aux élections) dans la liste électorale, l'esprit même de la démocratie s'en trouve faussée. Dans le premier cas, c'est-à-dire celui où des citoyens sont exclus de la liste électorale, le système politique qui en découle n'est plus totalement légitime et viole les droits fondamentaux d'une partie de ces citoyens. Dans le second cas, la démocratie est biaisée parce que les résultats des élections ne reflètent plus nécessairement la volonté des citoyens et donc les décisions des gouvernants ne reflètent plus les préoccupations du peuple. Le véritable problème que pose la liste électorale est donc celui de savoir les conditions qu'il faut créer pour réduire les risques d'établissement de listes électorales biaisées volontairement ou non. Cela suppose qu'il faut, au-delà des moyens techniques et financiers, prendre des dispositions pour garantir une liste à l'origine aussi fiable que possible. Cela suppose également des mesures de conservation et surtout d'actualisation de la liste qui préviennent contre les risques d'introduction de biais délibérés ou non. Un bon exemple: La Commission électorale de la Gambie L'observation de la gestion des élections dans la sous région, surtout du point de vue du traitement réservé à la liste électorale, ne permet pas de présenter la situation pratique dans un pays comme un exemple que d'autres pourraient suivre. Cependant, en se référant aux législations en vigueur dans la sous région, un cas s'isole et mérite d'être apprécié et éventuellement amélioré. Il s'agit de la législation électorale gambienne qui prévoit, par exemple: a. Un lien entre le système judiciaire et la Commission de manière à ce que cette dernière dispose annuellement des 177
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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