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Les commissions électorales en Afrique de l'Ouest : analyse comparée
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CHAPITRE III processus électoral risque à la fois d'être difficile et de ne pas avoir une solution unique applicable partout pour au moins 2 raisons. Premièrement, l'on se doit de reconnaître que la détermination des missions qui doivent revenir à la Commission électorale, ne devrait pas être facile dans la mesure les tâches qu'implique la gestion des élections sont non seulement multiples et variées, mais elles sont également pour la plupart interdépendantes les unes des autres (complémentaires). Deuxièmement, l'observation de la pratique électorale(ne serait-ce que dans la sous région ouest-africaine) permet de voir qu'un champ de prérogatives fort important n'est pas toujours un facteur de réussite(cas du Nigéria pour la présidentielle ou les élections générales de 2007) et que parfois, une Commission moins dotée de prérogatives peut être plus efficace et contribuer à l'organisation d'élections de qualité(cas de l'Observatoire National des Elections du Sénégal ONEL supprimé en 2005 avec la présidentielle de 2000, de la Commission électorale du Niger et dans une moindre mesure la Commission électorale du Mali. De tout ce qui précède, il ressort qu'il serait illusoire de vouloir mettre en exergue un modèle en matière de distribution des rôles entre les acteurs du processus électoral. Malgré cela, il est possible de présenter des cas de bonnes et/ou de mauvaises distributions des rôles qui ont eu des conséquences bénéfiques ou désastreuses sur des élections organisées dans la sous région ces dernières années. Mieux, il est également possible de distinguer des modes de distribution des tâches et leurs exigences en termes de mesures législatives nécessaires pour leur efficacité. Un bon exemple: La Commission électorale du Libéria En matière de partage des tâches entre les acteurs du processus électoral, le cas libérien constitue un mode possible de distribution des rôles et un succès. Il s'agit du cas la quasi-totalité des tâches qu'implique le processus électoral sont confiées à la Commission électorale. Cette formule, sans être une panacée comme le montre l'exemple Nigérian, a contribué à l'organisation d'élections de qualité au Libéria, par exemple, parce qu'en plus, la Commission dispose en général: a. Des moyens(ressources) nécessaires pour faire face aux exigences/ tâches aussi multiples et variées; b. De suffisamment de temps pour une bonne préparation des élections. Elle est une Commission pérenne dont les membres sont inamovibles; c. De suffisamment d'autorité et de légitimité pour inspirer le respect de ses instructions. Par exemple la loi fait de la Commission électorale libérienne la seule habilitée à organiser toutes les élections publiques et l'autorise à prendre toutes les mesures nécessaires pour la bonne conduite des élections assortie de sanctions pour tout contrevenant; 106 Les Commissions Electorales en Afrique de l'Ouest, Analyse Comparée