ENQUÊTE Juillet 2026 Mali-Mètre 2026 Enquête d’opinion “Que pensent les Malien.ne.s?” Imprint Editeur Friedrich-Ebert-Stiftung Faso Kanu BP. 428 Bamako- Mali Tel.+223 44 90 60 30- 44 90 60 29 E-Mail: info@fes-mali.org Site web: www.mali.fes.de Département d’édition Département Afrique Responsables Svenja BODE, Représentante Résidente Abdourhamane DICKO, Directeur des programmes Contact Svenja BODE Svenja.Bode@fes.de Design/Layout Abdoul Malick ALMAIMOUNE Conception de la première page Abdoul Malick ALMAIMOUNE Impression et production Les opinions exprimées dans cette publication ne sont pas nécessairement celles de la Friedrich-Ebert-Stiftung(FES). L’utilisation commerciale des médias publiés par la FES n’est pas autorisée sans le consentement écrit de la FES. Les publications de la FES ne peuvent pas être utilisées à des fins de campagne électorale. Juillet 2026 © Friedrich-Ebert-Stiftung, Bureau Mali, 2026 ISBN 978-99952-75-57-0 D’autres publications de la Friedrich-Ebert-Stiftung sont disponibles ici: ↗ www.fes.de/publikationen Juillet 2026 Mali-Mètre 2026 Enquête d’opinion “Que pensent les Malien.ne.s?” Sommaire Avant-propos   3 Liste des figures   4 Liste des tableaux   6 Liste des abréviations   6 Résumé éxecutif   7 1. Introduction   11 1.1. Contexte   11 1.2. Objectifs de l’étude   11 2. Principaux résultats de l’étude   12 2.1. Evolution de la situation générale du pays  12 2.2. Sécurité et situation régionale  22 2.3. Transition et institutions  38 2.4. Relations internationales et AES  54 2.5. Justice et bonne gouvernance  64 2.6. Normes sociales et accès aux informations  77 2.7. Perspectives et avenir politique  82 3. Annexes   86 Limites de l’enquête   86 Approche méthodologique   87 Avant-propos Depuis la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012, la Friedrich-Ebert-Stiftung(FES) réalise l’enquête d’opinion publique“Mali-Mètre”. Conçue comme une véritable cartographie sociopolitique, cette enquête recueille les perceptions des populations du district de Bamako et de dix capitales régionales sur des sujets d’intérêt commun ou spécifiques à chaque localité. Grâce à une structure combinant un noyau de questions constantes et des thématiques d’actualité émergentes, Mali-Mètre offre une lecture diachronique et dynamique des opinions citoyennes. L’édition Mali-Mètre 2026 s’inscrit dans un contexte socio politique complexe, dont les appréciations varient selon l’âge, le sexe, le niveau d’instruction et la région des enquêté.e.s. La collecte des données s’est déroulée sans difficulté majeure du 10 au 24 avril 2026. L’enquête repose sur un échantillon représentatif de 2 220 personnes âgées de 18 ans et plus. Pour cette édition, une réflexion approfondie a été menée sur le contenu et la méthodologie de l’étude. À cette fin, un comité scientifique a été constitué, réunissant des expert·e·s issus des domaines de la science politique, de la sociologie, des enquêtes quantitatives et du conseil en politiques publiques. Je tiens à remercier chaleureusement chacune et chacun de ses membres pour leurs précieuses contributions et leurs propositions d’amélioration de cet important instrument d’analyse. Le questionnaire a bénéficié du quitus de l’Institut National de la Statistique(INSTAT) à travers l’octroi du VISA statistique. La FES vous souhaite bonne lecture et vous remercie pour votre intérêt pour Mali-Mètre et vos contributions utiles à l’amélioration de notre outil commun de lecture des opinions des Malien.ne.s. Madame Svenja BODE Représentante Résidente Mali-Mètre 2026 3  13  14  15  15  16  17  18  19  20  21  23  23  24  25  26  27  28  29  29  30  31  32  33  33  34  35  39  40  41  41  42  43  44  45  46  47  48  49  50  52  52  53  55  55  56  56  57  57  58 4 Bureau Mali  59  60  62  63  65  65  66  66  67  68  69  71  72  73  73  74  74  75  76  78  78  79  79  80  80  81  83  83  84  84  85  88  90 Mali-Mètre 2026 5 Liste des tableaux  36  37  51  61  63  68  70  87 Liste des abréviations AES ARGASC BRICS BVG CEDEAO CNT DNAFLA FDS FES INSTAT LOPM MM NSP OCLEI ONU UA UE UEMOA Alliance des États du Sahel Agence de Gestion et de Recouvremet des Avoirs Saisis ou Confisqués Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud Bureau du Vérificateur Général Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest Conseil National de Transition Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée Forces de Défense et de Sécurité Friedrich Ebert Stiftung Institut National de la Statistique Loi d’Orientation et de Programmation Militaire Mali-Mètre Ne sait pas Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite Organisation des Nations Unies Union africaine Union européenne Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine 6 Bureau Mali Résumé éxecutif Mali-Mètre est le titre de l´enquête d’opinion politique de la Friedrich-Ebert-Stiftung(FES). Initiée depuis 2012, cette 17ème enquête, comme les précédentes, est construite suivant les questions et thématiques d’actualité susceptibles de constituer un enjeu actuel et/ou futur. La collecte de données s’est déroulée du 10 avril au 24 avril 2026. L’échantillonnage est basé sur la méthode des quotas avec la prise en compte des caractéristiques démographiques comme le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. L’échantillon final est de 2 220 personnes de 18 ans et plus, réparties entre le District de Bamako et dix capitales régionales. Le nombre de ménages a diminué et celui des quartiers a augmenté en vue de parer l’effet d’homogénéité des enquêté.e.s dans les quartiers. Le sondage est donc représentatif au niveau des capitales régionales et du District de Bamako. Dans l’interprétation des données,« la population, la population malienne, les citoyen.ne.s ou les Malien.ne.s» font référence à l’ensemble de la population des capitales régionales et du District de Bamako. Le questionnaire a bénéficié du quitus de l’Institut National de la Statistique(INSTAT) à travers l’octroi du VISA statistique. Les limites de l’enquête sont également documentées pour garantir plus de transparence et de crédibilité. Les principaux enseignements de l’enquête peuvent être synthétisés comme suit: Evolution de la situation générale du pays: Plus de la moitié des Malien.ne.s(54,5%) dit que la situation générale du pays s’est améliorée au cours des douze derniers mois pendant que les perceptions sont presque identiques pour les personnes répondant que la situation est restée au même niveau(22,5%) ou s’est détériorée(22,4%). La proportion de Malien.ne.s estimant que la situation générale s’est améliorée au cours des douze derniers mois a connu une baisse sur la période 2021-2025, passant de 83,6% en 2021 à 68,7% en 2025, soit une baisse de 14,9 points de pourcentage. Toutefois, entre 2025 et 2026, la perception d’amélioration a baissé de 14,2 points de pourcentage passant de 68,7% à 54,5%. Pour les personnes enquêtée estimant que la situation s’est améliorée, la principale raison est la baisse de l’insécurité (40,7%), suivie, dans une faible proportion, de la baisse des actes terroristes(11,4%) ainsi que du retour de sentiment de paix et de la quiétude(6,2%). Défis et priorités au Mali: Pour les Malien.ne.s enquêté.e.s, les principaux défis du pays se structurent autour de la lutte contre l’insécurité(39,6%), la lutte contre le terrorisme (37,3%), la lutte contre le chômage des jeunes(36,0%) et la lutte contre l’insécurité alimentaire(31,8%). Evènements les plus importants au Mali au cours des douze derniers mois: la crise du carburant(16,9%), la com mémoration des fêtes nationales(13,2%), les attaques terror istes et djihadistes(10,0%) constituent les évènements importants mentionnés par les personnes enquêtées. Evolution du niveau d’insécurité dans les régions au cours des trois derniers mois: Il ressort des résultats de cette enquête que sept Malien.ne.s sur dix(74,6%) trouvent que le niveau d’insécurité a diminué dans les régions au cours des trois derniers mois; il n’a pas évolué pour 15,3% et a aug menté pour 7,2%. La proportion de Malien.ne.s relevant une diminution du niveau d’insécurité est en baisse depuis 2022, passant de 83,6% en 2022 à 74,6% en 2026, soit une baisse de neuf points de pourcentage. Toutefois, cette proportion a connu une progression de 2,4 points de pourcentage passant de 72,2% en 2025 à 74,6% en 2026. La principale raison évoquée par ceux/celles qui soutiennent une diminution du niveau d’insécurité est l’augmentation des patrouilles des forces armées dans cinq régions sur dix, avec des taux importants à Gao(56,5%), Ménaka(65,4%) et Taoudenni(65,1%). La détermination et les efforts des forces armées et de sécurité expliquent cette diminution de l’insécurité dans les régions de Sikasso(52,2%), Ségou(40,3%), Mopti(62,5%), Tombouctou(44,4%) et Kidal(100%). A l’opposé, la présence de terroristes dans la zone(33,6%), la persistance des attaques terroristes(25,4%) et, dans une moindre proportion, l’augmentation du banditisme(12,3%) sont les raisons des personnes ayant mentionné une augmentation de l’insécurité. Mali-Mètre 2026 7 Meilleure solution pour résoudre définitivement le problème d’insécurité dans la région: Le renforcement des capacités militaires est la première solution dans les régions de Kayes(51,8%), Koulikoro(37,5%), Sikasso(36,7%), Ségou (40,5%), Mopti(24,5%), Tombouctou(47,8%), Kidal(54,2%), Taoudenni et Bamako(46,7%). Cependant, les régions de Gao et Ménaka optent pour la multiplication des patrouilles par les FDS avec respectivement 64,4% et 60,2% afin de résoudre définitivement le problème d’insécurité. Niveau de satisfaction de la gestion faite par le gouvernement de la crise du carburant: Près de quatre personnes sur cinq sont satisfaites: 43,7% de très satisfait et 35,6% de plutôt satisfait. Le taux de satisfaction est plus déterminant dans les régions de Koulikoro(91,9%), Sikasso(93,0%), Bamako(92,0%) qui sont suivies de celles de Ségou(83,1%), Ménaka(80,7%). Les opposants à cette perception sont localisés à Gao(seulement 20,7% de satisfait) et à Kidal (29,2% de satisfait). Les conséquences de la crise du carburant sur le pays: Elles sont relatives à la cherté de la vie(citée par 77,6% des femmes et 72,3% des hommes), le ralentissement de l’écono mie(59,5% des femmes et 67,0% des hommes), et la peur de voyager par la route(33,2% des femmes et 36,1% des hommes). Sentiment de sécurité en sortant seul(e) la nuit: L’analyse des résultats montre que plus de neuf personnes sur dix se sentent en sécurité en sortant seul(e)s la nuit dans les régions de Kayes(98,2%), Tombouctou(91,1%) et Kidal (94,4%). Ces régions sont suivies de Koulikoro(89,8%), Ségou(86,1%) et Ménaka(87,5%). Sentiment de sécurité en participant à un évènement social: Les résultats montrent que plus de neuf personnes sur dix(90%) se sentent en sécurité en participant aux évènements sociaux dans l’ensemble des régions, hormis Taoudenni où 63,3% des personnes enquêtées évoquent ce sentiment de sécurité contre 36,7% qui pensent le contraire. Sentiment de sécurité en quittant son lieu de résidence pour un autre lieu: Le déplacement est plus sécurisé pour les personnes de Tombouctou avec plus de quatre personnes sur cinq(87,8%) qui se sentent en sécurité en quittant leur domicile pour se rendre à un autre lieu. Elle est suivie de Koulikoro(74,4%), Sikasso(70,8%), Bamako(73,8%) et par plus de trois personnes sur cinq dans la région de Ségou (64,2%). Mopti est à l’opposé de cette assertion avec plus de neuf personnes sur dix(92,6%) qui disent ne pas se sentir en sécurité pour se déplacer de leur domicile à un autre lieu. Ce sentiment de sécurité en quittant son lieu de résidence pour un autre lieu a connu une légère progression entre 2022 et 2024, passant de 76,0% à 78,9%, soit une hausse de 2,9 points de pourcentage. Cependant, elle a continuellement baissé depuis 2024, pour se situer à 59,7% en 2026, soit une baisse de 19,2 points de pourcentage sur les deux dernières années. Niveau de satisfaction du travail des forces de défense et de sécurité: Les Malien.ne.s sont majoritairement satisfait.e.s du travail des forces de défense et de sécurité avec 63,1% de très satisfait et 31,1% de plutôt satisfait). Regard des Malien.ne.s sur les forces de défense et de sécurité: Les forces de défense et de sécurité sont une source de fierté(55,3%) ou de protection(36,6%). Pour 6,0%, elles symbolisent l’unité nationale. Fréquence des conflits inter et intracommunautaires: A Bamako(95,0%) et Gao(98,9%), plus de neuf personnes sur dix estiment que les conflits inter et intracommunautaires sont inexistants. Cette opinion est partagée par plus de quatre personnes sur cinq à Kayes(82,2%) et Koulikoro (88,4%) et par plus de trois personnes sur cinq à Sikasso (64,6%) et Ségou(61,8%). Aspects les plus importants qui empêchent la paix au Mali: Les aspects évoqués diffèrent suivant les régions. Dans la région de Kayes, la population évoque le terrorisme (33,7%), la complicité de certain.ne.s Malien.ne.s(33,0%) et la pauvreté(22,1%). Les mêmes aspects sont évoqués à Tombouctou et Taoudenni, mais dans des proportions différentes: à Tadoudenni, 56,7% de la population évoquent la pauvreté et 38,9% le terrorisme tandis qu’à Tombouctou, 50,0% évoquent le terrorisme et 26,7% la pauvreté. Niveau de satisfaction de la gestion de la transition : Les résultats révèlent que plus de quatre personnes sur cinq sont satisfaites(53,3% de très satisfait et 35,2% de plutôt satis fait). Ce taux est très remarqué dans les régions de Kayes (91,3%), Koulikoro(92,6%), Sikasso(96,2%), Ségou(90,9%) et Ménaka(98,9%) où plus de neuf personnes sur dix expri ment leur satisfaction de la gestion de la transition. Le niveau de confiance de la gestion de la transition reste élevé sur la période 2022-2025 pour plus de neuf Malien.ne.s sur dix(88,5%. Toutefois, on note un recul de 2,2 points de pourcentage(88,5%) par rapport à l’année dernière(90,7%). Niveau de satisfaction du changement et de la composition du nouveau gouvernement: Plus de sept Malien.ne.s sur dix sont satisfait.e.s du changement et de la composition du nouveau gouvernement(34,1% de très satisfait et 38,9% de très insatisfait). Confiance en les acteurs de la transition: De tous les acteurs de la transition, le président concentre le plus fort taux de confiance avec 72,1%. Comparé aux dernières années, le Président de la Transition enregistre le taux de confiance le plus élevé. Cette confiance qui était de 72,2% en 2022 est passée à 86,0 en 2024. Toutefois, ce niveau de confiance passe de 86,0% en 2024 à 72,1% en 2026, soit un une baisse de 13,9 points de pourcentage. 8 Bureau Mali Confiance en les acteurs sociopolitiques: Le Président de la Transition recueille le plus fort taux de satisfaction avec 63,6% de très satisfait et 27,7% de plutôt satisfait. Il est suivi du gouvernement de la transition(34,9% de très satisfait et 43,9% de plutôt satisfait) et du Conseil national de la transi tion(26,8% de très satisfait et 38,6% de plutôt satisfait). Plus de trois Malien.ne.s sur cinq sont satisfait.e.s de la société civile(18,4% de très satisfait et 43,2% de plutôt satisfait). Niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics: Il ressort des résultats une satisfaction de plus de la moitié des Malien.ne.s en termes d’accès à l’eau contre 37,3% qui ne le sont pas. La satisfaction est plus forte dans les régions de Tombouctou(97,8%), Kayes(89,1%), Bamako(68,5%), Sikasso (61,1%) et Ségou(61,8%). A l’opposé, on note un fort taux d’in satisfaction en termes d’accès à l’eau dans les régions de Gao (94,3%), Ménaka(94,3%), Mopti(76,7%) et Koulikoro(49,8%). Entendre parler de la réforme du secteur de la sécurité: Les réformes en cours dans le secteur de la sécurité sont connues de 28,8% de Malien.ne.s; les hommes en sont large ment mieux informés(38,7%) que les femmes(18,9%). Implication de la société civile dans la réforme du secteur de la sécurité: Il ressort des résultats de l’enquête une reconnaissance du rôle de la société civile dans la réforme: con tribuer à rapprocher les forces de défense et de sécurité des populations(94,8%), protéger les forces de défense et de sécurité(92,7%), veiller à la transparence et à la redevabilité des politiques et mesures de sécurité(88,7%). Elle peut aussi influencer les décisions politiques(74,3%) ou encore contrôler les actions des forces de défense et de sécurité(72,7%). Actions prioritaires à mettre en œuvre par le gouvernement de la transition: Les actions ont trait à la lutte contre l’insécurité ou la criminalité(38,0%) et le terrorisme(34,3%), à la création de l’emploi(32,5%), à la gestion du problème de délestage(29,0%), de même qu’au développement de l’agri culture(27,6%). La lutte contre la pauvreté(25,3%) et la res tauration de la paix et de la stabilité(19,7%) font également partie des priorités. Entendre parler de l’Alliance des Etats du Sahel(AES): l’Alliance des Etats du Sahel est bien connue des populations à plus de neuf personnes sur dix qui en ont entendu parler. Les mêmes tendances sont observées dans la plupart des régions. Niveau de satisfaction de la création de la Confédération des Etats du Sahel(AES): Plus de quatre Malien.ne.s sur cinq(84,3%) sont satisfait.e.s de la création de la confédéra tion des Etats du Sahel(AES). Cette satisfaction est valable pour la plupart des régions, excepté la région de Mopti où deux personnes sur trois(66,9%) en sont satisfaites contre 22,7% qui ne le sont pas. Entendre parler de la force unifiée de l’AES: Deux personnes sur trois(67,2%) en ont connaissance contre 32,8% qui n’en ont pas entendu parler. Toutefois, elle est mieux connue dans les régions de Ségou(76,7%), Tombouctou (85,6%), Kidal(84,7%), Ménaka(100%) et Bamako(77,8%). Institutions avec lesquelles le Mali doit avoir un bon partenariat: L’Alliance des Etats du Sahel est la principale institution évoquée pour le partenariat en faveur du Mali pour près de trois Malien.ne.s sur cinq(59,8%). Elle est suivie de l’Union Africaine(36,7%), des BRICS(26,9%) et de l’UEMOA(26,3%). Acteurs en qui les Malien.ne.s ont confiance pour la sécurisation de leur région: Les principaux acteurs en qui les Malien.ne.s ont le plus confiance pour cette mission sont les militaires ou l’armée malienne(89,1%), la gendarmerie nationale(36,7%), la police nationale(34,1%) et la garde nationale(26,1%). Niveau de confiance en la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale: Plus de quatre Malien. ne.s sur cinq ont beaucoup confiance(62,0%) et un peu confiance(24,3%) en la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale. Le niveau de confiance en la Russie est plus élevé dans les régions de Sikasso(93,8%), Ségou (95,6%), Tombouctou(97,8%) et Ménaka(98,9%). Niveau de satisfaction de la coopération entre le Mali et la Russie: Plus de neuf Malien.ne.s sur dix en sont satisfait.e.s: 54,7% de très satisfait et 32,3% de plutôt satisfait. Attentes par rapport aux partenaires techniques et financiers internationaux: Les principales attentes des citoyen.ne.s à l’égard des partenaires internationaux tournent autour de la lutte contre l’insécurité(46,3%), la lutte contre le chômage des jeunes(39,1%), la lutte contre le terrorisme(30,4%) et la lutte contre l’insécurité alimentaire(24,3%). Pays avec lesquels le Mali doit avoir une bonne relation: Les principaux pays de la sous-région avec lesquels le Mali devrait avoir une bonne relation sont ceux avec lesquels il forme l’AES, notamment le Burkina Faso(83,9%) et le Niger (80,7%). Appréciation du départ de certains partenaires internationaux: Les résultats montrent que, pour 64,0% des Malien. ne.s, le départ de certains partenaires internationaux n’a pas eu d’impacts politiques contre 7,4% qui partagent un avis contraire. 28,7% n’ont pas pu se prononcer. Appréciation du niveau de corruption au Mali: Pour près de la moitié de la population malienne, le niveau de corruption n’est pas élevé: 37,7% pas élevé et 11,7% pas du tout élevé contre 36,8% qui pensent qu’il est élevé. Le niveau de corruption au Mali est en nette diminution depuis 2022; il est passé de 81,5% en 2022 à 36,8% en 2026, soit une baisse de 44,7 points de pourcentage sur les cinq dernières années. Mali-Mètre 2026 9 Domaines concernés par la corruption: Les domaines les plus touchés par la corruption sont la police(36,9%), la mairie(27,2%), la santé(23,5%) et la justice(19,9%). Niveau de confiance en la justice malienne: Le niveau de confiance est réparti entre totalement confiance(19,4%) et partiellement confiance(27,3%); d’autre part, 13,7% disent ne pas(avoir) confiance et 8,8% pas du tout confiance. Une forte proportion des populations(26,1%) déclare avoir une opinion neutre vis-à-vis de la justice malienne Le niveau de confiance en la justice malienne est en nette pro gression depuis 2022: il passe de 46,5%) en 2022 à 75,1% en 2025 soit une progression de 28,6 points de pourcentage sur cette période. Cependant, ce niveau connaît une baisse de 28,4% en 2026 par rapport à l’année dernière: 75,1% en 2025 contre 46,7% en 2026. Appréciation de la justice malienne: Dans les régions de Mopti(78,5%), Tombouctou(83,1%) et Ménaka(70,5%), plus de sept personnes sur dix adhèrent à l’opinion selon laquelle la justice malienne est corrompue. La moitié des populations des régions de Ségou(50,3%), Taoudenni(55,6%) et de Bamako(57,8%) partage cet avis. Plus de sept personnes sur dix partagent l’idée selon laquelle les procédures de la justice malienne sont méconnues des populations dans les régions de Mopti(73,0%), Tombouctou(72,2%) et Ménaka(73,9%). Quant à l’affirmation selon laquelle les procédures de la jus tice malienne sont longues et compliquées, elle est soutenue par plus de sept personnes sur dix dans les régions de Tombouctou(72,2%) et de Ménaka(75,0%). Dans les régions de Ségou(53,0%), Mopti(57,7%) et de Bamako(55,8%), plus de la moitié des citoyen.ne.s estime que la justice malienne coûte trop cher. Cette statistique est plus élevée dans les régions de Tombouctou(70,0%), Gao (62,1%) et Ménaka(70,5%). Enfin, l’affirmation, j’ai peur de la justice malienne, est soutenue par plus de sept personnes sur dix dans la région de Ménaka(75,0%) et par plus de deux personnes sur cinq dans les régions de Tombouctou(64,4%) et Gao(69,0%). Recours à la justice: Selon les résultats de l’enquête, 14,9% des Malien.ne.s disent avoir connu des situations susceptibles de justifier un recours au système judiciaire contre 82,6% qui n’en ont pas connues. Appréciation de l’égalité homme-femme devant la loi: Pour près de sept Malien.ne.s sur dix(69,8%), les femmes et les hommes sont égaux devant la loi contre trois personnes sur dix(30,2%) qui pensent le contraire. Appréciation des chances d’accès aux ressources pour les femmes et les hommes: 54,3% des Malien.ne.s estiment que les femmes et les hommes ont les mêmes chances d’accès et de contrôle des ressources contre 45,7% qui pensent le contraire. Appréciation de l’égalité des conditions de vie entre les hommes et les femmes: 64,0% des femmes estiment n’avoir pas les mêmes conditions de vie que les hommes; ils sont 57,7% des hommes à partager cet avis. Existence de mécanismes pour réduire les inégalités hommes-femmes: Pour 43,0% de Malien.ne.s, ni la société malienne ni l’Etat ne disposent de mécanismes ou de mesures visant à réduire les inégalités femme-homme. A l’inverse, 17,0% pensent que de tels mécanismes existent. Principales sources d’information: La radio et la télévision constituent les principaux canaux d’information des Malien. ne.s sur l’actualité et les informations de manière générale. Ces médias sont utilisés par respectivement 27,3% et 21,6% des Malien.ne.s. Ces sources classiques sont suivies de Tik Tok(19,7%), de la famille et amis/bouche à oreille(9,4%), de Facebook(8,5%), des sites internet(6,9%) et de WhatsApp (4,8%). Diffusion de fake news: Un.e Malien.ne. sur cinq(19,7%) a partagé une information qui s’est révélée fausse contre quatre personnes sur cinq(80,3%) qui ne l’ont pas fait. Projection du Mali dans les six prochains mois: 77,7% des Malien.ne.s pensent que la situation du pays va s’améliorer au cours des six prochains mois; 11,5% estiment que la situa tion restera la même et 4,5% projettent une détérioration de la situation générale du pays. Perception du niveau de vie des enfants dans l’avenir: 79,3% des Malien.ne.s ont confiance en un avenir meilleur pour leurs enfants contre 10,4% qui pensent le contraire. La proportion de parents qui pensent que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie est passée de 76,6% en 2022 à 88,1% en 2025, soit une progression de 11,5 points de pourcentage sur les cinq dernières années. Cependant, la proportion de parents qui pensent que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie a connu une baisse de 11 points de pourcentage par rapport à l’année dernière, passant de 88,1% en 2025 à 77,1% en 2026. Les grands souhaits pour le Mali dans l’avenir: Les souhaits des Malien.ne.s pour l’avenir sont relatifs au retour de la paix et de la sécurité(78,9%), à la relance de l’économie (39,1%), à de l’emploi pour les jeunes(43,4%), à de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire(36,9%). Sur les cinq dernières années, le retour de la paix et de la sécurité reste le plus grand souhait des Malien.ne.s. 10 Bureau Mali 1. Introduction 1.1. Contexte La Friedrich-Ebert-Stiftung(FES) mène son enquête d’opinion politique neutre depuis 2012. Ces sondages sont annuels et portent sur un ensemble de thématiques sociopolitiques actuelles. Ils constituent une contribution de la FES à la sortie de crise. Mali-Mètre est comparable à un tableau de lecture des attentes des populations susceptible d’aider les décideurs dans la prise de décision dans le respect des principes de bonne gouvernance comme la participation, la réactivité, l’efficacité et l’efficience. L’objectif principal est de recueillir les opinions des Maliennes et des Maliens sur différentes thématiques et questions de l’actualité ou décisives pour le présent et le futur du Mali. La 17ème édition de Mali-Mètre se réalise dans un contexte sociopolitique assez sensible caractérisé par des difficultés d’approvisionnement en carburant, une insécurité asymétrique avec des conséquences sur le quotidien des populations. En guise de réponses, les autorités multiplient les initiatives face à un adversaire insaisissable et très mobile dans l’espace. La Confédération des Etats du Sahel œuvre au renforcement de l’unité du regroupement dans ses domaines prioritaires et au-delà. La présente édition aborde des principales thématiques de l’actualité politique au Mali, à savoir la situation générale du pays; les défis majeurs pour le Mali; les questions de sécurité, de justice, de partenariat; de genre et inclusion ainsi dresse les perspectives pour l’avenir. 1.2. Objectifs de l’étude L’objectif principal est de recueillir les opinions des Maliennes et des Maliens sur différentes thématiques et questions de l’actualité ou décisives pour le présent et le futur du Mali. Mali-Mètre 2026 11 2. Principaux résultats de l’étude 2.1. Evolution de la situation générale du pays Malgré une amélioration de la sécurité et un retour de la paix salués par plus de la moitié des Malien.ne.s, le pays reste confronté à des défis majeurs comme le terrorisme, l’insécurité alimentaire et le chômage des jeunes. La situation générale demeure ainsi fragilisée par une crise économique et énergétique aiguë, marquée par la cherté de la vie, la pénurie de carburant et les délestages. 12 Bureau Mali 2.1.1. Evolution de la situation générale du pays Plus de la moitié des Malien.ne.s(54,5%) estime que la situation générale du pays s’est améliorée au cours des douze derniers mois tandis que, pour 22,5% des Malien. ne.s, la situation générale du pays n’a pas évolué au cours des douze derniers mois; elle s’est détériorée pour 22,4% des personnes enquêtées 1 . Fig. 1 Situation générale du pays Détériorée 22,4 0,7 Ne sait pas Restée au même niveau 22,5 54,5 Améliorée S1Q1 En regardant les douze(12) derniers mois, selon vous, pensez-vous que la situation générale du pays se soit améliorée, soit restée au même niveau ou bien se soit détériorée? Toutes les réponses; n=2220 1  Tous les chiffres sur les graphiques sont en pourcentage. Mali-Mètre 2026 13 Suivant les régions 2 , les résultats montrent qu’à Ménaka, près de neuf sur dix(87,5%) évoquent une amélioration de la situation générale du pays au cours des douze derniers mois. Cette même opinion est partagée par respectivement 74,0% et 69,6% des populations des régions de Sikasso et de Kayes. Les taux sont respectivement de 58,1% et 42,2% pour les régions de Ségou et de Taoudenni. Plus particulièrement dans la capitale, 48,3% des citoyen.ne.s estiment que la situation générale du pays s’est améliorée; elle est restée au même niveau pour 24,0% et s’est détériorée pour 27,3%. Situation générale du pays par région Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 48,3 69,6 57,5 74,0 1396,08 25,6 58,1 28,2 8,0 27,6 8,3 56,9 55,7 87,5 42,2 Fig. 2 24,0 27,3 18,1 12,3 20,0 17,6 73,3 21,4 13,9 10,5 24,0 52,1 64,4 33,3 10,2 2,0 47,8 2,0 Améliorée Restée au même niveau Détériorée Ne sait pas S1Q1 En regardant les douze(12) derniers mois, selon vous, pensez-vous que la situation générale du pays se soit améliorée, soit restée au même niveau ou bien se soit détériorée? Toutes les réponses; n=2220 L’analyse des résultats suivant le sexe montre que, pour plus de la moitié des hommes(55,7%) et des femmes (53,2%), la situation générale du pays s’est améliorée au cours des douze derniers mois. Elle est restée au même niveau pour 21,5% des hommes et 23,5% des femmes. Cependant, le même pourcentage d’hommes(22,3%) et de femmes(22,4%) pense que la situation générale du pays s’est détériorée au cours des douze derniers mois. On ne note pas de différence significative suivant le niveau d’instruction. L’analyse suivant la tranche d’âge montre que pour plus de la moitié des personnes de 18-24 ans(53,8%), 25-35 ans (53,3%), 36-55 ans(51,9%) la situation générale du pays s’est améliorée au cours des douze derniers mois. Cependant, cette même opinion est partagée par plus de trois personnes sur cinq de 56 ans ou plus(64,0%). 2  Les chiffres en dessous de 3,0 ont été omis des graphiques sur les régions pour optimiser la lisibilité. 14 Bureau Mali La proportion de Malien.ne.s estimant une amélioration de la situation générale au cours des douze derniers mois a connu une baisse sur la période 2021-2025, passant de 83,6% en 2021 à 68,7% en 2025, soit une baisse de 14,9 points de pourcentage. Toutefois, l’on enregistre une baisse de la perception d’amélioration de 14,2 points de pourcentage entre 2025 et 2026: elle passe de 68,7% en 2025 à 54,5% en 2026. Fig. 3 Situation générale du pays. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026. 83,6 82,4 81,0 68,7 54,5 7,8 8,1 0,5 MM2022 8,1 8,8 0,7 MM2023 10,7 8,1 0,2 MM2024 18,2 12,6 0,4 MM2025 Augmentée Restée au même niveau Diminuée Ne sait pas 22,5 2,4 0,7 MM2026 S1Q1 En regardant les douze(12) derniers mois, selon vous, pensez-vous que la situation générale du pays se soit améliorée, soit restée au même niveau ou bien se soit détériorée? Pour les Malien.ne.s évoquant une amélioration de la situation, la raison principale réside dans la baisse de l’insécurité(40,7%), suivie, dans une faible proportion, de la baisse des actes terroristes(11,4%) et du retour de sentiment de paix et de quiétude(6,2%). Raisons de l’amélioration de la situation générale du pays Baisse de l’insécurité Baisse des actes terroristes Sentiment de paix/de quiétude Présence des militaires/patrouilles 11,4 6,2 5,6 Fig. 4 40,7 S1Q01A Pourquoi pensez-vous que la situation du pays s’est améliorée durant les douze(12) derniers mois? Pour les réponses « améliorée» S1Q1, réponses> 6%; n= 1206 Mali-Mètre 2026 15 Dans l’ensemble des régions, hormis la région de Kidal, la baisse de l’insécurité est la principale raison évoquée par les partisan.e.s de cette opinion. A Kidal, les raisons sont principalement la récupération du territoire occupé pour deux personnes sur trois(66,7%); cette raison est suivie pour 16,7% d’entre eux de la baisse de l’insécurité ou de la présence des militaires. Fig. 5 Raisons de l’amélioration de la situation générale du pays par région 61,5 64,5 50,0 37,8 15,0 8,8 1,0 30,4 20,7 21,4 6,8 2,1 8,3 4,3 4,31,8 8,3 7,6 16,1 9,9 8,7 56,5 57,1 55,8 39,5 21,7 14,3 8,7 4,3 16,7 16,7 19,5 13,0 3,9 15,8 7,9 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Baisse de l’insécurité Sentiment de paix/quiétude Baisse des actes terroristes Présence militaires/patrouilles S1Q01A Pourquoi pensez-vous que la situation du pays s’est améliorée durant les douze(12) derniers mois? Pour les réponses « améliorée» S1Q1, réponses> 6%; n= 1206 16 Bureau Mali A l’opposé, pour les Malien.ne.s évoquant une détérioration de la situation générale du pays, les raisons sont relatives à la cherté de la vie(21,6%), au problème de délestage (16,7%), à la crise de carburant(14,8%) et à la dégradation des conditions de vie(10,1%). Dans le district de Bamako, les raisons sont identiques à celles-ci-dessus citées: elles sont en lien avec la cherté de la vie(29,4%), le problème de délestage(27,5%), la dégradation des conditions de vie (14,7%) ainsi que la crise de carburant(10,1%). Tombouctou et Ménaka mentionnent quasiment le chômage et l’aug mentation des actes terroristes. A Gao, la crise de carburant(80,4%) apparaît comme la principale raison de dégra dation de la situation du pays. Raisons de la détérioration de la situation générale du pays par région 14,7 29,4 27,5 11,8 26,5 26,2 17,6 17,6 17,6 21,3 23,1 21,1 22,4 18,8 17,9 18,3 10,3 12,9 12,8 10,1 8,2 8,3 4,9 4,2 4,2 Fig. 6 21,6 10,1 16,7 14,3 14,8 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Total Cherté de la vie Problème d’électricité Dégradation des conditions de vie Crise de carburant S1Q01B Pourquoi pensez-vous que la situation du pays s’est détériorée durant les douze(12) derniers mois? Pour les réponses « détériorée» S1Q1, réponses> 4% pour total; n= 496 Mali-Mètre 2026 17 Relativement aux résultats par sexe, les principales raisons évoquées par les hommes pour expliquer la détérioration de la situation générale au cours des 12 derniers mois sont le problème de délestage(19,7%), la crise de carburant (17,0%), la cherté de la vie(14,5%) et la dégradation des conditions de vie(12,6%). Quant aux femmes, elles men tionnent les mêmes raisons dans un ordre un peu différent, à savoir la cherté de la vie(28,6%), le problème de déle stage(13,7%), la crise du carburant(12,6%) ainsi que la dégradation des conditions de vie(7,7%). Les résultats montrent que la cherté de la vie est la principale raison de la détérioration de la situation générale du pays, pour les personnes n’ayant aucun niveau (24,1%) ou ayant le niveau primaire(22,9%). Elle est suivie de la crise du carburant, évoquée par 11,4% des personnes n’ayant aucun niveau et 19,2% par celles ayant le niveau primaire. Dans le même temps, pour 27,2% et 23,7% des Malien.ne.s ayant le niveau secondaire ou supérieur, le problème d’électricité est la principale raison de la dégradation de la situation générale du pays; la cherté de la vie pour 19,5% de ceux ayant le niveau secondaire et le chômage pour 13,0% de ceux ayant le niveau supérieur sont d’autres raisons évoquées. L’analyse suivant la tranche d’âge montre que pour les jeunes de 18-24 ans(23,8%), la crise du carburant est la principale raison de la dégradation de la situation générale du pays au cours des douze derniers mois; les 25-35 ans évoquent à 29,7% la cherté de la vie; il en est de même pour les 56 ans ou plus(26,6%). Pour les Malien.ne.s de 36-55 ans, ils/elles soulignent à 22,1% le problème d’élec tricité comme principale raison de la dégradation de la situation générale du pays. 2.1.2. Défis et priorités au Mali En général, les principaux défis auxquels le pays fait face sont relatifs à la lutte contre l’insécurité(39,6%), la lutte contre le terrorisme(37,3%), la lutte contre le chômage des jeunes(36,0%) et la lutte contre l’insécurité alimentaire (31,8%). Aussi, un quart(25,3%) des Malien.ne.s ont-ils/elles cité la lutte contre la pauvreté et 15,1% ont évoqué l’aug mentation des prix comme principaux défis actuels du pays. Fig. 7 Défis au Mali Lutte contre l’insécurité Lutte contre le terrorisme Gestion de la crise du carburant Lutte contre le chômage des jeunes 39,6 37,3 36,7 36,0 Gestion des délestages Lutte contre l’insécurité alimentaire 34,9 31,8 Lutte contre la pauvreté Lutte contre l’augmentation des prix 25,3 15,1 S1Q02 Pensez au Mali entier, selon vous, quel est le défi le plus grand que le Mali rencontre actuellement? Quel est le second défi? Quel est le troisième défi?; réponses< 15%; n= 2220 18 Bureau Mali Dans les régions de Kayes(56,2%), Sikasso(52,3%), Kidal (97,2%), Ménaka(93,2%) et Taoudenni(61,1%), la lutte contre le terrorisme est le principal défi du pays tandis que Gao avance la lutte contre l’insécurité(81,6%) comme prin cipal défi, suivi de la lutte contre le terrorisme(43,7%). Cependant, dans les régions de Koulikoro(53,3%) et de Tombouctou(84,4%), la lutte contre le chômage des jeunes est le principal défi du pays selon les populations. Enfin, dans le district de Bamako(40,0%) et dans la région de Mopti(35,0%), la lutte contre l’insécurité alimentaire est le principal défi du pays mentionné par les populations enquêtées. Fig. 8 Défis au Mali par région 97,2 96,2 25,6 84,4 83,3 81,6 64,4 56,2 24,3 38,0 53,3 52,3 39,3 40,0 13,0 44,9 40,7 28,3 30,8 33,3 31,4 22,8 27,1 49,7 23,0 33,1 25,2 30,7 35,0 31,9 23,6 43,7 36,8 20,0 17,2 69,3 25,0 61,1 58,9 31,8 17,0 43,3 26,7 1,4 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Lutte contre l’insécurité Lutte contre le chômage des jeunes Lutte contre le terrorisme Lutte contre l’insécurité alimentaire S1Q02 Pensez au Mali entier, selon vous, quel est le défi le plus grand que le Mali rencontre actuellement? Quel est le second défi? Quel est le troisième défi?; réponses< 15% pour total; n= 2220 Mali-Mètre 2026 19 Les résultats suivant l’âge attribuent aux personnes de 18-24 ans et 25-35 ans, la lutte contre le chômage des jeunes comme principal défi actuel du pays, cité par 40,6% et 38,5% respectivement. Ce défi est suivi de la lutte contre l’insécurité à 38,1%. Pour les personnes âgées de 56 et plus, le terrorisme et l’insécurité sont les principaux défis du pays avec des taux de 41,3% et 41,1% respectivement. Aussi, 41,8% des Malien.ne.s de 35-55 ans ont-ils/elles cité la lutte contre l’insécurité et 37,5%, la lutte contre le terrorisme. Fig. 9 Défis au Mali par âge 41,8 41,1 38,1 38,1 37,5 41,3 36,9 35,7 41,2 38,0 34,1 29,7 40,6 38,5 30,4 31,8 40,3 37,0 31,7 24,7 41,1 34,1 31,5 25,6 Lutte l’ins con é cu t r r i e té le te Lutte con r rorismetre Gestion de du carburla crise ant Lutte con tre le chô des jeunmage es Gestion de s délestag e s Lutte con tre l’in alim sécur enta it i é re 18-24 ans 25-35 ans 36-55 ans 56 ans et plus S1Q02 Pensez au Mali entier, selon vous, quel est le défi le plus grand que le Mali rencontre actuellement? Quel est le second défi? Quel est le troisième défi?; réponses< 15% pour total; n= 2220 20 Bureau Mali 2.1.3. Evènements les plus importants au Mali au cours des douze derniers mois Dans l’ensemble, les évènements importants ayant marqué le Mali au cours des douze derniers mois sont la crise du carburant(16,9%), la commémoration des fêtes nationales (13,2%), les attaques terroristes et djihadistes(10,0%). Toutefois, plus d’un tiers des Malien.ne.s n’ont pu citer aucun évènement marquant relatif à cette période. Evènement le plus important au Mali au cours des douze derniers mois Crise de carburant Commémorations(22 sept/20 janv/14 janv) Attaques terroristes, djihadistes Sommet de l’AES Renforcement des capacités de l’armée La biennale, festival artistique et culturel Ne sait pas 16,9 13,2 10,0 9,8 7,0 6,3 Fig. 10 35,8 S1Q03 Quels ont été les événements les plus importants au Mali durant les 12 derniers mois? réponses< 6%; n= 2220 Mali-Mètre 2026 21 2. Principaux résultats de l’étude 2.2. Sécurité et situation régionale Grâce à l’action des forces de défense et de sécurité(FDS), symboles d’unité et de fierté nationale, la population ressent une relative quiétude, bien que des inquiétudes persistent face au banditisme et au terrorisme dans certaines régions comme Mopti, Gao, Taoudenni et Kidal. Par ailleurs, la crise du carburant, bien que gérée de manière satisfaisante par le gouvernement, fragilise le quotidien en entraînant la cherté de la vie et en restreignant les déplacements, avec des impacts économiques différenciés entre hommes et femmes. 22 Bureau Mali 2.2.1. Evolution du niveau d’insécurité dans les régions au cours des trois derniers mois Il ressort des résultats de l’enquête que pour sept Malien.ne.s sur dix(74,6%) le niveau d’insécurité dans les régions a diminué au cours des trois derniers mois; il est resté au même pour 15,3% et a augmenté pour 7,2% d’entre eux. Evolution du niveau de l’insécurité de la région Resté au même niveau 7,2 2,9 Ne sait pas Augmenté 5,3 74,6 Diminué Fig. 11 S2Q01 Selon vous, au cours des trois derniers mois, pensez-vous que le niveau d’insécurité dans votre région ait augmenté, soit resté au même niveau ou ait diminué?; Toutes les réponses; n=2220 Dans la région de Kayes, plus de neuf personnes sur dix (94,2%) estiment que le niveau d’insécurité a diminué au cours des trois derniers mois. Cette opinion est partagée par plus de quatre personnes sur cinq dans la région de Ménaka(88,6%), par plus de sept personnes sur dix dans les régions de Koulikoro(77,5%), Sikasso(79,1%), Ségou (78,0%) et Gao(71,3%) ainsi que par plus de trois personnes sur cinq dans les régions de Mopti(68,7%) et de Tombouctou(60,0%). Plus de la moitié des Bamakois.e.s (52,8%) sont du même avis. Evolution du niveau de l’insécurité de la région par région Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 7,8 37,0 4,3 9,1 11,6 7,0 4,8 12,5 7,8 27,6 7,8 32,2 8,0 20,7 25,0 5,7 4,5 23,3 52,8 94,2 77,5 79,1 78,0 68,7 60,0 71,3 70,8 88,6 22,2 47,8 Fig. 12 16,3 9,1 48,5 21,9 4,20 6,7 Augmenté Resté au même niveau Diminué Ne sait pas S2Q01 Selon vous, au cours des trois derniers mois, pensez-vous que le niveau d’insécurité dans votre région ait augmenté, soit resté au même niveau ou ait diminué?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 23 La proportion de Malien.ne.s relevant une diminution du niveau d’insécurité est en baisse depuis 2022, passant de 83,6% en 2022 à 74,6% en 2026, soit une baisse de neuf points de pourcentage. Toutefois, cette proportion a connu une progression de 2,4 points de pourcentage passant de 72,2% en 2025 à 74,6% en 2026. Evolution du niveau de l’insécurité. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026. 83,6 74,7 70,0 72,2 Fig. 13 74,6 19,8 8,7 7,0 1,2 MM2022 16,6 11,6 1,7 MM2023 15,9 8,7 0,8 MM2024 6,9 1,1 MM2025 15,3 7,2 2,9 MM2026 Augmenté Resté au même niveau Diminué Ne sait pas S2Q01 Selon vous, au cours des trois derniers mois, pensez-vous que le niveau d’insécurité dans votre région ait augmenté, soit resté au même niveau ou ait diminué? Comparaison Mali-Mètre 2022-2026 24 Bureau Mali La principale raison évoquée par les personnes enquêtées faisant référence à la diminution du niveau d’insécurité au cours des trois derniers mois est l’augmentation des patrouilles des forces armées dans les régions de Kayes (48,5%), Gao(56,5%), Ménaka(65,4%), Taoudenni(65,1%) et Bamako(56,9%). Une autre raison est la détermination et les efforts des forces armées et de sécurité dans les régions de Sikasso(52,2%), Ségou(40,3%), Mopti(62,5%), Tombouctou(44,4%) et Kidal(100%). Raisons de la diminution de l’insécurité par région 100,0 Fig. 14 56,9 52,2 48,5 37,1 34,2 29,4 22,3 14,7 14,2 7,1 3,8 14,5 19,9 10,1 3,8 7,7 11,3 6,8 1,7 20,7 15,3 4,0 3,1 62,5 56,5 40,3 9,5 26,8 19,9 12,6 6,5 1,3 44,3 36,6 4,5 19,6 7,1 1,8 32,2 29,6 22,2 5,6 3,7 1,6 17,7 12,9 1,6 65,4 65,1 52,6 2,6 32,6 23,1 11,5 5,1 4,7 2,3 37,3 29,3 19,5 8,4 10,6 8,5 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Taoudenni Ménaka Total Grâce aux efforts et la détermination des forces armées et de sécurité Augmentation des patrouilles des forces armées Ne sait pas Diminution des actes terroristes et djihadistes Forte mobilisation des forces de défense et de sécurité Coopération entre forces de sécurité et population Dotation de l’armée en équipements et matériels sophistiqués S2Q03 Selon vous, quelle sont les causes de cette diminution de l’insécurité? réponses< 0,5%; n=1656 Mali-Mètre 2026 25 A l’opposé, pour les personnes ayant évoqué l’augmentation de l’insécurité dans leur région au cours des trois derniers mois, les raisons portent sur la présence de terroristes dans la zone(33,6%), la persistance des attaques terroris tes(25,4%) et, dans une moindre proportion, l’augmenta tion du banditisme(12,3%). La présence des terroristes est la principale cause de l’augmentation de d’insécurité au cours des trois derniers mois pour la quasi-totalité des populations enquêtées des régions de Tombouctou(100%), Gao(100%) et Ménaka (100%). La persistance des attaques djihadistes est surtout évoquée dans les régions de Ségou(37,8%), Koulikoro (34,6%), Mopti(50,0%) et Taoudenni(76,2%). Quant au District de Bamako, 29,0% de la population expliquent l’’augmentation de l’insécurité par le banditisme. Raisons de l’augmentation de l’insécurité par région 100,0 100,0 100,0 100,0 Fig. 15 29,0 12,9 9,7 16,1 9,7 50,0 34,6 30,8 37,8 11,5 32,4 25,0 23,1 19,2 19,2 18,9 16,2 7,7 7,7 3,8 2,7 55,6 11,1 22,2 11,1 76,2 23,8 9,5 33,6 25,4 12,3 10,2 8,1 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Total Présence des terroristes dans la zone Augmentation du niveau de banditisme La persistance des attaques terroristes Présence des forces de sécurité dans la zone Ne sait pas S2Q02 Selon vous, quelle sont les causes de cette augmentation de l’insécurité? réponses< 8%; n= 159 26 Bureau Mali 2.2.2. Meilleure solution pour résoudre définitivement le problème d’insécurité dans la région Le renforcement des capacités militaires est la première solution proposée pour résoudre définitivement le problème d’insécurité dans les régions de Kayes(51,8%), Koulikoro(37,5%), Sikasso(36,7%), Ségou(40,5%), Mopti (24,5%), Tombouctou(47,8%), Kidal(54,2%), Taoudenni (46,7%) et Bamako(46,7%). Il est suivi de la multiplication des patrouilles des FDS dans les régions de Kayes(26,8%), Koulikoro(21,1%), Bamako(25,8%) et de la collaboration entre les populations et les FDS dans les régions de Sikasso(21,4%), Ségou(25,0%). En revanche, pour les régions de Gao et de Ménaka, la multiplication des patrouilles par les FDS est la première solution proposée respectivement par 64,4% et 60,2% des populations. Cette solution est secondée du renforcement des capacités militaires à respectivement 28,7% et 19,3% à Gao et Ménaka. Le fort taux de ne sait pas à Kayes s’apparente à un refus de répondre. Meilleures solutions pour résoudre la question de l’insécurité par région Fig. 16 64,4 51,8 60,2 34,3 25,8 18,8 8,3 54,2 47,8 37,5 40,5 26,8 11,6 4,0 1,4 36,7 21,1 10,6 8,1 2,1 13,9 21,4 12,9 5,6 15,5 25,0 14,1 24,5 19,6 22,1 7,7 3,4 4,3 28,7 10,0 18,9 16,7 1,1 1,1 2,3 46,7 38,4 31,9 19,3 5,6 4,2 5,7 2,3 1,1 20,0 6,7 2,2 21,9 17,4 6,0 6,5 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Total Renforcer nos capacités militaires Collaboration population et forces de défense et de sécurité Multiplier patrouille des forces de défense et de sécurité Dialogue inter-maliens Ne sait pas S2Q04 Selon vous quel est la meilleure solution pour résoudre définitivement le problème d’insécurité dans votre région? réponses< 6%; n=2220 Mali-Mètre 2026 27 2.2.3. Niveau de satisfaction de la gestion de la crise du carburant par le gouvernement La gestion de la crise du carburant par le gouvernement est perçue comme satisfaisante par près de quatre personnes sur cinq: 43,7% de très satisfait et 35,6% de plutôt satisfait. Cette opinion est partagée par plus de neuf personnes sur dix dans les régions de Koulikoro(91,9%), Sikasso(93,0%) et Bamako(92,0%). Cette satisfaction est de 83,1% à Ségou et 80,7% à Ménaka. Dans les régions de Kayes et Mopti, respectivement 72,8% et 61,3% des popula tions sont aussi satisfaites de la gestion de la crise du carburant pendant qu’une personne sur deux(51,1%) en est satisfaite à Taoudenni. En revanche, dans la région de Tombouctou, plus de sept personnes sur dix(27,6% de plutôt insatisfait et 49,4% de très insatisfait) et la moitié de la population de Kidal ne sont pas satisfaites de la gestion faite par le gouvernement de la crise de carburant. Le plus fort taux d’insatisfaction est enregistré à Gao(49,4%). Gestion de la crise du carburant par région Fig. 17 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 54,0 45,3 43,5 56,3 51,4 36,8 30,1 5,6 8,0 31,1 12,6 15,3 22,7 50,0 27,5 31,3 17,8 27,6 18,1 19,4 58,0 3,3 4,4 38,0 9,1 4,8 7,6 8,3 48,4 3,9 36,7 31,8 2,4 3,4 10,5 11,0 16,6 8,6 42,2 3,3 49,4 31,9 6,8 5,7 4,5 26,7 14,4 Total 43,7 35,6 5,4 8,7 5,6 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Trés insatisfait Ne sait pas S2Q05 A quel point êtes-vous satisfaits de la gestion faite par le gouvernement de la crise du carburant? Toutes les réponses; n=2220 28 Bureau Mali En termes de conséquences de la crise du carburant sur le pays, elles portent sur la cherté de la vie(77,6% des femmes et 72,3% des hommes), le ralentissement de l’écon omie(59,5% des femmes et 67,0% des hommes), et la peur de voyager par la route(33,2% des femmes et 36,1% des hommes). Gestion de la crise du carburant par sexe 43,6 43,9 36,5 34,6 Fig. 18 Très satisfait 4,5 6,3 9,3 8,1 7,5 3,6 Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Très insatisfait 0,5 1,6 Ne sait pas Homme Femme S2Q05 A quel point êtes-vous satisfaits de la gestion faite par le gouvernement de la crise du carburant? Toutes les réponses; n=2220 On ne note pas de différence significative suivant le niveau d’instruction. Les conséquences de la crise du carburant sur les ménages ne varient pas suivant le sexe. Il s’agit principalement des déplacements limités et compliqués(mentionnés par 77,9% des hommes et 78,3% des femmes), la cherté des denrées alimentaires(34,7% des hommes et 40,6% des femmes), la perte d’emploi d’un membre du ménage(26,9% des hommes et 24,3% des femmes) et, dans une proportion moindre, l’incident sécuritaire sur les biens économiques d’un membre du ménage(13,8% des hommes et 10,7% des femmes). Conséquences de la crise du carburant sur les ménages par sexe 77,9 78,3 78,1 Fig. 19 40,6 37,6 34,7 Déplacements limités et compliqués Cherté des denrées affectant le panier du ménage 26,9 24,3 25,6 Pertes d’emploi d’un membre du ménage 13,8 10,7 12,3 Incident sécuritaire sur les biens économiques d’un ménage 10,1 8,2 9,2 1,3 1,1 1,2 Aucune conséquence sur le ménage Ne sait pas Homme Femme Total S2Q07 Quelles sont les conséquences directes de cette crise sur votre ménage? réponses< 1%; n=2220 Mali-Mètre 2026 29 2.2.4. Sentiment de sécurité en sortant seul.e la nuit L’analyse des résultats montre que plus de neuf personnes sur dix se sentent en sécurité en sortant seul.e.s la nuit dans les régions de Kayes(98.2%), Tombouctou(91,1%), Kidal(94,4%). Ce sentiment de sécurité est partagé par plus de quatre personnes sur cinq dans les régions de Koulikoro(89,8%), Ségou(86,1%) et Ménaka(87,5%). A Bamako, elles sont près de trois personnes sur trois(74,0%) à partager ce sentiment. Perception de sécurité pour sortir seul.e la nuit par région Fig. 20 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 21,3 35,1 23,6 50,7 36,8 29,4 11,1 8,0 15,3 8,0 7,8 Total 35,1 52,8 68,1 54,7 55,8 31,3 80,0 43,7 79,2 79,5 44,4 21,8 30,1 35,5 34,4 48,3 3,5 15,0 3,8 10,8 3,0 4,30 8,9 11,4 46,7 47,2 14,4 Très en sécurité En sécurité Pas en sécurité Pas du tout en sécurité Ne sait pas S2Q08A Je vais vous lire des situations, dites-moi, pour chacune d’elle, si vous vous sentez très en sécurité, plutôt en sécurité, plutôt pas en sécurité ou pas du tout en sécurité? Toutes les réponses; n=2220 Cependant, dans la région de Mopti, 60,7% de la popula tion partagent ce sentiment de sécurité en sortant seule la nuit contre 38,7% qui ont un sentiment contraire. Ces statistiques sont respectivement de 51,7% et de 48,3% dans la région de Gao. 30 Bureau Mali 2.2.5. Sentiment de sécurité en participant à un évènement social Les résultats montrent que plus de neuf personnes sur dix se sentent en sécurité en participant aux évènements sociaux dans l’ensemble des régions, hormis Taoudenni. Dans cette région, 63,3% de la population partagent ce sentiment de sécurité contre 36,7% qui ont un sentiment contraire. Perception de sécurité pour participer à un évènement social par région Fig. 21 Bamako 28,3 Kayes 69,2 Koulikoro Sikasso Ségou Mopti 33,3 27,9 52,4 36,8 36,8 Tombouctou 14,4 Gao 8,0 Kidal 9,7 Ménaka Taoudenni 5,6 Total 37,7 32,8 63,9 58,7 52,8 85,6 88,5 88,9 93,2 57,8 29,0 39,9 35,6 8,3 12,1 6,8 9,8 3,4 3,4 55,3 6,3 Très en sécurité En sécurité Pas en sécurité Pas du tout en sécurité Ne sait pas S2Q08B Je vais vous lire des situations, dites-moi, pour chacune d’elle, si vous vous sentez très en sécurité, plutôt en sécurité, plutôt pas en sécurité ou pas du tout en sécurité?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 31 2.2.6. Sentiment de sécurité en quittant son lieu de résidence pour un autre lieu Relativement à ce sentiment, dans la région de Tombouctou, plus de quatre personnes sur cinq(87,8%) se sentent en sécurité en quittant leur domicile pour se rendre à un autre lieu. Ce même sentiment de sécurité est partagé par plus de sept personnes sur dix dans les régions de Koulikoro(74,4%), Sikasso(70,8%) et Bamako(73,8%) ainsi que par plus de trois personnes sur cinq dans la région de Ségou(64,2%). A Kayes, 52,9% des citoyen.ne.s se sentent en sécurité en quittant leur résidence pour un autre lieu contre 46,4% qui ne le sont pas. Sentiment de sécurité en quittant son lieu de résidence pour un autre lieu par région Fig. 22 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 21,0 27,2 32,3 17,4 37,8 3,1 3,1 7,8 11,5 17,2 4,2 13,9 8,0 20,5 2,2 38,9 52,8 25,7 42,1 53,4 26,4 48,5 80,0 31,9 22,8 3,0 30,1 16,3 21,8 22,8 31,4 44,2 2,5 4,8 3,0 11,1 70,1 50,0 68,2 3,4 51,1 7,8 Total 22,8 36,9 27,6 11,5 Trés en sécurité En sécurité Pas en sécurité Pas du tout en sécurité Ne sait pas S2Q08C Je vais vous lire des situations, dites-moi, pour chacune d’elles, si vous vous sentez très en sécurité, plutôt en sécurité, plutôt pas en sécurité ou pas du tout en sécurité?; Toutes les réponses; n=2220 En revanche, dans la région de Mopti, plus de neuf personnes sur dix(92,6%) ne se sentant pas en sécurité en quittant leur domicile pour se rendre à un autre lieu. Ce sentiment d’insécurité est partagé par plus de quatre personnes sur cinq dans les régions de Gao(87,4%) et Kidal (81,9%) et par plus de sept personnes sur dix dans la région de Ménaka(71,6%). De même, plus de la moitié de la pop ulation de Taoudenni(58,9%) évoquent ce sentiment d’in sécurité. 