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Status quo dans le net ou comment s'arranger avec l'incontournable : [XL Conferencia Anual de la International Association of Labour History Institutions (IALHI) que tendrá lugar del dia 16 al 19 de Septiembre del 2009 en la Biblioteca Pública Arús (Barcelona)]
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Status quo dans le net ou comment sarranger avec lincontournable Dr. Rüdiger Zimmermann et Jacques Paparo Les preuves d'admiration et de critique suscitées par la montée fulminante d'une entreprise telle Google Inc. sont tout à fait hors commun. Depuis 1998, elle a rapidement gagné grâce à sa technologie et ses machines de recherche une position dominante dans ce domaine. De plus, Google Inc. à pénétré avec une dynamique incroyable dans des secteurs du marché qui nont rien en commun avec les objectifs de l'entreprise initiaux. Le domaine de la santé en fait partie par exemple. C'était le stockage massif de données et la manière de leur présentation dans le réseau, ainsi que les activités multiples sur différents champs d'activité allant de la numérisation de masse de livres jusqu'au propre service d'émail, qui provoquèrent une critique violente et continue. Cette critique ce concentre essentiellement sur trois points: - Filtrage des résultats des recherches pour des raisons politiques(voir la Chine) - Pratiques douteuses de protection des données individuelles(Google Analytics) - Position monopolistique de l'entreprise 1 Et tandis tous ces trois points nourrissent la critique en provenance des camps politiques libéraux, gauches et écologistes, la position monopolistique de Google pose un problème aussi au niveau national. Objet de critique sont surtout les projets de numérisation et leur prédominance dans le monde anglo-saxon. Le projet national français, la« Galica» était dès le début le défi ouvert dune grande nation culturelle lancé à Google. Moins spectaculaire, la mise en place du portail dinformation scientifique allemand« vascoda» poursuit le même but et sa perception interne est celle dun projet anti-Google sensé garantir lindépendance vis-à-vis à une entreprise étrangère. On peut aller aussi plus loin pour expliquer la genèse des projets et des contre-projets et nous le savons tous: la construction et le lancement de lEuropeana n'auraient jamais été réalisés sans le défi nommé Google. Surtout dans les cercles professionnels des bibliothécaires, le partenariat stratégique(Google Book Search) entre le monopoliste et les grandes bibliothèques aux USA et en Europe a suscité de nombreuses discussions échauffées. Chez nous, cest la Bibliothèque Nationale Bavaroise qui entra en partenariat avec Google. Le manque de transparence de la politique dentreprise et la mauvaise qualité des objets numérisés livrèrent ici les arguments de la critique des opposants à développement. Au cours des dernières années, la direction de la bibliothèque de la Fondation Friedrich Ebert faisait elle même plutôt partie du chœur des voix oppositionnelles et a toujours dénoncé la politique unilatérale et obscurantiste de Google. Néanmoins, ces derniers jours ont apporté beaucoup de changements. La Bibliothèque Nationale Française semble aviser dans un proche avenir une coopération étroite avec Google, la Bibliothèque Nationale Bavaroise et la Biblioteca de Catalunya 2 le font déjà et la Commission Européenne 3 semble-t-elle aussi tenir comte de lavance technologique de Google, estimé par les experts à cinq ans au moins. Notre comparativement beaucoup plus petite bibliothèque s'est également décidée de suivre ces impératifs et d'accepter des offres de services proposées par Google, en pleine conscience des risques qu'une telle coopération pourrait cacher. 1 La ministre de la justice, Brigitte Zypries(SPD), rapproche à Google un comportement illicite et met en garde contre sa position monopolistique concernant la numérisation des livres. Actuellement, l'utilisation est libre, mais cela peut changer rapidement:"Lhéritage mondial de livres ne doit pas tomber dans les mains d'un monopoliste dicte les prix et décide qui a droit à un accès aux livres"( Interview donné à Rainer Wehaus et apparu le 07.09.2009 dans Stuttgarter Nachrichten online http://www.stuttgarter-nachrichten.de/stn/page/detail.php/2188529 ) 2 http://www.esquerra.cat/actualitat/35.000-llibres-del-fons-de-la-biblioteca-de-catalunya-ja-estan-disponibles-internet-a-tr 3 «L'Europe doit ouvrir un nouveau chapitre dans le domaine des livres numériques et des droits d'auteur»: déclaration commune de Mme Reding et de M. McCreevy à l'occasion des rencontres Google Books. Reference: MEMO/09/376 Date: 07/09/2009. Texte de la déclaration à lire sur le site: http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/09/376&format=PDF&aged=0&language=FR &guiLanguage=en