Il semble que les moyens donnés à la Commission nigériane soient plutôt suffisants. En tous les cas, il n'a pas été souvent rapporté que la Commission manque de moyens; en revanche, l'on a parfois évoqué des cas de« mauvais usage» de ceux-ci. La Commission électorale peut recevoir des dons ou appuis d'autres Etats ou donateurs. Ils sont alors directement versés sur les comptes de l'organe de surveillance des élections. Les indemnités versées aux membres de la Commission ne ressortent pas de documents mis à la disposition du public. Le budget de la CENA sénégalaise est établi en concertation avec les autorités de l'Etat, et en application des règles de la comptabilité publique. Les crédits nécessaires au fonctionnement de la CENA font l'objet d'une inscription autonome dans le budget général. Ces crédits sont autorisés dans le cadre de la loi de finances et disponibles en principe dès le début de l'année financière. Le président de la CENA est l'ordonnateur des dépenses, un comptable public désigné par le ministre de l'Economie et des finances, est détaché auprès de la CENA. Rien dans son règlement financier n'empêche la CENA de recevoir des appuis financiers de l'étranger(Etats ou« partenaires au développement» intéressés par les questions de« gouvernance» ou d'assistance électorale). Toutefois, l'option semble avoir été prise de privilégier le financement par l'Etat, sur une question qui touche effectivement la souveraineté. Le traitement salarial du président de la CENA est aligné sur celui d'un député(en 2005, autour d'un million deux cents milles francs CFA), les autres membres touchant à peu près la moitié de cette somme(mais ils ont tous une autre activité professionnelle). Ce traitement est plutôt convenable. Il n'y a pas eu à ce jour de cas de corruption signalé. 90
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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