32 Bureau Mali Ce sentiment d’insécurité en quittant son lieu de résidence pour un autre lieu a connu une légère progression entre 2022 et 2024, passant de 76,0% à 78,9%, soit une hausse de 2,9 points de pourcentage. Cependant, elle a continuellement baissé depuis 2024, pour se situer à 59,7% en 2026, soit une baisse de 19,2 points de pourcentage sur les deux dernières années. Sentiment de sécurité en quittant son lieu de résidence pour un autre lieu. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026 54,9 52,7 Fig. 23 39,3 39,5 21,1 19,5 3,0 1,5 MM2022 25,6 17,6 3,2 0,9 MM2023 17,3 3,6 0,2 MM2024 43,9 29,1 21,0 5,2 0,8 MM2025 36,9 27,6 22,8 11,5 1,3 MM2026 Très en sécurité En sécurité Pas en sécurité Pas du tout en sécurité Ne sait pas S2Q08C Je vais vous lire des situations, dites-moi, pour chacune d’elles, si vous vous sentez très en sécurité, plutôt en sécurité, plutôt pas en sécurité ou pas du tout en sécurité?; Comparaison Mali-Mètre 2022-2026 2.2.7. Niveau de satisfaction du travail des forces de défense et de sécurité Les résultats montrent que les Malien.ne.s enquêté.e.s sont plutôt satisfait.e.s et très satisfait.e.s du travail des forces de défense et de sécurité avec respectivement 63,1% et 31,1%. Satisfaction des forces de défense et de sécurité Plutôt insatisfait 1,1 Ni satisfait, ni insatisfait 1,7 2,9 Ne sait pas Fig. 24 Plutôt satisfait 31,1 63,1 Très satisfait S2Q09 Quel est votre niveau de satisfaction du travail des forces de défense et de sécurité?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 33 Le niveau de satisfaction du travail des forces de défense et de sécurité est très élevé dans la plupart des régions. Plus de neuf personnes sur dix sont satisfaites de leur travail dans les régions de Kayes(97,8%), Koulikoro(94,4%), Sikasso(96,8%), Ségou(93,2%), Mopti(92,0%), Tombouctou(90,0%), Gao(94,3%), Ménaka(96,6%) et Bamako(92,3%). Dans la région de Taoudenni, 70% de la population en est satisfaite contre 24,4% qui ne le sont pas. Et dans la région de Kidal 68,1% de la population en est satisfaite contre un quart qui ne l’est pas. 2.2.8. Regard des Malien.ne.s sur les forces de défense et de sécurité Pour les Malien.ne.s, les forces de défense et de sécurité sont une source de fierté(55,3%) ou voient en elles une protection(36,6%). Elles symbolisent l’unité nationale pour 6,0%. Dans les régions de Kayes(65,9%), Koulikoro(62,8%), Ségou(69,9%), Mopti(64,4%) et Bamako(68,3%), les forces de défense et de sécurité représentent une source de fierté pour plus de trois personnes sur cinq. Dans les régions de Gao(66,7%) et de Ménaka(63,6%), elles représentent une force protectrice pour plus de trois personnes sur cinq. Ce sentiment est partagé par une personne sur deux(50,0%) dans la région de Tombouctou. Quant à la région de Kidal, les forces de défense et de sécurité symbolisent l’unité nationale pour 47,2% des citoyen.ne.s et une source de fierté pour 30,6% d’entre eux. Regard des Malien.ne.s sur les forces de défense et de sécurité par région Fig. 25 68,3 65,9 62,8 69,9 62,2 64,4 66,7 63,6 55,3 50,0 15,3 47,2 48,9 21,5 8,3 27,2 6,2 31,1 29,1 4,9 3,5 21,3 4,4 31,3 27,8 17,2 30,6 12,2 10,3 3,1 26,1 8,0 25,6 16,7 35,6 6,0 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Total Elles sont une fierté pour moi Elles protègent la population Elles symbolisent l’unité nationale S2Q10. Quel regard principal portez-vous sur les forces de défense et de sécurité? Lire les modalités(une seule réponse possible)?; réponses< 6%; n=2220 34 Bureau Mali 2.2.9. Fréquence des conflits inter et intracommu nautaires Dans les régions de Bamako(95,0%) et de Gao(98,9%) plus de neuf personnes sur dix estiment que les conflits inter et intracommunautaires sont inexistants. Cette opinion est partagée par plus de quatre personnes sur cinq dans les régions de Kayes(82,2%), Koulikoro(88,4%), et plus de trois personnes sur cinq sont du même avis dans les régions de Sikasso(64,6%), Ségou(61,8%). Toutefois, dans la région de Kidal, 19.5% de la population estiment que les conflits inter et intracommunautaires sont fréquents(1,4% de très fréquent et 18,1% de fréquent) contre 34,7% qui ne les trouvent pas fréquents. Ils sont inexistants pour 15,3%. Aussi, dans la région de Mopti, ces conflits sont-ils fréquents pour 10,4% de la population, pas fréquents pour 16,6% et inexistants pour 54,0%. Il est important de noter les taux élevés de ne sait pas à Ménaka (34,1%) et Kidal(30,6%). Fréquence des conflits inter-intracommunautaires par région Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 7,6 6,3 3,2 3,2 4,7 9,8 8,9 17,4 14,2 16,6 33,3 18,1 11,4 27,8 34,7 37,5 4,4 95,0 82,2 88,4 64,6 61,8 54,0 31,1 98,9 15,3 17,0 52,2 Ensemble 3,8 11,9 72,6 Fig. 26 8,0 3,5 11,5 18,9 19,0 26,7 30,6 34,1 14,4 10,9 Très fréquents Fréquents Pas fréquents Inexistants Ne sait pas S2Q11 Pensez-vous que les conflits inter ou intracommunautaires soient Très fréquents, Fréquents, Pas fréquents ou Inexistants dans votre région?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 35 Bien que moins fréquents, les principales raisons qui justifient ces conflits sont l’incompréhension ou la mésentente dans les régions de Sikasso(30,3%), la jalousie et l’égoïsme à Bamako(38,5%). Les conflits sont d’ordre religieux dans les régions de Koulikoro(43,5%) et de Ségou(24,6%). Dans la région de Kayes, près de neuf personnes sur dix(88,9%) évoquent le problème d’esclavage et de discrimination éthique comme principale raison de ces conflits. Principales raisons des conflits inter-intracommunautaires par région Bamako Incompréhension/ 15,4 Mésentente Problème de l'esclavage/ Discrimination ethnique Litiges fonciers 7,7 La jalousie/ 38,5 Egoïsme La pauvreté/ Le 15,4 chômage Conflit religieux Ne sait pas 7,7 Kayes 88,9 3,7 7,4 Koulikoro 8,7 34,8 4,3 43,5 Sikasso Ségou 30,3 21,1 4,5 19,1 12,3 24,7 8,8 20,2 1,8 3,4 24,6 2,2 33,3 Mopti 40,9 2,3 2,3 18,2 22,7 9,1 Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 26,3 2,6 4,7 28,9 33,3 7,0 13,2 9,3 3,3 2,6 3,3 13,2 6,7 5,3 2,6 100,0 17,9 4,7 6,7 Tab. 1 Total 22,7 14,0 12,9 12,7 11,6 10,3 9,1 S2Q12 Selon vous, quelles sont les deux principales raisons des conflits inter et intracommunautaires dans cette région?; réponses< 10%; n= 367 En revanche, dans la région de Taoudenni, 53,3% de la population citent les litiges fonciers ou l’accès aux biens publics comme principales raisons des conflits inter et intracommunautaires. L’accès à l’eau et la mauvaise gouvernance sont les principales causes de ces conflits pour 30,2% des citoyen.ne.s de la région de Ménaka. La guerre de leadership(35,9%) et le problème d’esclavage ou discrimination(33,3%) font également partie des principales causes relevées dans la région de Kidal. 36 Bureau Mali 2.2.10. Aspects les plus importants qui empêchent la paix au Mali Les principaux aspects qui empêchent la paix au Mali diffèrent suivant les régions. Dans la région de Kayes, la population évoque le terrorisme(33,7%), la complicité de cer tain.e.s Malien.ne.s avec les groupes armés(33,0%) et la pauvreté(22,1%). On retrouve ces mêmes causes dans les régions de Tombouctou et de Taoudenni dans des proportions différentes. A Tombouctou, la moitié de la population (50,0%) évoque le terrorisme alors que la complicité de cer tain.e.s Malien.ne.s et la pauvreté sont mentionnées par 27,8% et 23,3% des enquêté.e.s. Dans la région de Taoudenni, ces facteurs sont pour plus de la moitié de la population la pauvreté(56,7%), le terrorisme(38,9%) et la complicité de certain.e.s Malien.ne.s(27,8%). Aspects qui empêchent la paix au Mali Complicité de certains maliens Bamako Kayes 26,3 33,0 Koulikoro 33,0 Sikasso 29,2 Ségou 21,6 Mopti 25,8 La pauvreté 16,0 22,1 20,0 Absence dialogue 19,0 2,9 18,9 Rien ne peut 12,3 4,0 12,3 empecher la paix Terrorisme 4,3 33,7 8,4 Ingérence des pays 14,0 22,5 11,2 étrangers Amour du Gain facile 21,0 12,0 8,1 Manque d'information 13,3 5,8 10,5 Mauvaise gouvernance 12,5 17,8 14,4 23,9 10,8 21,5 20,9 7,4 19,0 19,6 26,4 4,9 4,0 17,2 3,7 7,5 17,9 4,3 18,8 5,4 23,3 9,4 12,5 39,9 6,2 6,1 1,8 Tab. 2 Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 27,8 25,0 5,7 27,8 Total 27,1 26,7 33,3 4,2 36,4 56,7 20,3 23,3 14,9 11,1 1,1 22,2 15,0 4,4 43,7 37,5 15,9 1,1 14,8 50,0 3,4 11,1 30,7 38,9 13,9 23,3 9,2 6,9 3,4 2,2 13,2 2,2 11,1 12,7 3,3 31,9 4,5 13,3 12,5 15,6 35,6 8,3 51,1 26,7 12,0 S2Q13 Quelles sont les aspects plus importants qui empêchent la paix au Mali?; réponses<12%; n=2220 Cependant, dans la région de Gao, plus de deux personnes sur cinq(43,7%) estiment aussi que rien ne peut empêcher la paix. Cette opinion est partagée par respectivement 37,5% et 26,4% des populations de Kidal et Ségou. Mali-Mètre 2026 37 2. Principaux résultats de l’étude 2.3. Transition et institutions D’un côté, la satisfaction hégémonique envers le Président de la Transition et l’amélioration de la sécurité globale, portée par plus de la moitié des personnes enquêtées et soutenue plus fortement par les femmes que par les hommes. De l’autre, ce taux de satisfaction s’effondre face aux biens publics essentiels à cause des délestages électriques, des pénuries de carburant et de l’accès inéquitable à l’eau potable. Aussi, la satisfaction sécuritaire et institutionnelle est-elle modérée dans les zones de Gao, Mopti, Kidal et Taoudenni. 38 Bureau Mali 2.3.1. Niveau de satisfaction de la gestion de la transition Les résultats montrent une satisfaction pour plus de quatre personnes sur cinq de la gestion de la transition: 53,3% de très satisfait et 35,2% de plutôt satisfait. Satisfaction de la gestion de la transition Plutôt insatisfait 3,8 Ni satisfait, ni insatisfait 4,7 2,1 Très insatisfait 0,9 Ne sait pas Fig. 27 Plutôt satisfait 35,2 53,3 Très satisfait S3Q01 De manière générale, êtes-vous très satisfait, plutôt satisfait, ni satisfait ni insatisfait, plutôt insatisfait, très insatisfait de la gestion de la transition? Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 39 Les taux de satisfaction sont importants pour plus de neuf personnes sur dix dans les régions de Kayes(91,3%), Koulikoro(92,6%), Sikasso(96,2%), Ségou(90,9%) et Ménaka(98,9%). De même, plus de quatre personnes sur cinq se disent satisfaites dans les régions Tombouctou (87,8%), Bamako(87,8%) et Mopti(79,1%). Cependant, la région de Gao se détache complètement des autres avec seulement un tiers des citoyen.ne.s se déclarant satisfaits de la transition contre 24,1% qui ne le sont pas et 39,1% qui sont partagés. Niveau de satisfaction de la gestion de la transition par région Fig. 28 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 41,8 69,2 36,8 24,4 49,1 68,6 61,1 43,6 2,3 31,0 8,3 61,1 83,0 2,2 68,9 63,3 39,1 46,0 35,6 22,1 43,5 27,6 29,7 6,7 14,9 25,0 12,2 3,5 6,5 2,0 5,1 2,8 2,0 4,1 7,4 5,5 5,6 6,7 9,2 3,4 5,6 15,9 15,6 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Trés insatisfait Ne sait pas S3Q01. De manière générale, êtes-vous très satisfait, plutôt satisfait, ni satisfait ni insatisfait, plutôt insatisfait, très insatisfait de la gestion de la transition?; Toutes les réponses; n=2220 L’analyse suivant le sexe montre que 91,9% des femmes et 85,1% des hommes sont satisfaits de la gestion de la transi tion. Toutefois, le taux d’insatisfaction est plus élevé chez les hommes(8,8%) que les femmes(3,1%). On ne note pas de différence significative suivant le niveau d’instruction et la tranche d’âge. Le niveau de confiance de la gestion de la transition reste élevé. Toutefois, on note une baisse de 2,2 points de pourcentage(88,5%) par rapport l’année dernière(90,7%). 40 Bureau Mali 2.3.2. Confiance en les acteurs de la transition Parmi les acteurs de la transition(le Président de la transition, le gouvernement et le Conseil national de Transition), c’est le Président de la Transition qui bénéficie du plus fort taux de confiance avec 72,1% d’opinion favorable. Cependant, 17,7% des personnes enquêtées expriment le même niveau de confiance à ces différents acteurs; 2,7% des Malien.ne.s disent avoir confiance en le gouvernement de la transition et 4,1% n’ont confiance en aucun d’entre eux. Niveau de confiance en les acteurs de la Transition 72,1 Fig. 29 17,7 2,7 0,6 4,1 2,9 Président de la Gouvernement Conseil national Même niveau Je n’ai confiance Transition de Transition de Transition de confiance en aucun d’eux en eux tous Ne sait pas S3Q03 Parmi les acteurs suivants de la transition: le Président de la transition, le gouvernement de la transition et le CNT dans quel(acteur) avez-vous le plus confiance? Toutes les réponses; n=2220 Comparé aux dernières années, le Président de la Transition cumule plus de points de confiance: 72,2% en 2022 et 86,0 en 2024. Toutefois, ce niveau connaît une baisse de 13,9 points de pourcentage entre 2024(86,0%) et 2026(72,1%). Niveau de confiance au Président de la Transition. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026. 86,0 80,1 72,1 72,1 72,1 Fig. 30 MM2022 MM2023 MM2024 MM2025 S3Q03. La confiance au Président de la Transition. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026 MM2026 Mali-Mètre 2026 41 2.3.3. Confiance en les autres acteurs sociopolitiques Les résultats montrent que, plus de neuf Malien.ne.s sur dix(63,6% de très satisfait et 27,7% de plutôt satisfait) expriment leur satisfaction envers le Président de la transition. Le Gouvernement recueille 34,9% de très satisfait et 43,9% de plutôt satisfait. Pour le CNT, les taux sont de 26,8% de très satisfait et 38,6% de plutôt satisfait; la société civile enregistre 18,4% de très satisfait et 43,2% de plutôt satisfait. Niveau de satisfaction des acteurs socio-politiques 63,6 Fig. 31 27,7 3,4 3,3 1,1 0,9 Le Président de la Transition 43,9 34,9 38,6 26,8 9,0 5,4 4,8 2,1 Le gouvernement de la Transition 10,4 11,9 7,2 5,1 Le Conseil national de Transition(CNT) 31,2 26,2 16,0 10,0 9,9 6,6 Centrales syndicales 32,0 28,9 17,5 7,7 8,5 5,4 Cour supême 43,2 18,4 12,9 9,8 9,1 6,7 Société civile Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Trés insatisfait Ne sait pas S3Q04A-G Êtes-vous globalement très satisfait, plutôt satisfait, plutôt insatisfait ou très insatisfait du travail de:?; Toutes les réponses; n=2220 42 Bureau Mali Par région, le Président de la Transition enregistre le plus fort taux de satisfaction dans plusieurs régions, notamment à Kayes(96,4%), Koulikoro(92,6%), Sikasso(97,3%), Ségou(92,9%), Ménaka(98,9%) et Bamako(91,8%). Niveau de satisfaction du Président de la Transition par région Fig. 32 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 59,5 49,1 26,7 6,9 19,4 15,6 47,9 31,0 84,1 83,7 80,7 78,7 19,5 48,6 65,6 32,3 3,5 3,3 12,7 43,5 3,5 36,2 67,8 16,6 14,2 4,9 2,4 2,4 2,4 6,7 3,1 5,6 34,5 25,0 14,8 2,3 5,7 6,9 10,0 7,8 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Très insatisfait Ne sait pas S3Q04A Êtes-vous globalement très satisfait, plutôt satisfait, plutôt insatisfait ou très insatisfait du travail de:?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 43 Concernant le gouvernement, on observe la même tendance dans la plupart des régions où plus huit personnes sur dix sont satisfaites du gouvernement, hormis la région de Gao où plus de trois personnes sur cinq n’en sont pas satisfaites. Il ressort également des résultats que près de la moitié des Malien.ne.s est satisfaite de la Cour suprême. Toutefois, deux personnes sur cinq ne sont pas satisfaites de la même cour dans les régions de Tombouctou(41,1%) et de Gao (40,2%). Quant aux centrales syndicales, 42,3% des Malien. ne.s en sont satisfait.e.s contre 16,5% qui ne le sont pas et 10,0% qui ont des avis mitigés. 2.3.4. Niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics Niveau de satisfaction de l’acc è s aux biens publics Fig. 33 30,5 26,7 20,2 17,1 5,5 A l’eau de boisson 45,9 18,3 20,1 10,6 3,8 1,3 A l’électricité 54,6 34,4 6,4 2,8 1,8 A la sécurité Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait 41,6 19,4 17,8 12,6 7,3 1,4 A un bon système d’assainissement Trés insatisfait Ne sait pas S3Q05A-D Quel est votre niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics suivants?; Toutes les réponses; n=2220 L’analyse des résultats montre que plus de la moitié des Malien.ne.s est satisfaite de l’accès à l’eau contre 37,3% qui ne le sont pas. 44 Bureau Mali Le niveau de satisfaction en termes d’accès à l’eau(de boisson) est plus élevé dans les régions de Tombouctou (97,8%), Kayes(89,1%), Bamako(68,5%), Sikasso(61,1%) et Ségou(61,8%). A l’opposé, on note un fort taux d’insatisfac tion lié à l’accès à l’eau dans les régions de Gao(94,3%), Ménaka(94,3%), Mopti(76,7%) et Koulikoro(49,8%). A Taoudenni, 55,6% ont indiqué ne pas avoir d’opinion sur le sujet. Niveau de satisfaction de l’acc è s à l’eau par région Fig. 34 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 28,8 62,7 10,2 29,8 29,0 26,7 8,6 10,4 4,3 32,2 4,6 41,4 16,7 45,8 5,7 35,2 3,3 55,6 39,8 10,2 32,2 35,1 22,1 2,0 15,5 26,4 28,8 4,6 5,1 19,6 28,7 54,6 65,6 52,9 36,1 59,1 21,1 14,0 5,1 4,0 21,1 14,7 4,4 2,0 17,8 2,2 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Très insatisfait Ne sait pas S3Q05A Quel est votre niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics suivants?