dit, par exemple, que"le Ministère Chargé de l'Intérieur est l'Autorité Administrative qui organise les élections en collaboration avec la CENI … à ce titre, la CENI prend part à la conception, l'organisation, la prise de décision et l'exécution de tout le processus électoral depuis l'inscription sur les listes électorales jusqu'à la proclamation des résultats provisoires."(art.2). Plus rien n'est mentionné par la suite sur la part qui revient à la CENI dans la gestion des élections. Est-ce une structure qui a des tâches précises spécifiques dans le processus électoral? Estce un organe de supervision des élections? Est-ce une structure de contrôle(et donc de crédibilisation) du processus électoral? Difficile à dire. L'on a même parfois le sentiment que la CENI est simplement informée de ce qui se fait, par exemple, dans l'article L69, il est dit que"… les libellés et caractéristiques techniques de ses bulletins de vote sont définis par voie réglementaire et communication en est faite … à la CENI …" alors qu'ailleurs, c'est la Commission électorale qui est chargée de cette opération. Bien que le cas guinéen soit un cas extrême, les commissions électorales de plusieurs autres pays souffrent également de ce mal, même si c'est de manière partielle, c'est-à-dire seulement suivant certaines dimensions du processus électoral. C'est, par exemple le cas du Mali où, la gestion du processus électoral est d'après la loi électorale(Loi n°06-044 du 4 septembre 2006 portant loi électorale), répartie entre au moins trois organes: le Ministère de l'Administration territoriale qui est le maître d'œuvre de l'organisation, la Délégation Générale aux élections qui est responsabilisée dans certaines taches comme celle de s'occuper des bulletins de vote et la Commission électorale qui a pour mission la supervision du processus électoral. Le malaise 122
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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