De tout ce qui précède, il ressort naturellement la nécessité d'association des corps spécialisés en matière de sécurité que sont les forces de sécurité à la gestion des élections dans les nouvelles démocraties de l'Afrique de l'Ouest. Cet exercice – qui consiste à associer les forces de sécurité à la gestion des élections – pose la question fondamentale suivante: comment associer de façon pertinente les forces de sécurité au processus électoral? En d'autres termes, étant donnée la nature intimidante de ces forces et le potentiel de violence dont elles sont porteuses, comment les associer afin de réduire les menaces sécuritaires sans pour autant générer d'autres formes de risques pour le processus? Pour apporter des réponses satisfaisantes à cette question fondamentale, il est nécessaire de l'analyser sous plusieurs angles, sous la plupart de ses aspects essentiels? En effet, l'éventualité de l'association des forces de sécurité au processus électoral soulève une série de questions, de préalables qu'il faut régler afin de garantir une implication pertinente de ces acteurs, pour la plupart habitués à être cantonnés dans les camps, à la gestion des élections. Par exemple, quelles tâches peut-on leur confier? Leur implication peut-elle être prévue dans le cadre légal relatif aux élections? Comment faut-il les préparer pour leur participation pertinente au processus électoral? Etc. Enfin, il est utile de préciser que la prévention des menaces sécuritaires qui pourraient peser sur un processus électoral ne passe pas uniquement par le recours aux forces de l'ordre. En effet, il y a plusieurs autres types d'actions qui peuvent être initiées afin de réduire les risques d'éruption de la violence en période électorale. Le reste de cette section est essentiellement consacré aux conditions d'association des forces de sécurité au processus électoral. 200
Druckschrift
Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten