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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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De prime abord, ces sommes paraissent astronomiques. Pourtant, si l'on s'intéresse au traitement pécuniaire des membres de la CENA, on se rend compte que le décret de décembre 2006, pris par le nouveau gouvernement, a considérablement réduit les indemnités de ces membres. L'indemnité journalière du Président de la CENA est ainsi passée de 35.000 F en 2006, à 17.500 F en 2007. Cette réduction, qui concerne bien entendu tous les membres de la CENA, avait été décidée à la suite de critiques formulées au sujet du coût des élections au Bénin, comparativement à d'autres Etats de la sous-région. Globalement donc, les indemnités proposées correspondent au revenu moyen d'un fonctionnaire de l'Etat béninois, qui n'est pas très élevé. Une telle situation pose bien entendu problème. Elle dissuade des personnes de qualité d'être membre de la Commission Electorale Nationale Autonome, même si, bien sûr, il ne s'agit pas de faire de cette charge une sinécure. D'autre part, la faiblesse de la rémunération des membres de la CENA les expose, on le voit bien, à des tentations dont il faut espérer qu'elles ne se réaliseront pas. Le budget de la CENA au Bénin est arrêté de manière consensuelle entre le gouvernement et la CENA elle-même, et des partenaires étrangers, par le biais du ministère des affaires étrangères, peuvent appuyer en termes logistiques ou financiers la CENA. Il semble cependant que la concertation n'ait pas été totale quand il s'est agi de déterminer le dernier budget de la Commission électorale. Le budget de la Commission Electorale Indépendante de la Côte d'Ivoire est déduit du budget de l'Etat. La Commission exprime ses besoins, et le gouvernement apprécie dans quelle mesure il peut y faire suite. A priori, une telle règle n'a rien d'extravagant, mais dans le contexte de la législation électorale ivoirienne, elle peut être dangereuse pour l'indépendance de la Commission, puisqu'il est prévu 84