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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
Entstehung
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Ø La faible maîtrise des flux migratoires. Le Mali est connu, à travers l'histoire, comme une terre d'accueil et d'hospitalité. Mais cette tradition millénaire ne doit en rien nuire au devoir souverain d'imposer un minimum de contrôle des personnes franchissant ses frontières. De même, la nature poreuse de ces frontières ne peut justifier l'absence de mesures de surveillance, bien au contraire. En matière d'asile, la Constitution du Mali dispose en son article 12 que« toute personne persécutée en raison de ses convictions politiques ou religieuses, de son appartenance ethnique, peut bénéficier du droit d'asile en République du Mali». La législation nationale et les instruments internationaux auxquels le Mali a souscrit posent des conditions à l'exercice du droit d'asile, notamment l'obligation de se conformer aux lois et règlements ainsi qu'aux mesures prises pour le maintien de l'ordre public. Ø La violence dans l'espace scolaire et universitaire. Depuis deux décennies, au moins, l'école malienne connaît des turbulences ayant entraîné l'annulation de plusieurs années académiques. En raison du comportement de certains élèves et étudiants, souvent à la limite du tolérable, le code pénal a introduit de nouvelles infractions sous l'appellation générique de troubles graves à l'ordre public: obstruction de la voie publique par attroupement illicite, barricades, allumage ou entretien de feu dans le dessein d'entraver ou d'empêcher la libre circulation des personnes ou de semer la panique au sein de la population. 43