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 45 Quant à l’accès à l’électricité, la région de Kayes se démarque avec plus de neuf personnes sur dix(93,8%) qui en sont satisfaites. A l’inverse, le niveau d’insatisfaction de la fourniture de ce bien est élevé dans les régions de Koulikoro(84,2%), Mopti(90,8%), Tombouctou(97,8%), Gao(97,7%) et Kidal(88,9%). De même, dans le district de Bamako, 87,8% partagent cette opinion. A Ménaka, l’insat isfaction est totale. Niveau de satisfaction de l’acc è s à l’électricité par région Fig. 35 Bamako 2,5 9,3 7,3 80,5 Kayes 58,7 35,1 4,0 Koulikoro 2,5 9,1 3,5 17,9 Sikasso 4,6 26,5 Ségou 30,7 Mopti 4,3 10,4 6,2 7,4 66,3 28,7 30,6 3,5 40,2 20,3 80,4 Tombouctou 60,0 37,8 Gao 8,0 89,7 Kidal 9,7 15,3 73,6 Ménaka 11,4 88,6 Taoudenni 2,2 14,4 18,9 8,9 55,6 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Très insatisfait Ne sait pas S3Q05B Quel est votre niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics suivants?; Toutes les réponses; n=2220 46 Bureau Mali Concernant l’accès à la sécurité, les taux de satisfaction se répartissent respectivement entre 34,4% de très satisfait et 54,6% de plutôt satisfait. La satisfaction est générale dans toutes les régions avec des taux supérieurs à 50%, excepté Gao qui enregistre un taux plus bas de 49,4% de satisfac tion de la population. Niveau de satisfaction de l’acc è s à la sécurité par région Fig. 36 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 22,0 54,3 30,2 38,1 36,826,4 2,2 11,5 5,6 26,1 2,2 49,7 37,9 50,0 58,9 66,0 5,8 5,5 43,1 58,2 57,6 38,9 55,2 92,2 40,2 27,8 62,5 7,8 2,8 6,7 2,1 2,7 8,4 9,8 7,4 4,4 9,2 13,9 28,9 2,8 6,8 4,5 2,2 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Très insatisfait Ne sait pas S3Q05C Quel est votre niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics suivants?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 47 Quant à l’accès à un bon système d’assainissement, 48,9% des enquêté.e.s en sont satisfaits contre 31,9% qui ne le sont pas, et 17,8% ont un sentiment mitigé. Par région, le taux de satisfaction est plus prononcé dans les régions de Sikasso(66,2%) et de Tombouctou(53,3%); à l’inverse, le taux d’insatisfaction s’enregistre dans les régions de Mopti (63,8%) et de Bamako(52,0%). Niveau de satisfaction de l’acc è s à un bon système d’assainissement par région Fig. 37 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 3,5 9,1 38,8 5,3 35,5 10,2 13,7 5,1 23,3 2,2 2,3 11,5 2,8 25,0 4,5 21,6 39,3 52,5 57,4 9,8 51,1 37,9 22,7 40,0 22,3 31,5 29,8 13,8 10,1 26,3 15,4 7,7 9,7 4,7 23,9 14,7 28,4 39,9 5,6 3,8 3,0 41,1 5,6 42,5 5,7 63,9 34,1 6,9 17,0 48,9 6,7 3,3 Total 43,7 35,6 5,4 8,7 5,6 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Trés insatisfait Ne sait pas S3Q05D Quel est votre niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics suivants?; Toutes les réponses; n=2220 48 Bureau Mali 2.3.5. Entendre parler de la réforme du secteur de la sécurité Les réformes en cours dans le secteur de la sécurité sont connues de 28,8% de Malien.ne.s. Les hommes sont large ment mieux informés(38,7%) que les femmes(18,9%). La connaissance de cette réforme évolue avec le niveau d’éducation: aucun(17,6%), primaire(28,6%), secondaire(38,9%), supérieur(48,2%). 2.3.6. Implication de la société civile dans la réforme du secteur de la sécurité Les résultats révèlent les missions ci-après en termes d’implication de la société civile dans la réforme de la sécurité: rapprocher les forces de défense et de sécurité des populations(94,8%), protéger les forces de défense et de sécurité (92,7%), veiller à la transparence et à la redevabilité des politiques et mesures de sécurité(88,7%), pouvoir influ encer les décisions politiques(74,3%) ou encore contrôler les actions des forces de défense et de sécurité(72,7%). Implication de la soci é té civile dans la réforme du secteur de la sécurité 94,8 92,7 82,1 72,7 74,3 Fig. 38 88,7 3,0 2,2 Peut contribuer à rapprocher les Forces de défense et de sécurité des populations 15,1 2,8 Doit être informée des actions des forces de défense et de sécurité 24,9 2,4 Doit contrôler les actions des forces de défense et de sécurité Oui 4,7 2,7 Doit protéger les forces de défense et de sécurité 22,9 2,8 Peut influencer les décisions politiques sécuritaires Non Ne sait pas 9,1 2,2 Doit veiller à la transparence et à la redevabilité des politiques et des mesures de sécurité S3Q07A—F Selon vous, comment la société civile peut être impliquée dans la RSS?(Poser si S5Q07=1) Diriez-vous que la société civile(chef village, leader religieux, associations, jeunes, femmes, etc.)?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 49 2.3.7. Actions prioritaires à mettre en œuvre par le gouvernement de la transition Les actions prioritaires susceptibles d’être mises en œuvre par le gouvernement de la transition sont: lutter contre l’insécurité ou la criminalité(38,0%), lutter contre le terror isme(34,3%), créer de l’emploi(32,5%), gérer le problème de délestage(29,0%), le développement de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire(27,6%), la lutte contre la pauvreté(25,3%) et la restauration de la paix et de la stabilité(19,7%). Actions prioritaires du gouvernement Fig. 39 Lutter contre l’insécurité/criminalité Lutter contre le terrorisme Créer de l’emploi Gérer les délestages Développer l’agriculture(sécurité alimentaire) Lutter contre la pauvreté Restaurer la paix et la stabilité Gérer la crise du carburant Construire des routes et des infrastructures Améliorer la santé Ne sait pas 1,1 38,0 34,3 32,5 29,0 27,6 25,3 19,7 17,0 11,6 11,0 S3Q08 Selon vous, quelle est la première action immédiate que le gouvernement de la transition devrait prioriser dans sa gestion des affaires?; réponses< 11%; n=2220 50 Bureau Mali Au niveau des régions, la lutte contre le terrorisme est la principale action attendue des personnes enquêtées pour être mise en œuvre, notamment dans les régions de Kayes (55,4%), Mopti(42,9%), Kidal(97,2%), Ménaka(84,1%) et Taoudenni(57,8%). Pour d’autres régions comme Ségou (47,0%), Tombouctou(50,0%) et Gao(79,3%), leur priorité est la lutte contre l’insécurité et la criminalité tandis que la région de Koulikoro(52,3%) met l’accent sur la création de l’emploi. Dans la région de Sikasso, le développement de l’agriculture est la principale action prioritaire citée par 41,6%. Enfin, la gestion du problème de délestage est la principale action prioritaire pour plus de la moitié(50,8%) de la population bamakoise. Actions prioritaires du gouvernement par région Lutter contre l'insécurité/ criminalité Kayes 31,5 Lutter contre le 55,4 terrorisme Créer de l’emploi 26,4 Gérer le délestage 8,0 du courant Développer l’agriculture 31,5 (sécurité alimentaire) Lutter contre la 30,1 pauvreté Restaurer la paix et la stabilité 14,1 Gérer la crise du carburant 21,7 Construire des routes et des 30,8 infrastructures Améliorer la santé 6,2 Ne sait pas 0,7 Koulikoro 37,9 14,0 52,3 37,2 28,1 17,9 18,6 11,9 3,5 9,1 2,1 Sikasso 36,5 25,5 29,8 29,0 41,6 12,6 12,1 18,8 17,4 18,5 3,2 Ségou Mopti Tombouctou 47,0 27,0 50,0 27,0 42,9 28,9 22,6 23,3 44,4 30,7 35,6 7,8 21,3 30,7 2,2 39,9 19,0 68,9 18,9 23,3 42,2 18,2 23,9 10,0 7,8 3,1 2,2 17,6 8,0 0,3 Gao Kidal Ménaka Taoudenni Bamako 79,3 68,1 51,1 56,7 26,5 43,7 97,2 84,1 57,8 41,3 13,8 4,2 1,1 24,4 40,5 17,2 1,1 50,8 29,3 37,9 31,9 20,5 50,0 17,3 70,1 58,3 67,0 17,8 8,3 1,1 5,6 19,5 21,6 2,2 9,5 5,7 1,1 4,4 10,5 Tab. 3 Total 38,0 34,3 32,5 29,0 27,6 25,3 19,7 17,0 11,6 11,0 1,1 S3Q08 Selon vous, quelle est la première action immédiate que le gouvernement de la transition devrait prioriser dans sa gestion des affaires?; réponses< 11%; n=2220 Mali-Mètre 2026 51 L’analyse suivant le sexe montre que la lutte contre l’insécurité et la criminalité constitue la principale action prioritaire aussi bien pour les hommes(39,1%) que les femmes (36,9%). Elle est suivie de la création d’emploi(34,3%) et de la lutte contre le terrorisme(34,1%) chez les hommes. Quant aux femmes, elles évoquent la lutte contre le terrorisme(34,5%) et la création d’emploi(30,6%). Actions prioritaires du gouvernement par sexe 39,1 36,9 34,134,5 34,3 30,6 31,7 26,3 29,0 26,2 28,6 22,1 21,9 17,4 16,9 17,1 12,9 10,4 11,3 10,7 1,6 0,7 Fig. 40 Ne sait pa s Améliorer la s anté ctures rant es infrastru carbu r la crise du G b é ili r t e é ix et la sta p R a e u s v t reté nstruire d aurer la pa tter contre l a Lu ture er l’agricul élestages Développ Gérer les d Lutter contre l’ insécurité Lutter con tre le terro risme Créer de l’e mploi Co Homme Femme S3Q08 Selon vous, quelle est la première action immédiate que le gouvernement de la transition devrait prioriser dans sa gestion des affaires?; réponses< 11%; n=2220 Suivant le niveau d’éducation, les résultats montrent que, pour 39,4% et 37,4% des Malien.ne.s n’ayant aucun niveau ou ayant le niveau primaire, la lutte contre l’insécurité et la criminalité est l’action prioritaire à mettre en œuvre tandis que les personnes ayant les niveaux secondaire ou supérieur, la création d’emploi doit être, avec respectivement 42,6% et 42,3%, l’action prioritaire du gouvernement. Actions prioritaires du gouvernement par niveau d’instruction Fig. 41 39,4 38,3 37,436,3 37,3 34,3 32,0 30,7 42,6 42,3 31,0 25,4 32,130,9 31,0 24,9 31,0 27,8 24,7 21,4 28,0 26,9 21,4 19,4 23,6 19,0 18,2 12,6 21,6 16,6 13,9 5,7 13,0 12,1 11,9 8,3 12,6 11,110,5 7,0 1,8 0,9 0,5 0,5 Lutte l’ins con é cu t r r i e té le te Lutte con r rorismetre Créer de l’em ploi Gérer les d élestages Dév ( e sé lopper curité l’agr enta alim iculture ire) Lutter con tre la pau vreté Resta e urer t la stabil la paix ité Gérer la cr ise du carb urant C e o t n d struire es inf des rastru ro c u turetes s Améliorer la s anté Ne sait pa s Aucun Primaire Secondaire Supérieur S3Q08 Selon vous, quelle est la première action immédiate que le gouvernement de la transition devrait prioriser dans sa gestion des affaires?; réponses< 11%; n=2220 52 Bureau Mali En termes d’âge, l’analyse des résultats montre que la lutte contre l’insécurité est la principale action prioritaire pour les citoyen.ne.s de 18-24 ans(38,8%), 25-35 ans(36,1%), 36-55 ans(37,4%), 56 ans et plus(41,9%). Elle est suivie de la création d’emploi pour les plus jeunes de 18-24 ans (38,8%) et les 25-35 ans. La lutte contre le terrorisme est la priorité des 36-55 ans(35,7%), et des 56 ans et plus(37,3%). Actions prioritaires du gouvernement par âge Fig. 42 41,9 38,8 37,4 36,1 37,3 35,2 35,7 35,4 35,6 30,7 28,8 26,8 34,2 32,9 30,1 27,2 28,2 28,4 26,0 21,4 24,7 26,8 24,4 25,8 23,2 20,4 20,3 18,5 19,7 15,5 16,8 10,7 13,3 12,1 13,0 12,0 10,711,6 10,0 8,2 0,9 1,1 0,8 1,6 Lutter con tre l’in c sécu ri minalité rité/ Lutter con tre le terr orisme Créer de l’em ploi Gérer le dé lestage d u courant Dév ( e sé lopper curité l’agr enta alim iculture ire) Lutter con tre la pau vreté Resta e urer t la stabil la paix ité du c Gérer la cr a rbur ia sn et Cor n o s u truire infra tes et des strcu des tures Améliorer la s anté Ne sait pa s 18-24 ans 25-35 ans 36-55 ans 56 ans et plus S3Q08 Selon vous, quelle est la première action immédiate que le gouvernement de la transition devrait prioriser dans sa gestion des affaires?; réponses< 11%; n=2220 Mali-Mètre 2026 53 2. Principaux résultats de l’étude 2.4. Relations internationales et AES L’Alliance des États du Sahel(AES) et la coopération bilatérale avec la Russie bénéficient d’un soutien populaire massif pendant que l’ONU, l’UE, etc. sont en retrait. Cependant, ce soutien révèle une fracture territoriale: la coopération avec la Russie et l’indifférence face au départ des partenaires internationaux est en retrait dans les régions comme Gao, Kidal et Taoudenni. 54 Bureau Mali 2.4.1. Entendre parler de l’Alliance des Etats du Sa hel(AES) 2.4.1. Niveau de satisfaction de la création de la Confédération des Etats du Sahel(AES) Les résultats montrent que l’existence de l’Alliance des Les résultats révèlent que plus de quatre Malien.ne.s sur Etats du Sahel est bien connue des populations avec plus cinq(84,3%) avouent leur satisfaction de la création de la de neuf personnes sur dix qui en ont entendu parler. Cette confédération des Etats du Sahel(AES). Il en est de même tendance est observée dans la plupart des régions. dans la plupart des régions. Cependant, dans la région de Mopti, deux personnes sur trois(66,9%) en sont satisfaites Aussi, 88,7% des personnes ont-elles pu citer correctement contre 22,7% qui ne le sont pas. les Etats qui forment l’AES, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. 43 Niveau de satisfaction de la création de la Confédération des Etats du Sahel(AES) Fig. 43 Très insatisfait 0,9 Putôt insatisfait 0,9 0,9 Ne sait pas Ni satisfait, ni insatisfait 3,4 Plutôt satisfait 28,2 56,1 Très satisfait S4Q03. A quel point êtes-vous satisfait de la création de la Confédération des Etats du Sahel(AES)?; Toutes les réponses; n=2220 En effet, près de trois personnes sur cinq(59,8%) sont sat isfaites de la coopération sécuritaire avec la force unifiée, Points de satisfaction de l’AES Ne sait pas 13,9 24,4% du développement et 10,3% de la diplomatie. Fig. 44 Diplomatie 10,3 Développement 24,5 51,4 Coopération sécuritaire avec la Force unifiée S4Q04 Concernant l’AES, selon vous, quel point vous donne le plus de satisfaction: le développement, la coopération sécuritaire avec la force unifiée ou bien la diplomatie?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 55 2.4.2. Entendre parler de la force unifiée de l’AES Bien que l’Alliance des Etats du Sahel soit bien connue des populations, la force unifiée de l’AES semble moins connue avec deux personnes sur trois(67,2%) qui en ont connais sance contre 32,8% qui n’en ont pas entendu parler. Entendre parler de la force unifiée de l’AES Fig. 45 Non 30,2 69,8 Oui S4Q05 Avez-vous entendu parler de la force unifiée de l’AES?; Toutes les réponses; n=2220 La force unifiée de l’AES est mieux connue dans les régions de Ségou(76,7%), Tombouctou(85,6%), Kidal(84,7%), Ménaka(100%) et Bamako(77,8%). Toutefois, 76,0% des personnes enquêtées trouvent que la création de cette force unifiée est une très bonne initiative et 22,1% la trouvent bonne. Cette appréciation vaut pour l’ensemble des régions. De même, 79,4% ont beaucoup confiance et 18,6% peu confiance en cette force unifiée de l’AES pour la sécurisation de l’espace sahel. Confiance à la force unifiée pour la sécurisation de l’espace du Sahel Neutre 0,5 Un peu confiance 18,4 Pas confiance 0,7 0,4 Pas du tout confiance 0,4 Ne sait pas Fig. 46 79,4 Beaucoup confiance S4Q07 A quel point, avez-vous confiance à cette force de l’AES pour la sécurisation de l’espace du Sahel?; Toutes les réponses; n=1491 56 Bureau Mali 2.4.3. Institutions avec lesquelles le Mali doit avoir un bon partenariat L’Alliance des Etats du Sahel est la principale institution avec laquelle le Mali doit avoir un bon partenariat, pour près de trois Malien.ne.s sur cinq(59,8%). Elle est suivie de l’Union Africaine(36,7%), des BRICS(26,9%) et de l’UE MOA(26,3%). L’ONU(18,4%) et l’Union Européenne(12,4%) suivent de loin. Institutions avec lesquelles le Mali doit avoir un bon partenariat AES 59,8 Union Africaine BRICS 36,7 26,9 UEMOA 26,3 ONU 18,4 Union Européenne 12,4 Ne sait pas 16,7 Fig. 47 S4Q08 Selon vous, quelles sont les institutions régionale, continentale et internationale(CEDEAO, UA, UE, UEMOA, ONU, etc.) avec lesquelles le Mali doit avoir/garder un bon partenariat?; réponses< 12%; n=2220 2.4.4. Acteurs en qui les Malien.ne.s ont confiance pour la sécurisation de leur région Les principaux acteurs en qui les Malien.ne.s enquêté.e.s ont confiance pour la sécurisation de leur région sont les militaires ou l’armée malienne(89,1%), la gendarmerie nationale(36,7%), la police nationale(34,1%) et la garde nationale(26,1%). Toutefois, près d’un quart des Malien.ne.s (24,7%) fait confiance aux partenaires russes pour sécuriser leur région et 16,1% à la société civile. Confiance en les acteurs pour la sécurisation de leur région Fig. 48 Militaires(armée malienne) 89,1 Gendarmerie nationale 36,7 Police nationale 34,1 Garde nationale 26,1 Partenaire Russe Société civile(Associations, ONG) 24,7 16,1 Dieu Chefs de village Ne sait pas 8,4 6,0 1,7 S4Q09 Quel sont les acteurs en qui vous avez confiance pour la sécurisation de votre région?; réponses< 6%; n=2220 Mali-Mètre 2026 57 Aussi, dans l’ensemble des régions, l’armée malienne est le principal acteur en qui les Malien.ne.s ont confiance pour sécuriser leur région. 2.4.5. Niveau de confiance en la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale Les résultats montrent que 62,0% ont beaucoup confiance et 24,3% peu confiance en la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale. Le niveau de confiance en la Russie est plus élevé dans les régions de Sikasso (93,8%), Ségou(95,6%), Tombouctou(97,8%) et Ménaka (98,9%). Toutefois, les régions de Gao et de Kidal enregis trent avec respectivement 34,5% et 34,7% les plus bas taux de confiance en la Russie dans son aide au Mali pour retrouver l’intégrité territoriale de celui-ci. Niveau de confiance en la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale Fig. 49 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Total 56,5 68,5 58,9 72,4 80,7 36,8 54,6 31,1 34,5 8,0 23,6 33,3 78,4 7,8 51,1 62,0 32,3340 16,7 2,8 5,3 8,3 4,3 28,1 4,2 5,3 21,4 2,8 14,9 2,7 13,5 15,3 7,4 7,4 66,7 31,0 3,4 20,7 8,3 23,6 11,1 20,5 13,3 24,4 24,3 4,5 3,4 4,0 Beaucoup confiance Un peu confiance Neutre Pas confiance Pas du tout confiance Ne sait pas S4Q10 Faites-vous confiance à la Russie pour aider le Mali à retrouver son intégrité territoriale?; Toutes les réponses; n=2220 58 Bureau Mali 2.4.6. Niveau de satisfaction de la coopération entre le Mali et la Russie L’analyse des résultats affiche une satisfaction de la coopération entre le Mali et la Russie avec 54,7% de très satisfait et 32,3% de plutôt satisfait. On observe les mêmes niveaux de satisfaction dans presque toutes les régions, excepté Gao, Kidal et Taoudenni où les taux sont plus faibles. A Kidal et Taoudenni, plus de la moitié des populations est satisfaite de cette coopération; le taux est de 23,0% pour Gao. Niveau de satisfaction de la coopération entre le Mali et la Russie Fig. 50 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 55,0 64,1 46,3 63,5 77,4 36,8 35,6 27,8 23,0 18,4 22,2 34,7 78,4 5,6 47,8 Total 54,7 34,3040 21,0 3,5 3,5 2,8 8,0 4,7 35,0 72,2 27,6 11,1 17,8 44,6 31,4 17,9 9,8 5,5 3,4 3,9 2,4 2,7 8,0 6,1 3,4 13,9 27,6 18,1 20,5 27,8 32,3 4,3 4,1 Très satisfait Plutôt satisfait Ni satisfait, ni insatisfait Plutôt insatisfait Trés insatisfait Ne sait pas S4Q11 A quel niveau, êtes-vous satisfait de la coopération entre le Mali et la Russie pour la sécurisation du pays?