Ceci élève le risque que la gestion des démembrements de la commission soit difficile et que l'articulation entre les différents niveaux de démembrements soit éventuellement problématique Autant le cas du Niger pose des problèmes par rapport à l'autonomie de la Commission vis-à-vis des autres institutions du processus électoral, autant il présente quelques faiblesses en ce qui concerne la création d'un environnement qui incite les membres de la Commission à vouloir jouir de leur autonomie(et donc à assurer celle de la Commission). Par exemple: a. Le Niger, comme quelques autres pays de la sous région (par exemple le Bénin) a opté pour la formule d'une commission électorale ad hoc. Ceci rend, naturellement, les membres de la Commission nigérienne sensibles aux préoccupations de ceux qui les choisissent, surtout lorsqu'ils proviennent des formations politiques et/ou des candidats qui ont des intérêts directs dans l'issue des élections; b. La loi est silencieuse sur les traitements des membres de la Commission, ce qui laisse supposer qu'ils seront, pour chaque élection, fixés dans le budget des élections. Ce qui constitue également un grand risque d'influence des membres de la commission par le Gouvernement qui dispose ainsi d'un potentiel d'incitation des membres dans un sens ou dans un autre; 134
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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