nouvelle acception, est un bien public précieux dont tout le monde doit s'occuper, chacun à son niveau, selon ses capacités, son rôle et ses responsabilités. Dans ce cas, la gouvernance de la sécurité devrait être bâtie sur une base institutionnelle et juridique solide, dans un environnement politique sain et démocratique. On entre alors dans l'ère de la gouvernance démocratique de la sécurité. 1.23. La gouvernance démocratique du secteur de la sécurité, c'est la gestion inclusive des questions de sécurité entre les services de sécurité et leur environnement politique, économique, social et culturel. Elle suppose l'adhésion des forces de défense et de sécurité aux principes qui fondent la démocratie universelle, une ouverture vers les autres acteurs de la sécurité et leur implication dans la conception et à la mise en œuvre des politiques de sécurité, une gestion transparente des questions de sécurité et leur soumission aux règles du contrôle démocratique. Elle commande l'ouverture des services de sécurité vers les autres acteurs du secteur de la sécurité et la participation la plus large possible des pouvoirs publics, de l'administration générale, de la société politique, de la société civile, du secteur privé, des collectivités locales, des communautés et des partenaires au développement à la gestion des questions de sécurité. Elle exige l'intégration du secteur de la sécurité au processus démocratique global et une redistribution des rôles et des responsabilités entre tous les acteurs de la sécurité de telle sorte que la sécurité devienne un facteur déterminant du développement. En plus de la 22
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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
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