a. N'a non seulement pas la charge de la quasi-totalité des tâches du processus électoral(par exemple, elle n'établit pas les listes électorales), ceci, il est vrai, n'est pas nécessairement un handicap, inévitable à la bonne gestion des élections; b. N'a pas un délai fixe de démarrage de ses activités, même si la loi précise que le mandat de la commission prend fin trois (03) mois après la proclamation des résultats définitifs du scrutin. Cette situation créé nécessairement une sorte d'incertitude sur le délai réellement disponible pour la préparation et l'organisation des élections par la Commission et donc peut avoir une certaine influence sur son autonomie. En effet, il est tout à fait possible que la période de démarrage effectif des activités de préparation et d'organisation des élections soit influencée par l'atmosphère politique du moment; c. Prépare et soumet le budget au Gouvernement. Ceci, comme le montrent bien des exemples d'autres pays de la sous région(par exemple, le Bénin), constitue une faiblesse qui peut devenir déterminante pour l'autonomie de la Commission et la qualité des élections. En effet, le Gouvernement peut, alors que le délai disponible est déjà très juste, se servir de son pouvoir d'appréciation du Budget(une sorte de contrôle a priori et/ou concomitant) pour faire chanter la Commission et ainsi réduire son autonomie; d. N'a presque pas d'influence sur la composition de ses démembrements dans les localités, à l'exception du fait qu'elle désigne le Président de chaque commission locale. 133
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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