aussi, une fonction de préparation, de contrôle et de supervision des élections. Elle détermine l'implantation des bureaux de vote, elle est compétente pour l'impression des bulletins de vote, ainsi que pour le choix et la formation des membres des bureaux de vote. Ces membres sont au nombre de 3(1 président et 2 Secrétaires), désignés donc par la CEI et les représentants des candidats ou des partis politiques. La CEI est également compétente pour dire qui est électeur et qui ne l'est pas, prérogative qui, dans certains pays(Bénin par exemple, comme on l'a vu), relève plutôt de l'autorité judiciaire. La Commission électorale ivoirienne est consultée par les autorités pour la détermination de la date des élections et de celle de l'ouverture de la campagne électorale. Elle fait des propositions en ce sens au gouvernement. La Commission prend toutes les mesures utiles pour assurer une égalité de traitement des candidats aux élections, dans l'accès aux organes officiels de presse écrite, radiodiffusée et audiovisuelle, par le biais de la Commission Nationale de Communication Audiovisuelle (CNCA). Il est intéressant de relever cette particularité. Dans certains pays en effet, l'existence d'un organe de régulation des médias, chargé presque systématiquement d'assurer l'égal accès des courants de pensée aux moyens de diffusion, constitue parfois une raison de soustraire à la compétence de Commission électorale cette question de l'égalité de traitement des candidats. Dans le cas de la Côte d'Ivoire, on remarque ainsi qu'à côté d'un organe voué à la surveillance des médias en« période normale», il existe une autre instance, habilitée à s'intéresser au domaine de compétence de celui-ci compte tenu de la conjoncture électorale. On remarquera cependant que la Commission Electorale Indépendante n'intervient pas de manière directe dans le 67
Druckschrift
Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten