclaration de 1 Unesco sur les mass media. M. ANASTASSOPOULOS demande si nous avons des possibilités d'extension en Asie, par exemple en Inde et au Japon où existent des traditions de liberté de la presse. M. TRIFI annonce qu'au début du mois de septembre 1980, une réunion de journalistes des pays musulmans à Djakarta convoquée par la Conférence islamique, décida la création d'une organisation de journalistes islamiques. Lors d'une entrevue avec l'Attaché de presse de la Conférence islamique, M. TRIFI a évoqué les relations que la FIJ pourrait établir avec cette nouvelle organisation. .. 12 C Le BUREAU souhaite que M. TRIFI maintienne le contact et documente ses interlocuteurs sur la FIJ. 4. FINANCES ET GESTION a) Le Congrès d'Athènes a chargé le Bureau de procéder à une interprétation claire des bases sur lesquelles les syndicats membres devront notifier le chiffre de leurs effectifs à la trésorerie de la FIJ( voir Titre X, point 1 des statuts:" La cotisation est due pour chaque membre cotisant régulier des syndicats affiliés et associés"). Cette interprétation devra être soumise aux syndicats membres au début de l'année 1981. M. LEHNI, en accord avec le président et le secrétaire général, propose l'interprétation suivante au Bureau: " En pratique, est considéré comme cotisant régulier tout journaliste membre de l'organisation inscrit par celle- ci le 1er janvier de l'année en cause, quel que soit le montant de la cotisation qu'il verse au syndicat national". M. PERLIK soulève le cas de journalistes en grève pendant de longues périodes, qui ne payent qu'une cotisation infime( 10 cents par mois à la Guild). Les syndicats devraient payer pour tous leurs membres journalistes en activité. M. SPOO signale que la DJU compte des membres associés qui ne payent qu'une cotisation très réduite. Ce sont des journalistes qui ne travaillent pas dans la presse et font plutôt du travail de relations publiques ou d'attachés de presse. Avec six voix en faveur, 2 contre et 2 abstentions, le BUREAU décide d'adopter la définition proposée et d'y ajouter la phrase suivante: " Les exceptions motivées( par exemple grèves et arrêts de travail non rémunérés) devront être appréciés par le Bureau" b) Cotisations Les effectifs de la FIJ s'élèvent actuellement à 97.178 membres. M. Lehni donne la liste des organisations membres qui n'ont pas encore payé leur cotisation pour l'année 1980: les trois syndicats français, la Corée et le Luxembourg( 1er et 2e semestre 1980), Allemagne DJV, WASA- Afrique du Sud et Tunisie( 2e semestre 1980) et Grande- Bretagne( dernier trimestre 1980). Israël: la Fédération nationale des journalistes israéliens demande une réduction de sa cotisation pour l'année 1980 de 50% en raison de l'inflation extrêmement élevée dans ce pays( de 130 à 140%). Le commissaire aux comptes invite le Bureau à accéder à cette demande. M. ANASTASSOPOULOS reconnaît l'ampleur de la dévaluation en Israel. Toutefois, dans d'autres pays, comme la Turquie, la situation n'est guère plus brillante. Si nous avons accordé des exonérations partielles par le passé, elles n'ont jamais été de l'ordre de 50%. Il propose dès lors une réduction de 20 à 30%. Après une discussion, le BUREAU décide d'accorder une exonération de 25% à Israel pour la cotisation de l'année 1980. 20 0 S Grande- Bretagne, M. ASHTON déclare qu'après la dévaluation considérable d'il y a quelques années et les grèves importantes que la NUJ a dû financer en 1979, son syndicat n'a pas encore pu redresser sa situation financière. Cette année, il aura encore un déficit d'environ 200,000. La NUJ a élaboré un plan très strict d'economies et elle est déterminée à éliminer son déficit avant la fin de 1981. La NUJ a imposé une cotisation extraordinaire de 5 Livres sterling ag tous ses membres et elle annonce pour 1981 une réduction de 15% de ses services aux membres. La cotisation que la NUJ paie à la FIJ est énorme( 1,420,320 FB). M. ASHTON demande au Bureau d'exonérer la NUJ pour le dernier trimestre de 1980, soit 366.903 FB. M. LEHNI hésite à marquer son accord pour une exonération de 25%. La FIJ a besoin d'argent pour réaliser certains projets, dont l'engagement d'un membre mi- temps du personnel, et l'extension d'En Ligne Directe. Il propose d'accorder à la NUJ une exonération de 10 FB par membre, soit 258.240 FB pour 1980.( Accord unanime du Bureau) Tunisie M. LEHNI confirme que 1'Association des journalistes tunisiens a payé ses arriétés de cotisations sur base du nombre réel de membres de l'Association, soit 91 en 1978, 97 en 1979 et 27 en 1980, et non 230 comme cela avait été déclaré précédemment à la FIJ. Nous ne pouvons accepter que des organisations membres puissent revenir sur leurs déclarations d'effectifs, au risque de compromettre la stabilité financière de la FIJ. Toutefois, en raison de l'importante é- volution qui s'est produite au sein de l'Association tunisienne, nous pourrions faire une exception et porter la différence des arriérés au compte des pertes, tout en précisant qu'il ne peut s'agir d'un précédent. ( Accord du Bureau) France SNJ M. LEHNI déclare que le SNJ a payé sa cotisation pour l'année 1979 sur base de 2.000 adhérents, alors qu'en l'absence d'une déclaration officielle des effectifs, cette cotisation avait été établie, comme pour les années précédentes, sur base de 2.500 membres. Le commissaire aux comptes estime que le solde reste dû par le SNJ.( Accord du Bureau) c) Frais de voyage M. TRIFI évoque le problème financier que pose sa participation aux réunions de la FIJ( Bureau, Comité exécutif, groupe de travail Tiers Monde). Un seul voyage représente plus que le budget annuel de son association. Celle- ci ne peut en assumer les frais. ( 3 M. ANASTASSOPOULOS soulève une question de principe. Le système en- vigueur( les syndicats payent les frais de participation de tous leurs représentants aux réunions de la FIJ, quelles qu'elles soient) ne permet qu'aux organisations économiquement fortes de participer aux activités de la FIJ. M. TRIFI souhaite le remboursement de ses frais de participation à la présente réunion du Bureau et du groupe de travail ainsi qu'une promesse de prise en charge pour les frais de sa participation à la prochaine réunion du Bureau en février. A cette réunion, le Bureau pourrait revoir le problème en détail. ( Accord unanime du Bureau) 93 21 5. CRITERES D'ATTRIBUTION DE LA CARTE DE PRESSE INTERNATIONALE Au mois de mars 1980, le syndicat espagnol affilié à la FIJ a invité le Bureau à définir les critères pour l'attribution de la carte de presse internationale. Il avait soumis à cet effet une proposition écrite à la FIJ. M. LEHNI, qui s'est penché sur la question, soumet un projet à l'approbation du Bureau. La définition et les critères d'attribution formeront dans leur ensemble le règlement régissant la délivrance de la carte de presse internationale. Ces règles engageront tant le secrétariat de la FIJ que les syndicats membres. Après un aperçu historique sur la création de la carte de presse internationale depuis sa création en 1954, M. Lehni propose son projet de règlement. Après l'adjonction, à la demande de M. ROLDAN, d'une interprétation au paragraphe 5, le texte suivant est adopté à l'unanimité: C sion 1) Conformément à la décision du 2e congrès mondial de la FIJ, réuni à Bordeaux( France) du 25 avril au 1er mai 1954, la Fédération internationale des journalistes délivre une carte de presse internationale avec le concours de ses organisations nationales membres. " 2) La carte internationale de presse fournit la preuve que le porteur est un journaliste professionnel et adhère à une organisation nationale de journalistes membres de la FIJ%; en conséquence, la carte est délivrée aux seuls journalistes professionnels adhérant à une organisation nationale membre de la FIJ. " 3) Tout journaliste désireux d'obtenir une carte de presse internationale doit en faire la demande au secrétariat de la FIJ, par l'intermédiaire du syndicat de journalistes national dont il fait partie, en indiquant son nom, prénom( s), lieu et date de naissance, nationalité et domicile, en joignant une photo du format carte d'identité; en transmettant la demande à la FIJ, le syndicat national doit attester que le demandeur est effectivement membre du syndicat. " 4) Le secrétariat de la FIJ délivre les cartes de presse internationales qui lui sont demandées contre le payement d'un montant fixé par le Bureau à l'intention des syndicats membres dont les adhérents peuvent solliciter la carte. " 5) Le secrétariat de la FIJ ne délivrera les cartes de presse internationales aux organisations membres qu'aux conditions suivantes: a) Dans les pays où un ou plusieurs syndicats de journalistes sont affiliés à la FIJ, la carte de presse internationale sera délivrée sous la seule responsabilité et par l'intermédiaire des organisations affiliées à leurs adhérents qui en font la demande; b) Dans les pays où la FIJ ne compte pas de syndicat affilié, mais une ou plusieurs organisations associées, la carte sera délivrée sous la responsabilité de ces organisations à leurs adhérents qui en font la demande. " Interprétation: Dans le cas où un ou plusieurs syndicats affiliés et une ou plusieurs organisations associées font partie de la FIJ dans un même pays, seul) le ou les syndicat( s) affilié( s) délivrent la carte de presse internationale à leurs adhérents. 22 0 6) La carte internationale de presse n'est valable que si elle renseigne toutes les coordonnées du porteur, comporte sa photo et sa signature, les cachets de la FIJ à la page 3, le certifi9 cat signé par le président et le secrétaire général de la FIJ a la page 5, la confirmation dùment signée par le secrétaire général du syndicat national du porteur à la page 4 et que si la durée de validité n'est pas expirée. encore BI a 7) La carte de presse internationale aura une validité de deux dobro oldater du jour de l'émission de la carte. Après l'expiration de retrece délai, la carte peut être prolongée chaque fois pour une durée de deux ans; la procédure à suivre pour la prolongation de la carte est identique à celle qui s'applique à la demande d'une nouvelle carte, 8) Le secrétariat de la FIJ est chargé du contrôle des cartes délivrées; le secrétaire général informera régulièrement les organes de la FIJ sur l'émission et le contrôle des cartes." M. PERLIK voudrait connaitre les avantages que procure la carte de presse internationale. M. HERNLUND estime qu'il serait très difficile de donner une réponse précise. Ces avantages varient de pays en pays. L'important c'est que notre carte à être connue dans un nombre croissant de pays. M. SPOO propose que le secrétaire général mène une enquête auprès des syndicats membres pour établir une documentation à ce sujet. 6. RELATIONS AVEC L'UNESCO a) Protection des journalistes ( Accord) Le secrétaire général informe le Bureau que la réunion, prévue à Paris, a été remise au 16 et 17 février 1981. L'UNESCO s'occupe de la traduction anglaise du document du professeur GABORIT. La FIJ le diffusera dès que possible parmi ses syndicats membres afin que ceux- ci puissent donner leurs commentaires. b) Discussion du rapport MacBride à la Conférence générale MM. PARISOT et BOGAERTS ont représenté la FIJ à la Conférence générale de l'Unesco a Belgrade lors de la discussion du rapport final de la Commission pour l'étude des problèmes de la communication( Commission MacBride) dont la 5e partie avait déjà fait l'objet des commentaires du président d'honneur H.J. BRADLEY au congrès d'Athènes. M. ASHTON considère qu'il s'agit d'un problème complexe que les syndicats membres n'ont pas la capacité d'absorber tel quel. Pourtant, une action de nos syndicats au niveau des autorités de leurs pays respectifs, s'avère nécessaire. Le rapport MacBride est un document politique et la FIJ devrait pouvoir formuler certaines propositions à l'intention de ses organisations. M. BOGAERTS estime que plusieurs points pourraient être examinés par le groupe qui se penchera sur la politique de 1'information de la FIT. M. MOE constate que la résolution adoptée par ccnsensus après la discussion à l'Unesco prévoit la continuation de l'étude, de la recherche et du débat sur l'ensemble des recommandations. 23 - M. ANASTASSOPOULOS suggère que le président d'honneur H.J. BRADLEY et M. Lars Thalén( Suède) élaborent un rapport à l'intention des syndicats membres. Le PRESIDENT propose que nous demandions aux deux intéressés de préparer chacun de son côté un document. On pourrait par la suite confronter et amalgamer les deux textes. 7. RELATIONS EST- OUEST a) CSCE ( accord) Le secrétaire général a été informé des propositions que le gouvernement suisse compte soumettre à la Conférence de Madrid en vue de la mise en oeuvre de la 3e corbeille de l'Acte final d'Helsinki. Les gouvernements autrichien et espagnol se sont ralliés à ces propositions. Le PRESIDENT propose que ce texte soit diffusé auprès des syndicats membres pour que ceux- ci engagent leurs gouvernements à le soutenir à Madrid. Seul le texte officiel allemand est disponible pour l'instant.. b Réunion du Club européen des journalistes à Madrid ( Accord du Bureau) M. ROLDAN a représenté la FIJ à la" table ronde" de journalistes sur la Conférence de sécurité et coopération en Europe( CSCE), organisée les 7 et 8 octobre 1980 a Madrid par le Club européen des journalistes et la Fédération des associations de la presse d'Espagne( FAPE) Invité à s'adresser à l'assemblée lors de la séance d'ouverture, le représentant de la FIJ regrette que l'ordre du jour de la table ronde de Madrid ne se conventre pas davantage sur la mise en ceuvre de toutes les dispositions de la 3ième corbeille, ainsi que le secrétaire général de la FIJ l'avait proposé au président du Club, M. Jean SCHWOEBEL. En fait, les rapports devant être débattus à Madrid, et qui avaient été distribués aux participants, ne traitent pratiquement pas de ces questions. Or un débat en profondeur de la 3ième corbeille avec la participation de journalistes de l'Est et de l'Ouest contribuerait sans aucun doute à l'exécution intégrale de toutes les dispositions de l'Acte final d'Helsinki, Le président du Club européen des journalistes, M. J. SCHWOEBEL, répondant à M. ROLAN, considère que ces problèmes devraient être débattus par les syndicats et non par cette" table ronde", qui, selon lui, devrait être exclusivement consacrés à l'ensemble de l'Acte d'Helsinki. Après une brève polémique sur cette question,' M. KRASSIKOV, directeur de l'Agence TASS, aborde les sujets souhaités par la FIJ en donnant le point de vue des journalistes soviétiques. Les problèmes de la presse, des journalistes et de la libre circulation des idées étant enfin abordés, l'on a pu procéder à un échange de vues sur ces questions. Les participants des pays de l'Est devaient mettre l'accent sur les" positions hostiles", parfois " tendancieuses" de la presse occidentale, ne ménageant pas leurs critiques à 1'OTAN. Un journaliste néerlandais fait également des critiques sur ce dernier point, ce qui fait dire à un autre journaliste, belge, qu'il espérait voir des confrères de l'Est critiquer à leur tour le Pacte de Varsovie qui n'est certainement pas plus parfait que le Pacte atlantique. Ce voeu ne fut pas exaucé, Avant la clôture des débats, le représentant de la FIJ intervient une nouvelle fois pour exprimer sa satisfaction de pouvoir constater que sur les 12 pages dactylographiées du rapport Krassikov, environ huit étaient consacrées aux problè es de l'information et des journalistes, encore que sous un angle très particulier. sion. Le PRESIDENT remercie M. ROLDAN d'avoir représenté la FIJ à cette occa - 24 - YEC) Réunion du Comité de Capri M. LEHNI informe le Bureau qu'une réunion du Comité de Capri avait été prévue au Portugal du 16 au 18 octobre 1980 mais à la suite des difficulretés rencontrées actuellement par les journalistes portugais, elle a été remise à plus tard. La date et le lieu de la rencontre seront précisés par la FNSI. d) Relations avec 1'0IJ Faute de temps, le PRESIDENT propose de remettre la discussion à la prochaine réunion du Bureau. 8. ENQUETES PROFESSIONNELIES a) Liberté rédactionnelle ne edo Le secrétaire général a reçu le rapport de M. Wim KLINKENBERG qui" sera traduit et reproduit à la FIJ pour être diffusé ensuite parmi les syndicats membres avant la réunion du comité exécutif en mai 1981. T 05 b) Le droit d'auteur sur les photocopies Le questionnaire de M. MOE a été diffusé parmi les syndicats membre et plusieurs réponses sont déjà arrivées au secrétariat de la FIJ. Le rapport de cette enquête sera, sauf imprévu, disponible au comité exécutif à Helsinki. c) secret professionnel oM. ANASTASSOPOULOS a élaboré un projet de questionnaire qui sera envoyé dès que possible aux syndicats membres après avoir été examiné par le président, le premier vice- président et le secrétaire général. d) le droit d'auteur sur les transmissions de programmes télévisés M. CROUS n'a pas encore pu rédiger de questionnaire mais le Bureau espère en disposer à sa prochaine réunion. Conditions morales et matérielles des journalistes A la demande du Bureau, M, SPOO examinera l'ancien questionnaire et présentera une proposition à la prochaine réunion du Bureau. Il est prêt à se charger du rapport de cette enquête. 9. PROCHAINES REUNIONS DE LA FIJ a) Comité exécutif La réunion du comité exécutif aura lieu du 18 au 22 mai 1981 a Helsinki, à l'invitation de l'Union des journalistes nordiques. Le Syndicat finlandais fournira prochainement des précisions sur le lieu de la réunion et les possibilités de logement... b) prochaine réunion du Bureau Le PRESIDENT demande s'il y a des propositions pour la prochaine réunion du Bureau. De commun accord, le Bureau décide de se réunir les 25, 26, 27 et 28 février 1981. M. SPOO s'engage à étudier les possibilités d'une réunion en Allemagne Fédérale et en avisera la FIJ dès que possible. Au cas où l'organisation de la réunion de fevrier prochain s'avèrerait impossible en RFA, le Bureau se réunira à Bruxelles. .ab C -WO 25 - c) Réunion du groupe de travail Tiers Monie 980 A la demande de M. TRIFI, cette réunion aura lieu en marge de la réunion du comité exécutif à Helsinki, en mai 1981, à moins que les circonstances n'exigent une réunion à une date plus rapprochée. 10. Divers Le PRESIDENT attire l'attention du Bureau sur deux cas en France qui pourraient requérir l'intervention de la FIJ dans les prochains jours. D'une part, le projet de loi dit" sécurité et liberté", en discussion au parlement français, pourrait comporter des aspects dangereux pour la liberté de la presse et la liberté syndicale. D'autre part, le journal" Le Monde" est poursuivi pour infraction à l'article 226 du code pénal réprimant les atteintes à l'autorité et à l'indépendance de la justice. L'accusation se réfère à cinq articles publiés par ce journal entre le 22 décembre 1977 et le 7 octobre 1980. M. PARISOT restera en contact avec le secrétaire général à ce sujet. Charle Après avoir remercié M. MOE de ses efforts pour l'excellente organisation de la réunion, le PRESIDENT clôture la séance. APPROVAL 06 Projected DASI 19 22 mal pour ine 27 C INTERNATIONAL FEDERATION OF JOURNALISTS IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUSSELS- Belgium REPORT IFJ BUREAU MEETING Graz( Austria), February 5-7, 1980 February 1980 ( d On an invitation from the Austrian Journalists' Union and from Bureau member Dr. Josef RAMINGER, the IFJ Bureau had its 49th meeting at Graz( Austria), February 5-7, 1980 under the chairmanship of President Paul PARISOT. PARTICIPANTS C Paul PARISOT, President Franz- Felix LEHNI, Ist Vice- President Charles A. PERLIK, Vice- President Arieh ZIMUKY, Vice- President George ANASTASSOPOULOS, Adviser Kenneth ASHTON, Adviser toTrygve MOE, Adviser Josef RAMINGER, Adviser Theo BOGAERTS, Secretary General Marie- Anne PAQUET, Secretary Absent: Mr. Mohamed HEDI GHALI cabled excuses for not being able to attend the Bureau meeting for urgent professional reasons. Messrs H.J. BRADLEY( President of Honour) and Mr. H. CROUS( Adviser and President of Honour) were also unable to attend and presented excuses. Mr. Carl HERNLUND, who took part in the meeting of the IFJ Third World Commission( Graz, February 3-4, 1980) had to return to Sweden for urgent collective negotiations and could not attend the Bureau meeting. 1. APPROVAL OF THE AGENDA The PRESIDENT welcomed the participants and declared the Bureau meeting open. proposed to insert Finance under point 4a. IFJ publications would be discussed under peint 4b. ( Agreed) 2. IFJ ACTIVITY N DEVELOPING COUNTRIES. a) Projected seminar in Africa from Mr. BOGAERTS recalled the contacts he established upon recommendation Mr. ERIKSEN, with the Botswana Journalists' Association with a view of organising a seminar for journalists from Southern Africa. In spite of repeated reminders, no response came forward from Gaborone. As the money from the African American Labor Centre was available to the IFJ only if it was spent in 1979, we had to abandon our plans. The AALC agreed to allow the IFJ to keep the balance left over from the Eriksen mission, i.e. approx. 2,000%. The BUREAU decided that this amount would be added to the reserve we have for activities in developing countries. 2 ет ( 2 b) First meeting of the IFJ Third World Commission In the absence of Mr. HEDI GHALI, the members of this Commission( Messrs HERNLUND, Max ROLLANDW Franz- Felix LEHNI and Theo BOGAERTS) met in Graz, February 3-4, 1980 in the presence of IFJ President Paul PARISOT. Mr. Max ROLLAND has been designated as the rapporteur of the Commission to Congress. His report will be among the working documents to be sent to Congress participants. The main questions raised at the commission meeting were:( 1) Sources for the financing of IFJ projects;( 2) The need to submit for approval to Congress the principle for the IFJ to be allowed to accept money from governmental sources for the financing of its activities in developing countries, more particularly from national development agencies, as long as subventions were allowed to the IFJ with no condition other than the justification for the use of the money received;( 3) the publication of a leaflet on the IFJ's basic principles and contribution to the development of media in developing countries;( 4) steps to be taken with newspaper publishers in the European Community in orde. to allow larger participation of( permanent or freelance) correspondents from developing countries in the exchange of information. c) Next meeting of the IFJ Third World Commission HA Mr. BOGAERTS pointed out that the first meeting of the Commission took place in Graz for purely practical and economical reasons. He recalled that, at the last Bureau meeting in Madrid, Mr. GHALI had invited the Commission to meet in Tunis and that the Bureau had agreed on this. Mr. Ghali, however, argued that the Bureau had made no direct connection between the fact of holding a meeting in Tunis and a release, prior to such a meeting, of the journalist Neji Chaari. After having debated the matter, the Bureau noll to a) reconfirmed its concern at the continued detention of Messrs Neji Chaari and Hassen Hamoudia; b) regretted the absence of Mr. Hedi Ghali at the meeting of the IFJ Third World Commission in Graz; c) decided to send a mission to Tunisia, composed of the President and the General Secretary and, if available and needed, of the First Vice- President. beeeThis mission would have to be prepared in close relation to the Tunisian Journalists' Association and would be in charge of establishing all useful contacts in order to( i) accelerate the release of Messrs Chaari and Hamoudia ( ii) prepare a meeting of the Third World Commission in Tunis. The mission should leave for Tunisia as soon as possible. d) decided to renew, prior to the mission, protests with the Tunisian authorities in order to obtain the release of both colleagues in prison. Mr. Ghali will be informed by letter of these decisions. 3. CONTACTS WITH NATIONAL JOURNALISTS' ORGANISATIONS a) SPAIN In addition to formal applications for IFJ membership from two Spanish journalists' organisations, the IFJ was also approached by the USO union( Union Sindical Obrera). So far, no formal application had been received from them. 3 - ( i)" Federación de Papel, Artes Graficas y Comunicación Social de Comisiones Obreras"( application for associate membership) This industrial union, close to the Spanish Communist Party, has a group of journalists called" Agrupación de Periodistas". Mr. MOE underlined that the membership stated by them( 500) widely differed from information available at the IFJ. We should ask for more detailed information on this subject. Mr. PERLIK would like to see a collective agreement negotiated by this union. On the other hand, what did their Constitution say as to our question n° 10:" Is your organisation willing to pledge itself to respect and practise effectively the following principles of press freedom: freedom of access to information, freedom of opinion and comment, freedom in the dissemination of information"? Mr. LEHNI pointed to the fact that the Constitution we had received was that of the industrial union and not that of the" Agrupación de Periodistas". Corma Mr. PARISOT proposed that we write to this union asking for additional inFormation and that we wait for comments from our Spanish member union on the subject. ( ii)" Union de Periodistas"( application for associate membership) According to its constitution," the Association will neither assume the defense of any labour interests of its membership nor the defense of their trade union rights, but it will cooperate with the democratic trade unions which are alone regarded to be competent for the defense of the labour interests of information personnel", Moreover, the objectives of the Union speak of the" Union de Periodistas Asociación de Madrid", which seems to indicate that it is a regional body. - The Bureau considered that this body was not a trade union and did not intend ever to be one and that, for this reason, it did not comply with conditions for IFJ membership. The Bureau, therefore, decided to recommend Congress not to grant this body associate membership in the IFJ. b) South Africa The Bureau, meeting in Madrid( October 1979) instructed the General Secretary to present a report to the next Bureau meeting on the situation of both IFJ member unions in South Africa. In a written note to Bureau members, Mr. BOGAERTS pointed out that, when approving the proposal put forward by the Commission on Affiliation, Congress meeting in Nice( 1978) decided to affiliate both WASA and SASJ and formally invited both South African unions to cooperate and both to fight for equal rights in South Africa. In spite of this invitation to cooperate, which was subsequently confirmed in letters to both unions, no progress appeared to have been made in this field and no signs of hope for developments in this direction can be noted at present. Ole Eriksen's report on his stay in South Africa expressed criticism of the SASJ which he termed as a racial organisation whose place was not at the IFJ. Although WASA hold a critical stand on the SASJ, they had not informed the IFJ that they subjected their membership in the IFJ to the condition that SASJ be expelled. The SASJ bulletin" S.A. Journalist", October 1979, rejected some accusations made in Eriksen's report. It said e.g. that it was untrue that the SASJ blocked WASA 4 TO membership of the Conciliation Board. It also argued that it was not true that the SASJ did nothing for its black membership. It confirmed that journalists in SAAN and ARGUS newspapers got the same training as whites. The General Secretary had asked Ole Eriksen whether some new developments ( the admission of WASA on equal terms with the SASJ in collective bargaining with SAAN and ARGUS groups; the energetic resolutions adopted by the SASJ Congress on two new laws gravely violating freedom of information) were modifying the conclusions of his report relating to the SASJ. The fatal illness of our Norwegian colleague prevented him from answering our letter. Obviously, some letters sent from Brussels to Johannesburg and vice- versa did not reach their destination. The IFJ continued to send protests to the racist autho-. rities in South Africa either on the request of ASA or out of its own initiative. We had no precise information as to the exact number of non- white journalists organised in the SASJ. Mr. MOE recalled that Eriksen's report had been circulated among member unions and we had to define our position on this. Could the General Secretary's report to Congress include a chapter on this report? Mr. ASHTON felt that we could express our appreciation for Eriksen's report, but that we had to express reservations as to his statements on the SASJ. Mr. PARISOT drew the following conclusions from the debate:( 1) WASA had been admitted as a party to collective bargaining, which confirmed its trade union character; ( 2) The SASJ contributed towards the success of interventions made in this direction; ( 3) the SASJ appeared to organise a rather appreciable number of non- white journalists; ( 4) the SASJ deregistered from the official Register of Trade Unions, which was a courageous step;( 5) the decision of the Nice Congress must be implemented and respected; ( 6) the Bureau noted that no request for the expulsion of the SASJ had been introduced to the IFJ. These points should appear in writing and represent the Bureau's position. ( Agreed) c) Italy Mr. BOGAERTS briefly recalled the history of relations between the IFJ and the National Federation of the Italian Press and recalled the wish expressed by the Executive Committee of the IFJ to see the FNSI join the IFJ. A delegation of the IFJ, composed of President Paul PARISOT, First Vice- President Franz- Felix Lehni and the General Secretary met a delegation of the FSI in Rome, January 25-26, 1980. The participants approved a joint statement( see full text in annex). Mr. LEHNI added that the Italian journalists were willing to make joint interventions with the IFJ at the European Community and the European Parliament. On the qs other hand, they were ready to participate in the enquiries of the IFJ and they will send us their answers to the enquiries presently being conducted by the IFJ. They did not seem to consider joining the IFJ into formal relationship at the present stage edge Following a proposal by Mr. MOE, the Bureau noted with satisfaction that the veb IFJ's relations with the Italian Federation were excellent and instructed the Pre- 02 sident and the General Secretary to act in the way as to strengthen and widen presentw cooperation. totebem c) China ben roldeggs st.200 During a professional trip to China in November 1979, Mr. ANASTASSOPOULOS had a chance to explore with high- level Chinese authorities the question of how Chinese journalists were organised. The reason why the IFJ did not get any response to previous approaches seemed to be that there was no organisation of journalists in China. The Chines seemed to admit this with reluctance. During a meeting with the Director General of the Hinshua News Agency, a former Ambassador of China in Paris, he, as well as his collaborators, explained that the Chinese Union of Journalists and most of the other unions were dissolved by the" Gang of Four" during the cultural revolution. He expressed the firm belief that the union would be brought back to life in the course of 1980. If the IFJ wished to renew contacts, correspondence should be addressed to Mr. Cheng Je, Head of Foreign Affairs Department of Hinshua. e) Egypt Mr. HERNLUND travelled to Egypt in November 1979 together with Mr. Stig HADENIUS, a Swedish expert in Communication Science from Goeteburg University. The Egyptian Press Syndicate had approached the Swedish Embassy in Cairo in view of organising a seminar for Egyptian journalists on matters of professional ethics and trade union organisation. An affiliation of the Egyptian Press Syndicate to the IFJ appeared to be out of question under present