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Espagne: le PSOE après les élections européennes : Michael Ehrke et Carlos Iribarren
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ANALYSES ET DOCUMENTS Bureau de Paris Juin 2014 Espagne: le PSOE après les élections européennes Michael Ehrke et Carlos Iribarren, FES Madrid Résultats et premières réactions Avec 23% des voix et 14 mandats de dépu­tés, le PSOE a réalisé aux élections euro­péennes du 25 juin 2014 son plus mauvais score depuis la fin de l'ère Franco. Contre toute attente et après deux ans et demi d'une politique d'austérité sans concession menée par le parti conservateur au pouvoir (PP), le PSOE est tombé sous son plancher historique des législatives de novembre 2011, il avait obtenu 28,8% des voix. Aux élec­tions européennes, le PP a subi une défaite comparable, avec un score de 26%(et 16 députés), mais il a pu, grâce à une petite avance sur le PSOE, revendiquer la victoire. En fait, ces résultats mettent en lumière le déclin d'un système bipartite autrefois stable: ensemble, les deux« grands partis» ont rem­porté moins de 50% des voix. Deux partis ont plutôt tiré leur épingle du jeu: la Gauche unie(IU) menée par les communistes(10%) et le parti Podemos(« Nous pouvons») créé trois mois seulement avant les élections eu­ropéennes dans la foulée du mouvement des« indignés» de 2011. Il a réalisé d'entrée de jeu un score de 8%. Le secrétaire général du PSOE, Alfredo Pérez Rubalcaba, a réagi à la défaite en convo­quant un congrès extraordinaire du parti pour les 19 et 20 juillet. Le calendrier initiale­ment établi par le PSOE, avec des primaires ouvertes prévues en novembre 2014 pour désigner sa tête de liste aux élections législa­tives, s'en est trouvé bouleversé. La tête de liste du parti étant généralement le secré­taire général du PSOE, sa désignation avant les primaires les aurait transformées en farce. Autre démarche inhabituelle, Alfredo Pérez Rubalcaba n'a pas démissionné tout de suite et a temporairement confié la direction du parti à un comité de direction neutre. La raison en est qu'il savait- comme le Premier ministre Mariano Rajoy que le roi Juan Car­los abdiquerait le 2 juin. Les règles plutôt complexes qui régissent la succession au trône obligation d'adoption d'une loi orga­nique à la majorité absolue du Parlement ­ont contraint les deux grands partis- qui dis­posent(encore) de 80% des voix au Parle­ment- à une coopération étroite et sans heurt. Un nouveau calendrier Peu après l'abdication de Juan Carlos, la direction du PSOE a présenté un nouveau calendrier fixant la désignation du nouveau secrétaire général au 13 juillet(jour de la Friedrich-Ebert-Stiftung, 41bis, bd. de la Tour-Maubourg, F- 75007 Paris, Tel.+33 1 45 55 09 96