retrouver dans une Commission électorale. En ce qui concerne la durée des fonctions, l'option souhaitable pour assurer l'efficacité et la continuité du travail des commissions semble être la permanence de l'organe. C'est l'option retenue par la plupart des Commissions. Même le Bénin semble s'y orienter. En ce qui concerne les prérogatives, l'analyse a révélé que les cas de succès sont en général enregistrés dans les pays( Bénin, Ghana) où les Commissions électorales ont des prérogatives qui s'étendent sur la totalité des processus électoraux. En revanche, les pays où les Commissions sont encore confinées à la mission de la supervision connaissent encore des contestations du processus électoral( Mali, Sénégal). Pour le régime financier, la meilleure solution consiste à faire inscrire le budget de la Commission électorale dans la loi de finances de l'année au même titre que celui des autres pouvoirs publics et non à laisser la détermination de son montant et de son allocation au bon vouloir du pouvoir exécutif. Au total, au lieu de s'orienter vers la définition d'une Commission électorale idéale, l'analyse comparée des commissions électorales de quelques pays d'Afrique de l'Ouest permet d'affirmer que la confrontation des différentes expériences montre dans la plupart des cas que chaque pays peut apprendre de l'autre. Un apprentissage qui peut être facilité par l'a doption de normes et standards électoraux dans les pays de la CEDEAO. 99
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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