circumstances. The union leaders would, however, like to have contacts and receive information on the IFJ. Should they be invited to send an observer to Congress in Athens?. Mr. ZIMUKY confirmed that Egyptian journalists he met in Egypt had a very different attitude and expressed much interest in the IFJ. We should extend an invitat.. ion to them to send an observer to Athens. Mr. MOE pointed out that we did not invite the Arab Federation of Journalists to be represented at Congress. How then could we make an exception for one Arab country, from which we did not even receive an application for membership? Mr. ANASTASSOPOULOS added that, in Baghdad, the Lebanese journalists had expressed the wish to establish contacts with the IFJ. Mr. PARISOT concluded that an invitation be extended under three conditions:( 1) the union has expressed the formal wish to attend Congress;( 2) the union is devoted to press freedom in the sens of our Constitution;( 3) the union has expressed the formal wish to join the IFJ. The BUREAU instructed the General Secretary to appreciate any request from the Egyptian Press Syndicate in terms of these three conditions and, if necessary, to take advice with Messrs Hernlund and Zimuky. f) Sri Lanka In January 1980, Mr. HERNLUND visited Sri Lanka and contacted the Sri Lanka journalists on behalf of the IFJ. There was first the" Sri Lanka Association of Journalists", which cooperated with the IOJ and which organised all fulltime staff journalists from the Colombo dailies. A law, the" Workmen's Act", regulated all working conditions and social benefits of these journalists. Correspondents working for these newspapers in the provinces, even if they were employed fulltime, could not affiliate with the Association and had no legal protection. In order to remedy to this situation, the journalists created in 1965 the" National Union of Journalists( Sri Lanka)". The first application for membership from this union was received at the IFJ 1 6 in May 1965. The application had been repeated several times since then, but it had never beer. possible for the IFJ to examine it thoroughly as doubts remained as to the exact nature of this union. The NUJ Sri Lanka was presently taking steps with their Ministry of Labour in order to obtain recognition under the" Workmen's Act" for their membership. IFJ support would be very useful to them. It was proposed that the IFJ grant the NUJ Sri Lanka associate membership. The Bureau decided to recommend Congress to admit the NUJ Sri Lanka into associate membership. The Union should, however, first confirm its wish to join the h IFJ by writing and supply some additional information on their present activities. The Bureau supposed that the Constitution of the UJ Sri Lanka( conceived along the lines of that of the British NUJ), in possession of the IFJ, was still valid at present. g) Somalia Mr. MOE pointed out that, during the Baghdad Conference, the representatives of the Somalia Union of Journalists had expressed the wish to get information on the IFJ as well as conditions for membership and the official application form. Mr. BOGAERTS agreed to write to them. h) Zaïre KIAH The General Secretary was unable to gather any information of the present situation of the Union nationale de la presse du Zaïre. He will contact once more the Zaïrian embassy in Brussels before Congress. Mr. PERLIK had the visit of a Zaïrian journalist, Mr. Mutiri- wa- Bashara, director- publisher of" Jua", a regional weekly in Kivu province, Mr. BOGAERTS will contact him. i) Netherlands The IFJ was contacted by the" Algemene Vereniging van Journalisten". A documentation on the IFJ and the official application form for IFJ membership had been sent to them on October 24 1979. No response had been received so far. j) Jugoslavia On Thursday morning, February 7, 1930, Bureau members travelled to Maribor Yugoslavia) for an informal meeting with Yugoslav journalists. During this informal gathering followed by a fraternal lunch hosted by the Yugoslav journalists, IFJ Bureau members heard with the utmost interest information on activities of the Yugoslav Federation, more particularly concerning self- management in press enterprises, international relations( bilateral agreements), the Press Agency Pool of non- aligned countries, the organisation in Belgrade of training courses for young journalists from non- aligned countries, etc. The Yugoslav Federation of Journalists presently has a total membership of 7,500 divided into eight sections. Mr. PERLIK felt that, an account of their strong belief in non- alignment, the Yugoslav journalists were not likely to join the IFJ, but we could propose them to join us in some of our protests, enquiries, etc. operation. Mr. RAMINGER also felt that we should submit them concrete proposals for coMr. MOE seconded Mr. ANASTASSOPOULOS who proposed that this Union be invited to send an observer to our Athens Congress.( Agreed) C 7. 4a. IFJ FINANCE The final balance for the year 1979 was not available yet, but the deficit will be about 20,000 BF lower than the 30,000 BF budgeted. There was concern about a series of member unions in arrear for the payment of their dues for 1979, and even for periods prior to that. There was no provision in the IFJ Constitution fixing the exact time of payment for membership dues. The Bureau should draw attention to this fact. Mr. PERLIK suggested that we warm member unions in arrear of payment of the risk they were running to be deprived of their votes at Congress if they did not settle amounts due. Mr. ANASTASSOPOULOS pointed out that the internal finances of a union were differing from country to country. Even if we were to lay down the principle of obligatory payments at the beginning of a semester, we would always have to leave some margin for special cases.. The Bureau decided to recommend the Finance Commission of Congress to examine e problems arising from the fixation of deadlines for the payment of membership dues. Mr. LEHNI will submit a draft budget to the Finance Commission at Congress. Once again, he referred to the membership figures the unions declared to the IFJ. He more particularly referred to the rather disconcerting stability of membership figures declared by the French unions. artido. The BUREAU invited the General Secretary to write to the French member unions, calling their attention to the decision of the Nice Congress on this subject. Mr. ASHTON pointed out that his union was not yet in a position to fix its exact membership for the current year. Legal action had been taken after the expulsion from the NUJ of 900 members and a final decision could not be expected before June 1980. Mr. LEHNI pointed to the fact that in Finland, the Union of Radio and Television Journalists merged with the SSL, affiliated to the IFJ. We could therefore expect. increase of their membership of at least 1,000 members. Similar developments were likely to take place in Germany. The National Federation of Israel Journalists requested the IFJ to be exonerated of the payment of 50% of their affiliation fee for the year 1980 because of the important inflation in the country. In order to enable the Bureau to take a decision with full knowledge of the facts, and to decide on the amount of the exoneration, Mr. ZIMUKY promised to supply the necessary elements for comparison for the appreciation of the importance of intlation: the degree of inflation over the last years; amounts of membership dues paid by the Israeli journalists to their unions. Mr. LEIINI had not received a single answer to his proposal for a new structure of membership fees. A debate seemed to have taken place in the Scandinavian unions on this subject. 8 es since but it had Mr. MOE confirmed that, apart from his own union( Norway), the Scandinavian unions were opposed to the proposed system which would favour some big unions to the prejudice of the smaller ones. If they had not informed the IFJ so far, it was because they considered that the Finance Commission at Congress would give them an opportunity to defend their points of view. Following a proposal by Mr. PARISOT, the draft for the new structure of affiliation fees proposed by the Honorary Treasurer will be transmitted to Congress with a favourable advice from the Bureau. 4b. IFJ PUBLICATIONS as still The General Secretary informed the Bureau that as from January 1980, the newsletter" Direct Line" was also being produced in Spanish. On the other hand, we were able to produce the folder on the IFJ in French and Spanish. It should be recalled, that the English leaflet had been offered to the IFJ in 1977 by the Turkish Union of Journalists. Under point 6 of the Action Programme for 1978-1980, adopted by Congress in Nice, we read the following:" Research into the basis for the publication of a truly international journal for journalists" Esub In cooperation with the President and the First Vice- President, the General Secretary worked out a project along with a draft budget for the publication of a bimestrial publication of 24. pages, to be published in three languages, carrying 8 pages of publicity per issue. A yearly subscription fee of 600 BF was proposed. The budget provided for an excess of expenses to be faced by the IFJ of 700.000 BF per year. Mr. MOE was in favour of the proposal. He had no objection against inserting publicity. He moved that the Bureaug give authorization to the General Secretary to undertake the necessary steps in order to get the publication started in January 1991. Mr. LEHNI pointed to the fact that the Nice Congress voted an increase of OBX affiliation fees to cover more extended IFJ activities. This year, about 700.000 BF aug would indeed become available. But could we spend all that money on a new publication while encourageing stagnation of our activities. Mr. PERLIK doubted whether it was a good idea to accept publicity. On the other hand, to ask 100 BF per issue seemed to be unrealistic. Mr. ASHTON felt that the project could not be implemented under present conditions. But it should be the basis for further investigation. bedst It was Mr. ANASTASSOPOULOS' view, that the project should not be sent to Con- m gress without a note from the Bureau. In the meantime, we should try and find means to extend and improve Direct Line. Mr. LEHNI referred to our printed bulletin" IFJ INFORMATION". The reports of o IFJ meetings, which had already been circulated among member unions in a memeographed o form, only presented a minor interest to readers. We could rather publish reports of ond enquiries of the IFJ and documents such as the one on the protection of journalists, written by Paul Parisot and Denis Périer- Daville. lution: 10. 0100 Following a proposal by Mr. PERLIK, the Bureau adopted the following reso - 9 - " The Bureau has examined in depth the basis for the publication of a new, enlarged IFJ journal, and although recognising the desirability and need for such a journal, regrettably concludes that it is not economically feasible at this time. " The Bureau undertakes, during the next two years, to find ways in the IFJ's financial capacity, to enlarge, improve and enrich Direct Line and explore possibilities of other publications to augment Direct Line and IFJ Information." ( approved by 4 votes in favour, 2 against and 2 abstentions) 5. PRESS FREEDOM Due to lack of time, the General Secretary was compelled to briefly recall the protests issued by the IFJ since the last Bureau meeting and to mention the contacts he had had in view of a fact- finding mission to Iran. 6. EAST- WEST RELATIONS C The report of the IFJ on the IFJ- IOJ meeting in Saint Vincent in July 1979 was circulated among member unions as well as the draft memorandum from the IOJ on this subject. Drafts for letters in view of joint interventions at Unesco, in Chile and Argentine, have been submitted to the IOJ, but so far, no answer had come forward. Mir. PERLIK proposed that we mail the protests to Chile and Argentina forthwith, without expecting the IOJ's answer.( Unanimously agreed) Mr. BOGAERTS enquired whether we were inviting one or more observers from the IOJ to cur Canoes in thons. The BUREAU decided to invite two observers of the IOJ to our Congress. ( Unanimously less one abstention) Mr. LEHNI proposed that, at forthcoming joint IFJ- IOJ meetings, the minutes be drafted jointly immediately after the meeting in order to avoid diverging and disputed versions. 7. RELATIONS WITH INTERGOVERNMENTAL ORGANISATIONS C a) UNESCO ( i) Reporting of international news and the role of the Gatekeepers ( December 10-12, 1979) Mr. BOGAERTS briefly recalled the object of this meeting( see" Direct Line", December 1979) where the IFJ was represented by its President and General Secretary. Mr. MOE called for caution as to the activity of Unesco. This meeting had been prepared by a small- scale meeting of experts invited in their personal capacity, and the report of that meeting was the basic working document for the meeting which was attended by the IFJ. The Norwegian expert sent a protest to Unesco against the distortions he noted in that report. It left out certain suggestions and gave an incorrect picture of the debate. ( ii) Status and protection of journalists( Paris, January 21-22, 1980) For an account of the meeting, ir. Bogaerts referred to" Direct Line", Fe-bruary 1980. Upon a request from Unesco, Messrs Parisot and Perier- Daville wrote a do - 10 - cument on behalf of the IFJ. A copy had been circulated among Bureau members. We could consider publishing this document in the next issue of IFJ INFORMATION to come out in May 1980. Mr. MOE was surprised that a document had been presented to Unesco on behalf of the IFJ, when it had neither been examined nor debated by any statutory organ of the Federation. His Union, for instance, could not agree with some parts of this document. If deadlines imposed upon the IFJ did not make it possible to have an exchange of views inside the IFJ on a document, it should be stated clearly that the authors were presenting it in their personal capacity and not on behalf of the Federation. We should strictly keep to this principle in future. Mr. PARISOT felt that it would be dangerous to inform Unesco that the IFJ was not backing this document. He was willing, however, to write a preface to the document, stating that it had been written by the two authors as a contribution to a future study to be undertaken inside the IFJ.( Agreed). ( iii) Final MacBride Report AS Mr. BOGAERTS pointed out that this important report, of several hundreds of pages, which had been announced for the beginning of this year, was not available so far. Mr. ANASTASSOPOULOS was at a loss with the great number of meetings and documents from Unesco. The journalists' unions had not sufficient staff to digerate all this material. And yet, it was important for the IFJ to define its position on this report. If we let go the report to Congress without having prepared a synthesis to serve as a working document, the Commission to deal with this matter in Congress will not be able to work with method and logic. After Congress, our member unions should be able to takc action in their respective countries in order to defend the IFJ's position with their national delegations to attend the coming Unesco General Conference, where the MacBride report would be debated. Mr. PARISOT pointed out that the final version did not exist yet at the end of January. We were not sure to have it before Congress. We could leave this matter aside( for the time being. Mr. ANASTASSOPOULOS insisted. Weren't there some" experts" in the IFJ who could take care of the work? Mr. LEHNI suggested that we could approach those who followed these matters more closely, e.g. Jim BRADLEY or Hans SEELHOFER and ask them to draft a synthesis of the report as soon as it was available. The BUREAU decided to resume this matter at the extraordinary Bureau meeting to be held in March in Brussels. b) Council of Europe Mr. BOGAERTS pointed out that, so far, the IFJ had not been invited to send an observer to the consultations of the CAH( Committee Ad Hoc for Mass Media). At a sectorial meeting on the Media, which took place in Strasbourg on October C, 1979, Messrs Parisot and Bogaerts, representing the IFJ, noted when reading the document MM-- PJ ( experts committee on the judicial protection in media matters) that the work of the CAHI M was followed not only by observers from intergovernmental organisations, but also by observers of no less than 14 non- governmental organisations. In a letter to the 11 - Council of Europe, the IFJ expressed surprise at the absence of the IFJ when we had always shown utmost interest for all initiatives taken by the Council of Europe in the field of information. 8. RELATIONS WITH INTERNATIONAL PROFESSIONAL ORGANISATIONS a) International Graphical Federation The joint IFJ/ IGF Committed net in Windsor( Great Britain) on November 26, 1979. Participants from the IFJ were: Paul Parisot, Hans Larsen, Gerhard Manthey, Karl Geibel, Gerard Schuijt, Kenneth Ashton and Roger Michaud. The IGF was represented by Leonhard Mahlein, Paul Krasa, Les Dixon, Stig Nilsson, Oscar Hiestand and Alfred Kaufmann. The Committee established that the resolution adopted at the Berlin Conference ( November 1978) did not correspond to reality in a number of countries and that, therefore, it needed to be revised. As participants could not agree on a long draft presented to them, they decided to designate a small sub- working group which met on January 21 1930 in Copenhagen. The joint statement(" Copenhagen document") was submitted or approval to the other members of the joint committee. It will then be submitted to the respective organs of both Federations. A draft for guidelines for the joint committee's future work would be discussed at its next meeting. The IFJ working party, composed of the delegates to the joint committee and of the Belgian delegate, Mr. Johannes Bresseleers, met in Windsor on November 27, 1979 to consider preparation of its report to the World Congress in Athens. Participants had an exchange of views on experiences of member unions in the field of new techniques. They noted that the working document which had been presented to the Berlin Conference needed updating. The working party therefore decided to ask additional information to member unions. Mr. PERLIK pointed out that the Guild was in a position to supply its documentation on safety and health concerns. Mr. PARISOT congratulated Mr. ASHTON on the excellent work he had been and will be doing in this field. b) FELATRAP Briefly recalling the IFJ's contacts with FELATRAP, Mr. BOGAERTS informed the Bureau that Unesco had granted consultative status" C" to FELATRAP, a status which was also held by Felap, the Latin- American organisation close to the IOJ. FELATRAP intended to introduce a new application for the" B" status. In the meantime, Unesco agreed to the organisation by Felap of a second consultation of international and regional journalists' organisation, to be held in lexico, early in April 1980. The first consultation took place in Paris, April 17-18, 1978. The question was: Will the IFJ attend this meeting if FELATRAP, which now held the same status in UNESCO as FELAP, was not being invited? The BUREAU unanimously decided that the IFJ will not tolerate any discrimination of FELATRAP and that, if FELATRAP was not being invited, no representative of the IFJ will go to the meeting in Mexico. 12 - On the other hand, the IFJ received an invitation from FELATRAP to attend their executive committee meeting, to take place in Caracas, March 13-14, 1980. Felatrap would like to discuss more particularly the future possibilities of d cooperation with the IFJ. Mr. PERLIK announced that he had had an exchange of correspondence with FELATRAP and he hoped that fraternal relations would develop between the Guild and Felatrap. If the Bureau were to accept, and in order to unburden IFJ finances, a member of the Guild could represent the IFJ in Caracas. On the other hand, the Guild would be willing to produce additional copies of our Spanish edition of Direct Line if the Bureau agreed. ded Mr. PARISOT thanked Mr. PERLIK for his offer. He felt, however, that it would be more opportune at this stage if the General Secretary of the IFJ could go to Caracas to discuss with Felatrap. Mr. LEHNI recalled that the Nice Congress had voted an increase of affilia tion fees in order to enable the IFJ to extend its activities. A visit of a represent-ative of the IFJ to Latin America was certainly in line with this objective. The BUREAU agreed to the president's proposal. It was also decided to in... vite an observer of Felatrap to attend our Congress in Athens. c) Federation of Arab Journalists Mr. ANASTASSOPOULOS represented the IFJ at the" Euro- Arab Dialogue of Journalists, which took place in Baghdad, January 26-29, 1980 on an invitation from the Federation of Arab Journalists. In addition to the Greek Union of Journalists, 12 other IFJ member unions were represented: Germany DJV and DJU, Austria, Belgium, Den.mark, Finland, France SNJ, Iceland, Norway, Sweden, Switzerland and Tunisia. The first day of the Conference was devoted exclusively to political debates. The representatives of the IFJ member unions refused to make interventions in this debate and stressed that they were concerned with the possibilities of cooperation on professional matters only. C In his intervention, Mr. Anastassopoulos stressed the non- political character of the IFJ. He expressed the IFJ's solidarity with all journalists persecuted throughout the world. He emphasised the IFJ's attention for debates in Unesco concerning a new world information order in view of achieving not only a more balanced but also more free exchange of information. He expressed the IFJ's wish to develop cooperation with the Arab journalists in the professional field. d The IFJ delegation agreed in common on the designation of three of its members to participate in the drafting commission of the final statement. They achievod that all political considerations be grouped in the preamble whereas the resolution only dealt with professional matters. The final text- the English version being the original- was read out in the plenary session, but was not submitted to a vote. Five conclusions were to be drawn from this conference:( 1) Cooperation was good among IFJ members in Baghdad;( 2) Meetings of this kind needed a thorough preparation on the part of those who represent both the IFJ and its member unions;( 3) This very politically oriented meeting decided the creation of a Euro- Arab body with headquarters in Baghdad;( 4) There was an obvious desire among the Arabs to open contacts towards Western Europe and, to a certain extent, cooperation will be possible in spite of obvious political limitations;( 5) Should we invite an observer of the Federation of Arab Journalists to attend Congress in Athens? - 13 - C Mr. ZIMUKY was surprised that the IFJ could participate in so openly political events. If really necessary, we could attend as observers, but go up to participating in the drafting of as questionable a statement was a serious error. Mr. PARISOT expressed appreciation for the excellent way in which George Anastassopoulos represented the IFJ and took care of coordination among the other IFJ members. This difficult mission followed a decision taken by the Bureau, meeting in Madrid( October 1979)" to establish regular fraternal relations with the Federation of Arab Journalists". The original plan of the Arab Federation was to send a delegation of Arab journalists to several Western European countries in order to establish contacts in view of a professional cooperation. These plans were later changed and widened to be turned into the Baghdad symposium. Mr. MOE pointed out that we were aware of the political character of the meeting. The IFJ's presence brought an element of contestation into the debate. Whatever be the lacks of the final statement, the IFJ members were able to obtain that all political questions be grouped in the preamble. Points raised in the very resolution were not so distant from IFJ basic principles. On the other hand, one should not forget the oppor-tunities such meetings provided for informal contacts outside the working sessions. Mr. PERLIK was not convinced that an outside reader would make a distinction between the preamble and the resolution. He was opposed to inviting a representative from the Federation of Arab Journalists to the IFJ Congress in Athens. Mr. PARISOT recalled that it was not the Bureau's task to decide whether we had to invite a representative from the Arab journalists to Athens, but we had to search for possibilities of cooperation with them. As to the creation of the Euro- Arab body, this was none of our concerns at this stage. If this body was to approach the IFJ for a possible cooperation; then we shall take up the matter. Mr. ANASTASSOPOULOS felt that the Bureau should define its position on the statement. On the other hand, the Bureau should propose a dialogue between delegations of the IFJ and of the Federation of Arab Journalists which would be strictly limited to professional matters. In order to inform people on the position adopted by the IFJ in Baghdad, it would be good to publish, maybe in" Direct Line", larger ecerpts of his address to the symposium. Following a proposal put forward by a drafting committee composed of Messrs nastassopoulos, Moe and Zimky, the Bureau unanimously adopted the following resolu.. tion: " The Bureau of IFJ, meeting in Graz, Austria, February 5-7, 1980, has heard reports and examined the final paper from the Arab- European dialogue in Baghdad, January 26-29, 1980. " The IFJ Bureau " expresses its appreciation of the initiative to organise the symposium as an informal gathering of representatives from organisations and individual personalities in Arab and European countries; " notes that the final text presented at the meeting is a limited summing up of opinions voiced at the symposium; " considers that the text of the Baghdad paper for a great part deals with po-litical questions which are inadmissible in the deliberations of the IFJ as a non BLO 14 - political and genuinely non- aligned organisation. The IFJ cannot therefore associate itself with the text: " reaffirms the views expressed by IFJ Bureau member George ANASTASSOPOULOS and representatives of IFJ national unions during the Baghdad symposium about the willingness of the IFJ to discuss further in appropriate forums and at mutually agreed times ways and means of strengthening cooperation of Arab and European unions on professional matters". 9. PROFESSIONAL ENQUIRIES a) Editorial press freedom 15 member unions answered the IFJ questionnaire and Mr. KLINKENBERG was presently writing his report to be presented to Congress. b) Professional training The 16 answers received by the IFJ had been transmitted to the Belgian colleague Michel FROMONT who will present a report on the enquiry to Congress. c) Professional secrecy Mr. ANASTASSOPOULOS was very disappointed at the very few answers this important problem had raised among member unions. He proposed that the matter be postponed. Mr. MOE felt that member unions had not been encouraged to take position as they had not been invited to answer precise questions. Maybe the few answers given would make it possible to launch an enquiry on the basis of a precise questionnaire. Mr. ASHTON also preferred precise questions to a vague enquiry about changes occurred since the Messac report( 1972). Mr. ANASTASSOPOULOS promised to think it over and to see what could be proposed in Athens. d) New enquiries Mr. Crous worked out a few basic ideas for an enquiry on copyright in rclation with the transmission per satellites of radio and television broadcasts. Mr. PARISOT recalled that it had also been decided to launch a new enquiry on moral, material and social conditions of journalists. Cn Mr. MOE's proposal, these questions will be taken under point 10 " Programme of IFJ activities". 10. PROGRAMME OF IFJ ACTIVITIES Reviewing point after point the Working programme for 1978-1980, as adopted by Congress in Nice, the Bureau noted that the necessary efforts had been made to implement it. The report of the General Secretary to Congress will have to justify the various points. 15 效 Mr. BOGAERTS informed the Bureau that two proposals to Congress had been sent to the IFJ: one from the Finnish Union of Journalists, inviting Congress to make a decision binding the Board to put forward a plan of activities covering the two- year period following Congress, the other from the Swedish Union of Journalists proposing Congress to instruct the Bureau to work out a draft of mass media policies for the Federation. Mr. PERLIK felt that the Bureau had to present Congress with a draft programme for IFJ activities in 1980-1982. Mr. PARISOT proposed, as the Graz meeting was coming to an end, that an extraordinary Bureau meeting should take place in Brussels which would mainly deal with the drafting of a programme of IFJ activities for the years 1980-1982. The Bureau agreed and fixed the meetings in Brussels on Monday, March 17, 1980. 11. IFJ CONGRESS Mr. ANASTASSOPOULOS informed the Bureau on the various arrangements made by the Greek union's organiser, Mr. Basil Korahais, in view of the IFJ Congress in Athens. Working sessions would take place at the EVGENIDIS Fund, which had an auditorium of 150 seats, fully equipped for simultaneous translation. There were four rooms available for commission meetings and one office for the Congress se retariat. Arrangements would be made to have debates in plenary sessions recorded( the IFJ will reimburse the costs for the recording). The organisers wil? also endeavour to secure simultaneous translation for the meeting of the Executive Committee on Sunday afternoon, May 11. Participants will be accommodated at the Hotel Chandris, a few minutes' walk from the Evgenidis Fund. The President of the Republic had accepted to open Congress, but as elections were to take place in the meantime, he might no longer be in office at the time of Congress. Receptions and dinners would be offered to participants by the Presidency of the Republic, the State Secretary for Information, the General Secretary for Tourism and the Journalists' Union of Athens Daily Newspapers. The Athens Union will be organising an excursion on Friday, May 16- working sessions would end by Thursday, May 15 either to Mycenae and Epidaurus or to the islands close to Pireus( Aegina and possibly Poros). SOLO Mr. BOGAERTS pointed out that so far, no invitation had come forward from Cyprus, for a tour of the island after Congress. It was clear that, for a matter of impartiality, the IFJ could not accept an invitation extended only by one of the two communities of the island. Mr. ANASTASSOPOULOS pointed out that the Athens Union would maintain its excursion on Friday, even if an invitation from Cyprus was to materialize. Participants would then have to make a choice. Mr. PARISOT closed the meeting and thanked Mr. Raminger who was able to provide the Bureau with excellent working conditions and to arrange our visit to Maribor ( Yugoslavia). ON S 201 20 brisod S8PL 0821 4101 not ing beJaboq 2000 no no Review Horiding O FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUXELLES - Belgique RAPPORT REUNION DU BUREAU DE LA FIJ Hambourg( RFA) du 25 au 28 février 1981 Mars 1981 .52 A l'invitation de la" Deutsche Journalisten- Union" la 52ième réunion du Bureau de la FIJ s'est tenue du 25 au 28 février 1981 à Hambourg en République fédérale d'Allemagne, sous la présidence de Paul PARISOT. PARTICIPANTS slova flob Paul PARISOT, président Helmut A. CROUS, président d'honneur Hola Franz- Félix LEHNI, Ier vice- président et commissaire aux comptes Charles A. PERLIK, 2d vice- président Mokhtar TRIFI, conseiller régional pour l'Afrique Arieh ZIMUKY, conseiller régional pour l'Asie George ANASTASSOPOULOS, conseiller Kenneth ASHTON, conseiller Carl H. HERNLUND, conseiller Trygve MOE, conseiller José Luis ROLDAN, conseiller Eckart SPOO, conseiller Théo BOGAERTS, secrétaire général Marie- Anne PAQUET, adjointe au secrétaire général OUVERTURE DE LA REUNION ab eb E. SPOO prononce quelques mots de bienvenue. La ville libre et hanséatique d'Hambourg est un centre important de la presse allemande( siège de l'agence de presse DPA, de périodiques comme" Der Spiegel"," Stern" et" Die Zeit", de grands quotidiens, de nombreuses maisons d'édition, de centres de production d'émissions de radio et de télévision etc.). La ville est dès lors le champ d'une intense activité syndicale des journalistes. Le PRESIDENT passe à l'ordre du jour après avoir pris acte des quelques modifications proposées. 