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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
Entstehung
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Les forces de sécurité, longtemps militarisées, ont été rendues à la vie civile en 1993 mais les mesures d'accompagnement escomptées pour répondre à leurs nouvelles missions n'ont pas suivi. Si les forces de sécurité réalisent souvent de véritables prouesses sur le terrain avec peu de moyens, la réalité est qu'aujourd'hui les services de sécurité fonctionnent difficilement. Les ressources humaines sont insuffisantes, les infrastructures sont vétustes et inadaptées, les équipements surannés ou hors d'usage, les procédures obsolètes, les moyens logistiques dérisoires et le budget insignifiant par rapport aux missions assignées. Dans le même temps, les exigences de sécurité sont plus en plus nombreuses, complexes et pressantes, à la faveur de la démocratisation et de la décentralisation, du banditisme transfrontalier et du terrorisme international. Face à cette situation, les forces et services de sécurité ont décidé de faire l'état des lieux en engageant la réflexion sur leur situation d'ensemble, dans le cadre d'une large consultation impliquant toutes les couches de la société, afin de dégager les idées-forces qui leur permettront d'assurer la sécurité générale du pays dans les meilleures conditions possibles, avec le soutien des pouvoirs publics, de la société politique, de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. Avec, en perspective, l'intégration du secteur de la sécurité à la gouvernance démocratique globale, car la sécurité est un bien public précieux et un coût du développement dont la gestion 130