5.2. Les effets du Programme. Il aurait été plus aisé de parler d'impacts du Programme mais, objectivement, il est difficile de parler d'impacts sur deux années d'expérience dans un domaine où les résultats sont lents à se produire, difficilement quantifiables et parfois imperceptibles. Il est plus juste de parler de résultats et, à la limite, d'effets. Et pour mieux apprécier ces effets, il est utile de souligner deux choses: Ø la lutte contre l'insécurité est une entreprise permanente dont les effets ne sont pas quantifiables comme en matière d'infrastructures ou d'activités de production. La notion de sécurité repose non seulement sur la menace réelle ou envisagée, mais aussi sur le risque virtuel ou potentiel. Audelà de l'insécurité objective, matérielle, il y a en effet l'aspect subjectif, immatériel, de l'insécurité. Autrement dit, en dehors de toute manifestation réelle d'insécurité, l'état d'esprit, la peur, l'angoisse, le stress, par exemple, constituent des formes d'insécurité parfois plus agressives que des actes physiques. Comme l'a dit un grand spécialiste en la matière,« de nos jours, les principaux tourments de l'humanité ne sont pas tant des maux concrets que des menaces indéterminées. Ce ne sont pas des risques visibles qui nous préoccupent le plus, mais des dangers aux contours flous qui peuvent virtuellement frapper au moment où on s'y attend le moins – et contre lesquels nous ne sommes pas suffisamment protégés… 104
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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
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