1. SITUATION FINANCIERE- PERSONNEL DE LA FIJ- CARTES DE PRESSE INTERNATIONALES EN LIGNE DIRECTE a) cotisations ( i) Zaïre F.F. LEHNI rappelle que le Congrès avait décidé à Athènes( 1980) de rayer 1'Union nationale de la presse du Zaïre de la liste des membres de la FIJ et de passer au compte des pertes les arriérés de cotisations. Entretemps, cette union a demandé sa réintégration à la FIJ et s'est déclarée prête à payer ses arriérés. .. 2 - OTI M. TRIFI annonce qu'un collègue tunisien, qui participa au congrès de l'Union internationale des journalistes de la presse de langue fran- E çaise à Lomé( novembre 1980), a évoqué avec le représentant zaïrois la question de leur appartenance à la FIJ. Ce confrère a confirmé que son organisation était prête à honorer tous ses engagements vis- à- vis de la FIJ. M. Trifi exprime toutefois quelques réserves sur les élections des responsables de cette union. Ceux- ci semblent avoir été désignés par les autorités du pays et non élus par les journalistes zaïrois. F.F. LEHNI désire savoir si nous devons exiger le règlement de tous les arriérés de cotisations avant d'examiner une possible réadmission de l'Union. zaïroise au sein de la FIJ. Ch. PERLIK s'oppose à une décision dans un cas d'espèce. La FIJ doit avoir une politique permanente en la matière, Allons- nous réclamer le payement de cotisations impayées depuis dix ans le jour où les Argentins désireraient réintégrer la FIJ? M. ASHTON pense qu'il faut faire une distinction entre l'expulsion sur décision de la FIJ d'un syndicat membre et le retrait de celui- ci do son propre gré. Dans le premier cas, il serait peu logique de réclamer le payement des arriérés de cotisations. Dans le second cas, le syndicat devrait régler ses dettes, sinon cette procédure constituerait un moyen trop facile pour se soustraire à ses obligations financières vis- à- vis de la FIJ. G. ANASTASSOPOULOS propose d'ajourner l'examen de la question et de demander, entre- temps, à l'organisation zaïroise un engagement de payement. ( ii) Corée du Sud F.F. LEHNI informe le Bureau que la" Journalists' Association of Korea" a réglé tous ses arriérés de cotisations et qu'elle est donc parfaitement en règle. ( iii) MWASA- Afrique du Sud Μαντο T. MOE s'engage à régler le solde encore dû par la MWASA sur ses aba cotisations relatives à l'année 1980. Il estime toutefois que le parrainage b d'un syndicat financièrement faible par un syndicat financièrement stable est un système peu sain. Il espère que le fond de réserve créé par décision du congrès d'Athènes pourra remédier à cette situation. ( iv) Luxembourg L'Association des journalistes luxembourgeois n'a pas payé ses BOD cotisations pour l'année 1980 et n'a pas réagi à nos lettres de rappel. Il faudra les avertir qu'ils risquent de perdre leur droit de vote au comité a exécutif s'ils ne règlent pas leurs arriérés avant la réunion d'Helsinki. ( v) France- SNJ Le non- payement des cotisations du Syndicat national des journalistes semble directement lié au statut de ce syndicat au sein de la FIJ. t. T. BOGAERTS donne lecture de la lettre du 20 mai 1980 du secrétaire général du SNJ à la FIJ:" Le représentant du SNJ à Athènes était mandaté par nos instances pour vous faire part de notre volonté d'être désormais liés à votre organisation par un simple statut d'associés. Si vos instances - 3- nous refusaient un statut qu'elles ont accepté ces dernières années pour plusieurs autres organisations, à commencer par le syndicat portugais, nous vous demandrions de prendre en compte, dès la présente date, ne tre volonté de nous retirer de votre organisation". M. LEHNI précise que le SNJ a payé sa cotisation de 1979 sur base des 2.000 membres déclarés seulement le 27 mars 1980, alors que, précédemment, ce syndicat en avait déclaré 2.500. Le solde de 22.500 FB lui a été réclamé, de même que la totalité de la cotisation de 1980. Le Bureau devra formuler une recommandation au Comité exécutif. Un syndicat qui remplit toutes les conditions pour être membre affilié de plein droit, a- t- il le droit de réduire son statut au sein de la FIJ? Est- il, d'autre part, entendu que l'engagement, financier reste entier jusqu'à ce qu'une décision formelle ait été prise par un organe statutaire de la FIJ compétent en la matière? Le BUREAU est unanime à considérer que, du point de vue financier, le SNJ reste redevable de ses cotisations de membre affilié à la FIJ jusqu'à la prise d'une décision formelle. Le commissaire aux comptes est chargé d'écrire au SNJ pour l'en informer. Après une longue discussion et un examen approfondi des articles concernés des statuts de la FIJ, K. ASHTON et G. ANASTASSOPOULOS sont invités à rédiger le projet de recommandation à l'intention du Comité exécutif. Le texte suivant est adopté à l'unanimité: " Le Bureau de la Fédération internationale des journalistes siégeant à Hambourg du 25 au 28 février 1981: " 1. Attendu que le SNJ( France) est membre de plein droit de la FIJ et qu'il en est même une des organisations fondatrices; " 2. Attendu que le SNJ a demandé la transformation de son statut en ce lui de membre associé de la FIJ; " 3. Attendu que les statuts de la FIJ ont prévu, au Titre IV,§ 4 que peuvent être admises comme membres associées les organisations nationales de journalistes ne répondant pas à toutes les conditions requises au§ 2 du Titre IV; " 4. Attendu que tel n'est pas le cas du SNJ, qui répond à toutes les conditions requises au§ 2 du Titre IV% B " 5. Attendu, d'autre part, que les statuts de la FIJ ne prévoient pas la possibilité, pour un membre affilié, de devenir associé; " D é cide qu'il ne peut pas proposer au Comité exécutif d'accepter le changement de statut demandé par le SNJ et invite ce syndicat à rester membre affilié de la FIJ de plein droit". Le Bureau charge le secrétaire général de rappeler ce principe de base au Syndicat des journalistes portugais en l'invitant à envisager une affiliation de plein droit à la FIJ. Sur proposition de G. ANASTASSOPOULOS, le Bureau invite le secrétaire général à transmettre la résolution du Bureau au SNJ en l'informant de notre démarche auprès du Syndicat des journalistes portugais. 4 ( vi) Turquie Le Syndicat des journalistes turcs n'a pas encore réglé les sommes dues pour les cartes de presse internationales émises en 1978 et 1979. La fourniture de cartes a été interrompue depuis le mois de février 1979. Vu la situation difficile dans laquelle ce syndicat se trouve actuellement, la FIJ attendra le rétablissement des libertés démocratiqués avant d'insister sur le payement de la somme due. ( vii) Tunisie 002. M. TRIFI confirme que les transferts à l'étranger sont soumis à des règles extrêmement strictes. Il demande des factures en bonne et due u forme pour faciliter la tâche de l'AJT( cartes de presse impayées, donations pour l'annonce dans" Clarin", cotisations 1981). b) Personnel de la FIJ F.F. LEHNI informe le Bureau que, conformément à la décision du congrès d'Athènes d'augmenter les cotisations pour faire face à l'évolution prochaine de la Fédération et aux besoins de son secrétariat, le secrétaire général, en accord avec le président et le commissaire aux comptes, a recruté une employée mi- temps, qui s'occupera de la comptabilité et de di- omoc vers travaux de secrétariat. Madame Claire Beñayer prendra son service à la FIJ le 1er avril 1981. Le PRESIDENT propose au Bureau de ratifier la décision prise par le commissaire aux comptes, le secrétaire général et lui- même d'accorder à Madame Marie- Anne PAQUET le titre d'adjointe au secrétaire général, titre qui confirme les fonctions qu'elle exerce déjà:. décharger le secrétaire général d'une partie de son travail de plus en plus envahissant, et, pendant ses absences, prendre les initiatives d'ordre pratique, de même que les autres initiatives qui s'imposent en accord avec le président et/ ou le premier viceprésident. ( Accord du Bureau) c)" En Ligne Directe" an, en F.F. LEHNI présente un projet de budget pour la production du bulletin mensuel de la FIJ sous forme imprimée, 10 numéros par quatre langues( français, anglais, allemand, espanol). Le budget de l'année 1981 pourrait encore couvrir quatre numéros, ce qui nous permettrait de commencer la nouvelle formule en septembre. Celle- ci pourrait être poursuivie l'année prochaine grâce à l'augmentation des cotisations, à partir du 1er janvier 1982. C. HERNLUND estime que la présentation ronéotypée est très bonne, mais que le volume devrait être augmenté de même que la fréquence et la diffusion. E. SPOO considère que le bulletin devrait devenir un moyen d'action de la FIJ. Les informations sur les conflits sociaux dans la presse, les fermetures d'entreprises, la persécution de journalistes, etc., devraient être répercutées immédiatement afin de susciter un mouvement international de solidarité qui apporte souvent une aide décisive. Cela présuppose toutefois l'infrastructure nécessaire au secrétariat de la FIJ ainsi qu'une collaboration active de la part des syndicats membres. d) Cartes de presse internationales 5 F.F. LEHNI propose de porter le prix de la carte de presse internationale, fixé en 1977 à 350 FB, à 400 FB à partir du 1er avril 1981. ( Accord unanime) F.F. LEHNI propose ensuite une interprétation en trois points qui complè tera le point 4 du règlement de la carte de presse internationale( voir réunion du Bureau à Oslo et Fredrikstad, du 8 au 11 novembre 1980) dont le texte a été adopté à l'unanimité par le Bureau: " Les syndicats nationaux sont tenus de régler à la FIJ, dans les six mois suivant la facturation, le montant correspondant aux cartes de presse commandées par eux et ce sur base du prix en vigueur le jour de l'établissement des cartes. Les syndicats membres, en retard de payement de plus de six mois de leurs cotisations ou des montants dus pour des cartes de presse, ne pourront obtenir de nouvelles cartes de presse qu'après règlement de toutes les sommes dues à la FIJ", " Les syndicats nationaux membres, qui disposent de l'infrastructure nécessaire, peuvent délivrer eux- mêmes la carte de presse internationale à leurs adhérents. A cet effet, ils recevront le nombre de cartes qu'ils commanderont au secrétariat de la FIJ et payeront à l'avance. Pour l'émission des cartes, ils se tiendront strictement aux dispositions du présent règlement et en seront responsables devant la FIJ. " L'émission de cartes de presse internationales faisant exception à la règle fera l'objet d'une décision de la présidence de la FIJ en consultation avec le syndicat national concerné. Dans tous les cas, le prix de la carte reste inchangé, même lorsque celle- ci est émise pour une durée inférieure à deux ans. Toute décision concernant un cas spécial devra faire l'objet d'un rapport à la prochaine réunion du Bureau," Le groupe de rédaction de ce texte ne s'est pas rallié à la suggestion de J. ROLDAN d'inclure dans la carte la mention de l'organe d'informaon pour lequel le journaliste travaille. Cette mention risquerait d'établir une discrimination entre les collaborateurs d'organes importants ou moins importants, de certaines tendances politiques, etc. e) Indemnités journalières La liste des indemnités journalières payées aux représentants de la FIJ en mission n'a plus été remise à jour depuis 1972. Le BUREAU invite F.F. LEHNI à s'en charger en utilisant les mêmes bases de référence que pour la première liste. f) Réserve d'entraide F.F. LEHNI rappelle la décision du congrès d'Athènes: " Le congrès a décidé à l'unanimité de constituer une réserve dans le budget annuel. La FIJ a consacré 5% du revenu total des cotisations de l'année aux fins suivantes:( a) couvrir toute réduction de cotisations décidée par le ( ado) 6 Congrès, au profit des nouveaux syndicats membres disposant de moyens financiers inadéquats% 3B( b) couvrir toute exonération du payement de cotisations décidée par le Bureau au profit d'organisations membres qui en ont fait la demande à la suite de crises économiques exceptionnelles dues à des grèves ou d'autres circonstances imprévisibles". : Il sera nécessaire de définir la politique financière de la FIJ en ce qui concerne les cas d'intervention de cette réserve. F.F. LEHNI suggère qu'un groupe de travail examine la question et soumettre une proposition concrète au Bureau. Ch. PERLIK se réjouit de la constitution de cette réserve. Comme elle sera alimentée à partir des cotisations payées à la FIJ, ses interventions pourront s'effectuer au nom de tous les syndicats membres. Toute assistance financière aux syndicats membres doit provenir de cette réserve. D'autre part, toute subvention à partir de cette réserve ne pourra représenter qu'une partie du montant dû à la FIJ, Le Syndicat qui en bénéficierait, devrait, même s'il est financièrement faible, démontrer son appartenance par le payement d'une contribution, même symbolique. Le BUREAU charge F.F. LEHNI, T. MOE et J. ROLDAN de lui soumettre, à sa prochaine réunion, un projet de critères pour l'utilisation de la réserve d'entraide. g) Frais de voyage F.F. LEHNI rappelle que le Bureau, réuni à Oslo et Fredrikstad du 8 au 11 novembre 1981 a décidé que la FIJ rembourserait à M. TRIFI ses frais de participation à la réunion de Hambourg et qu'à cette occasion, le Bureau réexaminerait le problème dans son ensemble. C. HERNLUND considère qu'il serait difficile d'établir une règle générale, sinon très restrictive. La FIJ ne dispose pas de grands moyens et nous devons connaître les limites de nos engagements financiers. J. ROLDAN pense cependant qu'un règlement nous éviterait de perdre chaque fois un temps précieux à discuter des mêmes choses. T. MOE estime que les syndicats membres qui présentent des candidats à certains postes dirigeants de la FIJ doivent se rendre compte des conséquences financières de leur engagement. 1981 moncer C. ANASTASSOPOULOS pense toutefois qu'il serait injuste que seuls les syndicats financièrement forts puissent se permettre de participer aux réunions de la FIJ. Nous perdrions ainsi une contribution valable et nécessaire à notre travail. UAGHUE J. ROLDAN souligne que nous n'aurons pas de conseiller pour l'Afrique si M. Trifi n'avait pas accepté cette charge. Sans lui, nous n'aurions même personne du Tiers Monde au Bureau. E. SPOO propose que le groupe de travail( LEHNI, SPOO, ROLDAN) tente jusqu'au prochain congrès de clarifier les implications financières pour les syndicats membres qui désignent des candidats au Bureau de la FIJ et qu'entretemps, la FIJ paye les frais de transport de M. TRIFI aux réunions du Bureau de la FIJ jusqu'au prochain congrès. ( accord unanime du Bureau, moins deux abstentions) h) Déclarations d'effectifs - 7- F.F. LEHNI rappelle la décision du congrès par laquelle les syndicats membres sont invités à déclarer pour la fin du mois de février de chaque année le nombre exact de leurs membres pour l'année écoulée"." Si les syndicats membres ne se conforment pas à cette invitation ou ne fournissent pas d'explication satisfaisante pour justifier leur incapacité de réviser les chiffres transmis au cours de ces dernières années, le Bureau devra proposer au prochain Comité exécutif une procédure tendant à limiter les droits des membres affiliés tant qu'ils n'auront pas satisfait à cette exigence". Sur la douzaine de réponses enregistrées jusqu'à présent, plusieurs syndicats membres déclarent des chiffres identiques à ceux de l'année dernière. Que faut- il proposer au comité exécutif? G. ANASTASSOPOULOS propose que le commissaire aux comptes demande des explications aux syndicats en question. On pourra ensuite réexaminer la situation à la réunion du Bureau, le 17 mai 1981 à Helsinki. POLITIQUE DE L'INFORMATION DE LA FIJ A la suite d'un document intitulé" quelques considérations préliminaires sur la formulation d'une politique de la FIJ en matière d'information" ( point VII d) du programme d'activités 1980-82), le secrétaire général a présenté un papier au Bureau, reprenant certains principes de base par lesquels la. FIJ se laisse guider. Le BUREAU propose que le président, le Ier vice- président, le secrétaire général et Lars Thalén( Suède) se concertent afin de présenter un projet au Bureau, le 17 mai 1981. ( Accord unanime) 3. GROUPE DE TRAVAIL" LIBERTE DE LA PRESSE" Le groupe de travail, composé de K. GEIBEL, R.-H. HINTZE, E. WALTER, J. BUERGI, ne s'est pas encore réuni. K. Geibel se chargera de convoquer la première réunion. F.F. Lehni y représentera le Bureau de la FIJ. RELATIONS FIJ- OIJ a) Nouvelle rencontre FIJ- OIJ F.F. LEHNI annonce que la Fédération nationale de la presse italienne organisera cette année une nouvelle Rencontre internationale des journalistes européens. Depuis l'année 1975, des délégations de la FIJ et de l'OIJ se sont toujours réunies en marge de ces Rencontres conformément à la résolution adoptée par le Comité exécutif de la FIJ en 1973. Le Bureau estime- t- il que les délégations des deux internationales devraient se réunir à nouveau à l'occasion de la Rencontre organisée cette année par la FNSI et, dans l'affirmative, quel devrait être l'ordre du jour? Dans ce cas également, les deux internationales devraient diffuser un aide- mémoire rédigé en commun. En effet, à l'issue de la dernière rencontre FIJ- OIJ( Saint Vincent, Val d'Aoste, le 5 juillet 1979), chacune des deux organisations avait rédigé son propre compte- rendu( celui de l'OIJ a également été diffusé par la FIJ) et les deux versions re concordaient pas sur des points essentiels. En outre, plusieurs décisions n'ont pas été mises en oeuvre. - 8 - A ce sujet, T. BOGAERTS se réfère notamment aux propositions faites par la FIJ à l'OIJ au sujet de la création d'un comité permanent de surveillance pour l'application des dispositions de la" corbeille" n° 3 de l'Acte final de Helsinki, la participation de l'OIJ à la campagne" Le prisonnier du mois" organisée avec Amnesty International et l'envoi de lettres communes aux gouvernements du Chili et de l'Argentine. F.F. LEHNI rappelle qu'à l'issue de leur dernière rencontre, les deux internationales avaient décidé de maintenir les contacts et de tenir des réunions communes, au moins tous les deux ans. G. ANASTASSOPOULOS considère qu'il faut maintenir ces réunions, même si les résultats sont peu encourageants. Ne faudrait- il pas essayer de convaincre 10IJ d'adopter une position plus positive à l'égard de la protection des journalistes? Il conviendrait également de préparer ces rencontres sérieusement sur la base d'une liste précise des questions à discuter. Ceux qui ont l'expérience de ces rencontres devraient encore faire partie de la délégation de la FIJ: P. PARISOT, F.F. LEHNI, C. HERNLUND et T. BOGAERTS. C. HERNLUND estime que sans ces réunions, nous perdrions toute. possibilité d'évoquer des problèmes présentant un intérêt commun. Ch. PERLIK doute de l'opportunité de ces rencontres. T. MOE suggère que, pour commencer, nous proposions une nouvelle rencontre à l'OIJ. Nous pourrons commencer à établir une liste des sujets à discuter lorsque nous serons en possession d'une réponse positive.( Accord du Bureau) E b) Congrès de l'OIJ F.F. LEHNI signale que l'OIJ tiendra son 9ème Congrès dans le courant de cette année à Moscou et que la FIJ y sera sans doute invitée. Le Bureau décide que dans ce cas, la FIJ devrait accepter l'invitation de l'OIJ. F.F. LEHNI annonce encore que, selon la" News Letter" de 1'0IJ( juin 1980, I), les observateurs de cette organisation à notre dernier Congrès ont organisé à Athènes des rencontres alternatives avec des délégués de plusieurs organisations membres de la FIJ. Les participants à ces réunions ont échangé leurs opinions sur plusieurs problèmes professionnels et exprimé leur désir d'activer une coopération concrète. F.F. LEHNI n'a pas apprécié de tels procédés. 5. RELATIONS AVEC LA FNSI & F.F. LEHNI se réfère à la visite de la délégation de la Fédération na- s tionale de la presse italienne( FNSI) composée des confrères MURIALDI, AGOSTINI et BORSI, les 16 et 17 janvier 1981, au siège de la FIJ à Bruxelles. Le communiqué adopté à l'issue de cette visite a été diffusé auprès de tous les syndicats membres et dans" En Ligne Directe". La délégation italienne évoquera la question d'une affiliation de la FNSI à la FIJ lors de ses prochaines réunions statutaires. Un Congrès de la FNSI aura lieu cette année et le Bureau marque son accord pour que F.F. Lehni y participe en tant que représentant de la FIJ. 4 - 9- - Le secrétariat du Comité de Capri s'est réuni à Rome, les 4 et 5 février 1981 en vue de la préparation d'une nouvelle Rencontre internationale de journalistes européens, prévue pour la semaine du 21 au 25 septembre 1981, éventuellement dans la région de Trieste. La rencontre abordera les deux thèmes suivants:" L'état de la coopération en Europe en relation avec l'application de la 3ième corbeille de l'Acte d'Helsinki" et" Les télécommunications par satellites- les projets existants- les conséquences sur les journalistes, le droit à l'information, leur rôle dans le travail". La FNSI traitera du premier sujet tandis que M. Lemerle, représentant l'Union nationale des syndicats de journalistes en France, rédigera le rapport sur le second thème. Il a été convenu que les participants des organisations de journalistes à la rencontre, désireux de traiter d'autres problèmes, tels que les codes d'honneur, le secret professionnel, pourront introduire des rapports écrits. Une nouvelle rencontre préparatoire du secrétariat du Comité de Capri aura lieu en juin. 6. LA FIJ DANS LE TIERS MONDE a) dépliant de la FIJ Le SECRETAIRE GENERAL a reçu la visite à Bruxelles de Max ROLLAND, qui s'est documenté en vue de l'élaboration d'un projet de texte pour un dépliant sur la politique de la FIJ à l'égard du Tiers Monde. Le projet de ce texte sera transmis à M. Trifi et présenté au Bureau à la prochaine réunion. b) séminaires en Afrique T. BOGAERTS fait rapport sur les contacts qu'il a établis en vue de la tenue d'un séminaire pour journalistes africains, soit au Cameroun, soit en République centrafricaine. La question a été abordée avec des représentants de 1'Unesco qui semblent disposés à soutenir cette initiative. Ils ont marqué leur préférence pour un séminaire bilingue français/ anglais dont ils pourraient é- ventuellement financer la traduction simultanée. M. TRIFI propose un séminaire au Sénégal où nous pourrions avoir plus de chance de trouver une situation stable. P. PARISOT invite le secrétaire général à multiplier ses contacts en nars et avril afin de concrétiser l'un des deux projets et rechercher les fonds nécessaires, tant auprès de l'Unesco qu'auprès d'autres organismes internationaux tels que la CES ou la CEE. chaines. T. BOGAERTS se propose de se rendre à l'Unesco dans les semaines proM. TRIFI a évoqué avec les journalistes de différents pays du Maghreb la possibilité d'un séminaire de la FIJ dans le nord de l'Afrique. Les perspectives semblent toutefois peu encourageantes pour le moment. Le PRESIDENT invite M. Trifi à continuer ses efforts afin d'établir des contacts entre la FIJ et les journalistes des pays concernés en vue de 1'organisation d'un séminaire ou de la promotion des stages pour jeunes journalistes dans certains pays européens. E. SPOO signale qu'il a remis au secrétaire général une note sur les activités du comité Tiers Monde de la DJU qui prépare son 35ième séminaire en Allemagne. 10 A la demande de C. Hernlund, ce rapport sera diffusé par le secrétaire général. Répondant à une question de H. Crous, M. TRIFI précise que la Fondation Friedrich Naumann à Tunis se limitera à l'avenir à offrir des bourses. de recyclage aux journalistes. L'Institut de presse et des sciences de l'information qui dépend du Ministère tunisien de l'Information et où l'AJT est représentée par M. Trifi, souhaiterait établir des contacts avec la FIJ. Un groupe de 8 étudiants de cet Institut visitera prochainement Bruxelles et il s'adressera à la FIJ. On prévoit également une séance de travail avec des représentants du Ministère de l'Information et de l'Association des journalistes tunisiens pour examiner les problèmes posés par l'intégration dans la profession des jeunes diplômés de cet institut. P. PARISOT propose que M. CROUS contacte la Fondation Friedrich Naumann à Bonn au nom de la FIJ afin de savoir s'il existe une possibilité de coopération. ( Accord du Bureau) c) Contacts en Asie T. BOGAERTS précise que les délégués de la FIJ ont rencontré un représentant de la Confédération des journalistes de l'ASEAN à diverses réunion de l'Unesco à Paris. Certains contacts ont également été établis avec la" Indian Federation of Working Journalists". On avait espéré pouvoir les concrétiser lors d'un séminaire sur le nouvel ordre mondial de l'information à la Nouvelle Delhi auquel F.F. Lehni aurait pu participer. En l'absence d'informations précises ce projet n'a pu se réaliser. d) Contacts en Amérique latine ( i) congrès international à Caracas Le comité d'organisation de ce congrès, qui se tiendra à San Antonio de Los Altos près de Caracas du 25 au 31 octobre 1981, s'est réuni les 31 janvier et 1er février 1981. T. BOGAERTS, qui comptait y participer, n'a pu arriver à Caracas qu'après la réunion, mais il a été dûment informé sur les préparatifs en cours. La lettre d'invitation de la FELATRAP a été expédiée à toutes les organisations membres de la FIJ. De son côté, la FIJ enverra une lettre à ses organisations membres en leur recommandant de se faire représenter à ce congrès. On espère que les syndicats membres disposant de finances saines puissent eux- mêmes financer la participation de leur( s) délégué( s). Les conditions d'hébergement à 1 UTAL( Université des travailleurs d'Amérique latine) sont relativement simples, mais convenables. On demandera un droit d'inscription de 30% par personne pour le logement et la pension complète. Pour les personnes qui désirent disposer de logements plus luxueux, on étudiera la possibilité de les héberger dans un hôtel des environs. La ville de Caracas, située à 17 km de San Antonio offre également toutes les possibilités pour le logament, mais se posera alors le problème des transports( et des embouteillages). La FIJ est invitée à désigner des rapporteurs pour le thème n° 2" Le nouvel ordre international de l'information" et le thème n° 3 " Participation des travailleurs et du syndicalisme au nouvel ordre international de l'information". T. BOGAERTS propose pour le point 2 le concours d'un de nos amis africains et souhaite qu'un membre du Bureau de la FIJ puisse se charger du thème n° 3. 11 G. ANASTASSOPOULOS propose C. HERNLUND et K. ASHTON. Ces deux confrères se réfèrent à leurs engagements professionnels très absorbants mais C. HERNLUND accepte de faire le projet de l'exposé en coopération avec K. ASHTON. T. BOGAERTS précise que le congrès sera organisé par la FELATRAP et la CLAT, en coopération avec la FIJ et la CMT, sous les auspices de l'UNESCO. Face au scepticisme de Ch. PERLIK d'associer l'Unesco à cette initiative, le Bureau confirme qu'il n'est pas question de remettre en question notre coopération avec l'Unesco, décidée par plusieurs congrès de la FIJ. J. ROLDAN s'interroge sur la représentativité réelle de la FELATRAP tandis que E. SPOO n'est pas très heureux de voir la FIJ se ranger aux côtés de la Confédération mondiale du travail, qui a une couleur idéologique bien définie. T.. BOGAERTS situe le congrès de Caracas comme une des activités de la FIJ parmi tant d'autres. A d'autres occasions, nous coopérons avec d'autres centrales syndicales ou institutions. Il cite la dernière liste des organisations membres de la FELATRAP. ( ii) contacts avec l'IRO- FIET A l'occasion de son voyage au Venezuela, T. BOGAERTS s'est rendu à Willemstad, Curaçao, au siège de la centrale latino- américaine de la Fédération internationale des employés et techniciens, un secrétariat professionnel de la CISL. En juillet 1980, Max ROLLAND avait participé à un séminaire à San José( Costa Rica) organisé par l'IRO- FIET. Le secrétaire général de la FIJ a discuté avec les responsables de l'IRO- FIET de leur programme d'activités dans le domaine de l'information, et les possibilités de coopération: participation à un périple dans divers pays latino- américains en vue de l'organisation d'une série de petits séminaires auxquels la FIJ serait invitée à envoyer un représentant. Répondant à une question de C. Hernlund, CH. PERLIK précise que le judget disponible pour ces activités devrait être utilisé avant la fin du mois de mars 1981. Le délégué de l'IRO- FIET se trouve déjà en Amérique latine pour préparer ces séminaires et il espère que la FIJ participera à cette initiative, comme elle l'a déjà confirmé par écrit à l'IRO- FIET. L'IRO- FIET souhaite que la FIJ puisse couvrir les frais de voyage de son représentant mais elle trouvera sans doute le moyen d'intervenir dans ces frais si la FIJ en fait une condition. ( rastera A une question de M. TRIFI, T, BOGAERTS précise que l'IRO- FIET ne compte, pour le moment, aucun syndicat de journalistes dans ses membres. Dans le cadre général de ses activités, elle s'intéresse également aux problèmes relatifs à la liberté de la presse et au syndicalisme dans la profession. Comme l'offre semble dépassée en ce qui concerne le périple et que les engagements professionnels de M. ROLLAND 1'empêchent notamment de représenter la FIJ, le PRESIDENT propose que J. ROLDAN représente la Fédération à 1'un ou l'autre des séminaires de l'IRO- FIET. Le secrétaire général s'informera dès son retour à Bruxelles de la date de ces séminaires. - 12 - E. SPOO appuie la proposition du président et pense que J. Roldan, de par sa connaissance de la langue espagnole et des situations en Amérique latine, est la personne idéale pour nous représenter. S'il existe cependant un danger pour l'image de marque de la FIJ de coopérer avec certaines personnes impliquées dans ce programme du fait de leurs activités dans le passé, pourquoi ne pas le dire clairement. Si l'IRO- FIET ne représente aucune organisation de journalistes en Amérique latine et compte se notre appui, nous devrions savoir jusqu'où nous nous engageons. prévaloir de M. ROLDAN demande de ne pas ouvrir un débat sur des questions de personnes. Il serait heureux de représenter la FIJ en Amérique latine, mais il désire le faire au nom de la FIJ seule. Jo Le PRESIDENT soumet au vote la proposition de participer aux sé- atminaires de l'IRO- FIET pour autant que nous puissions trouver une personne 23 on disponible pour nous représenter. Friedrich Hau( unanimité avec une abstention) ( iii) Mission indépendante de la FIJ en Amérique latine Le PRESIDENT propose que la FIJ fasse, avant la fin de l'année, et indépendamment de tous les autres projets en Amérique latine et des autres organisations, une mission d'information en Amérique latine. E. SPOO et J. ROLDAN appuyent cette proposition. M. TRIFI pense que si la FIJ disposait de suffisamment de moyens financiers ce serait certainement la meilleure solution. La proposition est adoptée à l'unanimité. Ch. PERLIK rappelle pour finir que l'IRO- FIET accepte de se joindre à la déclaration commune FIJ-- FELATRAP. e) Fédération des journalistes arabes : Suite aux instructions du Bureau de la FIJ( Oslo, novembre 1980), M. TRIFI a pris des contacts avec la Fédération des journalistes arabes pour leur proposer une rencontre de deux délégations restreintes. Le secrétaire général de la FJA a marqué son accord et il laisse à la FIJ le soin de décider du lieu et de la date de cette réunion. G. ANASTASSOPOULOS propose une rencontre entre des délégations de 4 ou 5 personnes chacune. On pourrait la tenir en marge de notre réunion du Bureau en novembre/ décembre 1981. ( Accord du Bureau). 