CHAPITRE III contrôle, c'est-à-dire la capacité pour les animateurs des Institutions de contrôle(et donc les camps politiques qui dominent les institutions en question) d'influencer la Commission et ses membres, est évidemment un risque à éviter à tout prix; Ÿ Dans l'établissement des rapports entre la Commission et les a u t r e s Institutions du processus électoral. Si ces rapports ne sont pas adéquatement articulés, ils pourraient être à la base de la réduction de l'autonomie(ou de l'indépendance) de la Commission. C'est surtout le cas lorsque les tâches du processus électoral sont partagées entre la Commission et d'autres Institutions; ce qui peut rendre la liberté d'action, la marge de manœuvre de celle-là tributaire des actions de celles-ci, conduisant parfois à une diminution de fait de son autonomie; Ÿ Pour garantir l'environnement suffisamment incitatif de manière à ce que les membres de la Commission aient envie de se servir, et se servent effectivement, des moyens mis à leur disposition en vue de préserver l'autonomie(oul'indépendance) de la Commission. Il s'agit en réalité de s'assurer que l'on a réduit autant que possible l'influence des éléments qui pourraient inciter les membres de la Commission à vouloir délibérément(c'est-à-dire, par exemple, qu'il soit de leur intérêt de) se soumettre au contrôle d'autres groupes d'acteurs du processus et/ou à défendre les intérêts de ces derniers. L'autonomie ou l'indépendance doit donc permettre de responsabiliser la Commission et ses membres par rapport au respect des procédures et par rapport aux initiatives et actions qu'ils entreprennent. Cela peut se réaliser à travers un cadre légal clair et précis sur les procédures à suivre à toutes les étapes du processus électoral(aussi bien pour l'organisation et le fonctionnement de la Commission que pour le recours vis-à-vis des décisions de cette dernière). Le même niveau de clarté et de précision du cadre légal est nécessaire par rapport aux niveaux de responsabilité aussi bien en ce qui concerne les membres de la Commission que les autres acteurs intervenant dans le processus électoral et ceci à chaque étape majeure de la gestion(l'organisation) des élections. L'autonomie ou l'indépendance de la Commission électorale doit être garantie aussi bien vis-à-vis des autres Institutions impliquées dans le processus électoral que par rapport à ses propres membres. Il est aisé de comprendre, comme il est déjà évoqué ci-dessus, le bien fondé de la nécessité, de protéger la Commission de l'influence et de la manipulation par les autres Institutions clés du processus électoral. Ceci suppose que soient bien reflétées dans les textes les conditions de jouissance de l'indépendance de la Commission vis-à-vis de toutes les Institutions du processus électoral, notamment de l'Exécutif(par exemple, par rapport à la mise à disposition des moyens et à l'implication des services de l'Administration Les Commissions Electorales en Afrique de l'Ouest, Analyse Comparée 95
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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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