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 59 2.4.7. Attentes par rapport aux partenaires tech niques et financiers internationaux Les principales attentes des citoyen.ne.s vis-à-vis des partenaires internationaux sont la lutte contre l’insécurité (46,3%), la lutte contre le chômage des jeunes(39,1%), la lutte contre le terrorisme(30,4%) et la lutte contre l’insécu rité alimentaire(24,3%). Dans une moindre proportion, cer taines personnes ont mentionné la lutte contre la pauvreté (15,8%) et la promotion d’un développement équitable (12,4%). Attentes des partenaires techniques et financiers internationaux Fig. 51 Lutte contre l’insécurité Lutte contre le chômage des jeunes Lutte contre le terrorisme Lutte contre l’insécurité alimentaire Lutte contre la pauvreté Promotion d’un développement équitable Ne sait pas 46,3 39,1 30,4 24,3 15,8 12,4 3,0 S4Q12 Quelles sont vos attentes par rapport aux partenaires techniques et financiers internationaux de façon générale?; réponses< 12%; n=2220 60 Bureau Mali Suivant les régions, la lutte contre l’insécurité et le terrorisme sont les principales attentes des citoyen.ne.s dans les régions de Kayes, Sikasso, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudenni. La lutte contre le chômage des jeunes est la principale attente dans les régions de Koulikoro(54,7%) et Tombouctou(70,0%), suivie de la lutte contre l’insécurité à Koulikoro(45,3%) et de la lutte contre la pauvreté à Tombouctou(60,0%). Dans le district de Bamako, la princi pale attente à l’égard des partenaires techniques et financiers est la lutte contre l’insécurité(46,3%), suivie de la lutte contre le chômage des jeunes(39,1%) et de la lutte contre le terrorisme(30,7%). Attentes des partenaires techniques et financiers internationaux par région Lutte contre l’insécurité Lutte contre le chômage des jeunes Lutte contre le terrorisme Lutte contre l’insécurité alimentaire Lutte contre la pauvreté Promotion d’un développement équitable Ne sait pas Bamako Kayes Koulikoro 51,0 36,6 45,3 32,8 30,4 54,7 23,0 61,6 9,8 31,8 33,0 22,5 15,0 14,5 9,1 24,0 11,2 20,4 0,8 0,4 8,1 Sikasso Ségou 37,3 61,1 28,4 50,0 34,6 14,5 29,5 12,8 12,9 14,5 6,2 10,1 2,1 2,7 Mopti 39,3 39,3 31,3 30,7 22,7 8,0 4,3 Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 38,9 66,7 86,1 70,5 55,6 70,0 6,9 2,8 14,8 41,1 22,2 63,2 81,9 54,5 40,0 4,4 11,5 1,4 9,1 12,2 60,0 10,3 1,4 6,8 13,3 1,1 1,1 2,8 22,7 4,4 4,6 1,1 Tab. 4 Total 46,3 39,1 30,4 24,3 15,8 12,4 3,0 S4Q12 Quelles sont vos attentes par rapport aux partenaires techniques et financiers internationaux de façon générale?; réponses< 12%; n=2220 Mali-Mètre 2026 61 2.4.8. Pays avec lesquels le Mali doit avoir une bonne relation Les principaux pays avec lesquels le Mali devrait avoir une bonne relation sont ceux de l’AES, notamment le Burkina Faso(83,9%) et le Niger(80,7%). Ils sont suivis, de loin, du Sénégal(19,1%) et de la Côte d’Ivoire(18,2%). Pays avec lesquels le Mali doit avoir une bonne relation Fig. 52 Burkina Faso Niger Russie Chine 30,7 Sénégal 19,1 Côte d’Ivoire 18,2 Turquie 9,2 Mauritanie 7,2 Algérie 3,6 Guinée 3,5 Iran 2,0 83,9 80,7 69,9 Maroc 2,0 USA 1,8 France 1,7 Allemagne 1,5 Ne sait pas 4,5 S4Q13 Selon vous, quels sont les pays avec lesquels le Mali doit avoir/garder un bon partenariat?; réponses< 1,5%; n=2220 Par ailleurs, après ces pays de la sous-région et du sahel vient la Russie comme premier pays(hors de ce champ) avec qui le Mali devrait avoir une bonne relation, citée par près de sept Malien.ne.s sur dix(69,9%). Ce pays est suivi de la Chine pour trois Malien.ne.s sur dix(30,7%). 62 Bureau Mali 2.4.9. Appréciation du départ de certains partenaires internationaux De l’analyse des résultats, l’on en déduit que pour 64,0% des Malien.ne.s, le départ de certains partenaires internationaux n’a pas eu d’impacts politiques contre 7,4% qui partagent un avis contraire; 28,7% n’ont pu se prononcer. Impact politique du départ de certains partenaires internationaux Ne sait pas 6,3 Pas d’impact 11,5 77,7 Oui, il y a impact Fig. 53 S4Q14A Pensez-vous que le départ de certains partenaires internationaux a eu des impacts politiques, économiques, sociales ou pas d’impact?; Toutes les réponses; n=2220 On observe la même tendance dans la plupart des régions, hormis la région de Gao où une personne sur trois(33,3%) estime que ces départs ont eu des impacts politiques sur le pays. Les principaux impacts politiques cités sont la perte d’emploi dans les régions de Mopti(100%) et de Tombouctou (50,0%); l’affaiblissement du gouvernement dans la région de Gao(55,2%) et l’augmentation des attaques terroristes dans la région de Kidal(33,3%). Impact politique du départ de certains partenaires internationaux par région Certains pays s'opposent à la gestion actuelle du pays Gouvernement est indépendant sur ses décisions L'affaiblissement de gouvernement L'insécurité a été généralisé (attaques terroristes Suspension des activités politiques Perte d'emploi Moins de relation politique (isolement) Ne sait pas Bamako 6,3 6,3 9,4 3,1 25,0 Kayes 9,5 47,6 4,8 4,8 4,8 Koulikoro 28,6 4,8 19,0 9,5 9,5 4,8 Sikasso Ségou 18,5 52,4 3,7 4,8 3,7 18,5 22,2 3,7 9,5 3,7 9,5 4,8 Mopti 100,0 Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 50,0 55,2 3,4 33,3 16,7 100,0 50,0 3,4 16,7 7,7 3,4 16,7 15,4 34,5 16,7 7,7 S4Q15A Expliquez s’il vous plait cet impact« si oui»; réponses< 5%; n=164 Tab. 5 Total 18,4 10,2 9,8 9,3 6,9 5,6 5,0 10,7 Mali-Mètre 2026 63 2. Principaux résultats de l’étude 2.5. Justice et bonne gouvernance La perception de la corruption au Mali polarise l’opinion: elle est jugée plus élevée par les hommes et par les citoyens les plus instruits, ciblant en priorité la police, les mairies, la santé et la justice. Bien que le réflexe de saisine institutionnelle reste fort en cas de litige, la confiance envers l’appareil judiciaire demeure modérée en raison de la corruption, de la cherté des procédures et d’une méconnaissance des lois. 64 Bureau Mali 2.51. Appréciation du niveau de corruption au Mali Pour près de la moitié de la population des régions enquêtées, le niveau de la corruption n’est pas élevé(37,7% pas élevé et 11,7% pas du tout élevé) contre 36,8% qui avan cent un avis contraire. Niveau de la corruption Ne sait pas 13,8 Pas du tout 11,7 élevé 13,2 Très élevé 13,2 Élevé Fig. 54 Pas élevé 11,5 S5Q01 Concernant la corruption au Mali, pensez-vous que le niveau de corruption au Mali soit Très élevé, Elevé, Pas élevé, Pas du tout élevé?; Toutes les réponses; n=2220 Le niveau de corruption est diversement apprécié suivant le sexe. Plus de la moitié des femmes(51,2%) estime comme 47,5% des hommes qu’il n’est pas élevé. La proportion de citoyen.ne.s trouvant le niveau de corruption élevé au Mali évolue avec le niveau d’instruction. Elle est de 34,0% pour les citoyen.ne.s n’ayant aucun niveau, 34,5% pour le niveau primaire, 38,0% pour ceux/celles ayant le niveau secondaire et 49,9% pour le niveau supérieur. Appréciation du niveau de corruption au Mali Fig. 55 21,3 12,0 12,8 11,8 25,3 28,5 22,2 22,5 41,4 40,9 39,9 32,3 21,6 11,7 12,4 7,5 Très élevé Elevé Aucun Pas élevé Pas du tout élevé Primaire Secondaire Supérieur 21,0 12,4 8,6 2,8 Ne sait pas S5Q01 Concernant la corruption au Mali, pensez-vous que le niveau de corruption au Mali soit Très élevé, Elevé, Pas élevé, Pas du tout élevé?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 65 Le niveau de corruption au Mali est en nette diminution depuis 2022: il passe de 81,5% en 2022 à 36,8% en 2026, soit une baisse de 44,7 points de pourcentage sur les cinq dernières années. Appréciation du niveau de corruption au Mali. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026. 44,6 42,9 38,5 35,9 35,7 37,7 34,4 33,6 33,4 Fig. 56 24,6 24,3 23,6 13,3 13,2 13,2 13,8 11,7 4,4 0,8 4,7 1,4 MM2022 MM2023 Très élevé Elevé 4,0 2,1 3,4 4,6 MM2024 MM2025 MM2026 Pas élevé Pas du tout élevé Ne sait pas S5Q01 Concernant la corruption au Mali, pensez-vous que le niveau de corruption au Mali soit Très élevé, Elevé, Pas élevé, Pas du tout élevé?; Comparaison Mali-Mètre 2022-2026 La principale raison justificative de l’élévation du niveau de corruption est la recherche d’intérêt personnel(19,2%). En revanche, le faible niveau de corruption est attribué à l’égalité de tous/toutes les citoyen.ne.s devant la loi(21,1%) et au contrôle des autorités(18,7%). Justification du niveau de corruption Il n y a plus d’intouchable Chacun cherche son intérêt, corruption est devenu normal Contrôle des autorités La justice est libre dans son travail Manque de transparence, injustice, pas de mérite Beaucoup de transparence Ne sait pas 10,2 5,8 5,6 4,5 21,1 19,2 18,7 S5Q01A Pourquoi pensez-vous que le niveau de corruption au Mali soit élevé?; réponses< 5%; n=1914 Fig. 57 66 Bureau Mali 2.5.2. Domaines concernés par la corruption Pour les Malien.ne.s, les principaux domaines touchés par la corruption sont la police(46,3%), la mairie(36,9%), la santé(23,5%), la justice(19,9%) et, dans une moindre mesure, la douane(11,8%) et les affaires foncières(9,9%). Domaines concernés par la corruption Police Mairie Santé Justice Douane Affaires foncières Armée Marché privé Gendarmerie Education(y compris l’Université) Ne sait pas 11,8 9,9 8,4 8,0 7,3 5,6 23,5 19,9 Fig. 58 46,3 36,9 34,5 S5Q02 Selon vous, quel est le domaine le plus corrompu au Mali? Quel est le deuxième domaine le plus corrompu?; réponses< 5%; n=2219 Mali-Mètre 2026 67 L’analyse par région montre que la police est le secteur le plus touché par la corruption dans les régions de Kayes (43,8%), Koulikoro(42,5%), Gao(43,7%) et Bamako(47,9%) alors que la marie est principalement indexée dans les régions de Mopti(42,3%), Tombouctou(57,8%), Ménaka (67,0%), Taoudenni(52,2%). Domaines concernés par la corruption par région Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Police 47,9 43,8 42,5 24,9 29,7 33,1 Mairie 22,8 38,8 19,3 Santé 17,3 40,6 9,8 Justice 32,6 22,5 20,0 Douane 16,5 9,4 7,7 Affaires foncières 12,3 9,4 12,6 Armée Marché privé 5,5 1,8 19,3 5,5 10,9 6,0 Gendarmerie Education (y compris l’Université) Ne sait pas 2,5 2,9 7,7 7,8 4,0 5,3 26,3 28,6 28,1 14,7 27,7 42,3 21,2 35,5 20,2 12,9 15,5 15,3 13,1 8,8 12,9 4,0 10,1 7,4 0,8 8,4 4,9 5,6 3,0 23,9 9,4 6,8 4,3 3,5 6,8 13,5 54,2 40,9 26,4 Tab. 6 Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 40,0 43,7 11,1 45,5 8,9 57,8 3,4 6,9 67,0 52,2 32,2 4,6 37,5 4,4 15,6 31,0 8,3 36,4 12,2 24,4 11,5 12,5 37,8 27,8 4,6 12,5 5,7 4,4 37,8 1,4 22,7 8,9 3,4 20,8 4,5 4,4 24,4 11,5 23,9 36,7 4,2 2,3 7,8 8,9 50,6 62,5 10,2 31,1 Total 36,9 27,2 23,5 19,9 11,8 9,9 8,4 8,0 7,3 5,6 34,5 S5Q02 Selon vous, quel est le domaine le plus corrompu au Mali? Quel est le deuxième domaine le plus corrompu?; réponses< 5%; n=2219 L’analyse suivant le sexe montre que les trois premiers domaines les plus touchés par la corruption restent la police(pour 39,9% des hommes et 33,9% des femmes), la mairie(pour 27,7% des hommes et 26,7% des femmes) et le secteur de la justice(pour 24,3% des hommes et 15,5% des femmes). 2.5.3. Fréquence de l’impunité au Mali L’impunité n’est pas fréquente pour plus de la moitié des Malien.nes: peu fréquente pour 27,5% et pas fréquente pour 27,0% contre 26,6% qui pensent le contraire(très fréquente pour 8,7% et fréquente pour 17,9%). Fréquence de l’impunité au Mali Ne sait pas 18,9 8,7 Trés fréquente 17,9 Fréquente Fig. 59 Pas fréquente 27,0 27,5 Peu fréquente S5Q03 Concernant maintenant l’impunité au Mali, pensez-vous que l’impunité soit Très fréquente, Fréquente, Peu fréquente ou Pas fréquente) au Mali?; Toutes les réponses; n=2220 68 Bureau Mali La proportion de Malien.ne.s qui soutient que l’impunité n’est pas fréquente au Mali est plus élevée dans les régions de Kayes(66,7%), Koulikoro(66,7%), Sikasso(57,1%), Ségou (53,7%) et Bamako(61,0%). A l’inverse, on note une proportion élevée de citoyen.ne.s qui pensent que l’impunité est fréquente dans les régions de Mopti(42,3%) et de Ménaka (58,0%). Le taux de fréquence de l’impunité au Mali augmente avec le niveau d’instruction: aucun(22,7%), primaire(24,3%), secon daire(30,9%) et supérieur(37,7%). Fréquence de l’impunité au Mali par région Fig. 60 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 8,3 52,8 37,5 7,6 10,9 26,8 8,4 54,7 54,7 5,6 9,4 25,2 8,1 25,0 27,4 3167,8 24,5 14,4 9,2 16,7 27,8 23,0 16,7 55,7 15,6 14,9 6,9 55,7 4,4 18,9 3,3 Total 8,7 17,9 27,5 23,5 39,9 11,8 14,9 30,2 31,9 26,4 15,3 12,9 21,1 58,3 17,0 73,3 8,8 27,9 13,2 29,4 21,1 51,7 20,5 4,5 27,0 18,9 Très fréquente Fréquente Peu fréquente Pas fréquente Ne sait pas S5Q03 Concernant maintenant l’impunité au Mali, pensez-vous que l’impunité soit Très fréquente, Fréquente, Peu fréquente ou Pas fréquente) au Mali?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 69 Les principales raisons avancées par les personnes soutenant la fréquence de l’impunité sont relatives à la corruption dans les régions de Koulikoro(48,6%), Sikasso(67,9%), Mopti(53,6%), Gao(71,4%) et Bamako(37,6%). Dans les régions de Kayes et Kidal, on évoque principalement l’indulgence(sociale), mentionné par respectivement 37,3% et 46,2% des populations. Dans la région de Taoudenni, la moitié de la population évoque des sanctions moins sévères. Raisons de la fréquence de l’impunité au Mali par région Bamako Kayes Corruption 37,6 31,4 Pas de Poursuite/ 18,3 7,8 Punition Favoritisme 17,4 7,8 Sanctions moins 9,2 13,7 sévères Indulgence sociale 6,4 37,3 Non application 3,7 2,0 de la loi Absence du système judiciaire Ne sait pas 7,3 Koulikoro 48,6 10,0 7,1 25,7 2,9 2,9 2,9 Sikasso 67,9 Ségou 25,5 1,8 22,4 14,3 5,1 18,4 3,6 10,2 5,4 10,2 7,1 8,2 Mopti 53,6 5,8 30,4 2,9 7,2 Tombouctou 21,1 31,6 15,8 2,6 2,6 5,3 13,2 7,9 Gao Kidal Ménaka Taoudenni 71,4 30,8 7,8 25,0 11,8 2,0 25,0 5,9 50,0 46,2 3,6 5,9 2,0 25,0 23,1 64,7 Tab. 7 Total 41,3 12,9 12,6 11,2 8,0 5,5 1,0 7,6 S5Q03A Pourquoi pensez-vous que l’impunité soit fréquente au Mali?; réponses< 5%; n=590 70 Bureau Mali La corruption est la raison de la fréquence de l’impunité au Mali: aucun(48,7%), primaire(38,7%), secondaire(41,7%), supérieur(31,4%). A l’opposé, les enquêté.e.s affirmant que l’impunité n’est pas fréquente évoquent principalement l’absence d’impunité et l’amélioration des contrôles judiciaires dans l’en semble des régions. On note les mêmes raisons suivant le niveau d’instruction. Quant aux institutions et services de lutte contre la corruption, les plus connus des citoyen.ne.s sont principalement le Bureau du Vérificateur Général(31,5%) et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite(17,2%). Le Contrôle des services publics et la Cour Suprême sont cités par 8,7% et 9,1% des citoyen.ne.s. Institutions et services de lutte contre la corruption Fig. 61 Bureau du Vérificateur Général 31,5 Office central de lutte contre l’enrichissement illicite(OCLEI) Cour suprême 17,2 9,1 Contrôle des services publics Agence de Gestion et de Recouvremet des Avoirs Saisis ou Confisqués(ARGASC) 8,7 1,4 Pôle économique et financier 1,1 Ne sait pas 58,8 S5Q04 Quelles sont les institutions et services de lutte contre la corruption que vous connaissez ou dont vous avez entendu parler?; réponses< 1%; n=1870 Toutefois, plus de la moitié des Malien.ne.s(58,8%) n’a pas connaissance des institutions et services de lutte contre la cor ruption. Mali-Mètre 2026 71 2.5.4. Niveau de confiance en la justice malienne L’analyse suivant montre que 46,7% des Malien.ne.s ont confiance en la justice malienne: 19,4% totalement confi ance et 27,3% partiellement confiance contre 18,4% qui n’y font pas confiance(13,7% pas confiance et 8,8% pas du tout confiance). Le niveau de confiance en la justice malienne est plus élevé dans les régions de Kayes(54,3%), Koulikoro(54,0%), Ségou(57,4%) et Bamako(53,0%). Cependant, dans les régions de Mopti(43,6%), Tombouctou(54,4%), Kidal (54,2%) et Taoudenni(52,2%), une forte proportion des pop ulations(26,1%) déclare avoir une opinion neutre vis-à-vis de la justice malienne. Confiance en la justice par région Fig. 62 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 12,0 19,9 24,9 16,6 33,1 163,6,8 12,3 6,7 10,0 13,8 4,2 11,5 22,2 21,6 2,2 17,8 41,0 34,4 20,0 22,5 29,1 21,8 27,9 29,5 24,3 18,9 43,6 54,4 21,8 8,0 54,2 20,5 10,2 52,2 Total 19,4 27,3 26,1 14,5 9,8 7,0 5,5 6,9 6,5 15,1 2,5 6,7 12,1 3,2 10,7 13,2 9,8 10,4 11,0 6,1 23,3 4,4 43,7 16,7 40,9 2,3 4,5 26,7 13,7 4,7 8,8 Totalement confiance Partiellement confiance Neutre Pas confiance Pas du tout confiance Ne sait pas S5Q05 Je voudrais savoir votre niveau de confiance en la justice malienne. Diriez-vous que vous avez Totalement confiance, Partiellement confiance, neutre, Pas confiance ou Pas du tout confiance en la justice malienne?; Toutes les réponses; n=2220 72 Bureau Mali Le niveau de confiance en la justice malienne est en nette progression depuis 2022: 46,5% en 2022 à 75,1% en 2025 soit une progression de 28,6 points de pourcentage sur cette période. Cependant, le niveau de confiance en la justice malienne connait une baisse de 28,4% par rapport à l’année dernière: 75,1% en 2025 contre 46,7% en 2026. Confiance en la justice. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026. 56,8 51,1 Fig. 63 35,3 25,4 18,5 11,2 9,6 MM2022 Totalement confiance 39,1 19,6 21,0 15,1 16,7 9,5 16,2 18,3 9,3 2,4 14,2 6,3 4,2 27,2 26,1 19,4 13,7 4,7 8,8 MM2023 Partiellement confiance MM2024 MM2025 MM2026 Neutre Pas confiance Pas du tout confiance Ne sait pas S5Q05.