7. UNESCO a) La protection des journalistes-( réunion consultative à Paris, 16-18/ 2/ 81) Le PRESIDENT et le secrétaire général font rapport sur cette réunion ( voir rapport du secrétaire général en annexe). Après un long débat, le BUREAU, sur proposition de P, PARISOT, décide: ( i) d'informer les organisations membres sur la réunion de Paris et de demander leurs suggestions en vue de l'organisation de la table ronde; ( ii) d'inscrire le thème de la protection des journalistes à l'ordre du jour de la réunion du comité exécutif de 1981; -- 13 ( iii) de charger le secrétaire général de consacrer une grande partie de son temps à la préparation de cette table ronde, avec les consultations et déplacements que cela comporte; ( iv) d'adopter la résolution suivante( unanimité) T " Le Bureau de la FIJ, réuni à Hambourg( 25-28 février 1981), après avoir entendu un rapport du président Paul Parisot et du secrétaire général Théo BOGAERTS de la dernière réunion à Paris ( 16-18 février 1981) sur la protection des journalistes, organisée par l'Unesco, décide: 1°) de confirmer la position de la FIJ sur la protection des journalistes telle qu'elle avait été approuvée par le Congrès d'Athènes( 1981) et exprimée à Paris par le président et le secrétaire général. 2°) de charger le secrétaire général de demander à l'Unesco qu'un représentant de l'IIP soit invité à participer aux prochaines discussions table ronde; 3°) de charger le secrétaire général d'envoyer à toutes nos organisations affiliées le communiqué et un rapport sur la réunion de Paris et de demander leurs commentaires% 3B 4°) d'inscrire à l'ordre du jour de la réunion du Comité exécutif à Helsinki une discussion sur la protection des journalistes et d'inviter le Comité exécutif à définir les points de vue de la FIJ sur tous les aspects de la question; 5°) d'exprimer, sans porter atteinte à la liberté d'expression quelle qu'elle soit, son regret du fait que certains compte rendus journalistiques erronés sur la réunion de Paris ont créé une impression inexacte concernant les prises de position de la FIJ ainsi qu'une confusion sur le résultat de la réunion". ( le projet de cette résolution a été rédigé par G. ANASTASSOPOULOS et K. ASHTON sur base d'une proposition du PRESIDENT) A la demande de T. MOE, le Bureau charge le secrétaire général d'écrire à l'Unesco pour leur demander d'inviter également l'IIP à la table ronde. b) Réunion consultative des organisations professionnelles internationales et régionales Cette réunion, la troisième de son genre, après une première à Paris en avril 1978 et une deuxième à Mexico en avril 1980( boycottée par la FIJ à cause de la non- invitation de la FELATRAP), devrait se tenir à Prague, avant la table ronde sur le rapport MacBride à Stockholm. Les thèmes à discuter comprendraient la déclaration de Mexico et la déclaration de l'Unesco sur les mass media, la situation socio- économique des journalistes dans le monde et la préparation de la table ronde de Stockholm. La FIJ attend des informations supplémentaires sur cette réunion. 14 - c) Table ronde sur le rapport MacBride C. HERNLUND informe le Bureau que le comité suédois de l'Unesco, en coopération avec le syndicat suédois des journalistes, organisera une table ronde, programmée lors de la conférence générale de l'Unesco à Belpou grade. Elle aura lieu à Stockholm, soit la semaine du 14 au 17 septembre 1981 ou soit la semaine précédente. Les thèmes de discussion n'ont pas ennotcore été déterminés avec précision. En tout cas, il ne s'agira pas de la protection des journalistes en mission périlleuse. d) Consultation internationale sur le programme de communication de 1'Unesco( réunion à Paris, du 19 au 21 février 1981) Le SECRETAIRE GENERAL a représenté la FIJ à cette réunion consacrée à la discussion du plan d'activités à moyen terme 1984-1989 de l'Unesco en matière de communication. Les propositions de la FIJ, qui s'inspiraient de plusieurs recommandations du rapport MacBride, portaient sur la liberté rédactionnelle, l'accès aux sources de l'information, la suppression de la censure, les concentrations, la création et le fonctionnement de syndicats de journalistes. 8. RELATIONS FIJ- FGI E. SPOO rappelle qu'après l'organisation par la FIJ et la FGI, d'une conférence européenne sur les concentrations et les techniques nouvelles dans la presse( Berlin, du 13 au 15 novembre 1978), il avait été décidé d'établir une coopération plus étroite entre la FIJ et la Fédération graphique internationale, concrétisée par la création du comité mixte FIJ- FGI. Un troisième sujet de préoccupation commune devient de plus en plus alarmant: l'information diffusée par satellites. Nous ne disposons jamais d'assez d'appuis et d'informations pour la lutte à laquelle doivent se préparer nos syndicats. Ne pourrait- on pas songer à une nouvelle conférence commune sur ce thème particulier? K. ASHTON signale que le contact est maintenu au niveau du comité mixte dont il est le coordinateur pour la FIJ, mais que ce nouveau problème n'y a pas encore été évoqué. Il est cependant en contact avec M. Kaufmann de la FGI en vue de l'organisation d'une nouvelle rencontre du comité mixte. G. ANASTASSOPOULOS considère que la question devrait être abordée dès que possible. Les organisations membres devraient être invitées à fournir leur documentation à ce sujet. K. ASHTON et son groupe de travail pourraient étudier cette documentation. NESCO Ch. PERLIK voudrait savoir où en est l'étude sur les nouvelles techniques entreprise par le groupe de travail et quels sont les accords conclus par les syndicats membres à ce sujet. K. ASHTON demande de ne pas mêler deux choses différentes: d'une part le comité mixte FGI- FIJ et d'autre part le groupe de travail de la FIJ, interne à la Fédération. Il a apporté avec lui le rapport de l'enquête sur les nouvelles techniques dont avait été chargé le groupe de travail par le congrès d'Athènes. Dans sa lettre d'accompagnement aux syndicats membres, il demandera d'une part des informations sur la transmission de l'information par satellites et, d'autre part, les copies des accords conclus avec les typographes de leur pays. ( Accord du Bureau) - 1 Le Bureau considère qu'il serait utile d'avoir d'abord une première idée des problèmes que pose la transmission de l'information par satellites aux journalistes avant d'en discuter avec la Fédération graphique internationale. Il appartient à K. ASHTON et à son groupe d'en décider et d'établir les contacts utiles avec la FGI. 9. ENQUETES PROFESSIONNELLES M. CROUS, qui a été chargé de l'élaboration d'un questionnaire sur le droit d'auteur des journalistes en ce qui concerne les émissions de radio et de télévision, en particulier celles transinises par cable at par satellites, télétextes ou d'autres nouveaux systèmes de télématique, attire l'attention sur la complexit.é du problème. Nous devrions nous adresser à nos nouveaux collègues de la RFFU qui disposent d'une expérience précieuse en la matière. D'ailleurs, la situation est encore peu claire au niveau des différents pays. Il s'efforcers de présenter un projet de questionnaire à la prochaine réunion du Bureau, Le rapport de W. KLINKENBERG sur la liberté rédactionnelle sera imprimé dans le prochain bulletin INFORMATIONS FIJ. Huit réponses ont été reçues jusqu'à présent à l'enquête relative au droit d'auteur sur les photocopies dont T. MOE s'est engagé à faire le rapport. Le questionnaire sur le secret professionnel, rédigé par G. ANASTASSOPO LOS, sera expédié incessamment par le secrétariat de la FIJ. E. SPOO fait remarquer que l'enquête sur le droit d'auteur des journalistes en rapport avec les transmissions par satellites n'envisage qu'un seul aspect d'un problème auquel les syndicats de journalistes devront faire face les années à venir. Ne devrions- nous pas envisager une enquête plus large, couvrant également les aspects juridiques et économiques du problème? F.F. LEHNI pense que les capacités sont limitées tant du secrétariat de la FIJ que des syndicats membres; l'Union des syndicats de journalistes de France s'est proposée de présenter un rapport à ce sujet à la prochaine Rencontre européenne des journalistes. Il conviendrait d'attendre ce rapport et de prendre une décision ensuite, G. ANASTASSOPOULOS estime que nous devrions laisser à notre groupe de travail" nouvelles techniques" le soin de réfléchir à la question et de faire des propositions en temps opportun. 10. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS NATIONALES DE JOURNALISTES a) Fédération professionnelle des journalistes du Quebec demande du statut de membre associé à la FIJ LE PRESIDENT a participé comme observateur au congrès de la FPJQ en décembre 1980. Ch. PERLIK rappelle le lettre adressée le 23 février 1981 à la FIJ par la section canadienne de la Guild dans laquelle celle- ci s'oppose à l'admission de la FPJQ au sein de la FIJ, sous quelque forme que ce soit, pour les raisons suivantes;( 1) la FPJQ ne se considère pas comme un syndicat de journalistes;( 2) elle n'appartient aucune confédération syndicale nationale; ( 3) son activité ne consiste pas, même incidemment, dans la négociation collective de conditions en faveur de ses membres;( 4) il n'entre pas dans ses objectifs de mener un jour des négociations collectives avec les employeurs; ( 5) elle admet des employeurs;( 6) elle est une organisation régionale et non nationale. La FIJ ne peut se départir de quelques principes de base qui doivent la guider lans l'examen des demandes d'admission. Même si une organisation ne mène pas de négociations collectives au moment de son admission à la FIJ, elle doit au moins tendre vers ce but. Nous avons déjà refusé toute une série d'autres demandes parce que les organisations en question comprenaient également des employeurs( Institute of Journalists en Grande- Bretagne, l'Association des journalistes turcs, de Taipeh, etc.). P. PARISOT fera parvenir aux membres du Bureau et du Comité exécutif un rapport sur sa visite au Québec et sur l'échange de correspondance qu'il a eu avec la FPJQ. Il tient cependant à préciser qu'une erreur d'inter prétation linguistique a fait dire à Ch. Perlik que la FPJQ comprend des employeurs alors qu'il s'agit effectivement de rédacteurs en chef. Il est un fait que les journalistes francophones du Canada ne sont pas représentés au sein de la FIJ et, malheureusement, leur organisme syndical n'a pas demandé son adhésion. Aucun journaliste de la presse francophone du Québec n'est à la Newspaper Guild. Il propose de faire part de la lettre de la Guild à la FPJQ et de demander leurs commentaires. D M. PERLIK signale qu'aux congrès de la Newspaper Guild au Canada, on utilise une traduction simultanée en français, ce qui démontre bien la parti* cipation des francophones. Si la demande était venue de la part de l'organisme syndical, la Guild pourrait difficilement s'y popposer, mais elle s'oppose à l'entrée à la FIJ de sociétés professionnelles. Il accepte que les objections de la Guild soient communiquées à la FPJQ et propose de transmettre la demande d'admission au comité exécutif de la FIJ, sans recommandation de la part du Bureau. ( Accord unanime) b) Union of Zimbabwe Journalists ( demande d'affiliation) Une demande d'affiliation en bonne et due forme, accompagnée des statuts du syndicat, a été introduite à la FIJ. K. ASHTON serait heureux que la FIJ puisse admettre ce syndicat, s'il est vraiment représentatif. Nous savons que des contacts ont été établis entre la" Union of Zimbabwe Journalists" et la" Zimbabwe Union of Journalists" ( une organisation regroupant les journalistes qui travaillaient en exil et qui n'est pas enregistrée au Zimbabwe) en vue d'une éventuelle réunification. Il est difficile de faire une recommandation au comité exécutif avant de connaître le résultat de cette réunion( prévue pour le 28 mars 1981). Ch. PERLIK propose de transmettre une recommandation favorable à la réunion du Bureau à Helsinki. Il faudrait éviter entre- temps de donner à la " Union of Zimbabwe Journalists" 1'impression de vouloir freiner leur désir de se joindre à la FIJ. Le PRESIDENT propose que le Bureau charge le secrétaire général d'écrire à la" Union of Zimbabwe Journalists"( 1) que leur demande d'affiliation a été évoquée au Bureau et que celui- ci a émis un préjugé préalable favorable( 2) que nous lui demandons de nous informer de tout fait nouveau et en particulier des résultats de la réunion du 28 mars 1981( Accord unanime). A la suggestion de M. TRIFI," En Ligne Directe" sera envoyé à la " Zimbabwe Union of Journalists". 17 - c) Espagne:" Federación de Papel, Artes Graficas y Información de Comisiones Obreras"- demande du statut de membre associé Le congrès de la FIJ, réuni à Athènes, avait chargé le secrétariat de demander de plus amples informations à ce syndicat. Celui- ci précise dans sa lettre du 1/11/81 qu'il demande le statut de membre associé à la FIJ pour des raisons économiques. Toutefois, ajoute la lettre," si la FIJ nous garantit que l'UGT n'exercera pas son droit de véto à l'admission de notre organisation comme membre affilié de plein droit à la FIJ, nous sommes absolument disposés à négocier cette admission avec un représentant du comité exécutif de la FIJ, tout en tenant compte de notre situation économique. En comptant sur votre. compréhension, nous nous permettons de vous demander que, au cas où cette proposition vous semble acceptable, M. José Luis ROLDAN, votre membre du comité exécutif représentant l'UGT, soit désigné comme interlocuteur de la FIJ pour ces négociations". M. PERLIK propose que le secrétaire général écrive aux CC.00. pour leur dire:( 1) que l'UGT ni aucun autre syndicat membre de la FIJ ne dispose d'un droit de véto contre l'admission d'un quelconque syndicat à la FIJ;( 2) que le Bureau accepte que J. ROLDAN soit le porte- parole de la FIJ afin d'étalir quel statut les Comisiones Obreras désirent obtenir à la FIJ et pour demander quelle est leur situation financière. Sur proposition de F.F. LEHNI, le Bureau décide que, dans sa lettre aux CC.00., le secrétaire général de la FIJ ajoute également que, aux termes du Titre X, article Ier des statuts de la FIJ, chaque syndicat membre paye la cotisation qui correspond à son statut à la Fédération. Les syndicats affiliés payent plus mais, en contrepartie, ils disposent du droit de vote que ne possèdent pas les syndicats associés. Nous n'avons aucune possibilité de négocier des conditions spéciales. ( Les trois points sont adoptés à l'unanimité) d) Espagne:" Federación de Asociaciones de Radio y Televisión" - demande du statut de membre associé J. ROLDAN, qui a déjà quitté Hambourg, a laissé une note précisant que cette demande recèle des contradictions: d'abord, l'association déclare ne pas être un syndicat, alors qu'en Espagne, elle a déposé ses statuts en tant qu'organisation syndicale. D'autre part, elle regroupe les techniciens e radio et de télévision et donc pas les journalistes. C. HERNLUND propose de remettre la discussion jusqu'à Helsinki, lorsque J. ROLDAN sera présent. M. TRIFI et T. MOE estiment qu'il ne faut pas admettre cette association à la FIJ. Le PRESIDENT met au vote la proposition qu'il appuie, de remettre la discussion au comité exécutif à Helsinki( 4 voix pour et 4 voix contre, celle du président étant prépondérante).. 11. LIBERTE DE LA PRESSE Turquie G. ANASTASSOPOULOS donne des détails sur la situation difficile dans laquelle travaillent les journalistes et leur syndicat en Turquie. Nous devons rester prêts à envoyer une mission sur place au moment où nos amis turcs le 18 - désireraient. Les pressions subtiles, discrètes, mesurées et constantes de la FIJ sont très utiles. Le BUREAU demande au secrétaire général d'écrire une nouvelle lettre aux autorités pour exprimer notre inquiétude et confie à la présidence le soin de décider quelle publicité l'on donnera aux interventions de la FIJ. Suède C. HERNLUND évoque le conflit qui opposa les journalistes à leurs employeurs pour le règlement de leur droit d'auteur et des heures de travail. Il adressera une note détaillée à la FIJ qui pourra paraître dans" En Ligne Directe". solidarité. Il remercie la FIJ et les syndicats membres de leur témoignage de Egypte M. TRIFI rapporte que le président du Syndicat des journalistes égyptiens a été arrêté avec plusieurs collègues pour des articles critiques vis- à- vis de la politique du gouvernement. Il a été provisoirement libéré sous caution. Il invite la FIJ à protester et à exprimer sa solidarité avec les journalistes poursuivis. ( Accord du Bureau) Soudan & M. TRIFI annonce que l'Association des journalistes du Soudan a été dissoute après des élections dont les résultats déplaisaient aux autorités du pays. Les associations de journalistes de la Fédération des journalistes arabes ont décidé de boycotter les nouveaux dirigeants de l'Association des journalistes du Soudan, nommés par les autorités, jusqu'à ce que les dirigeants légitimement élus puissent assumer leurs responsabilités. La FIJ est invitée à témoigner sa solidarité avec les collègues démis( accord). Allemagne RFA E. SPOO informe le Bureau que le président de la section locale de la Deutsche Journalisten- Union à Nürnberg, Klaus SCHLESIGER, a été licencié sans préavis au journal" Nürnberger Nachrichten". Lors d'entretiens privés avec le président de la police de la ville, il avait posé à cel ui- ci quelques questions critiques sur le" traitement" de contremanifestants lors d'une démonstration néo- fasciste. Les néofascistes avaient été protégés, les manifestants maltraités. Le président de la police a fait part à l'éditeur du journal des " questions critiques" du journaliste. Sans en référer aux organes compétents au sein de l'entreprise, l'éditeur décida d'affecter le collègue Schlesiger à une rédaction extérieure. Les protestations du conseil d'entreprise et de collègues n'y firent rien. Entre- temps, la section locale de la DJU avait organisé une rencontre avec le parti social- démocrate pour discuter avec les rédacteurs des problèmes au journal. Ayant reçu un procès- verbal de cette réunion, la direction du journal licencia le collègue Schlesiger sans préavis. La DJU considère ce licenciement comme une atteinte flagrante à la liberté de la presse. Elle a protesté énergiquement et elle accorde une assistance en justice au collègue Schlesiger. - 12 - Sur proposition de E. SPOO, le Bureau adopte à l'unanimité la résolution suivante: 16-8 " Le Bureau de la FIJ, réuni à Hambourg du 25 au 28 février 1981, a pris connaissance du licenciement sans préavis du collègue de la DJU Klaus SCHLESIGER, journaliste du" Nürnberger Nachrichten". " Après avoir examiné ce cas, le Bureau de la FIJ invite instamment la direction du" Nürnberger Nachrichten" d'annuler immédiatement ce licenciement et de réintégrer Klaus SCHLESIGER dans la fonction qu'il occupait précédemment. Le Bureau de la FIJ considère que ce licenciement constitue une violation. grave des libertés syndicales et de la liberté de la presse".. Egalement sur proposition de E. SPOO, amendée par H. CROUS, le Bureau adopte à l'unanimité la résolution suivante: " Le 18 février 1981, le gouvernement du Schleswig- Holstein a annoncé aux membres de la conférence de presse du Land à Kiel que des autorisations spéciales seraient accordées aux journalistes désireux de couvrir les manifestations du 28.2.81. contre la centrale nucléaire de Brokdorf. Les journalistes concernés devaient introduire une demande auprès du gouvernement du Land en indiquant le journal, la revue ou la station de radio pour lesquels ils désiraient faire le reportage. " Cela signifie que les journalistes non munis de cette autorisation seront refoulés au barrage de la police, même s'ils sont porteurs d'une carte de presse en règle. Cette mesure frapperait surtout les étrangers, mais également les collègues allemands, qui ne font pas partie de la conférence de presse du Land à Kiel. " Le Bureau de la FIJ, réuni du 25 au 28 février 1981 à Hambourg. a pris connaissance de cette procédure. La FIJ proteste contre le fait que le gouvernement du Schleswig- Holstein s'arroge le droit de choisir les journalistes qui peuvent couvrir un événement d'intérêt public. Ce procédé, qui dévaluerait la carte de presse et équivaudrait à un contrôle de l'Etat sur la couverture donnée à un événement dans les media, serait incompatible avec le droit fondamental à la liberté de l'information". Afrique du Sud Le SECRETAIRE GENERAL rappelle l'article Ier, paragraphe e) du programme d'activités 1980-82, adopté par le congrès d'Athènes en 1980: " Organiser chaque année une journée d'action de la FIJ afin d'attirer l'attention des membres des syndicats affiliés et du public sur la situation des journalistes, du journalisme et du syndicat des journalistes dans un pays déterminé, où ils sont opprimés. Une journée d'action de ce genre devrait comprendre des veillées et une présence devant les ambassades, des réunions publiques, la distribution de tracts et la diffusion d'affiches et de publicité dans les journaux syndicaux. Cette journée d'action devrait avoir lieu dans la même semaine dans tous les pays", - 20 - Le comportement scandaleux des autorités sud- africaines à l'égard des journalistes noirs et, plus particulièrement, à l'égard des militants de la MWASA, ne pourrait- il faire l'objet d'une campagne internationale et, notamment, de la" journée d'action" prévue au programme d'activités? K. ASHTON rappelle qu'il avait été refoulé à l'aéroport de Johannesburg et remercie la FIJ et ses syndicats membres des protestations émises à cette occasion. Outre les journalistes actuellement " interdits", une quarantaine d'autres sont cités en justice pour des raisons diverses. Il conviendrait de renforcer notre campagne de solidarité avec les collègues d'Afrique du Sud. Tous les syndicats membres devraient assurer une large publicité aux informations sur les persécutions, la censure des dépêches vers l'étranger, et faire pression sur les journaux pour qu'ils n'acceptent pas la publicité en provenance du gouvernement d'Afrique du Sud, etc. T. BOGAERTS suggère que les syndicats membres organisent des conférences de presse, soit seuls, soit avec d'autres organismes syndicaux et humanitaires. On pourrait aussi faire des interventions auprès des ambassades d'Afrique du Sud, faire signer des pétitions, envoyer des protestations, etc. Il faudrait concentrer cette campagne sur une ou deux emaines. LE PRESIDENT propose que le secrétaire général fasse une circulaire à l'intention des syndicats membres et constitue un dossier, en coopération avec K. ASHTON. Il leur appartiendrait également de fixer le moment le plus approprié pour cette campagne.( Accord du Bureau) Argentine ( CREDEN Suite à la décision du Bureau de la FIJ( novembre 1980), le secrétaire général a envoyé le 27 novembre 1981 une lettre circulaire aux syndicats membres pour demander leur participation financière à une annonce dans le journal argentin CLARIN en faveur de la libération des cent journalistes détenus ou disparus en Argentine. la FIJ: Les dons suivants ont été promis( et déjà partiellement versés) à (*) Suède Norvège. Sw, Cr. 5,000 US$ 200 ( 35.887 FB ( 6.000 FB) AIIemagne DJV DM (*) Allemagne DJU US$ 200 400( ± 6.400 FB) ( 6.681 FB) Belgique 5.000 FB (*) Suisse FSJ FS 500 ( 8.760 FB) Grèce 10.000 FB Gde- Bretagne France CFDT (*) Tunisie FF Din. 100( 7.500 FB) 3.500( 24.500 FB) 50 ( 3.500 FB (*) Portugal US$ 100 ( 3.392, FB) France- FO FF 1.000( ± 7.000 FB) Les dons marqués d'une astérisque ont déjà été versés à la FIJ. 62 FEDER - 21 - L'annonce n'a pas encore parus. Le journal désire se couvrir contre l'intervention des autorités et demande l'engagement par écrit avec signatures légalisées de dix membres de la FIJ. Les démarches nécessaires sont en cours et le PRESIDENT espère que tout pourra être réglé très prochainement. La FIJ d'ores et déjà a versé un montant de FB 100.134.- au correspondant du " CLARIN" à Paris. 12. REUNIONS DE LA FIJ Comité exécutif Des informations sur la réunion du Comité exécutif de la FIJ à Helsinki ( 18-22 mai 1981) ont été expédiées aux syndicats membres le 20 février 1981. Réunions du Bureau Le Bureau se réunira la veille du Comité exécutif, le dimanche 17 mai 1981. La réunion de l'automne aura lieu fin novembre ou début décembre. Congrès 1982 F.F. LEHNI annonce que le comité d'organisation du congrès se réunira une première fois en mars 1981. Il a été proposé de tenir le congrès à Lugano ( Suisse) dans la semaine du 17 au 22 mai 1982. * * * Le BUREAU remercie G. ANASTASSOPOULOS qui, au nom de l'Union des rédacteurs des journaux quotidiens d'Athènes, a fait don à la Fédération d'un album contenant des photos ainsi que des articles de presse concernant le congrès de la FIJ à Athènes( 12-16 mai 1980). Le PRESIDENT clôture la réunion et F.F. LEHNI remercie E. SPOO de la bonne organisation de la réunion. Estórisque ont 200 500 ( 8.) ( 3. de vobanactuellement I 95 Foad LIT FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUXELLES - Belgique par le RAPPORT Janvier 1982 Réunion du Bureau de la FIJ Bruxelles, du 21 au 23 novembre 1981 La 53e réunion du Bureau de la Fédération internationale des journalistes s'est tenue du 21 au 23 novembre 1981 à Bruxelles, au siège de la FIJ, sous la présidence de Paul PARISOT. INDEX Participants Situation financière p. 1 caid Politiques de l'information P. 1 Réunions de la FIJ a Avant- projet de Lars Thalén Déclaration de Talloires .p. 4 p. 4 P. 6 a) Congrès mondial à Lugano p. 6 Missions en Extrême- Orient b) Prochaines réunions du Bureau Collaboration F.F. Lehni à la FIJ p. 6 p. 7 p. 7 side a Chino p. 7 b) Japon p. 7 c) Corée du Sud p; 8 Congrès de 10IJ p. 8 Egypte Fédération des journalistes arabes p. 9 p. 11 Amérique latine p. 12 Liberté do la presse p. 12 a) Espagne p. 15 Norvège b) Rép. Fédérale d'Allemagne P. 15 p. 16 d) Turquie p. 16 Afrique du Sud P. 17 Programme d'activités 1982-1984 Relations avec la FNSI p. 17 p. 18 Groupes de travail de la FIJ p. 18 a Nouvelles techniques b) Liberté rédactionnelle c) Liberté de la presse p. 18 p. 18 p. 19 Commission Tiers Monde p. 19 Unesco p. 19 Enquêtes professionnelles a) Protection des journalistes b) Rapport McBride p. 19 p. 19 p. 20 Demandes d'adhésion p. 20 Divers p. 21 p. 21 PARTICIPANTS - 2 13. Paul PARISOT, président... Franz- Félix LEHNI, Ier vice- président et commissaire aux comptes Charles A. PERLIK, Jr., 2d vice- président Georges ANASTASSOPOULOS, conseiller Kenneth ASHTON ,. conseiller Carl H. HERNLUND, conseiller alex Trygve MOE, conseiller José- Luis ROLDAN, conseiller Eckart SP00, conseiller Théo BOGAERTS, secrétaire général Marie- Anne PAQUET, adjointe du secrétaire général Observateur: Enrico MORRESI, président de la Fédération des journalistes suisses, pour le point III a) à l'ordre du jour. Excuse Mokhtar TRIFI, retenu à Tunis par l'assemblée générale de 1'AJT. Absent: Arieh ZIMUKY. LE PRESIDENT ouvre la réunion et fixe l'ordre du jour en fonction des propositions faites par divers participants. 1. SITUATION FINANCIERE a) Situation générale bull ub Le commissaire aux comptes présente une estimation des dépenses en 1981 comparées aux revenus au cours du même exercice et prévoit que nous terminerons 1'année avec un déficit d'environ 115.000 FB. Pour la première fois, 5% du revenu des cotisations de l'année doivent être versés à la réserve d'entraide créée sur décision du congrès d'Athènes. Les dépenses supplémentaires non budgétées de l'année 1981 concernent principalement les frais de voyage pour les missions en Extrême- Orient et au Vénézuela. Conformément à la décision du Congrès d'Athènes, la cotisation sera portée de 60 à 65 FB ON 1. 