ANALYSES ET DOCUMENTS Bureau de Paris Mars 2015 La gauche radicale aux portes du pouvoir: après la Grèce, l’Espagne? Comment Podemos rebat les cartes du paysage politique espagnol Michael Ehrke • Podemos ne se définit pas comme le défenseur des droits sociaux, mais – à l'instar de la droite populiste du Nord de l'Europe- comme le représentant des"gens" contre les élites. • Le parti a été créé par un groupe d'universitaires et d'intellectuels d'extrême gauche, qui ont identifié les lignes de fracture au sein du système politique espagnol et les mettent à profit pour leur propre ascension politique. Chaque commentaire sur la victoire de Syriza en Grèce est immanquablement suivi d’une référence à la situation de Podemos en Espagne. Fondé au début de l'année 2014, ce parti (dont le nom se traduit par:"Nous pouvons") a recueilli 1,2 million de voix lors des élections européennes, soit près de huit pour cent des suffrages alors que c'était là son premier scrutin. Depuis, Podemos se retrouve, selon les enquêtes d’opinion, en première, deuxième ou troisième place dans les intentions de vote. Il n'est pas exclu qu'il sorte vainqueur des élections législatives de la fin 2015. Cela constituerait une réédition de la victoire remportée par Syriza en Grèce – mais dans un pays dont la population est cinq fois plus nombreuse et dont le produit national est sept fois plus important que celui de la Grèce. Michael Ehrke, politologue et sociologue, dirige depuis fin 2013 le bureau de la Fondation Friedrich Ebert(FES) à Madrid. Il travaille pour la FES depuis 1987 et a notamment dirigé les bureaux de Tokyo, Budapest et Belgrade. Friedrich-Ebert-Stiftung, 41bis, bd. de la Tour-Maubourg, F- 75007 Paris, Tel.+33 1 45 55 09 96
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La gauche radicale aux portes du pouvoir: après la Grèce, l'Espagne? : Comment Podemos rebat les cartes politique espagnol
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