L’Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse (1998) ont démontré les probables effets directs et indirects de la position géographique sur la productivité économique en approfondissant l’analyse de quelques facteurs liés à ces deux variables tels que la richesse agricole, les ressources naturelles, etc. Ces deux auteurs affirment que le positionnement de certains pays moins dotés géographiquement les pénaliserait par rapport à d’autres; et cet handicap naturel serait évalué à 2% en terme de taux de croissance. Stevens(2003) cité par Talahite(2006) propose une revue relativement exhaustive du lien entre les ressources naturelles et le développement. Il y apparaît que c’est depuis les années 1990 que l’intérêt des économistes est porté sur l’impact de la gestion des revenus du pétrole, du gaz et des projets miniers tant les trajectoires socio-économiques suivies par les pays produisant ces rentes sont en deçà des espérances. Section 1 Définition et représentations d’un pays riche en ressources naturelles I.1.1.1. Essai de caractérisation Pour mieux rendre compte de la relation entre le processus de production et les ressources naturelles, les économistes ont introduit la notion de capital naturel, c’est-à-dire la valeur des réserves des ressources naturelles d’un pays. Il s’agit des ressources halieutiques, forestières, minières et en eau en particulier. A l’instar du capital matériel et humain, le capital naturel produit des biens et services. Tout comme le capital matériel, il peut diminuer dans le processus de production; mais, il peut également augmenter du fait de la croissance naturelle des ressources renouvelables et aux investissements réalisés pour la découverte de nouvelles réserves. Si la mesure du capital matériel 7 est aisée, il n’en est pas de même pour le capital naturel d’un pays. Cependant, on peut déterminer la valeur du capital naturel en évaluant les bénéfices potentiels réels qu’il produira dans le futur; en d’autres termes, c’est la« valeur courante nette du supplément de valeur qu’il générera.»(Gillis et al., 1998). 7 En général, il se mesure par le coût de l’investissement(initial et successif) et à une période donnée ajusté annuellement pour tenir compte de l’inflation et de l’usure. - 32-
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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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