2 bis- par an et par membre a dater du 1er janvier 1982. Cette augmentation nous permettra de rééquilibrer la situation financière, mais elle ne nous permettra pas de programmer des projets impliquant une intervention financière nouvelle. b) Cotisation AJT- Tunisie et MWASA- Afrique du Sud Les deux syndicats, dont la cotisation annuelle s'élève respectivement à 9.000 et 6.000 FB demandent une exonération partielle du payement de leur cotisation, l'AJT de 50%, la MWASA de 75%. Sur proposition du Commissaire aux comptes, le Bureau décide d'appliquer le règlement adopté par le Comité exécutif à Helsinki( mai 1981) pour le fonctionnement de la réserve d'entraide, à savoir:" Il sera demandé à ce syndicat de présenter son bilan de fin d'année au Bureau, de même que les dispositions prises en vue d'assurer une situation financière plus saine". Le commissaire aux comptes évrira aux deux syndicats concernés. Le Bureau examinera la question à sa prochaine réunion. c) Billet d'avion Madrid- Helsinki- Madrid- J.L. ROLDAN Le syndicat affilié UGT demande l'intervention de la réserve d'entraide pour le remboursement du billet d'avion de J.L. ROLDAN au Comité exécutif à Helsinki. A la demande des collègues espagnols et compte tenu de leurs difficultés financières, la FIJ avait accepté d'avancer l'argent pour 1'achat de ce billet, étant entendu que cette somme serait remboursée dès que possible par l'UGT. Le Bureau est unanime pour considérer que la réserve d'entraide a été créée dans un but bien défini et qu'une dérogation de ce genre n'est aucunement justifiée. Le commissaire aux comptes est dès lors chargé de réclamer le remboursement du ticket d'avion à l'UGT. d) Arriérés de cotisations du SNJ( France) Le La SNJ n'a pas payé ses cotisations de l'année 1980( 110.000 FB) et 1981( 120.000 FB) de même qu'un reliquat de l'année 1979( 22.500 FB). commissaire aux comptes attire l'attention du Bureau sur ce poste et sur la nécessité de clarifier la situation de ce syndicat au sein de la FIJ. Tant qu'une décision statutaire n'aura pas été prise en la matière, ces sommes doivent rester inscrites a l'actif de notre bilan. .: G. ANASTASSOPOULOS estime que nous devons faire un effort pour élucider la situation. Au besoin, lui- même ou Ken Ashton pourraient se rendre à Paris pour rencontrer les dirigeants du SNJ et avoir une discussion franche avec eux. K. ASHTON rapporte que des membres de la NUJ ont contacté le SNJ au moment d'une visite à Paris et y ont appris que le congrès du SNJ aurait décidé de maintenir son appartenance à la FIJ. Il promet aussi de se renseigner plus en détail et de faire rapport au secrétaire général. e) Impression d'En Ligne Directe F.F. LEHNI a reçu plusieurs offres pour l'impression d'un bulletin mensuel de huit pages, format DA4 dont la plus avantageuse( Editions PRIKKEN) 3 - s'élève à ± 45.000 FB par numéro, pour 1.000 exemplaires anglais, 900 français et: 500 espagnols, l'expédition étant assurée par la FIJ. Ceci suppose: un budget annuel d'environ 500.000 FB pour onze numéros. Il était impossible, dans les conditions actuelles, de libérer ce montant dans le budget de la FIJ. En réponse à E. Spho, F.F. LEHNI précise que l'En ligne directe en allemand n'est envoyé actuellement qu'à 52 adresses et que ce nombre ne justifierait pas une édition imprimée très coûteuse. A T. MOE regrette de devoir abandonner le projet d'un bulletin mensuel imprimé. Il serait tenté de donner le feu, vert pour le 1er janvier 1982 quitte à mettre le congrès au pied du mur pour trouver les fonds nécessaires à son financement. G. ANASTASSOPOULOS tout en partageant les regrets de T. Moe, ne croit pas en une solution forcée, Il faut inviter la commission" Finances" du congrès à se pencher sur ce problème et à proposer une solution, par exemple, en prévoyant une augmentation de la cotisation destinée spécifiquement à ce projet. vby a Surproposition de P. Parisot, F.F. LEHNI et G. ANASTASSOPOULOS sont chargés. de présenter à la prochaine réunion du Bureau une: proposition chiffrée, que ons transmettrait en tant que recommandation au congrès ( Accord du Bureau) a Entre- temps, la FIJ continuera à publier le bulletin ronéotypé mensuel sous sa forme actuelle. sma af) Pension complémentaire pour journalistes F.F. LEHNI informe le Bureau que le système de pension complémentaire, instauré au profit des journalistes professionnels belges depuis 1971, avait été négligé par la FIJ en ce qui concerne son secrétaire général parce que nous n'en avions pas été informés en temps opportun. Des contacts bnt été établis pour effectuer le rachat de cette pension. Le montant des arriérés s'élèverait à environ 210.000( dont 1/3 serait à charge de T. Bogaerts). Le commissaire aux comptes: espère que la FIJ ne devra pas payer l'amende pour C la non- cotisation à cette caisse obligatoire. Pour le. règlement des arriérés, le commissaire aux comptes propose de faire un emprunt sur la réserve d'entraide, qui devrait être remboursé en trois ans( 1981-1982 et 1983). Comme d'autre part, T. Bogaerts complètera ses 30 ans de service à la FIJ en 1982, F.F. LEHNI propose que la FIJ prenne à sa charge de tiers incombant au secrétaire général en guise de geste de reconnaissance à son égard( c'est- à- dire environ le montant, d'un salaire mensuel net). ( Accord du Bureau) g) La secrétaire de la FIJ, Christiane DENIS, ayant accompli dix ans de service en novembre 1280, le commissaire aux comptes propose de lui accorder une gratification équivalant aux 2/5 de son salaire net. h) Rapports des réunions de la FIJ ( Accord du Bureau) Ch. PERLIK se plaint d'avoir reçu le rapport de la réunion du Comité exécutif( Helsinki, mai 1981) cinq mois après la réunion. Il propose que ces rapports soient remplacés par un simple relevé des propositions - 4 - et décisions, qui puisse être établi rapidement aprèc chaque réunion. G. ANASTASSOPOULOS croit cependant que les rapports plus détaillés sont nécessaires, d'une part comme document de référence pour ceux qui s'occupent de la gestion des affaires de la FIJ et, d'autre part, comme information des membres de la Fédération, E. SPOO estime qu'il ne suffit pas de connaître les décisions prises par les instances dirigeantes de la FIJ%; les raisons qui motivent ces décisions sont tout aussi importantes. Les rapports servent de trait d'union entre la Fédération et les syndicats membres et présentent la seule information systématique sur l'action réelle de la Fédération. T. MOE, tout en reconnaissant que les rapports détaillés sont indispensables, considère qu'un relevé rapide des décisions serait utile. J.L. ROLDAN souligne l'importance des rapports pour les représentants des syndicats. Ceux- ci ont tendance à s'attacher trop exclusivement aux problèmes qui intéressent plus particulièrement leur pays.. : K. ASHTON constate qu'il n'a pas fait une série de choses qu'il s'était engagé à faire. Le rapport les lui a rappelées. Si le secrétariat pouvait assumer la production d'un relevé rapide des décisions, avant la production du rapport détaillé, il l'apprécierait. Concluant la discussion, le PRESIDENT recommande au secrétariat de la FIJ, dans la mesure de ses possibilités, d'acheminer plus rapidement les décisions prises par nos instances et de maintenir le compte- rendu détaillé qui est une condition de la démocratie. ( Accord du Bureau) II. POLITIQUES DE L'INFORMATION a) Projet de Lars Thalén K. ASHTON rappelle la décision du Comité exécutif de soumettre le projet de Lars Thalén aux syndicats membres. Peut- on s'attendre à ce que cela soit fait prochainement afin que le groupe de travail puisse se prononcer avant la prochaine réunion du Bureau? E. SPOO apprécie le projet proposé par Lars Thalén. Il suggère qu'au point 2, première page, en ce qui concerne les exigences préalables sur le plan de l'infrastructure, on ne cite pas des exemples qui risquent de ne pas faire l'unanimité( langue commune, alphabétisation, etc.). La déclaration devrait également affirmer la liberté de créer des syndicats et se référer explicitement au problème que posent les monopoles de presse qui réduisent la concurrence interne et le pluralisme de l'information. Il rappelle également la suggestion qu'il avait déjà faite à Helsinki d'étendre la déclaration à quelques principes de base régissant les relations entre employeurs et journalistes. Ch. PERLIK se demande pourquoi la FIJ a tout à coup besoin d'établir sa politique de l'information. C. HERNLUND pense qu'il est important de recueillir les avis des syndicats membres pour que le Bureau puisse se prononcer sur un projet complété à soumettre au prochain Congrès. 5- Répondant à la remarque de Ch. Perlik, G. ANASTASSOPOULOS souligne qu'il n'appartient pas au Bureau de mettre en question le bien- fondé des décisions du Congrès. Ce dernier a demandé que des directives soient établies afin de préciser la forme de nos activités. Commençons donc par communiquer nos remarques sur le projet qui nous a été soumis. P. PARISOT a quelques remarques quant au fond de la discussion: ( 1) Il est peut- être nécessaire d'exposer clairement pourquoi il nous semble inécessaire de parler maintenant de politiques de l''information alors que jusqu'à présent( voir nos statuts Titre IV, art. 3), nous parlions de liberté de la presse. Il s'agit de lier des principes à des moyens, c'est à dire d'établir une politique.( 2) Quant aux conditions de la liberté de l'information, il est important de citer, au point 2, à la première page, le droit des minorités à leur propre langue et non pas de leur imposer une langue étrangère;( 3) où se place l'équilibre de ce texte? Une place importante et justifiée est faite au déséquilibre Nord- Sud. Toutefois, dans les pays industrialisés, le déséquilibre est interne, entre les différents groupes -10 de la société( jeunes, pauvres...); dans les pays en développement, seuls les dirigeants ont accès aux grands moyens d'information, mais la plupart de leurs citoyens n'ont aucun moyen d'être informés.( 4) La seconde partie du texte de Thalén met en avant la nécessité d'une presse non institutionnalisée et l'importance de l'exercice libre de la profession. Nous devons réaffirmer tous les droits et les devoirs des journalistes et avant tout marquer notre opposition à toute forme de censure. Ch. HERNLUND propose qu'un groupe restreint de membres du Bureau se réunisse la veille de la prochaine réunion du Bureau afin de rédiger un nouveau projet, qui tienne compte des commentaires et suggestions des membres du Bureau et des syndicats membres. E. SPOO rappelle la décision du Comité exécutif, à savoir qu'un groupe de travail composé du président, du premier vice- président, du secrétaire général et de Lars Thalén devra rédiger un nouveau projet de texte. Ch. PERLIK constate l'absence totale du rôle pratique que doit jouer la nouvelle politique de l'information à la FIJ. D'autre part, le document dans son ensemble semble vouloir encourager l'introduction de légis- O lations sur la liberté de l'information. Aux Etats- Unis et au Canada, les. syndicats de journalistes s'opposent à toute législation sur la presse. G. ANASTASSOPOULOS signale. que le syndicat grec est également opposé à toute loi sur la presse. Il se rallie à la proposition de charger le groupe de travail de présenter un projet plus élaboré à la prochaine réunion du Bureau. K. ASHTON propose que le Bureau, avant tout, confirme la nécessité de définir la politique de 1'information de la FIJ. Il ne suffit pas de réagir aux politiques proposées par d'autres organisations. Cette politique de la FIJ doit refléter ce que les syndicats membres sont en mesure de réspecter et de conquérir% 3B le texte doit établir que le moyen le plus sûr de faire respecter la liberté des médias est l'existence de syndicats libres. Du côté législatif, la Grande- Bretagne est assise entre deux chaises. Alors que les pays scandinaves manifestent leur foi dans la législation, les Américains se considèrent en sécurité sans lois sur la presse. En GrandeBretagne, la NUJ serait heureuse d'avoir une loi sur la liberté de la presse ( FOI Act), mais de voir disparaître la loi sur les secrets( Secrets Act). C - 6 - Le texte de Thalén fait allusion à plusieurs reprises à la responsabilité des organisations non gouvernementales. Il doute que celles- ci soient en mesure de faire quoi que ce soit dans ce domaine. Le PRESIDENT résume: le secrétaire général recueillera les commentaires et suggesti suggestions des syndicats. membres et convoquera une réunion du groupe de travail qui préparera un nouveau projet à soumettre à la prochaine réunion du Bureau. Au cas où certains points auraient besoin d'une clarification supplémentaire, le secrétaire général convoquera une réunion de travail élargie à la veille de la réunion du Bureau. b) Déclaration de Talloires ( Accord du Bureau) T. BOGAERTS rappelle la" Conférence des voix de la liberté" qui eut lieu du 15 au 17 mai 1981 à Talloires. La FIJ, qui avait été invitée, n'avait pu y participer en raison de la proximité de la réunion de son comité exécutif à Helsinki. Le 48ème Congrès de la Newspaper Guild avait marqué son appui à la déclaration adoptée par cette conférence et invité les syndicats membres de la FIJ à en faire de même. Comme par ailleurs, plusieurs syndicats membres avaient demandé à connaître la position de la FIJ à ce sujet, le président, le Ier vice- président et le secrétaire général ont décidé d'inscrire la question à l'ordre du jour de la présente réunion. : K. ASHTON interprète la déclaration de Talloires comme une tentative des employeurs et de l'industrie des médias de préserver le statu quo dans le domaine de l'information dans le monde. Il signale également que certains des participants à la conférence sont de véritables ennemis de la liberté de la presse en Grande- Bretagne. Par ailleurs, le droit de réponse envoyé d'Helsinki au journal The Times de Londres au sujet de la non- participation de la FIJ à la réunion de Talloires ne fut publié sous forme de rectificatif qu'après un rappel. K. ASHTON demande avec insistance que la FIJ ne réagisse pas à cette déclaration. Nous avons notre propre politique de l'information. C. HERNLUND est heureux que la FIJ n'ait pas été présente à Talloires où aucun syndicat de journalistes n'était représenté. Il remercie K. Ashton de ses observations et est entièrement d'accord avec lui de s'abstenir de tout commentaire sur la déclaration de Talloires. Ch. PERLIK confirme que la Newspaper Guild a apporté son appui à la déclaration de Talloires en toute conscience. Il se rallie aux collègues Hernlund et Ashton pour qu'on s'abstienne de tout commentaire. A: III. REUNIONS DE LA FIJ a) Congrès mondial à Lugano ( Accord du Bureau) Enrico MORRESI, président de la Fédération suisse des journalistes, fait rapport au Bureau sur l'avancement des préparatifs du prochain congrès mondial de la FIJ, qui se tiendra à Lugano du 17 au 21 mai 1982. Le programme qui comprendra entre autres une soirée italienne, sera transmis aux syndicats membres en janvier 1982 en même temps que les formulaires d'inscription, les instructions pour le voyage etc. - - 7 Le Bureau espère que l'équipe de l'interprétation simultanée en session plénière puisse également assumer la traduction consécutive dans les commissions. Sur base d'un projet proposé par le secrétaire général, le Bureau approuve le projet d'ordre du jour du congrès et en décide l'envoi aux syndicats membres dès la fin de la réunion, le délai de six mois prévu aux statuts, - étant déjà légèrement dépassé. Le Bureau remercie E. MORRESI d'être venu rendre compte de l'avancement des préparatifs du congrès. b) Prochaine réunion du Bureau Sur proposition de K. ASHTON, le Bureau se réunira du Ier au 4 mars 1982 à Edimbourg( Ecosse), étant entendu que les participants arriveront le 28 février pour que nous ayons quatre journées de travail entières. c) F.F. LEHNI signale qu'il ne pourra malheureusement continuer sa collaboration avec la FIJ au- delà du congrès de Lugano étant donné qu'il a quitté son journal pour devenir chef du service de presse du canton de Lucerne et que son syndicat n'admet pas les agents des relations publiques. P. PARISOT témoigne son appréciation pour l'importante contribution que F.F. Lehni a apportée à la FIJ. Ce collègue est même l'un des seuls à avoir innové de manière décisive le fonctionnement de la FIJ. Pour la première fois depuis 1952, nous avons eu une politique financière de soutien à la FIJ. Il est l'un des journalistes victimes de la répression patronale qui a été mis dans l'impossibilité de continuer à exercer sa profession. Les autres membres du Bureau se sont, chacun à leur tour, ralliés ces hommages au collègue Lehni. Peut- être, trouvera- t- il encore une solution qui lui permette de rester à la FIJ. IV. MISSION EN EXTREME- ORIENT a) Chine Le SECRETAIRE GENERAL rappelle que le rapport de la délégation ot de la FIJ, composée du président, du premier vice- président et du secrétaire général sur leur mission en République populaire de Chine( du 28 juin au 12 juillet 1981) a été envoyé aux syndicats membres de la FIJ en septembrebb 1981. Il souligne l'accueil fraternel réservé à la délégation de la FIJ ainsi que le désir des collègues chinois de participer comme observateurs à notre prochain congrès mondial. Dans son ensemble, la visite a été très utile et on peut espérer que les relations entre la FIJ et les journalistes chinois ne cesseront de s'intensifier. - G. ANASTASSOPOULOS désire savoir si l'Association nationale des journalistes chinois a été effectivement reconstituée ou si elle est encore toujours polarisée autour de l'Agence Chine Nouvelle. P. PARISOT précise que l'ANJO, dissoute pendant la révolution culturelle, a été reconstituée en août 1580, mais que cette reconstitution s'est faite par le haut. L'association nationale s'efforce actuellement de se structurer sur le plan provincial. Il est indéniable que le parti unique - 8 - a encouragé cette reconstitution dans le but d'assurer le contrôle de l'Etat sur la profession, mais, en revanche, une poussée se produit également du côté des journalistes. L'ANJC est aussi représentative que possible dans l'état actuel des choses. E. SPOO relève le nombre des membres de l'ANCJ: 100.000. G. ANASTASSOPOULOS met en garde contre trop d'optimisme. L'ouverture de la politique chinoise a été décidée en 1979. Entre- temps, la liberté d'expression a déjà souffert des restrictions: interdiction des Dazibao, arrestation de" dissidents". Les contacts avec l'ANJC dépendront largement des changements de la politique officielle. Ch. PERLIK se demande ce que les journalistes chinois entendent par un nouvel ordre de l'information( p. 4 du rapport). P. PARISOT explique que l'ANJC s'intéresse à un séminaire de l'Unesco sur ce thème en Chine. Quant à son entretien avec le vice- premier ministre WAN LI, P. PARI-SOT souligne la différence de vues entre hommes politiques et journalistes. Les journalistes chinois n'ont pas donné l'impression d'être inflexibles sur la prééminence de l'Etat. Le désir d'ouverture est manifeste chez les collègues ' chinois de même que chez les étudiants en journalisme rencontrés par la délégation de la FIJ. L'ANJC est subventionnée par l'Etat et par des organismes sociaux de la ville ou de la province. A Pékin, 1' ANJC reçoit une subvention importante et spontanée du Renmin Ribao. Le Bureau considère que la mission de la FIJ était utile et intéressante et qu'elle a permis d'encourager un dialogue et un échange d'expériences dont les deux parties ne peuvent que bénéficier, b) Japon T Le séjour à Tokyo n'a pas permis aux délégués de la FIJ de rencontrer certains journalistes japonais partis en vacances. Il n'existe pas de syndicat ational de journalistes au Japon: chaque entreprise a son organisation locale et les conditions et salaires sont tels que les journalistes ne semblent pas encore convaincus de l'opportunité d'une organisation forte de la profession. Une organisation fort peu représentative, le Japanese Council of Journalists, est affiliée à l'OIJ. Certaines lettres n'étant pas arrivées à destination, le projet de séminaire sur le nouvel ordre de l'information n'a pas encore été élaboré davantage. J.L. ROLDAN se demande quelle est la sagesse de proposer des séminaires sur le nouvel ordre de l'information alors que la FIJ n'a pas encore défini sa position à ce sujet. Nous devrions d'abord avoir une idée plus claire sur cette question. c) Corée du Sud F.F. LEHNI, qui a visité la Corée du 18 au 27 juin 1981, s'excuse de ne pas encore avoir pu terminer son rapport de la mission. Un chapitre important manque, parce que les Coréens, tant le ministère de l'information que les collègues de la JAK, lui avaient promis, lors de sa visite, de lui faire parvenir avant la fin du mois de juillet la traduction officielle de la - 2 - j. loi fondamentale sur la presse. Malgré plusieurs rappels personnels, téléphoniques et télégraphiques, le texte n'était toujours pas parvenu à F.F. Lehni fin novembre. Il propose que la discussion de son rapport soit reportée à la prochaine réunion du Bureau, étant donné que la situation n'appelle pas de décision urgente, excepté pour ce qui concerne le maintien en prison de KIM Tae- hong, l'ancien président de la JAK. Il propose que le Bureau charge le secrétaire général d'envoyer une nouvelle protestation au président CHUN Doohwan. Il promet d'autre part de terminer son rapport avant la fin de l'année. ( accord du Bureau) A de V. CONGRES DE L'OIJ P. PARISOT à représenté la FIJ comme observateur au congrès de 1'0IJ, qui s'est tenu du 19 au 22 octobre 1981 à Moscou et fait rapport de ses expériences. Un nombre assez important de collègues de syndicats membres de la FIJ étaient présents. De nombreuses organisations de journalistes- une vingtaine furent admises à l'OIJ, sans débat, par acclamations( entre autres, l'Afghanista le Sierra Leone, la Jamaique, le Zimbabwe, Saint- Domingue, la Grèce, une deuxième Torganisation polonaise). L'Association des journalistes polonais, représentée par son président Bratkowski, a protesté contre l'admissionide la seconde örga nisation, étant donné que tous les journalistes polonais étaient groupés au sein de son organisation. Des délégués libanais et guatemaltèques avaient réclamé des explications sur l'admission de cette nouvelle organisation, mais l' affiliation fut votée en bloc sans plus de discussion. un 04 Le rapport du secrétaire général de l'OIJ était émaillé d'un grand nombre d'attaques contre la FIJ, ses organisations membres et ses amis. L'OIJ va ouvrir des bureaux régionaux à Beyrouth et en Amérique latine. Du discours du président de l'Union des journalistes d'URSS, P. PARISOT a retenu son appel à la mobilisation mondiale pour la paix, son appréciation des progrès effectués par K. Nordenstreng à la présidence de l'OIJ et la contribution de 2 millions de dollars versée par l'URSS au fonds de solidarité de 1'0IJ. Après de longues palabres, c'est un mozambicain d'origine portugaise, qui a parlé au nom des journalistes africains tandis que De MOLINA a parlé au nom de la FELAP. Le message du président de la FIJ, envoyé pour information aux syndicats membres de la FIJ, a été applaudi par la délégation de la CGT( France A la fin de son intervention, le représentant du Syndicat des journalistes italiens a annoncé que la FNSI envisageait" de modifier la nature de ses rapports avec la FIJ tout en sauvegardant son autonomie". L'intervention du délégué de 1' Unesco était aussi chaleureuse qu'aux congrès de la FIJ. 295 3 Le président a protesté contre la non- délivrance d'un visa à A. ZIMUKY auprès de J. Kubka. Celui- ci a essayé de se tirer d'affaires en prétendant qu'il y avait eu un malentendu. Le Président de la FIJ, pour finir, a été l'objet de plusieurs discriminations, notamment en ce qui concerne la distribution des documents de travail et le payement des frais d'hôtel. J.L. ROLDAN propose que la FIJ proteste à l'OIJ contre la discrimination dont a fait l'objet son président. 96 C. HERNLUND se tréfère au rapport du délégué du syndicat suédois Lars Thalén sur ce congrès le confrère suédois voyageait aux frais de son syndicat, mais n'a pas pu payer à Moscou, tous ses frais ayant été couvertsi par les organisateurs% 3B il lui a également été impossible d'obtenir les documents de travail. 1 10 G. ANASTASSOPOULOS est surpris d'apprendre qu'une organisation de journalistes de Grèce a été admise à l'OIJ. Il doit s'agir d'une organisation fantôme. Deux journalistes grecs retraités ont participé au congrès de l'OIJ où ils ont fait des déclarations en faveur de la paix. Ch. PERLIK voudrait savoir où se trouve la" préoccupation commune"( cfr. message Parisot) entre la FIJ et l'OIJ. P. PARISOT concède que l'OIJ est une organisation de propagande plus que de défense professionnelle. Néanmoins, des syndicats représentatifs de journalistes en font partie. Nous avons le choix entre considérer que les contacts entre les deux internationales sont devenus impossibles ou maintenir des contacts sans illusions, mais en nous adressant aux journalistes qui se trouvent prisonniers d'un système et qui pourraient s'en libérer progressivement. Ch. PERLIK demande si l'OIJ a publié son bilan, puisque dans " sa littérature, elle affirme que qui que ce soit peut en prendre connaissance. Se référant au rapport de L. Thalén, T. MOE signale qu'aucun chiffre n'a été présenté dans le rapport financier au congrès; les revenus provenaient des activités commerciales, d'actions de solidarité et de la loterie. Les dépenses avaient augmenté de 160% sur une période de cinq ans et le comité était chargé d'élaborer un nouveau plan. Le rapport fut accepté sans débat... P. PARISOT aimerait recevoir communication du rapport de Thalén. L'activité de l'OIJ semble consister pour le moment en partie en des attaques contre la FIJ. Si celle- ci avait échoué dans son action et si elle n'avait vraiment aucune influence, l'OIJ ne s'en prendrait pas à nous. Nous devons envisager la situation avec sérénité et calme. K. ASHTON estime, lui aussi, que nous ne pouvons intervenir en ce qui concerne les attaques de l'OIJ. Mais dans quelle mesure devons- nous encore être présents à l'avenir à un congrès de l'OIJ? Nos syndicats membres ont été invités à participer au congrès de Moscou aux frais des organisateurs. Pouvons- nous admettre qu'il y ait d'une part une délégation de la FIJ, représentant les syndicats membres de la Fédération, et d'autre part, des délégués individuels? D'autre part, s'il arrive encore qu'un délégué de la FIJ soit admis à participer et qu'un autre en soit empêché, comme ce fut le cas pour Zimuky, il faudra établir clairement que tous iront ou que tous s'en abstiendront. L'OIJ se vante du soutien de la FIJ et de ses organisations membres au congrès de Moscou. E. SPOO estime que la FIJ ne doit pas accepter d'être humiliée, mais qu'elle ne doit pas non plus se laisser provoquer. Si une nouvelle réunion FIJ/ OIJ a lieu en marge de la 6e rencontre européenne des journalistes à Trieste, il faudra définir les conditions de la participation réciproque aux congrès des deux internationales. Nous ne pouvons pas accepter que notre délégation soit modifiée par l'OIJ. Quant aux provocations, même écrites, elles se produisent également chez nous, parfois même entre syndicats d'un même pays. Malgré la discrimination dont a été l'objet le président de la FIJ à Moscou et les attaques répétées de l'OIJ contre la FIJ, le Bureau décide de ne rien entreprendre pour le moment, mais de proposer ces points particuliers à l'ordre du jour d'une éventuelle nouvelle réunion FIJ- OIJ, en marge de la prochaine Rencontre européenne de journalistes à Trieste, organisée par 1 a FNSI. - 11 VI. a) FEDERATION DES JOURNALISTES ARABES ! + Le secrétaire général et F.F. LEHNI ont représenté la FIJà la première réunion du Bureau de coordination pour le dialogue des journalistes euro- arabes qui s'est tenue. les 5 et 6 octobre 1981 à Rome. Y participait également Patrick Kessel, représentant le Syndicat des journalistes français CFDT, alors que les représentants des syndicats de journalistes suédois( Lars Thalén) et allemand DJV( Karl Geibel) avaient décidé de s'abstenir pour manque d'informations préalables. La délégation de la FIJ a refusé de souscrire au premier paragraphe de la déclaration finale qui traitait du problème politique au MoyenOrient. Elle a, toutefois, dans une déclaration supplémentaire, réaffirmé le désir de la FIJ de coopérer avec la Fédération des journalistes arabes sur des questions professionnelles. Quant au programme de travail proposé par les collègues arabes, la FIJ a marqué son accord seulement sur le projet du quatrième colloque( le nouvel ordre de l'information) étant donné que les autres thèmes proposés étaient sans rapport avec le journalisme. La FIJ a demandé à être informée sur les travaux de la FIJ dans le domaine de nouvelles eme techniques. J.L. ROLDAN demande ce qu'il est advenu du projet d'inviter une délégation restreinte de la FJA à rendre visite au siège de la FIJ. 2. tof G. ANASTASSOPOULOS regrette que la réunion de Rome ait été décevante. Malheureusement, la FIJ est trop souvent sur la défensive. Il serait plus constructif d'insister sur une rencontre au sommet pour discuter avec les Arabes de problèmes purement professionnels plutôt que de participer à des réunions telles que celles de Rome où les questions professionnelles passent au second plan. ג. C. HERNLUND explique que le délégué suédois s'est abstenu de participer à la réunion parce que, en l'absence de tout ordre du jour, il craignait qu'il y eut confusion entre cette réunion et celle, purement politique, qui suivait la première: la conférence internationale de solidarité avec les écrivains, les journalistes et les intellectuels palestiniens. D'autre part, pourquoi les membres européens du comité de coordinations possèdent- ils le droit de vote alors que la FIJ, 1'OIJ et la FJA n'auront dorénavant qu'un statut d'observateur? : T. MOE doute de l'utilité de dépenser des ressources et du temps de travail- déjà fort limités au siège de la FIJ- à des activités n'ayant qu'un rapport lointain avec les questions professionnelles. En réponse à J.L. Roldan, T. BOGAERTS confirme qu'il a écrit à Bagdad pour proposer une réunion FIJ- F JA à Bruxelles début septembre 1981, mais qu'aucune réponse n'a été reçue. La proposition d'accorder le statut d'observateur à la FIJ et l'OIJ émanait du délégué de l'OIJ. La F JA s'y est jointe. En ce qui concerne le programme de travail du comité de coordination, les représentants de la FIJ ont répondu que la proposition serait soumise au Bureau de la FIJ. Il appartient au Bureau de fixer la ligne générale à suivre pour nos contacts futurs avec la FJA. Même si nous sommes assez déçus des résultats atteints jusqu'à présent, nous n'avons pas rompu nos relations. T. MOE croit qu'il est nécessaire de répéter notre position. aux journalistes arabes, à savoir que nous limitons notre coopération aux questions strictement professionnelles. C 12 - J.L. ROLDAN rappelle que toute décision concernant nos relations avec les journalistes arabes doit tenir compte de l'avis de notre conseiller régional, M. Trifi. Le BUREAU décide de maintenir les contacts et charge le secrétaire général de rédiger une note sur les discussions qui ont eu lieu et sur les relations futures de la FIJ avec la FJA. b) Egypte T. BOGAERTS fait rapport de sa visite en Egypte les 2 et 3 juin 1981 à l'invitation du Syndicat égyptien de presse. Il a fait un exposé sur la FIJ lors d'une réunion du bureau du syndicat et le président Salah Galal a confirmé l'intérêt de son syndicat à resserrer les relations avec la FIJ. Le syndicat est actuellement membre de 1'0IJ. Depuis les arrestations de journalistes en Egypte en septembre 1981, la FIJ a envoyé plusieurs protestations et a réclamé au Syndicat égyptien de la presse des informations plus précises sur le sort des collègues poursuivis. Aucune réponse n'a encore été reçue. Il est certain que les membres du syndicat sont de tendances très diverses. ' " Sur la suggestion de T. MOE, le Bureau décide d'envoyer une nouvelle protestation exprimant les préoccupations de la FIJ au sujet des restrictions de la liberté de la presse au président Hosni MOUBARAK et charge le secrétaire général de reprendre contact avec le Syndicat égyptien de la presse. VII..AMERIQUE LATINE La délégation de la FIJ à la Conférence" pour le droit des travailleurs et des peuples à un nouvel ordre international de l'information", qui s'est tenue du 26 au 31 octobre 1981 à San Antonio de Los Altos, près de Caracas( Vénézuela) se composait de P. PARISOT, Théo BOGAERTS, Kenneth ASHTON, Carl HERNLUND, Trygve MOE et Harry CULVER. Maria- Antonia PALLA représentait le conseil de la presse du Portugal. Le rapporteur africain sur les moyens de communication face au développement de la société", J.P. Bayemi n'a finalement pas pu participer à la conférence. La délégation de la FIJ a marqué ses regrets à ce sujet. T. BOGAERTS considère que les débats étaient très intéressants: secret des sources, rapports avec l'Unesco, la déontologie des journalistes, les agences de presse etc. Une copie des résolutions adoptées à la conférence a été remise aux membres du Bureau. J.L. ROLDAN estime que la question dépasse la seule conférence de Caracas et concerne l'Amérique latine dans son ensemble. Il constate qu'un représentant de l'USO( Espagne) a participé à cette conférence et reconfirme que cette organisation ne signifie rien sur le plan de la profession en Espagne. Il exprime une nouvelle fois des réserves au sujet de la représentativité de la FELATRAP. La CMT et la CLAT ont utilisé le prestige de la FIJ pour mettre la FELATRAP en vedette. Quand on examine les résolutions de la conférence de Caracas, on constate qu'elles sont d'une démagogie déplacée et il suppose que la FIJ n'y a pas apporté son appui. D'autre part, le Bureau réuni à Hambourg avait évoqué l'envoi d'une mission indépendante de la FIJ en Amérique latine. Où en est ce projet? : Per ROLDAN a reçu copie d'une note sur la rencontre que le secrétaire général a eu avec deux représentants de la Fédération ibéro- américaine des journalistes( FIAP). A Helsinki, Roldan avait clairement déclaré qu'il - 13 - beva s'agissait là d'une organisation élitiste et que les syndicats espagnols s'y étaient unanimement opposés. Non seulement la FIJ semble ignorer l'avis qui lui a été donné, mais elle se fait le plaisir de recevoir les re- z présentants de cette organisation. C'est seulement après coup que le secrétaire général a demandé les commentaires de Roldan. Il critique sévèrement cette négligence de l'avis du membre du Bureau qui avait été chargé de suivre les questions latino- américaines au sein de la commission Tiers Monde de la FIJ et dès lors, il démissionne de cette commission. Répondant à Ch. Perlik, P. PARISOT signale que la résolution sur l'Unesco n'a pas été soumise au vote mais que, par contre, la FIJ a participé à sa rédaction. Le seul texte que la FIJ a voté concerne la déon-. tologie. .. T. BOGAERTS signale que deux organisations représentées à Caracas se sont intéressées à des relations plus étroites avec la FIJ, celles. de Costa Rica et du Belize. Ch. PERLIK annonce que les représentants du Porto Rico, présents à Caracas, sont membres de la Guild, mais qu'ils n'avaient pas demandé représenter leur syndicat. Ils essayent de mettre sur pied un Colegio de Periodistas dans le but de détruire l'influence de la Guild. Il signale que H. Culver n'avait pas été très enthousiaste et que si notre confrère avait à recommencer, il n'aurait pas participé à la conférence. K. ASHTON signale que la conférence de Caracas a commencé par une bonne dose de lieux communs contre le colonialisme, l'oppression exercée par les monopoles, etc. S'il est vrai que la conférence n'était pas totale-. ment représentative de toute l'Amérique latine, il faut reconnaître que ceux qui étaient présents étaient des journalistes. Certains pays ne pouvaient. pas être représentés par des journalistes venant de l'intérieur de leur pays, mais ils l'étaient par des exilés. Les délégués de la FIJ ont veillé à ce que des procédures adéquates soient respectées. Pour commencer, le président de la FIJ a défini lè cadre de la participation de la FIJ. Quant aux. appréhensions