est-ce suffisant pour gérer les questions de sécurité quand on sait que la défense et la sécurité, même si elles sont des notions voisines, n'en demeurent pas moins des entités distinctes au Mali ? Par ailleurs, la composition du Conseil supérieur de la défense nationale et du Comité de défense de la défense nationale reflètet-elle la représentation de l'ensemble des acteurs du secteur de la sécurité? Au regard de l'évolution politique du pays, peut-on aujourd'hui concevoir un organe national de décision en matière de sécurité sans y inclure le Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, les ministres en charge de la Justice, de l'Environnement, de l'Urbanisme, de l'Aménagement du Territoire, de la Communication, le Président du Conseil national de la société civile et le Président du Conseil national de la jeunesse? Quant au Comité de défense de la défense nationale, sa composition actuelle ne prend pas en compte certaines autorités impliquées dans la gestion des problèmes de sécurité telles que le chef du cabinet de défense du Premier ministre et le directeur général de la Protection Civile, entres autres. Face à cette situation à risques, aux multiples sources d'insécurité, de vulnérabilité, partant d'instabilité, le gouvernement du Mali a adopté un cadre de politique nationale de sécurité et de protection civile susceptible d'améliorer qualitativement la gouvernance de la sécurité et de contrer durablement les facteurs d'insécurité internes et externes. 50
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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
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