s'emploient à harmoniser les principes devant régir les élections. A ce titre, la déclaration universelle des droits de l'homme consacre le pluralisme politique et son corollaire le principe de la désignation des dirigeants à travers des élections régies par le suffrage universel, la périodicité, l'honnêteté, l'égalité, la liberté et le secret du vote. Ces principes sont davantage précisés par le Pacte international relatif aux droits civiques et politiques de 1966 dont l'article 25 prévoit le droit de chaque citoyen de prendre part à la direction des affaires publiques, de voter et d'être élu au cours d'élections périodiques, honnêtes, au suffrage universel et égal, au scrutin secret, assurant l'expression de la volonté libre des électeurs, d'accéder dans des conditions d'égalité aux emplois publics. A l'échelle régionale, l'Acte constitutif de l'Union africaine et la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance s'emploient à dégager des normes d'une bonne élection. C'est dans cette perspective que l'Union africaine a adopté« les principes directeurs pour les Missions de l'Union Africaine relatives à la gestion, à la surveillance et à l'observation des Elections» en février 2002, et en juillet 2003, la Déclaration sur les principes régissant les élections locales. Dans le cadre de la sous-région CEDEAO, la tentative de définition de principes démocratiques en général et de standards en matière électorale a été à la fois ambitieuse et volontariste en demandant aux Etats le respect d'exigences minimales en matière de démocratie. Il s'agit d'une démarche qui relève dans une large mesure de la nouveauté. Pendant longtemps, le constitutionnalisme était exclusivement l'affaire des États. L'organisation et le fonctionnement des régimes politiques, les modes d'accès au pouvoir, les principes régissant la tenue des élections étaient traditionnellement du ressort 221
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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