Ø Les problèmes intercommunautaires. Conséquence de la résurgence des litiges fonciers, des questions de chefferie et de mosquée, de contentieux postélectoraux, exacerbés parfois par des décisions de justice et la mise en œuvre de la décentralisation, ils interpellent aujourd'hui la conscience collective au regard des nombreuses pertes en vies humaines. Ils sont la plupart du temps intermittents. Vieux parfois de plusieurs générations, ils sont entretenus par les décisions contradictoires des autorités administratives et/ou judiciaires et portent sur plus de la moitié des 11.000 villages que compte actuellement le Mali. Ils constituent une véritable poudrière et il suffirait d'une étincelle pour faire resurgir les vieux démons. Il s'agit donc de problèmes sécuritaires aux conséquences imprévisibles et souvent à l'origine de situations dramatiques. Même si leur solution se trouve à d'autres niveaux, ils engagent la responsabilité des forces de sécurité au plan de la surveillance des foyers de tension et de la promptitude des interventions, en cas de besoin. Ø Le banditisme résiduel engendré par la rébellion. Il se manifeste sous la forme d'enlèvements de véhicules et de vols à main armée. Cette forme de criminalité est liée à la circulation anarchique des armes et à l'insuffisance de couverture sécuritaire des vastes étendues désertiques du Nord-Mali. L'assurance du gain facile et d'une impunité quasi-certaine fait que ce phénomène risque de perdurer aussi longtemps que des mesures radicales n'auront pas été prises par les autorités politiques. 42
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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
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