CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS L'expérience nous enseigne que toute réforme- puisque c'est de réforme qu'il s'agit- est tout au début surtout politique et intimement liée à la communication. Plus tard, dans la pratique, elle devient technique. La nouvelle gouvernance de la paix et de la sécurité au Mali qui résultera de ces Etats Généraux exige des pré-requis qui doivent être évalués. Ce sont par exemples: la volonté politique, le niveau de développement des services de sécurité, la moralité des forces de sécurité(niveau de respect de la déontologie, de la discipline et de la corruption), la capacité à résister au pouvoir politique, au pouvoir de l'argent et aux pressions sociales et même le niveau de développement du pays, car il n'y a pas sécurité sans développement et pas de développement sans sécurité. Elle requiert aussi un devoir d'engagement à tous les niveaux de la société. Aussi est-il impératif d'impliquer tous les acteurs(gouvernement, administration publique, partis politiques, société civile, secteur privé, partenaires techniques et financiers etc.) et de bâtir la nouvelle gouvernance de la paix et de la sécurité sur de solides coalitions, une bonne stratégie de communication, des actions vigoureuses, soutenues et permanentes. Ces coalitions et actions iraient de la base au sommet, des communes au niveau gouvernemental, en passant par le régional. Il s'agira de renforcer la capacité malienne à prévenir et, le cas échéant, à bien gérer les phénomènes courants d'insécurité et les nouvelles formes 148
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Gouvernance partagée de la sécurité et de la paix : l'expérience Malienne
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