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Perspectives pour les partis politiques de masse en Allemagne
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ANALYSES ET DOCUMENTS Friedrich-Ebert-Stiftung Bureau de Paris 41 bis, boulevard de La Tour-Maubourg 75007 Paris Tel: 00 33(0)1 45 55 09 96 Fax: 00 33(0)1 45 55 85 62 fes@fesparis.org www.fesparis.org Décembre 2007 Perspectives pour les partis politiques de masse en Allemagne Oskar Niedermayer Une perte massive des adhérents Si lon regarde lévolution du nombre des ad­hérents dans les partis politiques en Allema­gne, on constate que tous les partis ont perdu des membres, mais en des proportions très différentes. Comparé à son meilleur niveau historique, cest le PDS/Die Linke qui est le plus touché avec la perte de presque 4/5 e de ses membres La CSU est la moins touchée avec une perte de seulement 1/10 e . Le nombre dadhérents du SPD a été réduit de moitié, ceux de la CDU denviron 2/7 e . Si lon regarde lensemble du système des partis politiques, on constate quen 1980, environ 4% de la population étaient membre dun des principaux partis politiques. Fin 2005, il ny en avait plus que 2%. Le groupe des Allemands organisés dans un parti politique se distingue nettement de la totalité des citoyens de par sa structure so­ciale. Les femmes sont massivement sous­représentées dans tous les partis, le plus for­tement dans la CSU, le moins fortement dans le parti de gauche, le Linkspartei. Le SPD se situe dans la moyenne. Oskar Niedermayer est professeur de Sciences Politiques à lUniversité Libre de Berlin La situation est encore pire en ce qui concerne la représentation des jeunes. La proportion des 14/16 e à 24/25 e ans atteint seulement un huitième(parti de gauche) à un quart(FDP) de la part de ce groupe dâge dans la population totale. Une faible représentativité sociale Si lon regarde la composition socioprofes­sionnelle, on voit quaujourdhui plus aucun parti nest un parti des ouvriers. Même au SPD qui compte la plus forte proportion douvriers, la part de cette catégorie sociale parmi les membres est seulement la moitie de leur part dans la population allemande en général. Pour le FDP, la proportion des travailleurs atteint 1/7 e de la proportion existant dans la popula­tion. Le service public est en revanche extrê­mement surreprésenté dans tous les partis, sauf le Linkspartei. Au SPD, il y a presque quatre fois plus dagents du service public que dans la population; chez les Verts, cest plus de six fois plus. Les personnes diplômés sont également fortement surreprésentés dans tous les partis: à la CSU, il y a 2,5 plus dadhérents bacheliers que dans la population, au SPD presque trois fois plus et chez les Verts plus de cinq fois plus. On doit donc constater quil y a un ancrage social toujours plus faible de lensemble du système des partis, même si la situation est différente entre les différents par-