vis- à- vis de l'activité de la FELATRAP, K. ASHTON serait plus inquiet si celle- ci devait rester inactive ce qui ne servirait qu'à promouvoir le progrès de la FELAP. Les délégués de la FIJ et plus particulièrement le secrétaire général ont eu l'occasion de s'entretenir en détail sur les activités de la FELATRAP et les réalités sud- américaines. Pour les journalistes latino- américains, les conditions d'existence des confrères et de la presse sont intimement liées aux réalités politiques. Les solutions à leurs problèmes doivent dès lors être politiques. Il est vrai que tout le monde parle du nouvel ordre mondial de l'information, mais personne n'a de vue précise sur ce que c'est exactement: La discussion à Caracas était clairement un appel à l'aide, une demande de leur indiquer le chemin. Les contacts personnels ont été très utiles Certains membres de la FELATRAP viendront en Europe et contacteront tant la FIJ que ses syndicats membres. Pour finir, il demande à J.L. Roldan de ne pas se retirer de la commission Tiers Monde.. Le travail de la FIJ ne fait que commencer en Amérique latine et la Fédération a besoin de sa coopération. T. MOE estime qu'il faudrait un rapport écrit pour pouvoir discuter en profondeur de toute la question. Il est toutefois convaincu que la grande majorité des participants à la conférence de Caracas partagent nosiconceptions en matière de liberté de la presse et d'expression. Les représentants de la FIJ ont pu détecter les très grands espoirs que les. collègues latino- américains fondent sur un nouvel ordre mondial de l'infor 9 14 - C mation, tant du côté du rééquilibrage de la justice dans le monde de l'information et de l'ordre social que d'une répartition plus juste et équitable des droits et des biens. Ils sont très ouverts vis- à- vis des idéaux syndicaux des pays industrialisés%; ils veulent avoir leur part dans l'expérience de la démocratie que nous faisons dans nos pays. Le secrétaire général a eu des discussions avec les dirigeants de la Felatrap. Il serait utile d'attendre son rapport avant de poursuivre le débat. souter les C. HERNLUND suggère également de continuer la discussion: lorsque nous aurons un rapport écrit. En tant que président de la commission Tiers Monde, il invite J.L. Roldan à ne pas se retirer. Notre action Hen Amérique latine est trop importante et la FIJ a besoin de son expérience. P. PARISOT estime qu'il est facile de ne rien faire. La FIJ a pris le risque d'entretenir des contacts avec la FELATRAP. Il est évident que nous ne pourrons pas établir de liens organisationnels avec cette organisation régionale. Mais les délégués de la FIJ à Caracas ont pu constater que la FELATRAP est composée de journalistes qui luttent pour un idéal qui est le nôtre, qui travaillent dans des conditions très difficilès, qui sont exposés à toutes sortes de répressions et qui parlent au nom des collègues qui sont en prison? Il serait en effet utile que nous en reparlions après avoir examiné un rapport écrit. T. BOGAERTS a été frappé par la sincérité des journalistes:. rencontrés à Caracas, par leur ferme désir d'améliorer leurs conditions sociales et morales, leur engagement pour l'avènement d'une société plus juste et humaine et leur constance dans 1'exercice de la profession dans des conditions souvent effroyables. Il propose que les membres du Bureau ayant été à Caracas mettent par écrit leurs impressions. Le secrétaire général rédigera une note sur ses entretiens avec les dirigeants de la FELATRAP( structure, membres, rapports avec les syndicats et la FIJ). La discussion pourrait alors reprendre à la prochaine réunion du Bureau, E. SPOO estime que nous devrions également évoquer le problème plus large de nos contacts et activités en Amérique latine. Il demande que le rapport écrit soit terminé à temps pour que J.L. Roldan puisse l'étudier avant la réunion du Bureau, J.L. ROLDAN précise que son retrait de la commission Tiers Monde est une décision de son syndicat. Après les interventions faites par les collègues du Bureau, il se référera à ce dernier pour en connaître la décision. S'il critique la conférence de Caracas, c'est parce que la CLAT, qui est en perte de vitesse en Amérique latine, se sert de la FELATRAP et du soutien que cette dernière reçoit de la FIJ pour redorer son blason. Il est certainement solidaire avec les collègues qui ont participé à cette conférence et qui représentent la lutte pour une presse libre en Amérique latine. Sur proposition du président, le Bureau charge le secrétaire général de rédiger un papier, retraçant le bilan de son expérience à Caracas. Il communiquera son texte aux trois autres membres du Bureau, ayant participé à la conférence à Caracas et tiendra compte de leurs commentaires, suggestinns et compléments d'information dans le rapport écrit qu'il présentera au Bureau. Ce rapport tiendra également compte de la situation en Amérique latine dans son ensemble, dans un contexte plus large que celui de la Felatrap. A sa prochaine réunion, le Bureau discutera des relations futures avec la Felatrap et de l'ensemble des activités de la FIJ en Amérique latine. 15 - Le Bureau confirme que la FIJ n'entretient et n'entretiendra pasa de relations avec la FIAP." En Ligne Directe" peut être envoyée aux adhérents de la FIAP qui en feraient la demande. Ch. PERLIK signale la création à Caracas d'une autre organisation de travailleurs de la presse en Amérique latine avec laquelle la Guild compte établir des contacts. Cette Fédération regroupera les syndicats de travailleurs graphiques ainsi que des syndicats mixtes regroupant les travailleurs graphiques et les journalistes. En réponse à E. Spoo, P. PARISOT annonce que le placard de la FIJ sur les journalistes disparus en Argentine paraîtra dans le journal argentin " Clarin" avant la fin du mois de novembre. E. SPOO signale que la DJU a enfin pu réunir les fonds nécessaires avec des contributions des syndicats finlandais, danois, suédois, suisse ( SJU) et des deux autres syndicats allemands DJV et RFFU) à l'organisation d'un séminaire de journalistes chiliens en exil. Celui- ci se tiendra du 29 au 31 janvier 1982 près de Frankfort( RFA). Y participeront environ 50 D -journalistes venant de plusieurs pays. La DJU a exigé le pluralisme dans les discussions. Il ne s'agira pas seulement d'une rencontre, mais également d'une manifestation publique en coopération avec le DGB. VIII. LIBERTE DE LA PRESSE Le secrétaire général fait brièvement allusion aux différentes protestations effectuées par la FIJ depuis la réunion du Comité exécutif à Helsinki et qui ont toutes été mentionnées dans l'En Ligne Directe. a) Espagne J.L. ROLDAN signale la condamnation, par une juridiction spéciale, à sept ans de prison et à une amende importante, du journaliste espagnol go Xavier VINADER pour" négligence professionnelle". Dans une série de reportages sur l'extrême droite dans le pays basque, le journaliste avait nommé deux activistes qui furent assassinés peu après par l'ETA, Roldan demande. à la FIJ de dénoncer la véritable chasse aux sorcières que la justice espagnole fait actuellement aux journalistes sous les prétextes les plus invraisemblables. Le problème du libre accès à la profession journalistique reste également entier. Le BUREAU adopte à l'unanimité la résolution suivante: " Le Bureau de la FIJ proteste contre la condamnation de notre confrère Xavier VINADER. Il exprime sa solidarité avec les forces démocratiques professionnelles, notamment. le syndicat espagnol affilié, l'UGT, dans la lutte pour la défense de la liberté d'expression et l'abolition d'une loi de presse périmée qui est en contradiction avec la constitution massivement approuvée par le peuple espagnol." Cette résolution sera adressée au ministre de la Justice et au secrétaire d'Etat à l'information et communiquée au syndicat UGT ainsi qu'à l'Association des journalistes de Madrid. 3. J.L. ROLDAN estime également que le cas de Vinader pourrait être soumis à une juridiction internationale comme par exemple la Commission des droits de l'homme du Conseil de l'Europe. 16 1 b) République fédérale d'Allemagne ESPOO informe le Bureau de la situation qui a été créée en Allemagné par les éditeurs de journaux dans le domaine de la formation des stagiaires de rédaction. Après de longues insistances de la part des syndicats de journalistes, une première négociation eut lieu en septembre 1981. Les employeurs ne formulèrent aucune proposition concrète et refusèrent de discuter les propositions des syndicats. Une nouvelle réunion fut programmée pour le 20 novembre 1981. Mais dix jours avant la réunion, l'Association des éditeurs de journaux fit savoir aux syndicats que cette question était du seul ressort des employeurs et qu'ils ne désiraient pas de négociation. Dans beaucoup d'entreprises de presse, on confie aux stagiaires des postes des journalistes professionnels et les employeurs refusent de négocier les conditions de travail et de formation de ces stagiaires. Les trois syndicats allemands projettent une série d'actions publiques communes et seraient heureux de recevoir le soutien de la FIJ. -под RELATIONS Le Bureau adopte la résolution suivante à l'unanimité: " Le Bureau de la FIJ, réuni à Bruxelles, du 21 au 23 novembre 1981, prend connaissance avec indignation du fait que l'Association des éditeurs de journaux de la RFA a refusé de négocier les conditions de travail et la formation des rédacteurs stagiaires(" Volontäre") avec les syndicats de journalistes et prétend que c'est la prérogative exclusive des éditeurs de journaux de décider à leur façon de la manière dont les journalistes sont formés; - constate qu'une formation professionnelle sans coopération adéquate de ceux qui exercent la profession ne répond pas aux exigences; - invite l'Association des éditeurs de journaux à abandonner son attitude arbitraire et à accepter de négocier avec les syndicats de journalistes." c) Norvège T. MOE informe le Bureau du projet conçu par les organisateurs des championnats mondiaux de ski en Norvège( Oslo, 1982) d'obliger les reporters photographes à revêtir des gilets de reconnaissance portant le label publicitaire d'une marque de photo. 2 000 Le Bureau adopte à l'unanimité la résolution suivante: " Ie Bureau de la FIJ a été informé du projet conçu par les organisateurs des Championnats mondiaux de ski 1982 à Oslo ( Norvège) d'obliger les reporters- photographes à revêtir des gilets de reconnaissance portant le label publicitaire d'une marque de photo. " Le Bureau de la FIJ considère une telle obligation comme une pratique inacceptable et une sérieuse atteinte à l'intégrité professionnelle. - 17 - " Le Bureau de la FIJ demande au Secrétaire Général 1) de conseiller aux organisations membres de la FIJ d'opposer un refus à la prétention d'imposer à leurs membres ces gilets" publicitaires" dans l'exercice de leur travail professionnel; 2) de porter le point de vue de la FIJ à la connaissance des organisateurs des Championnats mondiaux de ski de 1982, de l'Association internationale de la presse sportive et de l'Union européenne de la presse sportive." 1: d) Turquie if Le secrétaire général informe le Bureau de l'intention de notre membre du Comité exécutif de la FIJ, de participer à une partie de la réunion du Bureau à Bruxelles. Cette intention nes s'est toutefois pas réalisée. Le témoignage de notre confrère turc nous aurait été précieux. G. ANASTASSOPOULOS se propose de contacter des correspondants grecs se rendant à Istanbul pour que ceux- ci essayent de rencontrer notre collègue sur place. Les informations disponibles à l'heure actuelle ne révèlent aucun changement de la situation: les journalistes pratiquent 1'autocensure. il est toujours impossible de mener des activités syndicales normales, etc. Pour le reste, il faudrait laisser au président et au secrétaire général le soin de décider de toute démarche supplémentaire qui s'impose. Le secrétaire général est chargé d'envoyer une nouvelle protestation au général Kenan EVREN. e) Afrique du Sud Le secrétaire général rapporte que de nombreuses activités d'information et de solidarité ont été organisées par les divers syndicats membres dans le cadre de la campagne sur l'Afrique du Sud. Dès la fin de la campagne, le secrétariat produira un aperçu succinct des diverses activités sur base des rapports que les syndicats membres lui feront parvenir. F.F. LEHNI annonce que les versements suivants ont été faits au Fonds Mtimkulu- Mayet, pour venir en aide aux journalistes interdits de la MWASA: Allemagne DJV Suisse FSJ Suède Norvège |||| DM. 500.FS 500.CS 5000,- CN 5000.= 11 11 = FB 8,088 FB 9.451 FB 33.555 FB 31.925 La Suisse( SJU) et la NVJ des Pays- Bas ont annoncé respectivement 1.000 FS et 1.000 florins. Un premier versement de 2.000 rands( 89.000 FB) a été fait à la MWASA le 21 octobre 1981. Ch. PERLIK annonce que divers versements ont été faits directement par la Guild à la MWASA, s'élevant à près de 1.000 US$. C. HERNLUND signale qu'une vaste collecte a été organisée auprès des journalistes en Suède, dans le cadre de leur campagne Afrique du Sud, et que le syndicat espère récolter ainsi 50.000 couronnes suédoises. 18 Le BUREAU exprime sa satisfaction au sujet de la façon dont le secrétariat et les syndicats membres ont préparé et réalisé la campagne de solidarité. Le Bureau demande au secrétaire général d'envoyer la documentation préparée par la FIJ sur l'Afrique du Sud à la Commission des droits de l'homme de l'ONU, à l'IIP et au World Press Freedom Committee. IX. PROGRAMME D'ACTIVITES 1982-1984 1. Un projet de texte a été préparé par le secrétaire général en coopération avec le président et le premier vice- président. Faute de temps, G. ANASTASSOPOULOS propose de reporter l'examen de ce projet à la prochaine réunion du Bureau. T. MOE estime que le point V. a)" contribuer aux efforts faits par l'Unesco en vue de l'instauration d'un nouvel ordre de l'information" devrait être récrit avec une formulation plus prudente afin de ne pas donner 1'impression d'un soutien inconditionnel. Ch. PERLIK considère qu'on pourrait carrément supprimer le paragraphe V a). Au point V b), il faudrait nommer la Commission Tiers Monde. T. MOE voudrait voir figurer quelque part la mission de la FIJ de suivre les développements dans le domaine des concentrations des medias. J.L. ROLDAN croit qu'il ne suffit pas, au point III, de suivre les répercussions des nouvelles techniques, mais qu'il faut" élaborer des réformes adéquates". E. SPOO suggère une nouvelle enquête sur les conseils de presse. X. RELATIONS AVEC LA FNSI 1. Lors de leur récent séjour à Rome, à l'occasion de la réunion des journalistes arabes, le secrétaire général et le premier vice- président de la FIJ ont eu l'occasion de rendre visite aux collègues italiens. Ceux- ci ont exprimé le désir de pouvoir participer aux travaux de la FIJ sur les nouvelles techniques. Le Bureau charge K. Ashton de les inviter à la prochaine réunion du groupe de travail de la FIJ à Edimbourg... La nouvelle rencontre internationale des journalistes européens à Trieste pourrait avoir lieu en mai ou juin 1982. P. PARISOT rappelle que nous ne savons pas quelle forme les collègues italiens désireront donner à l'avenir à leur coopération avec la FIJ, mais que, de notre côté, nous devons maintenir les contacts aussi étroits que possible. XI. GROUPES DE TRAVAIL DE LA FIJ Nouvelles techniques Ken ASHTON propose une réunion du groupe de travail de la FIJ en marge de la prochaine réunion du Bureau à Edimbourg. Une nouvelle réunion du comité mixte FIJ/ FGI( Fédération graphique internationale) pourrait être envisagée en mai 1982 à Berne, en marge du congrès de Lugano. - 19 Dans sa lettre du 21 octobre 1981, la DJU invite le Bureau de la FIJ à réexaminer la possibilité d'organiser une nouvelle conférence à la suite de celle qui s'est tenue en 1978 à Berlin en coopération avec la Fédération graphique internationale. Les collègues néerlandais ont fait savoir que, pour l'instant, ils ne voyaient pas la possibilité d'organiser une telle conférence dans leur pays. E. SPOO apporte les salutations de L. MAHLEIN, président de la FGI, qui désire voir se réactiver la coopération entre la FIJ et la FGI. Un autre pays serait- il prêt à envisager l'organisation d'une nouvelle conférence de la FIJ en coopération avec la FGI? 45 G. ANASTASSOPOULOS confirme l'intérêt de la coopération entre les deux secteurs. Il se réfère aux travaux intéressants faits aux Etats- Unis dans le domaine de la protection de la santé des opérateurs d'écrans de visualisation et signale le nouvel accord sur l'introduction des nouvelles techniques qué vient de conclure le syndicat grec avec les employeurs.. T. MOE constate que les pays scandinaves ne s'intéressent pas à l'organisation d'une conférence avec les travailleurs graphiques, qui risquerait d'aggraver les dissensions existantes. Ch. PERLIK informe le Bureau qu'après trois ans et demi de négociations avec la International Typographers' Union( ITU) en vue d'une fusion avec la Guild, aucun résultat positif n'a pu être obtenu. Il ne voit pas l'utilité d'une nouvelle conférence. C. HERNLUND estime qu'il serait bien plus utile d'activer les. pourparlers restreints entre la FIJ et la FGI au sein du comité mixte. Tant que les conflits persistent au niveau national, il est difficile de convoquer une conférence internationale à large participation. Le Bureau confie la question au groupe de travail qui fera des, propositions au Bureau en temps opportun. b) Liberté rédactionnelle Le groupe de travail de la FIJ devait se réunir immédiatement après la réunion du Bureau à Bruxelles, le 23 et 24 novembre 1981. c) Liberté de presse: Le questionnaire élaboré par le groupe de travail a été envoyé aux syndicats membres. d) Commission Tiers Monde Le Bureau demande au secrétaire général, en coopération avec Carl Hernlund, de proposer à l'Unesco de financer une étude sur les conceptions. de la FIJ sur le nouvel ordre mondial de l'information. 9.5 XII. UNESCO a) protection des journalistes Le secrétaire général de la FIJ a communiqué au directeur général de l'Unesco la résolution adoptée par le comité exécutif de la FIJ à Helsinki, qui confirme, entre autres," la ferme volonté de la FIJ de contribuer activement aux initiatives de l'Unesco visant à assurer une protection plus efficace des journalistes". Dans sa réponse du 19 juin 1981, M'Bow a souligné - 20 - C l'importance qu'il attache à la contribution de la Fédération. La lettre du directeur général déclare également:" Le Programme et budget approuvés de 1'Organisation pour 1981-1983 prévoit notamment qu'un concours sera apporté aux organisations professionnelles et à d'autres organismes compétents qui s'intéressent à l'élaboration de mesures de protection des journalistes. dans l'exercice de leurs fonctions". Si elle le souhaite, la Fédération internationale des journalistes peut ainsi faire appel, dans la mesure des moyens disponibles au concours de l'Unesco. Dans ces conditions, la FIJ a proposé au directeur général de l'Unesco la tenue à Paris d'une réunion des représentants des syndicats membres de la FIJ, où l'on examinerait l'aboutissement concret des propositions formulées à la réunion de consultation sur la protection des journalistes tenue au siège de l'Unesco en février 1981. G. ANASTASSOPOULOS ne voit pas l'intérêt d'une telle réunion si elle ne réunit pas au moins vingt personnes. Si elle a lieu, il faudra une base concrète de travail, par exemple, un texte préparé par le secrétaire général. Ch. Perlik ayant demandé si le directeur général a fait la même offre à l'OIJ, le secrétaire général affirme l'ignorer. La réunion susmentionnée serait destinée exclusivement aux membres de la FIJ. Le Bureau recommande au secrétaire général de demander la participation d'au moins 20 représentants des syndicats membres de la FIJ et, si D cela est accordé, de préparer un document de travail pour cette réunion. b) Rapport MacBride Quelques jours avant la présente réunion, le secrétaire général a reçu une note du président d'honneur H. J. BRADLEY portant sur le rapport MacBride. Celle- ci sera reproduite et traduite à l'intention des membres du Bureau pour la prochaine réunion à Edimbourg. K. ASHTON estime que le secrétaire général devrait recueillir, auprès des syndicats membres, des informations sur les attitudes adoptées au sujet du rapport McBride dans leurs pays respectifs. En Grande- Bretagne, par exemple, le gouvernement n'a toujours pas fait connaître son attitude et il en va sans doute de même dans d'autres pays. Il faudra que la FIJ définisse sa position à Lugano. G. ANASTASSOPOULOS, T. MOE et P. PARISOT confirment la difficulté, dans leur pays, d'obtenir des informations à ce sujet. XIII. ENQUETES PROFESSIONNELLES Le secrétaire général a adressé des appels aux syndicats membres de la FIJ qui n'avaient pas encore répondu aux questionnaires sur la protection des sources( l'expression" secret professionnel" est mal employée dans le contexte des journalistes) et sur les conditions morales, matérielles et sociales. Les rapporteurs( G. Anastassopoulos et E. Spoo) insistent pour recevoir les réponses au plus tôt pour pouvoir commencer à dépouiller l'enquête en vue de leur rapport au congrès. Au cas où le nombre de réponses ne permettrait pas un rapport complet, ils présenteront un rapport préliminaire à compléter pour l'année prochaine. XIV. DEMANDES D'ADHESION a) Luxembourg - 21 J. da I I Le BUREAU charge le secrétaire général de rendre visite aux deux organisations luxembourgeoise( l'Association des journalistes luxembourgeois, affiliée à la FIJ et l'Union des journalistes- Luxembourg, ayant, demandé la statut de membre affilié à la FIJ) et de faire rapport à la prochaine réunion du Bureau. b) Les autres demandes d'adhésion en suspens( Canada, Zimbabwe, Espagne) - seront réexaminées à la prochaine réunion du Bureau en vue des recommandations à formuler au congrès. XV. DIVERS L'Union suisse des journalistes fait appel à l'arbitrage du Bureau dans le différend qui l'oppose à la Fédération suisse des journalistes en ce qui concerne la répartition des sièges au sein de la délégation suisse au congrès de la FIJ et dans les organes statutaires de la FIJ. Le BUREAU se réfère aux Titres VII, par. 2 et VIII par. 2 des statuts de la FIJ, précisant clairement que, lorsqu'il y a plusieurs syndicats affiliés dans un même pays, ces syndicats doivent décider entre eux de la répartition de leurs voix. Il s'agit donc là d'une question purement nationale et la FIJ n'est ni arbitre ni conseillère dans ce genre de conflits. Le SECRETAIRE GENERAL est chargé d'informer les deux syndicats de la position de la FIJ. XIT T C FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUXELLES - Belgique PARTICIPANTS AIDE- MEMOIRE Relevé des décisions prises à la. Réunion du Bureau de la FIJ EDIMBOURG, du 1er au 4 mars 1982 Mars 1982 C Paul PARISOT, président Franz- Félix LEHNI, 1er vice- président et commissaire aux comptes Charles A. PERLIK, 2d vice- président Mokhtar TRIFI, conseiller régional pour l'Afrique Georges ANASTASSOPOULOS, conseiller Kenneth ASHTON, conseiller Carl H. HERNLUND, Trygve MOE, Eckart SPOO, " 11 11 T. BOGAERTS, secrétaire général Marie- Anne PAQUET, adjointe au secrétaire général Excusés: Arieh ZIMUKY et J.L. ROLDAN 1. APPROBATION DU RAPPORT DE LA DERNIERE REUNION DU BUREAU ... Le Bureau approuve les amendements suivants à apporter, à la demande de Ch. PERLIK, au compte- rendu de la réunion du Bureau, qui s'est tenue à Bruxelles du 21 au 23 novembre 1981: p. 4, 1ère ligne, ajouter:" Il suggère que seules soient rapportées les motions et les actions qui s'ensuivent". p. 4 avant- dernier alinéa: ajouter après" P. 6 190 1'information". Il considère que l'ensemble des décisions de la FIJ et de ses activités constitue une telle politique". avant- dernier alinéa: ajouter après"..... en toute conscience:" et n'a d'excuses à présenter à personne". p. 13: insérer après le premier paragraphe:" Ch. PERLIK désire savoir si la délégation de la FIJ a voté toutes ces résolutions". p. 13: 41ème paragraphe, modifier la dernière phrase comme suit:.. enthouP. 21 siaste" et qu'il n'aurait pas marqué son accord sur le rapport adopté par consensus s'il lui était donné de revenir sur sa décision". au paragraphe b), remplacer Canada par Québec. - 2- - 2. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS NATIONALES DE JOURNALISTES a) FNSI- Italie Après avoir entendu le rapport de la réunion que P. PARISOT, F.F. LEHNI et T. BOGAERTS ont eue, les 23 et 24 février 1982 à Lucerne avec une délégation de la FNSI, " Le Bureau de la FIJ, réuni à Edimbourg, du 1er au 4 mars 1982, 1. approuve le projet élaboré à Lucerne( Suisse) entre la délégation de la FIJ et celle de la FNSI en vue de la création d'un groupe de travail FNSI/ FIJ; 2. Désigne un nombre restreint de représentants de la FIJ chargés de préparer, avec les représentants de la FNSI, la réunion et les travaux du groupe de travail et le charge de faire rapport a la réunion du Comité exécutif, le 16 mai 1982 à Lugano. Ce groupe restreint sera composé comme suit: P. PARISOT, F.F. LEHNI, T. BOGAERTS, G. ANASTASSOPOULOS, K. ASHTON et C. HERNLUND. b) SNJ- France dans Après avoir entendu le rapport du président Paul PARISOT sur sa récente entrevue avec François Boissarie, l'un des secrétaires généraux du SNJ, le Bureau de la FIJ, réuni à Edimbourg du 1er au 4 mars 1982, prend note avec regret que le SNJ n'est pas revenu sur sa lettre du 20 mai 1980. .. Le Bureau se trouve dans l'obligation de prendre note de la lettre du SNJ du 20 mai 1980 dans laquelle le syndicat affilié français exprime son désir de se désaffilier de la FIJ si la demande de transformation de son statut de membre affilié en membre associé n'est pas acceptée. Aux termes du Titre VI, art. 2 des statuts de la FIJ, cette désaffiliation entre en vigueur le 20 novembre 1980. Le Bureau charge le secrétaire général d'en informer le Bureau du SNJ en conséquence; charge le trésorier d'inviter le SNJ à payer ses arriérés C de cotisations jusqu'au 20 novembre 1980 et recommande au Comité exécutif de procéder à la radiation du SNJ en appliquant l'article 3 du Titre X des statuts de la FIJ, si cette obligation n'a pas été remplie au 1er mai 1982. Le Bureau exprime son profond regret que les contacts avec la direction du SNJ, sur les instructions du Comité exécutif 1981, soient restés sans résultat. Il renouvelle l'espoir que les journalistes appartenant au SNJ, organisation fondatrice de la FIJ, reprendront bientôt leur place dans le combat international pour la défense de la profession. ( Cette résolution a été votée à l'unanimité, le président P. PARISOT ayant demandé de ne pas participer au vote) c) Japon Le Bureau prend connaissance de la fin de non recevoir des.collègues japonais au projet de la FIJ d'organiser un séminaire sur le nouvel ordre mondial de l'information au Japon, 3. - 2 ПОТИЗА Нtonnex d) Roumanie A la demande de P. Parisot, le traitement infligé au correspondant du journal français" Le Matin" en Roumanie fera l'objet d'une communication dans" En Ligne Directe". 3. GROUPES DE TRAVAIL DE LA FIJ a) Nouvelles techniques. ... Le groupe de travail s'est réuni à Edimbourg, du 25 au 27 février 1982 et K. ASHTON s'engage à remettre le rapport du groupe à la FIJ avant la fin du mois de mars 1982 afin qu'il puisse être diffusé comme document de travail du congrès mondial à Lugano, avec un projet de résolution. Il ne faut pas de commission du congrès sur ce sujet. b) Liberté rédactionnelle Le Bureau adopte, avec deux abstentions( Ch. PERLIK et M. TRIFI, C ce dernier parce que le texte n'était pas disponible en français) le rapport du groupe de travail sur la liberté rédactionnelle, qui s'est réuni à Edimbourg, le 27 février 1982 et en recommande l'adoption par le Congrès. Le document sera diffusé comme document de travail au congrès. C c) Liberté de la presse appor --Le Bureau constate le nombre réduit de réponses à un questionnaire extrêmement compliqué. 4. UNESCO. a) Protection des journalistes Le Bureau demande à une commission appropriée du Congrès de Lugano d'examiner la situation sur la base d'un rapport écrit à préparer par le . secrétaire général et de formuler éventuellement des propositions. ( approuvé à l'unanimité avec 1 abstention) b) Rapport McBride Le Bureau demande au secrétaire général d'adresser à l'Unesco les questions supplémentaires formulées par le président d'honneur H. J. BRADLEY et de présenter la réponse de l'Unesco dans son rapport au Congrès, c) Réunion du Second Comité d'experts gouvernementaux sur les problèmes de droit d'auteur découlant de l'utilisation des ordinateurs pour 1'accès à et la création d'oeuvres d'auteur. Considérant que ce sujet est important dans l'évolution future du travail des journalistes, le Bureau accepte l'offre de T. MOE de présenter la FIJ( soit lui- même, soit un de ses collaborateurs norvégiens sur la question des droits d'auteur) à cette réunion qui se tiendra à Paris, du 7 au 11 juin 1982. 1... - 4 - 5. POLITIQUE DE L'INFORMATION DE LA FIJ Le Bureau a chargé un comité, composé de P. PARISOT, Kenneth ASHTON et T. BOGAERTS, de prendre note de toutes les propositions d'amendements avancées par les membres du Bureau pendant la discussion du projet de text et de mettre au point une version plus claire et plus accessible( par ex. avec sous- titre) en ayant soin d'éliminer les phrases purement descriptives. En tant que document de travail du congrès, ce nouveau projet doit être disponible pour la fin du mois de mars 1982. 6. 3e. REUNION DES ORGANISATIONS REGIONALES ET INTERNATIONALES DE JOURNALISTES Le Bureau a entendu une communication sur la réunion des organisations internationales et régionales de journalistes organisée, sous les auspices de l'Unesco, du 22 au 24 février 1982 a Bagdad par la Fédération des journalistes arabes, ou Max Rolland a représenté la FIJ en tant que rapporteur de la commission Tiers- Monde au Congrès. 7. RELATIONS AVEC LES JOURNALISTES ARABES Le Bureau renouvelle son désir de voir se réaliser une réunion de- délégations restreintes de la FIJ et de la Fédération des journalistes arabes. Ke secrétaire général est chargé de fixer une date, de commun accord avec la FJA. Une suggestion: samedi 22 mai 1982( immédiatement après le congrès) à Lugano. 8. LA FIJ EN AMERIQUE LATINE Le Bureau décide que la note rédigée par le secrétaire général sera communiquée aux syndicats membres et que les suggestions formulées par lui soient retenues pour le programme d'activités. 9. MISSION DE LA FIJ EN COREE Le Bureau décide l'envoi d'un télégramme au président de la République de Corée, réclamant la libération immédiate du photographe de presse CHI Jung- kwan. A l'unanimité, le Bureau adopte la résolution suivante: " Le Bureau de la FIJ, réuni à Edimbourg du 1er au 4 mars 1982, ayant examiné le rapport présenté par F.F. LEHNI, premier vice- président, sur la mission d'information qu'il a accomplie en Corée en juin 1981 et sur l'évolution récente dans ce pays, prend acte de la libération de l'ancien président de la Journalists' Association of Korea, KIM Tae- hong, et de plusieurs autres journalistes détenus, ainsi que de l'amélioration, depuis la levée de la loi martiale, de la situation relative a la liberté de l'information et aux conditions de travail des journalistes. : " Le Bureau estime toutefois que, malgré les progrès réalisés jusqu'à présent, la lutte pour la restauration complète de la liberté de la presse et l'indépendance des journalistes en Corée devra se poursuivre. Il invite dès lors la Journalists: Association of Korea, affiliée à la FIJ, à être vigilante et a entreprendre toute action que les circonstances pourraient exiger. Il confirme la détermination de la Fédération d'encourager les collègues coréens à intensifier leur combat en solidarité complète et avec le soutien de la FIJ et de ses syndicats membres." O - . 5 - C C Le Bureau charge le secrétaire général d'adresser cette résolution à la JAK avec une lettre d'accompagnement dans laquelle il rappellera les recommandations qui figurent à la fin du rapport de F.F. LEHNI et en insistant sur l'importance pour la FIJ d'une collaboration active de la JAK et de contacts plus suivis. Le Bureau marque son accord pour que F.F. LEHNI accepte d'effectuer une seconde mission en Corée, en août 1982, à l'invitation de la Journalists' Association of Korea. 