[Confiance en la justice] Je voudrais savoir votre niveau de confiance en la justice malienne. Diriez-vous que vous avez Totalement confiance, Partiellement confiance, neutre, Pas confiance ou Pas du tout confiance en la justice malienne?; Toutes les réponses; n=2220 La principale raison évoquée par un quart des personnes ayant confiance en la justice malienne est qu’elle accomplit un bon travail(25,7%). D’autres raisons évoquées par plus d’une personne sur dix(11,2%) ont trait à un jugement impartial(10,4%), une justice transparente(10,3%),un juge ment correct et normal(9,8%). Raisons de la confiance en la justice La justice fait un bon travail Jugement impartial La justice est transparente Jugement correct et normal Des efforts restent à faire Justice équitable et légale Ne sait pas 10,4 10,3 9,8 9,3 9,2 4,5 25,7 Fig. 64 S5Q05A Pourquoi aviez-vous confiance en la justice malienne?; réponses< 9%; n=1037 Mali-Mètre 2026 73 Quant aux personnes pensant le contraire, elles évoquent principalement la corruption au sein de la justice mentionnée par plus de sept personnes sur dix(76,8%). Raisons du manque de confiance en la justice La justice est corrompue L’argent gère la justice 4,8 La justice ne fait pas son travail 3,3 Ne sait pas 1,2 Fig. 65 76,8 S5Q05B Pourquoi n’aviez-vous pas confiance en la justice malienne?; réponses< 3%; n=987 2.5.5. Appréciation de la justice malienne L’affirmation selon laquelle la justice malienne est corrom pue est très partagée dans les régions de Mopti(78,5%), Tombouctou(83,1%) et Ménaka(70,5%) par plus de sept personnes sur dix. La moitié des populations dans les régions de Ségou(50,3%), Taoudenni(55,6%) et de Bamako (57,8%) est de cet avis. Perception de la corruption au sein de la justice par région Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 38,8 13,0 26,1 16,8 16,1 30,7 36,8 32,5 4,5 8,0 2,8 21,6 55,6 29,5 33,5 58,6 56,9 19,0 5,8 4,0 26,3 44,9 5,5 4,8 6,5 5,4 9,5 17,2 15,1 11,9 6,2 16,9 11,0 16,4 19,6 5,1 31,1 3,4 10,1 46,0 5,5 9,2 3,1 3,7 78,7 9,0 7,9 5,7 27,6 11,1 8,3 20,8 48,9 15,9 8,0 4,5 4,4 15,6 24,4 Total 21,7 32,2 5,6 23,0 7,7 9,8 Fig. 66 Tout à fait d’accord D’accord Neutre Pas d’accord Pas du tout d’accord Ne sait pas S5Q06A Je vais affirmer des choses, dites-moi si vous êtes Tout à fait d’accord; D’accord; Pas d’accord ou Pas du tout d’accord avec les affirmations suivantes: Toutes les réponses; n=2219 74 Bureau Mali Plus de sept personnes sur dix adhèrent à l’idée selon laquelle les procédures de la justice malienne sont mécon nues des populations dans les régions de Mopti(73,0%), Tombouctou(72,2%) et Ménaka(73,9%). Deux personnes sur trois soutiennent cette affirmation dans les régions de Gao(60,9%), de Bamako(62,3%); et plus de la moitié des citoyen.ne.s des régions de Koulikoro(51,6%), Sikasso (50,4%), Ségou(58,4%) le pense aussi. Quant à l’affirmation selon laquelle les procédures de la jus tice malienne sont longues et compliquées, elle est soutenue par plus de sept personnes sur dix dans les régions de Tombouctou(72,2%) et de Ménaka(75,0%). Elle est sou tenue par plus de deux personnes sur cinq dans les régions de Gao(62,1%) et de Bamako(61,5%). Plus de la moitié des populations des régions de Ségou(57,1%), Mopti(58,3%), Kidal(50,0%) sont du même avis. Appréciation du système judiciaire 32,2 23,0 21,7 30,5 29,9 24,5 30,2 28,6 22,5 Fig. 67 31,3 29,1 27,7 20,5 23,5 21,7 18,3 9,8 7,7 5,6 La justice est corrompue 9,8 4,4 1,0 Les procédures de la justice sont méconnues des populations 12,9 5,2 0,6 Les procédures de la justice sont longues et compliquées Tout à fait d’accord D’accord Neutre Pas d’accord 8,5 1,6 La justice coûte trop cher 7,9 4,1 5,9 J’ai peur de la justice Pas du tout d’accord Ne sait pas S5Q06A-E Je vais affirmer des choses, dites-moi si vous êtes Tout à fait d’accord;D’accord; Pas d’accord ou Pas du tout d’accord avec les affirmations suivantes; Toutes les réponses; n=2219 Mali-Mètre 2026 75 Dans les régions de Ségou(53,0%), Mopti(57,7%), Bamako (55,8%) plus de la moitié des citoyen.ne.s estime que la justice malienne coûte trop cher. Cette statistique est plus élevée dans les régions de Tombouctou(70,0%), Gao (62,1%) et Ménaka(70,5%). Enfin l’affirmation j’ai peur de la justice malienne est soutenue par plus de sept personnes sur dix dans la région de Ménaka(75,0%) et par plus de deux personnes sur cinq dans les régions de Tombouctou(64,4%) et Gao(69,0%). Ce sentiment est partagé par plus de la moitié des citoyen. ne.s des régions de Sikasso(54,2%), Ségou(58,1%), Mopti (54,6%), Kidal(54,2%), Taoudenni(51,1%) et Bamako (59,0%). 2.5.9. Recours à la justice L’analyse montre que 14,9% des Malien.ne.s ont connu des situations pouvant justifier le recours au système judiciaire contre 82,6% qui n’en ont pas eu. Parmi les personnes ayant connu de telles situations, la plupart ont fait appel à la justice. Dans les régions de Tombouctou et Kidal, la quasi-totalité a recouru à la justice. Et plus de neuf personnes sur dix d’entre eux y ont fait recours dans les régions de Kayes(90,6%) et Sikasso (98,1%). Cette statistique est de quatre personnes sur cinq dans les régions de Ségou(80,0%), Mopti(86,4%) et Ménaka(80,0%). A Taoudenni, une personne sur deux a fait appel au système judiciaire. Appel au système judiciaire par région Fig. 68 Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni Total 36,8 80,0 70,3 90,6 62,5 98,1 80,0 86,4 100,0 71,4 100,0 80,0 50,0 81,2 Oui Non 26,6 37,5 3,1 9,4 20,0 13,6 28,6 50,0 Ne sait pas 13,3 6,7 18,2 S5Q07 Avez-vous déjà été dans une situation où vous auriez pu avoir recours au système judiciaire // S5Q08. Si oui, avezvous fait appel au système judiciaire?; Toutes les réponses; n=331 Les principales raisons évoquées par celles qui n’ont pas fait appel au système judiciaire sont l’indulgence sociale (28,3%), le règlement à l’amiable(17,0%) ou encore le manque de confiance en la justice(12,6%). 76 Bureau Mali 2. Principaux résultats de l’étude 2.6. Normes sociales et accès aux informations Au Mali, l’égalité formelle des sexes devant la loi est largement reconnue, mais une fracture persiste dans la réalité quotidienne: la majorité des femmes réfute l’égalité d’accès aux ressources économiques et une disparité de conditions de vie subsiste. Concernant l’accès aux informations, la radio et la télévision dominent un paysage médiatique qui expose particulièrement la jeunesse à la diffusion de fausses nouvelles(fake news). Mali-Mètre 2026 77 2.6.1. Appréciation de l’égalité homme-femme devant la loi L’analyse des résultats montre pour près de sept sur dix Malien.ne.s(69,8%), les femmes et les hommes sont égaux devant la loi contre trois personnes sur dix(30,2%) qui pensent le contraire. On observe la même tendance dans la plupart des régions et plus particulièrement à Ménaka où plus de neuf personnes sur dix(97,7%) sont de cet avis. Egalité devant la loi Non 30,2 Fig. 69 69,8 Oui S6Q01 Selon vous, les femmes et les hommes sont-ils égaux devant la loi?; Toutes les réponses; n=2219 2.6.2. Appréciation des chances d’accès aux ressources par les hommes et les femmes L’analyse suivant montre que 54,3% des Malien.ne.s esti ment que les femmes et les hommes ont les mêmes chances d’accès et de contrôle des ressources contre 45,7% qui pensent le contraire. Niveau d’accés aux ressources par sexe 58,7 54,3 49,9 50,1 45,7 41,3 Fig. 70 Oui Non Homme Femme Total S6Q02 Selon vous, les femmes et les hommes ont-ils les mêmes chances d’accès aux ressources et de les contrôler?; Toutes les réponses; n=2220 78 Bureau Mali L’analyse suivant le sexe, montre que les hommes sont plus nombreux(58,7%) à penser que les femmes et les hommes ont les mêmes chances d’accès et de contrôle des res sources que les femmes dont une sur deux(49,1%) partage ce point de vue. 2.6.3. Appréciation de l’égalité des conditions de vie entre les hommes et les femmes L’analyse des résultats montre que 64,0% des femmes esti ment n’avoir pas les mêmes conditions de vie que les hommes pour 57,7% des hommes qui sont du même avis. Appréciation de l’égalité des conditions de vie par sexe 42,3 39,2 36,0 64,0 57,7 60,8 Fig. 71 Oui Non Homme Femme Total S6Q03 Selon vous, les femmes et les hommes ont-ils les mêmes conditions de vie(sans écart entre la femme et l’homme)?; Toutes les réponses; n=2220 Toutefois, la proportion de Malien.ne.s qui estiment que les femmes et les hommes ont les mêmes conditions évolue avec le niveau d’instruction: aucun(37,3%), primaire (39,1%), secondaire(40,2%) et supérieur(43,6%). 2.6.4. Existence de mécanismes pour réduire les in égalités hommes-femmes Il apparaît des résultats que pour 43,0% de Malien.ne.s ni la société malienne ni l’Etat ne disposent de mécanismes ou de mesures visant à réduire les inégalités femmehomme. A l’inverse, 17,0% pensent que de tels mécanismes n’existent pas; ces mécanismes existent selon 18,6% d’hommes et 15,3% de femmes. M é canismes de réduction des inégalités par sexe 42,4 43,6 43,0 41,1 39,0 40,1 Fig. 72 18,6 17,0 15,3 Oui Non Homme Femme Total S6Q04 La société malienne, y compris l’Etat, dispose de mécanismes ou mesures pour réduire les écarts ou inégalités entre la femme et l’homme?; Toutes les réponses; n=2220 Mali-Mètre 2026 79 En revanche, deux personnes sur cinq(40,1%) n’ont pu se prononcer. Les principaux organismes ou sources visant à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes sont le service de la promotion des droits des femmes(54,6%) et la favori sation des candidatures féminines lors des recrutements (31,8%). 2.6.5. Principales sources d’informations La radio et la télévision constituent les principaux canaux d’information des Malien.ne.s sur l’actualité et les informations de manière générale. Ces canaux sont utilisés par respectivement 27,3% et 21,6% des Malien.ne.s. Ces sources classiques sont suivies de Tik Tok(19,7%), de la famille et amis/bouche à oreille(9,4%); elles sont suivies de Facebook(8,5%), des sites internet(6,9%), et de WhatsApp(4,8%). Principal e s sources d’information Radio Télévision TikTok Famille et amis/ bouche à oreille 9,4 Facebook 8,5 Sites internet 6,9 Whatsapp 4,8 YouTube 0,4 Journaux(presse écrite) 0,1 X(ex-Twitter) 0,1 Ne sait pas 1,3 27,3 21,7 19,7 Fig. 73 S6Q06 En général, sur quelle source principale comptez-vous le plus pour l’actualité et les informations?Est-ce la télévision, la radio, les journaux, WhatsApp, Facebook, Tik Tok, sites Internet, la famille et amis/ bouche à oreille?; Toutes les réponses; n=2219 Les sources sont utilisées pour s’informer principalement sur l’actualité nationale générale(52,7%), l’actualité inter nationale(19,2%), l’actualité nationale sécuritaire(11,0%) ainsi que suivre les journaux et débats politiques(8,0%). Informations les plus recherchées Actualité nationale générale 52,7 Actualité nationale/internationale Actualité sécuritaire 19,2 11,0 Journal/Débats politiques 8,0 Divertissements/Documentaires 3,8 Informations sportives 2,3 S6Q07 Quelles sont les informations qui vous intéressent le plus? Réponses< 1%; n=2219 80 Bureau Mali Fig. 74 La proportion de citoyen.ne.s s’informant sur l’actualité nationale générale baisse suivant le niveau d’instruction: aucun(56,2%), primaire(53,2%), secondaire(48,8%), supérieur(47,1%). En revanche, les personnes s’informant sur l’actualité internationale augmentent avec le niveau d’instruction: aucun(16,3%), primaire(20,6%), secondaire (19,4%) et supérieur(24,2%). On ne note pas de différence significative suivant la tranche d’âge. 2.6.6. Diffusion de fake news Au cours de l’année écoulée, un.e Malien.ne sur cinq (19,7%) a partagé une information qui s’est révélée fausse contre quatre personnes sur cinq(80,3%) qui ne l’ont pas fait. Partage de Fake news Oui 19,7 Fig. 75 80,3 Non S6Q08 Vous est-il arrivé, durant l’année 2025, d’avoir cru ou partagé une information qui s’est révélée fausse?; Toutes les réponses; n=2219 Suivant l’âge, les jeunes sont plus enclins à publier des fakes news: 18-24 ans(29,8%), 25-35 ans(19,9%), 36-55 ans(13,3%), 56 ans et plus(10,2%). Mali-Mètre 2026 81 2. Principaux résultats de l’étude 2.7. Perspectives et avenir politique Une très grande majorité de la population des régions enquêtées reste optimiste pour l’avenir et les six prochains mois, bien que cet espoir soit plus modéré à Gao et Kidal. Cependant, les souhaits portés sur l’agriculture, l’éducation et la santé traduisent la nécessité de dépasser la seule gestion de l’urgence en faveur d’un développement durable et inclusif. 82 Bureau Mali 2.7.1. Projection du Mali dans les six prochains mois En ce qui concerne la projection dans le futur, 77,7% des Malien.ne.s pensent que la situation du pays va s’améliorer au cours des six prochains mois contre 11,5% qui pronos tiquent une stagnation et 4,5% comptent sur une détériora tion de la situation générale du pays. Projection du Mali dans les six prochains mois Se détériorer 4,5 Rester au même niveau 11,5 6,3 Ne sait pas 77,7 S’améliorer Fig. 76 S7Q01 Prenons le Mali dans son ensemble: diriez-vous qu’au cours des 6 prochainsmois la situation générale du Mali va-telle s’améliorer, Rester au même niveau ou se détériorer?; Toutes les réponses; n=2219 Une amélioration de la situation du pays reste l’avis majoritaire dans toutes les régions. Toutefois, les populations de Gao (36,8%) et Kidal(37,5%) semblent moins optimistes. Projection du Mali dans les 6 prochains mois par région Bamako Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Ménaka Taoudenni 36,8 36,8 37,5 85,5 73,6 76,8 82,3 84,5 68,7 79,8 5,7 4,6 98,9 71,1 Fig. 77 8,5 3,0 3,0 23,9 10,2 10,5 2,5 4,0 12,6 8,4 2,4 4,7 14,1 12,9 4,3 20,2 52,9 51,4 6,9 4,2 18,9 5,6 4,4 S’améliorer Rester au même niveau Se détériorer Ne sait pas S7Q01 Prenons le Mali dans son ensemble: diriez-vous qu’au cours des 6 prochainsmois la situation générale du Mali va-telle s’améliorer, Rester au même niveau ou se détériorer?; Toutes les réponses; n=2219 Mali-Mètre 2026 83 2.7.2 Perception du niveau de vie des enfants dans l’avenir Les résultats de l’enquête révèlent que 79,3% des Malien. ne.s ont confiance en un avenir meilleur pour leurs enfants contre 10,4% qui pensent le contraire et 5,3% pensent que le niveau de vie sera le même dans le futur. Perception du niveau de confiance en l’avenir Niveau de vie moindre 10,4 5,0 Ne sait pas Même niveau de vie 5,3 79,3 Niveau de vie meilleur Fig. 78 S7Q02 En regardant la situation actuelle du pays, pensez-vous que nos enfants auront un niveau de vie meilleur,auront le même niveau de vie, ou auront un niveau de vie moindre que ce que nous vivons actuellement?; Toutes les réponses; n=2220 La proportion de parents qui pensent que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie est passé de 76,6% en 2022 à 88,1% en 2025, soit une progression de 11,5 points de pourcentage sur les cinq dernières années. Cependant, la proportion de parents qui pensent que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie a connu une baisse de 8,8 points de pourcentage par rapport à l’année dernière en passant de 88,1% en 2025 à 79,3% en 2026. Perception du niveau de confiance en l’avenir. Comparaison Mali-Mètre 2022-2026. 92,4 87,4 88,1 81,8 79,3 Fig. 79 2,7 1,4 3,6 11,1 4,1 3,0 4,5 6,5 1,6 3,5 1,4 7,0 10,4 5,3 5,0 MM2022 MM2023 MM2024 MM2025 MM2026 Niveau de vie meilleur Même niveau de vie Niveau de vie moindre Ne sait pas S7Q02 En regardant la situation actuelle du pays, pensez-vous que nos enfants auront un niveau de vie meilleur, auront le même niveau de vie, ou auront un niveau de vie moindre que ce que nous vivons actuellement?; Comparaison Mali-Mètre 2022-2026 84 Bureau Mali 2.7.3 Les grands souhaits pour le Mali dans l’avenir Les souhaits des Malien.ne.s pour l’avenir sont relatifs au retour de la paix et de la sécurité(78,9%), à la relance de l’économie(39,1%), à l’emploi pour les jeunes(43,4%), à de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire dans le pays (36,9%) et, dans une moindre proportion, un Mali unifié dans sa diversité(15,1%), un meilleur accès aux soins de santé(14,4%) ainsi qu’un meilleur système éducatif(12,7%). Sur les cinq dernières années, le retour de la paix et de la sécurité reste le plus grand souhait des Malien.ne.s. Grands souhaits pour le Mali dans l’avenir Le retour de la paix et de la sécurité De l’emploi pour les jeunes La relance de l’économie De bonnes recoltes et la sécurité alimentaire Avoir un Mali unifié dans sa diversité Un meilleur accès aux soins de santé 15,1 14,4 Un peilleur système scolaire 12,7 Le retour de tous les partenaires du Mali 8,0 Une charte nationale pour la paix et la réconciliation 6,7 La fin de la corruption 6,0 Plus d’infrastructures publiques de qualité 5,3 Ne sait pas 0,3 43,4 39,1 36,9 Fig. 80 78,9 S7Q03 J’aimerais savoir quel est votre plus grand souhait pour le Mali pour l’avenir?; réponses< 5%; 2220 Mali-Mètre 2026 85 3. Annexes Limites de l’enquête Comme toutes les recherches scientifiques, la présente enquête a également ses limites que nous exposons ci-dessous. Les mesures entreprises pour leur mitigation sont aussi évoquées. Représentativité des résultats Ils ne sont pas représentatifs de l’ensemble du pays vu que l’enquête est menée seulement dans quelques capitales régionales. A cet égard, ils sont représentatifs de ces capitales régionales enquêtées et non de tout le pays. Inclusivité de l’enquête L’enquête est réalisée seulement en milieu urbains les zones rurales n’en sont pas concernées pour des raisons budgétaires(financières) du partenaire. Aussi, les nouvelles régions administratives ne sont-elles pas représentées dans l’échantillon enquêté. La prise en compte de l’opinion en milieu rural et dans ces nouvelles régions peuvent faire changer les tendances. Evolution des opinions et biais Les opinions peuvent évoluer très rapidement surtout avec certains événements majeurs vu que l’enquête est juste une cartographie instantanée. Le phase terrain s’est étalée du 10 au 24 avril 2026, donc juste avant le 25 avril 2026 (date des attaques complexes dans plusieurs localités du pays avec des dégâts majeurs), donc ces incidents ne sont pas pris en compte dans cette enquête. Choix de la méthode La méthode des quotas généralement utilisée dans les sondages d’opinion ne permet pas d’attribuer un poids à chaque individu. Aussi, la méthode quantitative devrait être complétée par une méthode qualitative(Focus group ou bien entretien individuel) afin de mieux comprendre les réponses données par les enquêté.e.s en fonction de la situation et de leurs positions. Situation sécuritaire Elle constitue le contexte général de réalisation de l’enquête, donc elle pourrait influencer les résultats. En vue de pallier ces insuffisances, de commun accord avec le partenaire, des dispositions ont été prises pour rendre les résultats plus proches de la réalité. Mesures de mitigation des limites Mise en place d’un comité scientifique(CS): La FES a jugé nécessaire d’impliquer un comité scientifique dans le processus de Mali-Mètre. Le CS est chargé de réviser la méthode et le questionnaire. Il est composé d’académiciens provenant de la région du Sahel, d’Europe et du Mali; ils sont sélectionnés pour leur expertise en sciences politiques, en sociologie et en statistiques. Ces mesures ont également tenu compte des critiques adressées à la FES concernant le Mali-Mètre. Les observations et suggestions du CS sont intégrées dans l’approche méthodologique et le questionnaire. Plus de quartiers par région, moins d’entretiens par quartier: au lieu de 16 entretiens par quartier, nous avons enquêté 8 personnes par quartier. On a donc plus de quartiers enquêtés et moins d’enquête par quartier. Cela augmente donc le nombre de lieux indépendants et rend les résultats régionaux plus stables. Elaboration de rapports de terrain transparents sur l’inaccessibilité/la situation sécuritaire par région: il est prévu de mentionner les zones d’enquête qui n’ont pas pu être visitées ou le nombre d’entretiens annulés ainsi que de la compensation de ces annulations. Pour cette enquête, toutes les zones ont été visitées car elle a eu lieu dans les capitales régionales. Formulation des résultats avec plus de prudence: les chiffres régionaux sont des indications approximatives. Prise en compte des questions sensibles: Le questionnaire a été validé par l’Institut National de la Statistique(INSTAT) à travers l’octroi du VISA statistique. A titre de rappel, cet institut a le droit de demander la suppression ou la modification de certaines questions. Au niveau des enquêtes, le projet s’est déroulé sans difficulté majeure, en assurant pleinement l’anonymat et la confidentialité. La démarche a également inclus l’obtention du consentement éclairé des enquêté·e·s, ainsi que la possibilité de ne pas répondre aux questions jugées sensibles. 