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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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que les autorités administratives peuvent se substituer à la CEI en cas de défaillance. Au pire, et dans un scénario quelque peu machiavélique, on pourrait imaginer le gouvernement octroyant peu de moyens à la Commission dans le seul but d'avoir la mainmise sur le processus électoral. La Commission électorale ivoirienne a toujours la possibilité de solliciter des moyens additionnels à ceux qui lui ont été donnés par les autorités. Elle peut accepter des dons, legs etc. La rémunération des membres permanents de la CEI est alignée sur celle des préfets en fonction. Ces membres permanents sont ceux du« Bureau», structure restreinte de 12 membres qui subsiste en effet au­delà de la date des élections. Quant au Président de la CEI et à son vice- président, leur traitement est analogue à celui des membres du Conseil constitutionnel ivoirien. Le budget de la Commission électorale de la Guinée Bissau fait l'objet d'un budget autonome adopté par le Parlement. La loi électorale aligne le traitement de son président sur celui des ministres. Au Burkina Faso, la CENI est responsable de la gestion des ressources financières qui lui sont allouées pour l'accomplissement de ses missions. Elle est chargée, pendant la période préélectorale:(a) d'élaborer le projet de budget des consultations électorales et de le soumettre à l'approbation du Gouvernement;(b) de gérer les moyens financiers et matériels mis à sa disposition. On peut imaginer que la CENI peut aussi bien recevoir des fonds des sources nationales que de la part des partenaires techniques et financier du pays. En 2002, dans la loi N°002-2002/AN modifiant la loi N°014­2001/AN du 3 juillet 2001 portant code électoral, les rémunérations et 85