5.1. La réaction des acteurs sur le terrain. Sans doute à cause du caractère sensible de la sécurité(domaine de souveraineté et de confidentialité), longtemps réservée exclusivement aux services de sécurité, les acteurs institutionnels et non institutionnels(notamment ceux de l'administration et des collectivités locales) se sont montrés, au départ, prudents, parfois sceptiques et même méfiants, à l'égard du processus de réforme engagé. Mais ils ont progressivement perçu l'intérêt de la nouvelle approche des autorités maliennes et ont fini par exhorter le Programme à étendre ses actions à l'ensemble du pays. Le premier soutien fort au Programme est venu des plus hautes autorités maliennes, en l'occurrence du Président de la République et du Ministre de la sécurité et de la protection civile qui, déjà aux Etats Généraux et de la sécurité, ont marqué la volonté du Gouvernement de s'engager dans la voie de la gouvernance démocratique du secteur de la sécurité. Le deuxième soutien fort a été celui de la société civile. En effet, quelques mois après les Etats Généraux, plusieurs organisations de la société civile œuvrant dans les domaines de la paix, de la sécurité et des droits humains, regroupées dans la Coalition Nationale de la Société Civile pour la Paix et la lutte contre la Prolifération des armes Légères(CONASCIPAL), ont spontanément décidé d'apporter leur soutien aux efforts du 100
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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
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