86 Bureau Mali Approche méthodologique Population et technique d’échantillonnage Population cible et échantillonnage La population cible est l’ensemble des personnes âgées de 18 ans ou plus qui se trouvent dans les capitales régionales, y compris le District de Bamako au moment de l’enquête. Le sondage est donc représentatif au niveau des capitales régionales et du District de Bamako. Dans l’interprétation des données,« la population, la population enquêtée, les enquêté.e.s, les citoyen(ne)s ou les Malien.ne.s» font référence à l’ensemble de la population des capitales régionales et du District de Bamako. La taille de l’échantillon est fixée suivant la formule d’estimation d’une proportion. Cependant, la taille finale de l’échantillon tient compte de deux autres aspects: - l’ajustement des régions à faible poids: Certaines régions comme Ménaka et Taoudenni auront des tailles un peu trop faibles lorsqu’on applique une répartition proportionnelle de l’échantillon entre les régions; il faut donc un ajustement positif en faveur des régions à faible poids; - l’anticipation de la non-réponse: Un des aspects importants des enquêtes par sondage est l’anticipation de la non-réponse. A titre d’exemple, si nous partons exactement sur la base de 1000 personnes à enquêter, il est probable qu’à la fin des opérations de terrain on ait moins de 1000 questionnaires(questionnaires incomplets, questionnaires mal remplis, etc.) Pour éviter cela, nous avons procédé à une majoration d’environ 5% de la taille de l’échantillon ini tial. La formule de la taille de l’échantillon pour l’estimation d’une proportion se présente comme suit: où: : est la proportion de la principale variable recherchée. Eu égard à la formule précédente, fixer le à 50% corre spond à la taille maximale de l’échantillon que l’on doit tirer; : est égale à 2.326 pour α fixé avec un seuil de 98% (test bilatéral); : niveau de précision de P, ici fixé à 2.85%. Ceci donne une taille initiale de 1666 personnes à enquêter. Après répartition proportionnelle de cette taille initiale, nous avons appliqué un boost pour ramener à 75 toutes les tailles d’échantillon inférieur à 75 dans une région donnée 1 . Nous avons appliqué ensuite une majoration de 5% pour les non-réponses. R é partition de l’échantillon entre les régions Tab. 1’ Région Bamako Gao Kayes Koulikoro Mopti Ségou Sikasso Tombouctou Kidal Ménaka Taoudenni Total Population 4227569 727516 3200061 3238899 1974684 3276070 4273984 975139 83192 318876 99499 22395489 Region% 18,88% 3,25% 14,29% 14,46% 8,82% 14,63% 19,08% 4,35% 0,37% 1,42% 0,44% 100,00% Taille initiale 314 54 238 241 147 244 318 73 6 24 7 1666 Taille ajustée 314 75 238 241 147 244 318 75 75 75 75 1877 Taille+non réponse 336 80 260 260 160 264 344 80 80 80 80 2024 1  Selon la loi normale, on doit avoir une taille d’au moins 30 individus pour la significativité des tests. En considérant une taille d’échantillon 60, on aura la significativité même avec les croisements des variables de deux modalités comme le sexe(homme, femme) Mali-Mètre 2026 87 → Le Partage des 1 666 personnes entre les 11 strates donne moins de 30 personnes à enquêter pour chacune des régions de Kidal, Ménaka, Taoudenni. Ces tailles sont trop faibles pour estimer des indicateurs par région. Nous avons fixé le nombre minimal de personnes à 75 par région. Donc, les régions ayant moins de 60 per sonnes à enquêter ont été amenées à 75. → Après cet ajustement, la taille est 1 876 personnes à en quêter, avec un seuil minimal de 75 personnes par ré gion. On pourra donc enquêter au moins 30 hommes et 30 femmes par région(30 est la taille minimale pour pouvoir appliquer la loi des grands nombres). → Nous avons ensuite appliqué un taux de non-réponse d’au moins 7% à l’échantillon ajusté, ce qui donne une taille finale d’environ 2 024. Le graphique suivant représente la répartition de l’échantillon entre les 11 strates. Répartition de l’échantillon entre les 11 strates Bamako Sikasso Ségou Koulikoro Kayes Mopti Taoudenni Tombouctou Ménaka Gao Kidal 0 264 260 260 344 336 160 80 80 80 80 80 50 100 150 200 250 300 350 400 450 Source: Données Mali-Mètre, édition 2026 Fig. 1’ Implication statistique de l’ajustement de l’échantillon Dans la répartition proportionnelle, nous avons vu que la taille de l’échantillon devrait être moins de 30 personnes dans la région de Taoudenni. Alors que dans la répartition raisonnée(pour pouvoir sortir des résultats par région), on prévoit d’interroger environ 80 personnes dans la région en question. Ceci n’est pas sans conséquences statistiques sur le calcul des indicateurs au niveau de l’ensemble des zones. En effet, c’est comme si on attribuait à Taoudenni un poids qu’elle ne mérite réellement pas. Statistiquement, lors de l’analyse, un coefficient de redressement permet de donner à chaque strate son véritable poids. Notre équipe a déjà utilisé cette méthode au moins 10 fois. 88 Bureau Mali Formule de calcul du coefficient de redressement: Si on considère une zone i(par exemple la région de Taoudenni), le coefficient de redressement de cette zone est calculé par la formule: : est le coefficient de redressement de la zone ; : est la taille qui devrait être enquêtée en cas de répartition proportionnelle; : est la taille qui a été enquêtée avec une répartition raisonnée. Procédure de tirage de l’échantillon Le tirage de l’échantillon doit être fait de sorte à assurer la représentativité de la population. Pour cela, nous utilisons la méthode des quotas avec les variables sexe, groupe (tranche) d’âge et niveau d’instruction. Pour plus de rigueur, il faut compléter la méthode des quotas par une procédure de tirage d’un ménage avant de tirer l’individu respectant le critère de quotas 2 . Dans ce sens, les étapes suivantes ont été suivies. Les capitales régionales étant composées de quartiers, nous avons enquêté 8 personnes 3 (on enquêtait 16 per sonnes par quartier dans les anciennes versions de MaliMètre). En raison d’une probable homogénéité des quartiers, la taille de l’échantillon par quartier est passée de 16 à 8 personnes enquêtées, entraînant ainsi une augmentation du nombre de quartier à enquêter. Par exemple, pour une ville où on doit enquêter 80 personnes; il suffit d’enquêter 8 personnes dans 10 quartiers(ou groupe de quartiers). Comment enquêter les 8 personnes dans un quartier? On se réfère toujours au principe d’étalement maximal (code du jour et point de départ) largement appliqué dans nos pays pour le choix des ménages dans une zone. Pour choisir le premier ménage de la zone, on utilise le point de départ et le code du jour. Le point de départ du secteur est un point presque connu par tout le monde. Il peut être une mosquée, une école, un terrain de foot, un grand arbre, un bâtiment public, etc. Quant au code du jour, il s’agit d’ajouter les chiffres de la date du jour jusqu’à avoir un seul chiffre entre 1 et 9. Par exemple le 13 Mai= code 1+3=4; le 23 Juin= code 2+3=5; le 29 mai= code 2+9=11=1+1=2. Pour choisir le premier ménage de la zone: choisir un point de départ Si le point de départ a une seule direction, alors choisir cette direction; si le point de départ à plusieurs directions, la tablette choisit de manière aléatoire une direction. Ensuite, marcher dans cette direction choisie; sauter un nombre de ménage égal au code du jour. Par exemple, si nous sommes au 13 alors le code du jour=4; donc sauter 4 ménages et entrer dans le 5ième ménage. C’est le choix du premier ménage. Pour le choix du ménage deux, trois, quatre, … de la zone, on a appliqué un PAS fixe. GISSE a fourni le PAS à appliquer pour chaque quartier. Ce PAS a été calculé à partir du nombre de ménage de la ville. Donc si la structure du quartier conduit à un« cluster» (ménage enquêté trop proche), l’enquêteur devrait informer son superviseur et codifier cela dans les remarques. Le bureau peut supprimer les clusters et demander à l’enquêteur de reprendre certains questionnaires. Comment tirer une personne dans le ménage? La méthode appliquée est celle des quotas avec comme critère le sexe et l’âge. Pour les 8 personnes dans le quar tier, nous avons enquêté 4 hommes et 4 femmes de 18 ans et plus. Les personnes sont tirées selon le principe de quotas à l’aide d’une fiche de quotas par classe d’âge. De manière pratique, si l’enquêteure tombe sur un ménage ne contenant pas d’individus correspondant au quota; alors il/ elle remplace par le ménage(i+1) au ménage qu’on rem place. Quand le ménage contient un individu qui correspond au quota, alors, en cas absence de la personne choisie, l’enquêteure passe au moins 2 retours dans le ménage avant de procéder au remplacement. Donc pour chaque personne enquêtée, la base de données indiquera, dans une variable, si elle est enquêtée à la première, deuxième ou troisième visite. On avait 5 points de contrôle qualité: → Respect du partage du quartier en secteurs: GISSE projette les GPS → Respect de l’étalement dans chaque secteur: GISSE projette les GPS. → La durée du questionnaire et des sections du questionnaire. → La cohérence entre les différentes questions. 2  Une alternative à cette méthode, consiste à solliciter l’INSTAT pour tirer des sections énumérations, ensuite mettre à jour ces sections énumérations(en termes de liste des ménages) et tirer les ménages. Cette situation nécessite plus de temps et peut prendre plus de 2 mois. 3  Remarques du comité scientifique sur l’offre technique. Mali-Mètre 2026 89 Echantillon réellement enquêté Au total, 2 220 personnes âgées de 18 et plus ont été inter rogées. Les enquêteurs/trices ont fait des questionnaires supplémentaires afin d’éviter des retours sur terrain(cas de reprise) en cas d’invalidation de leurs questionnaires. Le coefficient de redressement a été calculé sur les 2 220 indi vidus enquêté.e.s. La répartition de l’échantillon réellement enquêté par région est donnée par le graphique suivant: Répartition de l’échantillon enquêté par région Fig. 2’ Bamako 400 Sikasso Ségou Koulikoro 373 296 285 Kayes Mopti 276 163 Taoudenni 90 Tombouctou 90 Ménaka 88 Gao 87 Kidal 0 Source: Données Mali-Mètre, édition 2026 72 50 100 150 200 250 300 350 400 450 La mobilisation des enquêteurs et superviseurs GISSE dispose d’au moins 180 enquêteurs/trices et supervi seures. Parmi ces enquêteurs/trices, environ 100 enquê teurs/trices ont une expérience d’au moins 25 enquêtes par sondage; les 80 autres ont une expérience d’au moins 15 enquêtes par sondage. Nos enquêteurs couvrent toutes les régions du pays. Parmi nos enquêteurs/trices, nous disposons d’une équipe d’au moins 60 personnes pour le Nord(Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, Taoudenni). Les enquêteurs/trices de l’équipe en question connaissent parfaitement le Nord et parlent les langues de cette zone. Le recrutement des enquêteurs/trices est fait sur la base de l’expérience, de la connaissance du terrain et des langues locales de la zone. Aussi, nous avons eu une attention particulière pour les enquêteurs/trices qui ont travaillé avec succès lors des précédentes éditions. Au moins, 30% des enquêteurs/trices seront des femmes. La formation des enquêteurs/trices Par expérience, pour éviter tout retard dans ce projet, il faut plusieurs lieux de formation et souvent en ligne avec des agents assez expérimentés. La formation s’effectue au Sud (Bamako) et au Nord(Gao, Tombouctou, Ménaka, Kidal). Prise en compte des langues locales: une bonne partie des interviews est réalisée en langues locales; pour cela, il est important que les enquêteurs/trices aient la même com préhension du questionnaire dans la langue locale. Cet aspect sera pris en compte lors de la formation des enquêteurs. Le questionnaire est élaboré en français; ensuite il a été traduit par l’ex-DNAFLA dans les autres langues pratiquées 90 Bureau Mali au Mali, notamment le Bambara, le Sonrhaï, le Tamasheq, le Peulh. Dans une des étapes de la formation des enquêteurs/trices, les participant.e.s se mettront par groupe. Le questionnaire sera lu question par question en français, et les enquêteurs/trices regardent la traduction(en bambara pour le groupe des bambaraphones et en sonrhaï pour le groupe des sonrhaïphones, etc.). Les experts dirigent les groupes. Les enquêteurs/trices prennent des notes sur les différentes questions. Les audios des questionnaires sont disponibles dans les différentes langues. Le contrôle qualité Notre contrôle qualité est basé sur 8 points: → La première étape qui permet d’avoir des données de bonne qualité traduit le sérieux et l’expérience de l’ensemble de l’équipe. Notre expérience du passé garantit cette situation. Il faut ajouter que les enquêteurs/trices retenu.e.s ont une expérience d’au moins 3 enquêtes dans la zone. → La connaissance de la situation récente dans les zones d’enquête. Actuellement, les enquêteurs/trices et super viseures ne peuvent correctement travailler dans une zone sans qu’ils/elles ne soient presque basé.e.s dans ces zones. Pour cette enquête, nous mobilisons nos éléments résidant déjà dans ces zones. Lorsque le déplacement de certain.e.s est impossible, la formation en ligne est envisagée(comme cela a été le cas pour la région de Ménaka). → Une bonne partie du contrôle de qualité se fait par les superviseures. Chaque équipe est sous la supervision d’un chef d’équipe. Dans nos enquêtes, une partie des enquêtes se fait en présence du/de la superviseure. De plus, le/la superviseure fera un retour pour vérification sur une autre partie(il s’agit de vérifier si l’enquêteur/ trice est effectivement arrivé.e dans le ménage et si l’entretien s’est bien passé). Les superviseures font au moins 3% des enquêtes avec les enquêteurs/trices(c’est la par tie de l’enquête en présence du/de la superviseure). Ceci leur permet de s’assurer encore que chaque enquêteur/ trice a bien compris le questionnaire. Cette phase est surtout importante pour les premiers questionnaires remplis. → Les assistants(statisticien et informaticien) vérifient 100% des données pour s’assurer de la cohérence et de la qualité du remplissage. Un suivi journalier permet de savoir si l’échantillon enquêté est proche de la structure de la population. → Les enquêteurs/trices doivent prendre les numéros de téléphones des enquêté.e.s dans la mesure du possible, du chef de village, ainsi que les coordonnées GPS du village. Notre bureau appelle ensuite 10% des enquêté.e.s choisi.e.s de manière aléatoire(dans les zones où le réseau téléphonique est disponible) afin de vérifier encore le déroulement de l’enquête. Les zones sans réseau téléphonique font l’objet d’une attention particulière de la part du superviseur. Pour Taoudenni par exemple nous avons comparé les résultats enquêteur par enquêteur. → Nous acceptons et encourageons les visites surprises du client sur le terrain. Nous n’en avons pas enregistré au cours de cette enquête. Toute tentative de fraude conduit au licenciement pur et simple des personnes concernées au sein de l’équipe d’enquête et de supervision. Notre institut de sondage s’engage, en pareilles circonstances, à reprendre la totalité du travail des personnes concernées. La situation ne s’est pas reproduite au cours de cette enquête. Mali-Mètre 2026 91 Mali-Mètre 2026 1. Les souhaits restent les mêmes que ceux de 2025 avec une majoration du taux de pourcentage pour la paix et la sécurité ainsi que la relance de l’économie. L’unité du Mali dans la diversité figure parmi les souhaits; 2. Le Président de la Transition cumule le plus haut taux de confiance et de satisfaction parmi les acteurs de la transition, mais son taux baisse de de 13,9 points de pourcentage entre 2024 et 2026; 3. Indépendamment des régions, du sexe ou du niveau d’instruction, l’insécurité, le terrorisme, l’insécurité alimentaire et le chômage des jeunes restent les défis majeurs. La gestion du délestage et la crise du carburant figurent également aussi parmi les défis et priorités; 4. Les conséquences de crise du carburant sont bien sexuées: les femmes évoquent des déplacements limités et compliqués, la cherté des denrées alimentaires tandis que les hommes mentionnent la perte d’emploi d’un membre du ménage et l’incident sécuritaire sur les biens économiques d’un membre du ménage; 5. Les pays de l’AES sont les principaux partenaires recommandés pour le partenariat du pays; 6. Au-delà des contraintes matérielles, l’appareil judiciaire suscite une appréhension profonde pour une partie de la population; 7. La police, la mairie, la santé et la justice sont des domaines avec une forte perception de la corruption; la mairie est indexée dans les régions septentrionales; 8. Les principales attentes des populations vis-à-vis des partenaires internationaux sont une congruence de l’appui avec les défis et priorités du pays. Vous trouverez plus d’informations sur ce sujet sur: ↗ fes.de