9. ACTIVITES DE LA FIJ EN AFRIQUE Après avoir entendu le rapport du secrétaire général sur ses entrevues à l'Unesco, le Bureau charge T. BOGAERTS de poursuivre ses contacts en vue de organisation à Dakar( Sénégal) d'un séminaire pour journalistes africains sur le nouvel ordre mondial de l'information et les droits de l'homme. Le secrétaire général est chargé d'informer les syndicats membres de ce projet, de leur présenter en temps opportun un projet de budget et de les inviter à examiner la possibilité de trouver les fonds nécessaires au financement du séminaire, étant entendu que l'Unesco a déjà promis une participation financière. 10. PROGRAMME D'ACTIVITES 1982-1984 Le Bureau a examiné le projet de programme d'activités 1982-84 et a apporté quelques amendements au projet, Le projet amendé sera présenté comme document de travail au congrès. Le Bureau note que F.F. LEHNI est prêt à mener l'étude sur la censure dans le monde entier, telle que proposée au point I b) du projet. 11. PROPOSITIONS AU CONGRES a) Proposition du syndicat norvégien: Droits d'auteur sur les photocopies Le Bureau donne une recommandation positive générale à la proposition du syndicat norvégien à condition que l'aspect juridique de la question soit expliquée de façon satisfaisante dans l'argumentation à joindre à la proposition. b) Première proposition du Syndicat finlandais: Priorités dans les activités de la FIJ Avec six voix en faveur, une voix contraire et deux abstentions, le Bureau de la FIJ adopte le commentaire suivant à joindre à la proposition au congrès: " Le Bureau de la FIJ, réuni à Edimbourg du 1er au 4 mars 1982, reconnaît ses responsabilités et son désir d'étendre ses activités syndicales au- delà des articles 4, 5 et 6 du Titre II des statuts, visant à promouvoir des actions collectives suivant des buts conformes aux statuts et à organiser des syndicats nationaux de journalistes, plus particulièrement dans les pays du Tiers Monde. Il est conscient du fait que l'unification des employeurs en Europe pose de nouvelles exigences à la coopération entre les syndicats et que de ces nouvelles exigences dépend la solution de beaucoup de problèmes, non seulement ceux liés aux droits d'auteur et aux nouvelles techniques, le dernier sujet faisant l'objet de contacts avec la Fédération graphique internationale et ses syndicats affiliés.. POL - 6 - " Si l'on exige que la FIJ augmente ses activités dans les ON domaines syndicat et autres par l'emploi de personnel supplémentaire, le Congrès devra proposer et accepter une augmentation supplémentaire substantielle des cotisations. " Même dans ce cas, le Congrès devra reconnaître le droit du Bureau de disposer des ressources de la Fédération de la façon qui corresponde le mieux aux exigences du moment. " Le Bureau recommande que la proposition du syndicat finlandais soit renvoyée à la prochaine réunion du Bureau pour un examen plus approfondi". c) 2e. Proposition du syndicat finlandais: World Press Freedom Committee Le Bureau a adopté à l'unanimité avec deux abstentions le commentaire suivant à joindre à la proposition du syndicat finlandais au Congrès. concernant le World Press Freedom Committee( WPFC): " Le Bureau de la FIJ, réuni à Edimbourg, du 1er au 4 mars 1982, :: - constate que la FIJ et huit autres organisations de travailleurs sont affiliées au WPFC depuis 1977; note avec satisfaction que le WPFC a soutenu des projets dans divers domaines au profit de la liberté de la presse et a fourni une aide à la presse et aux journalistes dans des pays en développement; note que le secrétaire général de la FIJ a notifié au WPFC en février 1980 qu'il ne faisait pas partie des directeurs de cet organisme; - note que Ch. PERLIK est membre du comité exécutif du WPFC en tant que représentant de la Newspaper Guild et estime qu'il s'agit là d'une décision qui appartient à la seule Newspaper Guild. regrette que le WPFC n'ait pas partagé la position adoptée par la FIJ à la réunion de l'Unesco sur la protection des journalistes; - 95 déclare qu'il n'est pas contraire à la politique de la FIJ que la Fédération ou un de ses syndicats membres coopère avec d'autres organism traitant de la liberté de la presse, même si la FIJ n'est pas pleinement d'accord avec toutes les questions traitées au niveau international; - recommande que la FIJ s'efforce d'influencer de façon plus efficace le travail du WPFC. charge le secrétariat. de la FIJ de diffuser auprès des syndicats membres toute information disponible sur les activités du WPFC". En ce qui concerne le dernier point de la recommandation, Ch. A. PERLIK s'engage à rédiger un aperçu des activités du WPFC à joindre à titre ne d'information, à la proposition au Congrès. Le secrétaire général s'engage à confirmer sa lettre du 21 février 1980 au WPFC, étant donné que son nom figure encore au verso de l'actuel papie à lettres du WPFC, 1 7 C C Up A la demande de M. TRIFI, le Bureau vote sur l'inclusion, dans le commentaire au congrès, d'une recommandation visant la désaffiliation de la FIJ du WPFC. La proposition est rejetée par 2 voix pour, 4 contre et 3 abstentions. 12. PROPOSILION D'AMENDEMENT DES STATUTS Après une discussion sur les projets d'amendement aux statuts de la FIJ introduits par la Newspaper Guild, le Bureau décide, avec deux voix pour et 6 voix contre, de ne pas recommander 1'adoption de ces amendements au congrès. La proposition de G. ANASTASSOPOULOS de ne pas recommander l'adoption de ces amendements, mais de demander au Bureau d'étudier plus en profondeur le problème soulevé par cet amendement a été rejetée par 2 voix pour et 6 voix contre. 13. SITUATION FINANCIERE Le Bureau demande au secrétariat de la FIJ de rappeler aux organisations membres qui n'ont pas réglé leurs cotisations de l'année 1981 qu'elles risquent de perdre leur droit de vote au prochain congrès si la cotisation n'est pas payée entre- temps et d'attirer leur attention sur l'article 3 du Titre X des statuts de la FIJ. Le Bureau accorde l'exonération de 50% de la cotisation de 1981 demandée par 1 Association des journalistes tunisiens, estimant que les explications fournies par M. TRIFI suffisent pour justifier cette mesure. Le Bureau constate que la MWASA n'a pas encore fourni les explications demandées à l'appui de sa demande d'exonération de 75% de sa cotisation pour 1981. Un rappel leur sera adressé. Le Bureau constate que le syndicat affilié espagnol n'a pas encore remboursé à la FIJ le montant du billet d'avion de J.L. Roldan à Helsinki ( Comité exécutif 1981). Un rappel leur sera envoyé. fio. Le Bureau marque son accord pour que la FIJ avance à M. TRIFI le montant de ses frais de séjour à Edimbourg, étant entendu que l'AJT s'engage à rembourser la FIJ dès que sa situation financière actuelle aura pu être débloquée. Le Bureau prend note du versement effectué à la MWASA grâce aux dons versés par les syndicats membres au Fonds Mtimkulu- Mayet et insiste pour qu'un accusé de réception soit disponible avant d'effectuer tout versement supplémentaire. Le Syndicat suédois a récolté 87.000 couronnes suédoises dans le cadre de sa campagne Afrique du Sud et désire les transférer à la MWASA par l'intermédiaire de la FIJ. Le secrétariat de la FIJ devra les informer sur la voie la plus appropriée. Une partie de l'argent serait destinée à subvenir aux besoins des journalistes en prison et frappés d'une mesure d'interdiction (" banning order"), une autre partie aux frais de fonctionnement de la MWASA. ".. P. PARISOT confirme que l'annonce, dûment mise à jour, paraîtra dans le journal argentin" CLARIN" dans le courant du mois de mars 1982, maintenant que toutes les formalités nécessaires ont pu être remplies. Le Bureau charge le secrétaire général d'envoyer une copie de l'annonces parue à tous les 157 - 8 syndicats membres et de rappeler à ceux qui n'ont pas encore versé leur quotepart de le faire sans tarder.. Le Bureau constate avec regret que le projet de budget pour 1982, déjà déficitaire, ne prévoit pas l'impression du bulletin mensuel" En Ligne Directe". Avec 2 abstentions et 1 voix contraire, le Bureau recommande au Congrès de donner à la FIJ les moyens nécessaires pour la réalisation d'un programme d'activités amélioré pendant la période 1982-1984. 14. DEMANDES D'ADHESION A LA FIJ a) Union des journalistes Luxembourg A l'unanimité avec 1 abstention, le Bureau recommande au congrès d'admettre l'Union des journalistes Luxembourg comme membre affilié à la FIJ. b) Fédération professionnelle des journalistes du Québec Avec 5 voix contre et 2 voix pour, le Bureau décide de recomman au Congrès de ne pas admettre la FPJQ comme membre associé de la FIJ. c) Espagne:" Federación del Papel, Artes Gráficas y Comunicación Social de CC.00" Le Bureau confirme le point de vue adopté par le Congrès d'Athènes à savoir qu'il ne peut pas recommander 1'admission comme membre associé d'un syndicat qui remplit les conditions d'un membre affilié. 15. LIBERTE DE LA PRESSE a) Pologne Le président s'engage à rédiger, à l'intention du Congrès, un rapport sur la situation de la presse et des journalistes polonais après avoir consulté plusieurs sources d'information auxquelles il a accès. Sur instruction du Bureau, le secrétaire général a rédigé la résolution suivante, compte tenu des suggestions émises par K. ASHTON et Ch. PERLIK: " Le Bureau de la FIJ, réuni à Edimbourg, du 1er au 4 mars 1982, - approuve les interventions faites par la Fédération et ses syndicats membres concernant les atteintes à la liberté de la presse et l'internement des journalistes en Pologne depuis la promulgation de l'état de siège, le 13 décembre 1981; - invite les syndicats membres à prêter toute assistance aux collègues polonais qui ont cherché refuge dans différents pays et à recueillir auprès d'eux ainsi qu'auprès des syndicalistes réfugiés toute information pouvant contribuer à une meilleure connaissance de la situation de la presse et des journalistes en Pologne". b) Afrique du Sud Le Bureau demande au secrétariat de présenter un résumé des diverses actions organisées par les syndicats membres dans le cadre de la campagne d'information de la FIJ sur l'Afrique du Sud. C C 9 Le Bureau constate que l'ancien président de la MWASA, Zwelakhe SISULU, a été libéré après plus de huit mois de détention au secret et sans inculpation mais s'insurge contre le fait qu'il soit à nouveau soumis à l'arrêté d'interdiction qui le frappait depuis la fin du mois de décembre 1980. Il charge le secrétaire général d'envoyer une nouvelle protestation au premier ministre sud- africain à ce sujet. Le Bureau estime qu'une action permanente de la FIJ et de ses syndicats membres s'impose en ce qui concerne la liberté de la presse et des journalistes en Afrique du Sud, mais estime qu'il appartient au Congrès. de désigner le thème de la journée d'action de. l'année 1982. c) Turquie Le Bureau confie au président et au secrétaire général le soin de décider des modalités concrètes d'une mission éventuelle en Turquie, sit le projet se concrétise à la suite des contacts personnels en cours à 1'heure actuelle." Le Bureau estime de première importance qu'un délégué du Syndicat des journalistes turcs( TGS) puisse participer au congrès de Lugano. d) Israël Constatant que les trois rédacteurs en chef palestiniens, assignés à résidence dans les territoires occupés par Israël, n'ont toujours pas été libérés, le Bureau charge le secrétaire général d'adresser une protestation au premier ministre israélien Menahem BEGIN. Le Bureau charge d'autre part M. TRIFI de présenter au congrès un rapport écrit sur la situation de la presse et des journalistes palestiniens. De son côté, la Fédération des journalistes israéliens sera invitée à prendre position sur ce rapport par écrit, réponse qui sera également transmise aux congressistes. e) Espagne Le Bureau charge le secrétaire général d'adresser un télégramme au syndicat affilié UGT en Espagne pour exprimer la solidarité de la FIJ avec les revendications du syndicat dans ses négociations collectives et appuie la protestation du syndicat contre le retrait de l'accréditation du journaliste Pedro RAMIREZ au tribunal militaire de Madrid. Un second télégramme de soutien sera expédié au journaliste victime de cette discrimination. f) Allemagne/ R.F.A. Dès qu u'une documentation, établie par la DJU, sur les obstructions de la police au travail des journalistes à l'occasion d'une manifestation importante à Francfort sera disponible à la FIJ, le secrétaire général est chargé d'envoyer une protestation aux autorités compétentes( Innenminister des Landes Hessen). Le Bureau félicite la DJU d'avoir pris l'initiative de réunir en Allemagne une cinquantaine de journalistes chiliens en exil et de leur donner l'occasion de renouer des liens entre eux et avec leur organisation professionnelle au Chili. 10 - 16. CONGRES MONDIAL A LUGANO. Le Bureau approuve la liste des observateurs à inviter au Congrès: UNESCO, BIT, Conseil de 1 Europe, CISL, CMT, OIJ, FELATRAP, Fédération des journalistes arabes, Confédération des journalistes de l'ASEAN, Union des+ journalistes africains, Fédération graphique internationale, IIP, UCIP, Amnesty International, les organisations de journalistes d'Australie, d'Italie, de Yougoslavie. 17. ETAT D'AVANCEMENT DES ENQUETES PROFESSIONNELLES EN COURS Le Bureau note qu'en raison des réponses tardives de beaucoup de syndicats membres, les deux rapporteurs G. ANASTASSOPOULOS et E. SPOO, ne pourront pas terminer leurs rapports sur le secret professionnel et les conditions morales, matérielles et sociales des journalistes dans les délais requis par les statuts pour la diffusion des documents de travail au congrès. Ils s'efforceront toutefois de terminer les rapports à temps pour qu'ils soient disponibles au congrès. - O C FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES IPC, Bvd. Charlemagne 1( Bte 5) B- 1041 BRUXELLES SLFVD Belgique Distribution: membres du Bureau et du Comité exécutif syndicats membres RAPPORT DECEMBRE 1982 Réunion du Bureau de la FIJ Bruxelles, du 4 au 6 octobre 1982 A La 56e réunion du Bureau de la FIJ a eu lieu au siège de la FIJ à Bruxelles, du 4 au 6 octobre 1982, sous la présidence de Kenneth B. ASHTON. ( Les débats se sont déroulés en anglais seulement, ce qui a considérablement réduit la longueur de la session). PARTICIPANTS Henry J. BRADLEY, président d'honneur Kenneth B. ASHTON, président ti Trygve MOE, Ier vico- président Charles A. PERULE Jr., Second vice- président Georges ANASTASSOPOULOS, conseiller Aaron DOLAV, conseiller Hans LARSEN, conseiller Max ROLLAND, conseiller H 191 C The BOGAERTS, secrétaire général Marie- Anne PAQUET adjointe du secrétaire général Excusés: Enrico MORRESI. José- Luis ROLDAN et Mokhtar TRIFI, tous empchés d'assister pour des raisons professionnelles. OUVERTURE DE LA REUNION K. ASHTON précise qu'il est heureux d'avoir l'occasion de travailler avec le Bureau pendant les deux anno à venir. Au cours de cette période, ses préoccupations iront essentiellement à deux questions qui lui tiennent à coeur: ( 1) trouver les moyens de donter plus de publicité au travail de la Fédération et( 2) s'efforcer d'augmenter le nombre d'organisations affiliées à la FIJ. Après l'insertion de quelques amendements, le Bureau adopte 1'ordre du jour qui lui avait été proposé. CONTACTS AVEC LES ORGANISATIONS NATIONALES DE JOURNALISTES ( i) Portugal Rappelant la décision prise par le Congrès à Lugano, le SECRETAIRE GENERAL rapporte qu'il n'a pas encore eu la visite à Bruxelles d'une délégation du Syndicat des journalistes portugais mais que, par contre, lui- même s'était rendu à Lisbonne après la décision du gouvernement de fermer l'agence ANOP. Il n'avait toutefois pas pu discuter du statut du syndicat au sein de la FIJ. Il espère en avoir l'occasion le 7 et 8 octobre, lors de la participation de Jorge Campos au groupe de travail sur la protection des journalistes. Le Bureau marque son accord pour l'envoi d'un nouveau télégramme de protestation au Portugal, au sujet de l'affaire ANOP. K. ASHTON constate que le bulletin de l'OIJ" IOJ Newsletter", rapportant les interventions de son vice- président à Lisbonne, passe totalement sous silence la présence, simultanée au secrétaire général de la FIJ. Serait- il utile de rappeler la chose à l'OIJ qui souligne toujours la nécessité de la coopération? T. BOGAERTS annonce que le syndicat portugais a l'intention d'organiser, du 19 au 22 janvier 1985, un congrès d'une certaine dimension internationale ( avec le concours de Unesco) sur des thènes tels que les nouvelles techniques, la déontologie, etc. La FIJ at 1'0IJ y seront invitées. - 82 KAMI MOITA 01-8 Le Bureau décide que la FIJ sera représentée à ce congrès. ( ii) Sri Lanka Conformément à la décision du congrès de Lugano, le SECRETAIRE GENERAL a écrit le 15 juin 1982 à la" National Union of Journalists( Sri Lanka)" pour connaître ses intentions en ce qui concerne son appartenance à la FIJ. Le Bureau suggère que T. Bogaerts envoie un rappel si aucune réponse n'a été reçue avant la fin de l'année. ( iii) Indonésie Les deux observateurs au Congrès de Lugano représentant la Confédération des journalistes de l'ASEAN sont tous deux membres de l'Association des journalistes indonésiens. Faisant suite à leur demande de renseignements, le SECRETAIRE GENERAL leur a adressé une documentation sur les activités ainsi que les statuts de la FIJ. En l'absence de nouvelles de leur part, un rappel leur sera envoyé dans quelque temps. ( iv) Hong- Kong Le SECRETAIRE GENERAL rapporte les protestations de la FIJ à la suite de voies de fait contre des journalistes à Hong- Kong. L'Association des... journalistes de Hong- Kong a demandé à connaître les conditions d'admission à la FIJ et des renseignements sur les activités de la Fédération. T. Bogaerts leur a répondu. T. MOE se rendra au Japon pour son syndicat fin octobre/ début novembre et propose- si le temps le lui permet de contacter l'Association des journalistes de Hong- Kong lors de son bref passage dans cette ville. ( v) Le SECRETAIRE GENERAL annoncera la visite. Chine ! Le SECRETAIRE GENERAL a reçu une lettre de l'Association nationale des journalistes chinois, annonçant que la FIJ sera invitée par les journalistes de Corée du Nord à une conférence, qui se tiendra à Pyongyang en avril ou..mai 1903, sur la réunification de la Corée. Le Bureau charge le secrétaire général de répondre que la FIJ ne parti cipe jamais à des réunions dont le thème ne concerne pas spécifiquement des questions professionnelles. ( vi) ( vi) Grèce Le Bureau prend note de la communication de G. ANASTASSOPOULOS sur les nouveaux développements dans la législation grecque en matière d'élections syndicales et du résultat des élections à l'Union d'Athènes. II. SITUATION FINANCIERE. ( i) Désignation du commissaire aux comptes T. MOE, qui s'était proposé à Lugano pour assurer l'intérim jusqu'à la désignation d'un nouveau commissaire aux comptes à la suite du départ de F.F. LEHNI, précise que lui- même n'est pas en mesure d'assumer cette charge supplémentaire. D'autre part, E. MORRESI, pressenti pour ce poste, lui a écrit en juin 1982 qu'il ne se sentait pas la capacité de traiter de finances et qu'il n'entendait pas, dès lors, assumer cette responsabilité. De commun accord avec le président et le secrétaire général, il propose la candi 3- C dature de Max ROLLAND, qui présente en outre l'avantage d'habiter à une distance raisonnable de Bruxelles. M. ROLLAND accepte de devenir le commissaire aux comptes et le Bureau marque sa satisfaction à ce sujet. ( ii) Budget de l'année 1982 Jusqu'à présent, les dépenses effectuées restent dans le cadre des montants budgetişés. Nous pourrons profiter de cette situation en équilibre pour autoriser la régularisation du provisionnement pour pécule de vacances pour tous les membres du personnel, étant entendu que cette régularisation n'aurait d'effet que sur le seul exercice de l'année en cours.( Accord du Bureau). ( iii) Système de cotisation og Sur proposition de G. ANASTASSOPOULOS, qui considère que le Bureau n'est pas préparé pour discuter des questions relevant des points e) f) et g) de la résolution du Congrès sur les finances, le BUREAU décide de désigner un groupe de travail composé de T. MOE, Ch. PERLIK et M. ROLLAND avec mission d'étudier les solutions possibles en rapport avec la déclaration des effectifs, le système des cotisations et la révision éventuelle des règles du fonds d'entraide. Le Bureau charge le secrétaire général d'écrire à Henriette MAIRE de la old Fédération des journalistes suisses pour lui rappeler la coopération qu'elle noavait proposée au Congrès quant à l'étude d'un nouveau système de cotisations. C La révision du règlement concernant l'utilisation du fonds d'entraide devrait permettre une intervention plus large du fonds( par exemple frais de participation de M, Trifi aux réunions du Bureau, etc.). ( iv) Annonce dans le journal" Clarin" Le journal argentin" Clarin" ayant refusé de publier l'annonce de la FIJ sur les journalistes disparus, le Bureau décide qu'après la récupération de l'argent auprès du correspondant de Clarin à Paris, une lettre sera adressée à tous les syndicats membres donateurs en leur demandant s'ils désirent récupérer l'argent ou l'attribuer soit au Fonds Mtimkulu- Mayet( Afrique du Sud), soit à l'aide aux journalistes polonais. ( v) Appointements du personnel Cette question faisant partie d'un ensemble, le PRESIDENT propose d'y revenir à la prochaine réunion du Bureau. ( vi) Requête du DJV Le SECRETAIRE GENERAL a reçu une lettre du" Deutscher Journalistenfoes Verband" datée du 15.9.82 dans laquelle il demande que la question des cotisations à la FIJ soit mise à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Comité exécutif. Le Bureau charge le secrétaire général d'accuser réception de cette 9 lettre et d'inviter le DJV à faire une proposition écrite avant la prochaine réunion du Bureau. -91 We( vii) Sur proposition de T. BOGAERTS, qui avait au préalable recueilli Wend l'avis de F.F. Lehni, le Bureau marque son accord pour qu'un montant de 200 frs suisses soit versé au correspondant Werner VAN GENT pour services rendus à la FIJ( informations recueillies en Turquie lors de la couverture du procès des membres du Comité pour la paix). 1.1 * 4. III. LIBERTE DE LA PRESSE ET LIBERTE SYNDICALE DANS LE MONDE ( i) Groupe de travail" Liberté de la presse" tney ob ab Le SECRETAIRE GENERAL communique que le groupe de travail a été convoqué par Karl GEIBEL( DJV) pour les 11 et 12 octobre 1982 à Stuttgart, dans le but de dépouiller les réponses reçues au suestionnaire sur la liberté de la presse. Le groupe de travail annonce son rapport pour le début .de l'année 1983. T ༽ ༽ ant T. MOE est d'accord avec G. ANASTASSOPOULOS pour dire que le questionnaire très compliqué du groupe de travail avait probablement découragé bon nombre de syndicats de répondre. Il attire toutefois l'attention sur le point I b) du programme d'activités 1982-84 et plus particulièrement sur l'ajout" et d'étendre les compétences de ce groupe de façon à inclure une étude sur censure dans le monde entier". IA H. J. BRADLEY, se demande si une enquête mondiale ne dépasserait pas nos possibilités. Même limitée au niveau des syndicats membres, elle représenterait un travail considérable. Le résultat que nous escomptons d'une telle enquête serait- il à la mesure de la dépense en temps et en argent qu'elle implique? D'autres organisations détiennent plus d'informations que nous sur ce sujet. G. ANASTASSOPOULOS propose de demander si F.F. LEHNI est prêt à s'en occuper, comme il l'avait fait sous- entendre au moment de l'élaboration du projet de programme d'activités 1982-19841. H. LARSEN rappelle que le libellé de l'article concerné fait explicitement référence au groupe de travail C'est donc à ce dernier qu'il appartient de demander la collaboration éventuelle d'autres personnes. Sur proposition de K. ASHTON, le Bureau charge le secrétaire général de signaler au groupe de travail 1'éventuelle disponibilité de F.F. LEHNI à collaborer à cette étude et d'attirer son attention sur la documentation disponible dans d'autres organisations telles que l'Institut international de la presse, Index on Censorship, Pen Club, etc. .::( 11) ( ii) Mission en Turquie = ך.. T. BOGAERTS rappelle qu'une demande de mission de la FIJ en Tur quie par F.F. LEHNI avait été faite dans une lettre du 24 mars 1982 au géne ral EVREN. Le 18 mai, l'ambassade de Turquie à Bruxelles adressa une réponse positive à la FIJ. Survint alors le congrès de la FIJ et le refus des autorités turques d'accorder un visa de sortie à Cetin OZBAYRAK( information confirmée par les contacts de Werner VAN GENT en Turquie) Le retrait de F.F. LEHNI de la FIJ et son changement d'employeur ne lui permettaient plus de se libérer pour cette mission. Par ailleurs, les autorités turques vexées par la résolution adoptée au congrès de Lugano n'admettaient pas qu'une nouvelle demande se référât de quelque manière que ce soit à cette résolution Après une entrevue à l'ambassade de Turqiiie, le secrétaire général, de commun accord avec le président, propose Max ROLLAND, membre du Bureau de la FIJ, p une visite en Turquie. Locs d'une nouvelle entrevue à l'ambassade de Turquie à Bruxelles, la proposition suivante est faite au secrétaire général: Max Rolland ne serait pas invité par le gouvernement turc en tant que représentant de la FIJ, mais incorporé dans un groupe de journalistes invieux, par le gouvernement turc, du 4 au 12 novembre, pour couvrir le referendum. Le programme devait comprendre des entrevues avec de nombreuses personnalités turques et avec des groupes de journalistes. Toutefois, le gouvernement turc n'assumerait pas les frais de voyage et de séjour de Max Rolland et celui- ci pourrait, en marge du programme officiel, établir tous les contacts qui lui sembleraient opportuns. tés 5 LIV G. ANASTASSOPOULOS considère qu'il faut profiter de l'occasion qui se présente. La situation de la presse en Turquie ne s'améliore pas du tout. Il est difficile d'obtenir de bonnes informations sur la Turquie. M. Rolland devrait être en mesure de nous rapporter une bonne moisson de renseignements. M. ROLLAND est peu enthousiaste. Au moment du référendum, tous les journalistes seront extrêmement pris par leurs occupations professionnelles et il n'arrivera pas à les joindre. En second lieu, même si on ne l'empêchera pas en principe de contacter qui il voudra, le programme du groupe de journalistes risque d'être organisé de façon à leur laisser peu de loisirs. Comment pouvons- nous exploiter les résultats de cette mission, puisqu'officiellement, M. Rolland n'irait pas en tant que représentant de la FIJ? H. LARSEN se demande s'il faut accepter une mission avec autant de restrictions. Elle risque d'être interprétée comme un soutien de la FIJ au référendum alors que la moisson pour nous serait maigre et pourrait même mettre en danger des collègues turcs. A. DOLAV trouve que la FIJ devrait envoyer quelqu'un sur place, od mais d'une façon moins officielle et en préparant soigneusement les contacts à l'avance. K. ASHTON pense que notre présence en Turquie appuyerait certaineament la position de notre syndicat membre. Mais pourquoi, devrions- nous y aller au moment du référendum? T. BOGAERTS propose d'écrire à l'ambassade, en demandant confirmation de leur lettre du 18 mai certifiant que le représentant de la FIJ sera alibre de prendre les contacts qu'il voudra. K. ASHTON propose d'ajouter que nous désirons que notre mission - puisse être effectuée à un moment autre que celui du référendum. ( Accord du Bureau) C ( iii) Mission en Pologne T. BOGAERTS a rencontré à Bruxelles, par l'intermédiaire de la CISL, un journaliste polonais, membre de l'Association dissoute, qui avait marqué beaucoup d'intérêt pour la résolution de Lugano et l'échange de correspondance entre la FIJ, 1'OIJ et la nouvelle association des journalistes polonais. Aux termes de la loi polonaise, cette association dont la fondation avait déjà été annoncée au préalable à la télévision polonaise, serait d'ailleurs illégale. Elle compte 4.000 membres, mais admet tous les travailleurs des médias, journalistes ou non. L'ancienne association comptait 8.000 journalistes. Beaucoup ont été forcés de signer une déclaration d'allégeance au parti communiste polonais. Plus de mille journalistes ont perdu leur emploi dont 700 à Varsovie. N'étant pas membres de la nouvelle association, ils ont perdu le bénéfice de tous les avantages sociaux et, par le fait même, tout moyen d'existence. Certains ont trouvé un petit emploi dans des petites publications, telles que le bulletin habdomadaire pour les taveugles, etc. Toute aide provenant des collègues étrangers est extrêmement appréciée. K. ASHTON rapporte ses contacts avec la Confédération des syndicats britanniques( TUC) concernant une éventuelle mission commune. Il relève égalemen un article, publié dans l'IOJ Newsletter dans lequel l'organisation de Prague 66 accuse la FIJ d'incitation à la guerre froide. Les réactions de l'OIJ et de la nouvelle association des journalistes polonais à la résolution adoptée par le Congrès à Lugano ont été communiquées aux membres du Bureau. Le président propose un texte de réponse et signale que, malgré les accusations :. 1гр по 6 de l'OIJ, la FIJ a accepté de faire des représentantions communes avec l'OIJ à Lisbonne dans l'affaire de l'ANOP. ° Ch. PERLIK signale que plusieurs journalistes polonais sont arriavés aux Etats- Unis. La Newspaper Guild a déjà pu faire acheminer de l'aide en Pologne, mais il croit qu'il serait préférable que cette aide puisse s'effectuer par le biais de la FIJ plutôt qu'individuellement par les syndicats de journalistes. T. MOE signale l'aide accordée par son syndicat à un collègue . polonais et l'envoi de vivres en Pologne. K. ASHTON annonce que la NUJ a mis à la disposition de la représentation de Solidarnosc à Londres un local au siège de la NUJ. H. LARSEN conclut qu'il est préférable d'en courager tous les conontacts possibles plutôt que de centraliser tout à la FIJ. Nous aurons ainsi plus de chances d'atteindre les gens directement concernés. N'est- il pas un peu tard pour la FIJ de s'y mettre maintenant puisque, de toute façon, bon nombre de syndicats ont déjà été très actifs dans ce domaine. T. MOE propose qu'une lettre circulaire aux syndicats membres devrait leur rappeler que les besoins parmi les journalistes sans travail en - Pologne demeurent réels et qu'ils peuvent passer par la FIJ s'ils n'ont pu trouver leurs propres moyens d'acheminer leur aide. Quant à l'aspect politique, H. LARSEN appuie la proposition de K. - Ashton, Il faut éviter de claquer les portes et essayer de chercher les point Fre positifs. 10 G. ANASTASSOPOULOS marque également son accord avec le texte promoposé par K. ASHTON, à l'exception du mot" réactionnaire" que l'auteur tient toutefois à conserver. 2611 J Le Bureau adopte le texte suivant d'une déclaration que le secrétaire général est chargé d'expédier après la réunion à 10IJ ainsi qu'à l'Association des journalistes de la République populaire de Pologne: Le Bureau de la Fédération internationale des journalistes, réu à Bruxelles du 4 au 6 octobre 1982 a examiné la résolution sur la Pologne adoptée par son 16e Congrès mondial à Lugano en mai 1982 et considère que les réponses adressées d'une part à la FIJ et à ses affiliés par le secrétariat général de l'Organisation internationale des journalistes et d'autre part à la FIJ par l'Association des journalistes de la République populaire de Pologne sont réactionnaires et précipitées, étant donné qu'il n'y a eu aucune décision formelle de la part du Bureau de la FIJ quant à la mise en oeuvre de la résolution du Congrès. Le Bureau réaffirme la position de la Fédération, à savoir que toutes les organisations de journalistes, qu'elles soient nationales ou internationales, ont le droit de prendre des décisions démocratiquement et de veiller au respect de ces décisions prises démocratiquement. La Fédération n'a pas pour objectif de provoquer des conflits parmi les journalistes, mais de défendre ses statuts et ses convictions vis- à- vis des autres. Il note que le secrétaire général adjoint de la Fédération des journalistes néerlandais a réfuté les accusations exprimées dans l'édition spéciale du bulletin d'information de l'OIJ(" IOJ Newsletter") de juin 1982 selon lesquelles les dirigeants de la FIJ seraient à la base de l'annulation d'une conférence sur la protection des journalistes en mission -périlleuse. 