ANALYSES ET DOCUMENTS Friedrich-Ebert-Stiftung Bureau de Paris 41 bis, boulevard de La Tour-Maubourg 75007 Paris Tel: 00 33(0)1 45 55 09 96 Fax: 00 33(0)1 45 55 85 62 fes@fesparis.org www.fesparis.org Juin 2006 Atmosphère suffocante dans le Londonistan Le multiculturalisme britannique a largement échoué dans son rapport aux populations immigrées musulmanes. Seul l'establishment de gauche refuse toujours de l'admettre. Ernst Hillebrand 40% des musulmans vivant en Grande Bretagne souhaitent l'application de la Charia dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s'engager pour mettre fin à la civilisation occidentale,« décadente et amorale». 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17% des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivrent ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l'électorat peut s'imaginer votant un jour pour un parti d'extrême droite; bienvenue en Grande Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de«riche d'une grande diversité, ouverte, multiculturelle». Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n'avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif: le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l'intégration des musulmans. Le pays est confronté aux dégâts d'une politique qui voulait l'intégration non pas via l'adaptation à la culture britannique mais via la proclamation et l'affirmation actives, encouragées par l'Etat, des différences culturelles et religieuses propres aux populations immigrées. Même en faisant abstraction du désastre absolu, en matière interculturelle, que représente le terrorisme islamiste, les résultats de cette politique sont tout sauf convaincants: la Grande Bretagne «évolue insidieusement vers une société où règne la ségrégation», déclarait ainsi il y a quelques mois Trevor Philips, président de la Commission for Racial Equity, commission nationale de lutte contre les discriminations. La pauvreté et l'échec de l'éducation Les statistiques relatives à la pauvreté, à l'emploi et à l'éducation des immigrés originaires de pays musulmans montrent que pas plus que les pays d'Europe continentale, la Grande Bretagne n'a trouvé de réponse aux difficultés d'intégration économiques et culturelles spécifiques de cette catégorie d'immigrés. 15% des musulmans qui vivent en Grande Bretagne sont au chômage, c'est trois fois plus que les chrétiens ou les hindous; notons toutefois que c'est dans ce groupe que le pourcentage d'incapacités de travail est le plus élevé. Le taux de chômage réel des
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Athmosphère suffocante dans le Londonistan : le multiculturalisme britannique a largement échoué dans son rapport aux populations immigrées musulmanes ; seul l'establishment de gauche refuse toujours d l'admettre
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