Pour ce faire, elle est, par exemple, autorisée à mettre sur pied tout comité, à nommer toute(s) personne(s) et prendre toute(s) disposition(s) réglementaire(s)(c'est-à-dire établir des règles) qu'elle jugerait nécessaires pour la bonne gestion du processus électoral. Mieux, ces prérogatives vont au-delà de ces dimensions directement liées à la préparation et à la tenue du scrutin, pour couvrir les domaines tels que l'établissement et l'actualisation de la liste électorale, le découpage du territoire en matière électorale, et la conduite et la supervision de toutes les élections publiques 6 et non seulement celles relatives à la sélection des autorités politiques. C'est entre autres la plénitude de responsabilité dévolue à la Commission électorale sierra léonaise qui a permis l'organisation d'élections jugées crédibles(date des élections) par l'opinion publique nationale et internationale. Malgré la bonne réputation dont bénéficie à ce jour le modèle sierra-léonais, d'autres modes d'organisation des élections peuvent être tout aussi performants. L'on peut citer, en guise d'exemple, le modèle adopté par le Cap-Vert qui fonctionne, contrairement au cas de la Sierra Leone, sur la base d'un partage des rôles entre la Commission électorale(appelée Commission nationale des élections) et des services de l'Administration publique. Dans ce cadre institutionnel électoral, la fonction d'appui technique à l'organisation des élections est confiée à la Direction générale des services d'appui au processus électoral(DGAPE, en portugais), qui est sous la tutelle du Ministère de l'intérieur. En ce qui concerne la Commission électorale, elle supervise et prend les dispositions nécessaires pour garantir la régularité du processus 6 C'est nous qui soulignons. 120
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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