7 - 9.6 C Le Bureau n'accepte pas d'être accusé d'un" retour au climat de guerre froide" du fait que le Congrès de la FIJ ait adopté la résolution sur la Pologne, car ni la FIJ ni ses affiliés ne sont associés automatiquement aux décisions des gouvernements. Il désire intervenir et intervient effectivement auprès des gouvernements et se sentirait encouragé si d'autres organisations de journalistes tant nationales qu'internationales intervenaient de même. La FIJ demande la coopération de l'OIJ pour protester auprès des autorités polonaises contre l'introduction de lois contraires au syndicalisme. Elle rappelle à l'OIJ que nos deux organisations ont répondu à l'appel de notre syndicat membre, le Syndicat des journalistes du Portugal, pour des représentations en commun auprès des autorités portugaises au sujet de la fermeture de l'agence de presse ANOP. Le Bureau de la FIJ considère que des actions communes de ce genre devraient se faire à l'avenir avec plus de fréquence. .: Aux termes de la résolution adoptée à Lugano et en réponse à la proposition généralement utile avancée par l'Association des journalistes de République populaire de Pologne, nous aimerions explorer davantage les possibilités de contact et de représentation. Le Bureau estime qu'il appartient à l'Association des journalistes de République populaire de Pologne de s'occuper de l'invitation à une série de journalistes sérieux de visiter la Pologne et que cette question n'est du ressort de personne d'autre. Dot Afin toutefois d'avancer dans la bonne direction, le Bureau serait heureux d'être invité à une réunion de représentants officiels. L'acceptation de cette invitation dépendrait d'une date rapprochée pour une réunion de ce genre et d'un ordre du jour et d'un programme établi de commun accord. iv) Journée d'action que M. ROLLAND suggère que la FIJ organise une action concernant la Pologne, le 13 décembre 1982, date anniversaire de la déclaration de l'état de siège. Si, par la même occasion, nous pouvions réunir des fonds pour venir an aide aux journalistes en difficulté en Pologne, ce serait encore mieux. : : Hans LARSEN pense qu'il faudrait savoir quelles sont les chances réelles d'envoyer des missions de la FIJ en Pologne et en Turquie avant de faire de ces pays la cible de notre journée d'action. Le Bureau décide d'appeler les syndicats membres à organiser une journée d'action sur la Pologne le 13 décembre 1982, avec une collecte de fonds, et qu'à sa réunion du printemps 1983, il décidera du thème de la journée d'action de 1983( éventuellement la Turquie). La FIJ contribuera également par un don symbolique à la collecte de fonds. v) Situation des journalistes dans les territoires occupés A. DOLAV remet aux membres du Bureau une copie de la réponse détaillée de la Fédération des journalistes israéliens au rapport présenté au congrès de Lugano par M. Trifi. Sur proposition du PRESIDENT, le Bureau décide de diffuser ce texte parmi les syndicats membres, sans commentaire du Bureau, et de reprendre la question à la prochaine réunion du Bureau, à la lumière du dernier paragraphe de la résolution adoptée par le Congrès à Lugano. 8 - -o sl. -> vi) Nicaragua Le Bureau décide de donner suite à des demandes émanant à la foi de la CISL et de la CMT et d'envoyer une protestation contre les mesures de censure au Nicaragua, notamment à l'égard du quotidiem" La Prensa". vii) Salvador Le Bureau a examiné la résolution adoptée par le Congrès à Luga no et charge le secrétaire général de s'informer auprès de ses collègues néer landais afin de savoir s'ils poursuivent l'idée avancée dans cette résolution d'un tribunal ou d'une commission internationale de journalistes chargée de mener une enquête approfondie sur le massacre de journalistes néerlandais au Salvador. Entre- temps, les conclusions de l'enquête menée à ce sujet par le gouvernement néerlandais ont été rendues publiques. viii) Liban . Le SECRETAIRE GENERAL donne connaissance d'un télégramme de l'Association des journalistes tunisiens, rapportant l'intrusion à Beyrout de l'armée libanaise dans les locaux du quotidien" Al Nida" et l'arrestatio.. des rédacteurs de ce journal. Le Bureau charge le secrétaire général d'envoyer une protestation au président du Liban. ix) La situation de P. PARISOT à France- Soir Le secrétaire général informe le Bureau du litige qui oppose Paul Parisot à son employeur. Ce dernier a, en effet, mis à la retraite forcée l'ancien président de la FIJ alors que celui- ci, président en exercice de l'intersyndicale de l'entreprise" France- Soir", est le porte- parole des travailleurs dans un important conflit social qui les oppose au propriétaire du journal, M. Hersant. 4.% T Le Bureau décide l'envoi d'un télégramme de solidarité avec le collègue Parisot au ministre français du travail, qui a d'ailleurs cassé la décision de M. Hersant. x) Argentine Sur proposition du PRESIDENT et vu que Clarin n'a pas publié l'annonce de la FIJ sur les journalistes disparus, le Bureau charge le secrétaire général d'envoyer une nouvelle protestation au président de la République argentine en joignant notre liste de journalistes" disparus" dans ce pays. K. ASHTON se chargera d'en transmettre la copie au gouvernement britannique. A titre d'information, le secrétaire général a distribué aux membres du Bureau une note informative sur les cas de deux journalistes centrafricain et vietnamien, actuellement en prison, et qui lui avaient été remises par un groupe belge d'Amnesty International. IV. LIBERTE REDACTIONNELLE A la demande du Conseil de l'Europe, le secrétaire général a fait parvenir à celui- ci 60 copies des textes anglais et français adoptés par le Congrès de Lugano, à l'intention des membres du CAHMM( Comité ad- hoc sur les moyens de communication de masse). - ). - have G. ANASTASSOPOULOS souligne l'importance de l'indépendance rédactionnelle à la radio et à la télévision. Dans les journaux aussi, comme c'est le cas en Grèce notamment, la question se pose de façon aiguë. La question n'a jamais trouvé de solutions satisfaisantes au niveau international et il serait important que le groupe de travail de la FIJ exerce une pression à ce niveau. T. MOE signale que le groupe de travail a terminé sa mission et qu'il appartient maintenant aux organes exécutifs de la FIJ. de mettre en oeuvre les directives du Congrès. Il serait bon d'inviter les syndicats membres à nous tenir au courant de nouveaux développements dans ce domaine dans leur pays et le Bureau devrait intensifier ses contacts avec le Conseil de l'Europe. ( Accord du Bureau) bir V. PROJET DE CONTRAT- TYPE EUROPEEN Ch Conformément à la résolution du Congrès de Lugano le groupe de travail, composé des membres du Bureau, s'est réuni le dimanche 3 octobre 1982 à Bruxelles afin de mettre à jour le contrat- type international de la FIJ de 1960 pour qu'il puisse servir de base de travail au groupe de travail FIJ/ FNSI. Le Bureau désigne les membres du Bureau à représenter la FIJ dans ce groupe de travail: K. ASHTON, M. ROLLAND et T. BOGAERTS. Le secrétaire général est chargé de contacter la FNSI en vue d'une réunion de ce groupe de travail. VI. NOUVELLES TECHNIQUES Friedrich Stiftung Bonn * Bielothek Le PRESIDENT se réfère au rapport de la réunion du comité mixte FIJ/ FGI( Berne, 25.5.1982) qui a été communiqué aux membres du Bureau. Plusieurs questions se posent à la suite de cette réunion; - les journaux toutes- boîtes remplissent- ils leurs obligations sociales au même titre que les journaux que l'on paye? Il est important de veiller à ce que les journalistes travaillant dans ces journaux soient syndiqués. Les négociations collectives semblent plus difficiles dans ce secteur. -O il serait important de produire, à l'intention des syndicats membres, un document d'information faisant le point sur tous les accords collectifs négociés entre les syndicats de journalistes et les syndicats graphiques. Voilà une tâche pour le groupe de travail. La FIJ devrait élaborer un contrat- type en ce qui concerne les nouvelles techniques et les nouveaux médias. Le groupe de travail devrait préparer un projet à cet effet. - La FGI insiste pour qu'une nouvelle conférence commune soit organisée à la suite de la première, qui eut lieu à Berlin en 1978. D'après la FGI, la Fédération des journalistes néerlandais pourrait être disposée à envisager une telle conférence à la fin de 1983 aux Pays- Bas, avec la coopération du syndicat néerlandais du Livre. Si cela n'implique pas de contribution financière de la part de la FIJ, le Bureau ne voit pas d'cbstacle à la tenue de cette conférence. . = K. ASHTON ayant demandé à être relevé de sa responsabilité de convocateur du groupe de travail" Nouvelles techniques", Hans LARSEN accepte de le remplacer. La prochaine réunion du groupe de travail se situera au début .de 1983. 10 G. ANASTASSOPOULOS désire savoir si une nouvelle conférence serait vraiment utile. K. ASHTON considère que des progrès ont été faits dans les relations entre journalistes et travailleurs graphiques. En Suède, le différend semble en voie de règlement. Les réunions périodiques entre la FIJ et la FGI sontj certainement utiles car elles contribuent à l'information mutuelle et à résoudre des problèmes. Les réserves exprimées à l'égard de la conférence de Berlin, préparée dans la hâte, ne sont plus valables puisque nous aurions suffisamment de temps pour la préparation d'une nouvelle conférence et que, maintenant, la FIJ a un groupe de travail qui étudie les questions se posant dans ce domaine spécifique. Ch. PERLIK désire savoir si le groupe de travail couvre les préoccupations de la FIJ sur les répercussions des nouvelles techniques sur la santé. H. LARSEN confirme que tant au groupe de travail de la FIJ qu'au comité mixte FGI/ FIJ, il y a une large mesure d'accord à ce sujet et que d'ailleurs, les syndicats membres ont déjà fourni une contribution importante dans ce domaine. I T. MOE considère qu'il sera essentiel d'inclure dans le contrat- type de la FIJ les aspects importants signalés par Ch. Perlik. 11 C Ch. PERLIK estime que le groupe de travail devrait informer les syndicats membres des dispositions existant dans ce domaine dans les pays européens. 96 K. ASHTON soulève la question de l'impact de la télévision par cable sur la presse écrite. Que devriendront les journaux si la télévision par cable devait drainer massivement les revenus de la publicité? Le Bureau confie au groupe de travail toutes les remarques et suggestions avancées au cours de la discussion. VII. DROIT D'AUTEUR T. MOE informe le Bureau qu'en ce qui concerne la résolution adoptée au congrès de Lugano sur le transfert réciproque des droits d'auteur sur photocopies d'oeuvres d'auteurs étrangers, l'étude des aspects juridiques est en cours en Norvège. Il espère être en mesure de faire des propositions concrètes à la prochaine réunion du Bureau, propositions à soumettre ensuite au comité exécutif de 1983. Sur proposition de G. ANASTASSOPOULOS, le Bureau charge le secrétair général d'inviter les syndicats membres à communiquer à la FIJ tous les nouveaux développements intervenus dans leur pays en ce qui concerne la conclusion d'accords avec les pouvoirs publics ou des entreprises privées, ainsi que sur le plan législatif. 100 9 ? Le Bureau prend note des deux rapports rédigés par Stein Ove Grönsun ( Norvège)( et Carl Hernlund, Suède, pour le premier) sur les réunions auxquelles ils ont participé comme observateurs de la FIJ:( 1) Comité d'experts gouvernementaux sur les problèmes découlant sur le plan du droit d'auteur de l'utilisation d'ordinateurs pour l'accès aux oeuvres ou la création d'oeuvres( Paris, du 7 au 11 juin 1982);( 2) Réunion de consultation sur la question de la titularité du droit d'auteur et ses conséquences dans les relations entre employeurs et auteurs employés ou salariés( Genève, du 1er au 3 septembre 1982). Le Bureau exprime sa satisfaction au sujet de cette excellente contribution et décide de circuler les deux rapports parmi les syndicats membres. - 11 - ... Le Bureau donne son accord pour que Stein Ove Grönsund représente la FIJ à une réunion sur le droit d'auteur à Paris, du 25 au 27 octobre 1982( 1'accès des handicapés de la vue et de l'ouïe à des oeuvres non protégées) de même qu'à une réunion sur les problèmes que pose la transmission par cable de programmes de télévision( Paris, du 13 au 17 décembre 1982). Le Bureau estime cependant que l'envoi d'un représentant de la FIJ à la réunion du 25 au 29 janvier 1983 à la Nouvelle Delhi du Comité permanent de l'OMPI sur le développement de la coopération dans le domaine du droit d'auteur représenterait une charge trop lourde pour le budget de la FIJ. Une autre réunion, prévue du 17 au 21 janvier 1983 à Paris sur la protection des oeuvres faisant partie du domaine public est jugée de moindre importance pour la FIJ.. VIII. SECRET PROFESSIONNEL T. BOGAERTS annonce que, le rapport de G. ANASTASSOPOULOS sur le secret professionnel ainsi que celui d'Eckart SP00 sur les conditions morales, matérielles et sociales des journalistes seront publiés dans le bulletin imprimé" INFORMATIONS FIJ" paraissant en décembre 1982. G. ANASTASSOPOULOS considère que le Bureau devrait s'attacher à donner suite à son rapport. Il faudrait saisir le Conseil de l'Europe et le Parlement européen de ce rapport et s'efforcer à convaincre l'un ou 1'autre, ou tous les deux, à envisager l'élaboration d'une convention européenne en la matière. Le concours du Parlement européen pourrait être utile pour influencer les législations nationales. Il faudrait envisager un lobbying auprès des deux instances et, pour ce faire, des représentants de la FIJ devraient se déplacer à Strasbourg. Des contacts au niveau personnel offrent plus de chances de succès qu'un échange de correspondance. Faudrait- il associer la FNSI à ces démarches? H. LARSEN propose que l'initiative soit prise par la seule FIJ. G. ANASTASSOPOULOS suggère que nous informions les Italiens de notre initiative et que nous leur demandions de formuler les mêmes demandes de leur côté. 3017 Abia si ( Accord du Bureau)* Le Bureau désigne un groupe de trois membres( K. ASHTON, G. ANASTASSOPOULOS et T. BOGAERTS) pour préparer la question et se rendre à Strasbourg en vue d'un lobbying aux divers niveaux. IX. ENQUETES PROFESSIONNELLES ( i) Conseils de presse BY T T. BOGAERTS rappelle que la dernière enquête de la FIJ a été menée en 1971 et que H. J. BRADLEY en était le rapporteur. Il serait souhaitable que, cette fois encore, nous puissions bénéficier de la collaboration de notre président d'honneur pour l'élaboration du questionnaire. Il s'agirait de recueillir une évaluation des conseils de presse existants ( ce que les gens en pensent) et d'établir comment on pourrait éventuellement les améliorer. d K. ASHTON trouve qu'il faudrait étendre les limites de cette enquête pour y inclure également d'autres institutions de ce genre existant dans le domaine de l'audio- visuel( par exemple les commissions ou I conseils de radiodiffusion). La suggestion de Ch. PERLIK d'inclure également des institutions! telles que les prix de la presse( press awards), quoique jugée intéressante, est rejetée étant donné que ces initiatives se placent souvent en deC - 12 - hors de la profession et ne sont plus de la compétence de nos syndicats membres. ablatio H.J. BRADLEY accepte de rédiger un projet de questionnaire, mais ne désire pas faire le travail seul. Le Bureau charge le secrétaire général de contacter Carl HERNLUND qui a été étroitement lié au conseil de la presse en Suède et de lui proposer de travailler avec H. J. BRADLEY. H. CROUS( membre d'un conseil de radiodiffusion en RFA) et Eckart SPOO ( membre du conseil de presse allemand) seront consultés pour l'élaboration du questionnaire, H. J. BRADLEY se propose de rédiger un premier projet et de le soumettre successivement aux trois autres confrères. -lo act 9. ( ii) Droit d'auteur à la radio et à la télévision, surtout en rapport avec la transmission par cable et satellites T. BOGAERTS signale que cette enquête avait initialement été suggérée par H.A. CROUS, mais que celui- ci ne semble plus en mesure de s'en Occuper. AMA - of Le Bureau suggère de proposer à Stein Ove GRØNSUND de travailler en collaboration avec un ou deux collègues de syndicats membres bien familiarisés avec la problématique de la radiodiffusion( la RFFU- Allemagne, par exemple). T. MOE s'engage à sonder S.0. Grönsund tandis que le secrétaire général est chargé de lui trouver au moins un collaborateur. Le Bureau désirerait disposer d'un premier avant- projet de questionnaire à sa prochaine réunion. IS ( iii) Utilité de la carte de presse internationale Le secrétaire général informe le Bureau que F.F. LEHNI annonce son rapport pour la fin de l'année. Il attend encore la réponse du syndicat UGT d'Espagne, qui lui paraît importante.( Rappel à envoyer à J.L. ROLDAN). la Dès que le rapport sera disponible, le Bureau se penchera sur les mesures à envisager afin d'obtenir une reconnaissance plus large de carte, par exemple au niveau du Conseil de l'Europe, etc. La valeur principale de la carte de la FIJ. est en effet la reconnaissance internation nale qu'elle confère au véritable journaliste professionnel. X. PAYS EN DEVELOPPEMENT ( i) Séminaire en Afrique -. Le SECRETAIRE GENERAL signale que les tentatives d'organiser un séminaire au Cameroun et au Sénégal n'ont pu aboutir jusqu'à présent. Plusieurs possibilités existent, mais il ne peut avancer aucune proposition ferme. : : K. ASHTON signale sa rencontre avec le secrétaire général de la Confédération des syndicats du Zimbabwe à Londres qui semblait être intéressé à une initiative de la FIJ dans son pays. Le Bureau est d'accord pour que le président contacte la" High Commission"( ambassade) du Zimbabwe à Londres pour envisager la tenue d'un séminaire de la FIJ dans ce pays. A 3. Le secrétaire général est chargé d'envisager avec M. TRIFI la tenue d'un séminaire pour les journalistes du Nord de l'Afrique. C 13 ( ii) Coût des communications Conformément au point VII, c), 4e alinéa du programme d'activités de la FIJ, le Bureau charge le secrétaire général d'écrire à l'union internationale des postes et télécommunications à l'occasion de l'année mondiale de la communication( 1983) pour demander l'application de tarifs préférentiels au profit des organes d'information du Tiers Monde. ( iii) Prochaine réunion de la Commission Tiers Monde Le secrétaire général rappelle qu'une des tâches attribuées à cette commission était la définition de la position de la FIJ face au nouvel ordre mondial de l'information. Le Bureau charge le secrétaire général de contacter C.H. Hernlund afin d'envisager une nouvelle réunion de la commission, soit immédiatement avant ou après la prochaine réunion du Bureau. En ce qui concerne le point VII c) 3e alinéa du programme d'activités, H.J. BRADLEY estime que nous devrons nous borner à écrire aux grandes agences de presse pour leur recommander de recourir davantage aux services de journalistes de pays en développement pour l'information sur cces pays, tout en insistant cependant sur le fait que ceci ne devrait enatraîner aucune perte d'emploi. Il faudrait ensuite informer les syndicats membres du contenu de ces lettres et leur demander de faire des démarches analogues. H. LARSEN signale la création, au Danemark, d'une agence de presse pour nouvelles du Tiers Monde soutenue financièrement par l'agence danoise de l'aide à la coopération. Cette agence coopère étroitement avec 1'Inter Press Service à Rome. M. ROLLAND signale également l'initiative française d'une agence de presse spécialisée dans les informations sur le Tiers Monde( Nouvelle agence de presse) subsidiée à tel point par le ministère français à la coopération qu'il s'agit carrément d'une agence de l'Etat. XI. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS REGIONALES DE JOURNALISTES ( i) Congrès de la CLAT T. BOGAERTS informe le Bureau de l'invitation adressée à la FIJ par la Centrale latino- américaine des travailleurs( CLAT) de se faire bàreprésenter au congrès de la CLAT qui se tiendra à Bogota( Colombie) du 5 au 11 décembre 1982. Une conférence de journalistes aurait lieu én marge de ce congrès. Le secrétaire général rappelle en outre qu'il existe toujours un projet de mission de la FIJ en Amérique latine. La FIJ devrait- elle être représentée à Bogota, dans le cadre de ses relations avec les journalistes d'Amérique latine? G. ANASTASSOPOULOS considère que nous devrions saisir toutes les occasions pour établir des contacts avec les journalistes de ce continent. Ch. PERLIK doute que la dépense qu'implique ce déplacement en vaille la peine, d'autant plus que nos possibilités de contacts se limiteront sans doute principalement aux journalistes de Colombie. T. MOE considère que la FELATRAP devrait pouvoir nous renseigner sur l'identité des journalistes qui participeront à la conférence à Bogota. - 14 - Le Bureau charge le secrétaire général de se renseigner auprès de la FELATRAP et de prendre, de commun accord avec le président, la décision qui s'impose concernant la réponse à donner à l'invitation. ( ii) Congrès de l'UJA Le secrétaire général informe le Bureau que la FIJ a été invitée à se faire représenter au congrès de l'Union des journalistes africains, qui se tiendra du 16 au 19 octobre 1982 au Caire( Egypte).. Le PRESIDENT signale qu'il pourrait probablement se libérer pour y participer( Accord du Bureau). ( iii) Fédération des journalistes arabes avuon Le secrétaire général rappelle brièvement les différentes réunions organisées par la FJA auxquelles la FIJ s'est fait représenter. Pour une réunion de délégations restreintes des deux organisations, la FIJ avait proposé la date du 25 mai 1982 à Lugano, immédiatement après le congrès. Elle n'eut cependant jamais de réponse, malgré un rappel adressé par télégramme à la FJA et confirmé oralement par T. Bogaerts à des représentants de la FJA( Tunis, mars 1982). Le 16 septembre 1982, une délégation de la FJA a rendu visite au secrétariat de la FIJ à Bruxelles. Elle était composée deWassif Mansour( Union des écrivains et journalistes palestiniens), Mohamed Larbi Messari( membre du secrétariat de la FJA et du Syndicat national de la marocaine) et Mohamed Zine Amara( membre du secrétariat de la FJA et de l'Association des journalistes tunisiens). Ceux- ci regrettaient de ne pas avoir été invités à notre congrès à Lugano( ils ignoraient les rappels de la FIJ). Leur délégation avait pour mission de prendre contact avec la presse dans les pays occidentaux afin d'expliquer la position arabe après l'invasion du Liban par Israël. T. Bogaerts leur a confirmé que la FIJ n'intervenait pas dans des questions politiques et qu'elle défendait le droit de tous les journalistes à écrire et à exprimer leurs opinions librement. Ils demandaient que trois éléments soient portés à la connaissance des syndicats membres de la FIJ:( 1) Avec le départ des Palestiniens de Beyrouth, beaucoup de journalistes et écrivains palestiniens ont été dispersés dans plusieurs pays arabes; ceci empêche leur organisation professionnelle de fonctionner normalement;( 2) depuis lors aussi, plusieurs journaux de gauche au Liban ont été empêchés de poursuivre leur publication. La FJA envisage de rédiger un rapport détaillé sur ces deux points qui sera remis au Bureau de la FIJ avan+ sa réunion du printemps 1983;( 3) La FJA demande également à la FIJ d'effectuer une mission d'enquête au Liban et dans les territoires occupés. De son côté, l'Association des journalistes tunisiens a annoncé qu'elle rédige un rapport sur la situation des journalistes palestiniens arrivés en Tunisie qui sera soumis à la FIJ. G. ANASTASSOPOULOS estime que nous ne pourrons discuter valablement de l'envoi d'une mission qu'après la discussion des deux rapports dont il est question au point III v). K. ASHTON fait remarquer qu'il s'agit, d'une part, Israël et des territoires arabes occupés et d'autre part du Liban, et que ce n'est pas la même chose. T. MOE considère que nous n'avons ni l'argent ni le temps ni le potentiel humain nécessaire pour une enquête approfondie au Liban. Nous pourrions utilement demander à nos syndicats membres de recueillir 100 si reglabi angio 15. des informations auprès des correspondants étrangers de leur pays en poste à Beyrouth. Nous pourrions revenir sur la question quand la situation se sera un peu calmée. genres K. ASHTON se demande si le sujet d'une mission de ce genre se place bien dans le cadre du mandat de la FIJ. Une démarche analogue avait été faite auprès de la NUJ et là on avait parlé d'une commission internationale dirigée par Sean MacBride. Cela nous dépasserait complètement. A. DOLAV estime que, techniquement, une mission de la FIJ pourrait très bien se faire. Il ne faut que l'autorisation des autorités libanaises. La Fédération des journalistes israéliens pourrait même nous aider au besoin par des conseils. Lui- même a effectué une enquête sur les conditions de travail des correspondants étrangers au Liban pour le compte de son journal" Maariv". Il remet son article au secrétariat de la FIJ à titre de documentation. au suH. LARSEN se demande pourquoi nous accorderions une priorité à une mission au Liban si nous n'avons pas encore pris de décision au jet de l'autre mission qui, elle, nous est imposée par une résolution du congrès. Nous n'avons reçu aucune requête d'un syndicat membre et il ne faut pas toujours recourir à une mission dès que se pose un problème. Sur proposition du PRESIDENT, le Bureau considère que les objectifs de la mission proposée par la FJA sont peu clairs et que, pour l'instant, nous n'avons pas le moyen de l'accomplir. XII. PROTECTION DES JOURNALISTES Le SECRETAIRE GENERAL présente un document de travail qu'il a rédigé à l'intention du groupe de travail qui doit se réunir, en présence d'un observateur de l'Unesco, les 7 et 8 octobre 1982. Après une large discussion, les membres du Bureau approuvent le texte avec quelques amendements, notamment en ce qui concerne les correspondants étrangers et les journalistes vivant en exil. Le projet de déclaration provisoire, qui sera approuvé par le groupe de travail, sera communiqué pour commentaire aux syndicats membres. Le Bureau en approuvera la version définitive à la prochaine réunion, avant de la soumettre à l'Unesco. XIII. RELATIONS AVEC LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES EN RAPPORT AVEC LES POLITIQUES DE L'INFORMATION ( i) Unesco : S: Le Bureau passe en revue le point VIII du programme d'activités 1982-84 et constate que les points a) b) et- c) de ce chapitre ont été respectés jusqu'à présent. Le SECRETAIRE GENERAL informe le Bureau qu'une entrevue ave le directeur général adjoint de l'Unesco pour l'information est prévue à Paris le 13 octobre 1982. Le président et T. Bogaerts se rendront à Paris à cet effet. Une lettre de l'Unesco concernant l'application de la déclaration sur les mass médias a été communiquée pour réponse aux syndicats membres de la FIJ. ( ii) Politique de l'information de la FIJ En ce qui concerne la politique de l'information de la FIJ, telle que définie par le Congrès de Lugano, le Bureau charge le secrétaire général d'assurer à ce texte la diffusion la plus large possible( CISL, - 16 - CMT, FIEJ, IIP, WPFC, etc...). Il est décidé également de l'imprimer dans le bulletin" Informations FIJ" qui sortira avant la fin de l'année. ( iii) Conseil de l'Europe Le SECRETAIRE GENERAL informe le Bureau que le Conseil de - l'Europe envisage la tenue, le 22 juin 1983, d'une réunion de consultation des organisations non- gouvernementales dans le but de prendre connaissance des desiderata de ces organisations. 114 A sa prochaine réunion, le Bureau désignera le représentant de la FIJ et précisera les propositions à soumettre au nom de la Fédération. - IV ( iv) BIT T. MOE aimerait connaître la date de parution du rapport du BIT sur les conditions éthiques, sociales et économiques des journalistes. Le secrétaire général confirme qu'il n'a pas d'autres nouvelles que celles fournies par M. Bohère au congrès de Lugano. Il adressera une nouvelle lettre de rappel à Genève. Le Bureau considère qu'une démarche personnelle serait plus, efficace et invite E. Morresi à intervenir auprès du BIT à Genève. Parallèlement, le secrétaire général enverra une nouvelle lettre de rappel. ( v) Relations avec la CISL A la demande de Ch. PERLIK, le Bureau charge le secrétaire général de rédiger une note sur l'historique des relations de la FIJ avec la Confédération internationale des syndicats libres et les raisons politiques ou autres qui auraient pu avoir influencé un éventuel relâchement des contacts. A sa prochaine réunion, le Bureau examinera la question de savoir s'il faut renforcer les liens existants. XIV. PROCHAINES REUNIONS DE LA FIJ ( 1) Prochaine réunion du Bureau M. ROLLAND s'engage à examiner la possibilité d'organiser i la prochaine réunion du Bureau à Paris. Elle se tiendra du 1er au 4 mars 1983 ( ii) Comité exécutif K. ASHTON informe le Bureau que la section irlandaise de la NUJ aimerait inviter le comité exécutif de la FIJ en 1983. Il informera la FIJ dès que les projets seront plus concrets. La date a été fixée: du 30 mai au 3 juin 1983. ( iii) Congrès de la FIJ. K. ASHTON confirme l'invitation, annoncée à Lugano, de la branche écossaise de la NUJ pour organiser le Congrès de 1984 à Edimbourg. Les dates seront fixées ultérieurement. XV. DIVERS a) Journée des Journalistes pour la Paix Le Syndicat des journalistes finlandais a lancé un appele pour l'organisation, le 27 octobre 1982, d'une journée d'action des jour - 17 - nalistes pour la paix et a invité toutes les organisations européennes et internationales à s'y joindre. Le Bureau approuve le contenu de la réponse faite par le secrétaire général, précisant entre autres:" Bien que le président et le secrétaire général de la FIJ, et sans conteste bon nombre de ses affiliés, sympathisent généralement avec ces propositions, ils considèrent que le renforcement de l'opinion publique contre la guerre sera davantage réalisé par la diffusion générale des informations et la promotion d'une coopération réelle entre journalistes". b) Accusations de W. Klinkenbe rg contre la FIJ Le Bureau note l'absence de réponse de la part de W. Klinkenberg qui avait été invité par le Comité exécutif( Helsinki 1981) de préciser par écrit les accusations formulées à l'égard de la FIJ en ce qui concerne un soutien financier de la CIA à la Fédération pendant les années 50. Deux lettres de rappel lui avaient été adressées. c) La fonction du secrétaire général de la FIJ Etant donné que T. BOGAERTS prendra sa retraite au début de 1985, et que le Bureau sera amené à soumettre à l'approbation du congrès de 1984 un nouveau candidat à ce poste, le Bureau charge le président et les deux vice- présidents de préparer pour la prochaine réunion un aperçu général de la question avec un projet de profil du poste à remplir, des qualifications exigées, de la rémunération à offrir, etc. et la procédure à suivre pour l'appel aux candidatures. la irlandaise de la арра des Sour 2 Centimetres Inches 7 8 6 10 11 12 13 14 15 16 17 1 Color chart Blue Cyan Green Yellow Red > Sachverständigen- Zubehör.de Magenta White Grey Black # C9C9FF # 0000FF # C0E5FC # 009FFF # 759675 # 008B00 # FFFFC7 # FFFF00 # FFC9C9 # Ff0000 # FFC9FF # FF00FF #FFFFFF # 9D9E9E # D9DADA # 5B5B5B # 000000 7 10 11 12 13 14 15 16 17 C Y M 6 6 7 > Sachverständigen- Zubehör.de 7 8 9 10 11 12 13 14 50% 18% 0% 1 Centimetres Inches 2 5 6 Grayscale 0 1 2 3 4 5 5 100%