« La MINUSMA l’a fait en créant une division, une unité chargée des questions politiques qui travaille avec la société civile malienne. Il y a une division spécifique du genre qui travaille avec les organisations féminines et les jeunes»(une représentante de la socité civile interrogée à Bamako) « On a eu un séminaire avec la MINUSMA, en présence de beaucoup d’imams maliens, il était question de la protection des femmes en situation de conflit, en période de conflit»(une représentante de la société civile interrogée à Bamako).« Les groupes marginalisés sont pris en compte car dans chaque mandat il y a des programmes qui visent des groupes marginalisés tels que les femmes, les hommes, les enfants»(un représentant des leaders religieux interrogé à Gao). Les perceptions négatives sont soutenues par l’incompréhension des rapports entre les IPSO et certains groupes armés(séparatistes et terroristes), le caractère inoffensif des mandats notamment ceux de la MINUSMA, le manque de résultats concrets perceptibles dans le domaine de la paix et de la sécurité, la non prise en compte de la criminalité organisée, l’inadéquation entre le nombre d’IPSO présents et les résultats insuffisants enregistrés dans le domaine de la paix et de la sécurité, la non prise en compte de certaines couches vulnérables et l’ingérence de certains IPSO qui profitent selon les participants de la situation pour imposer leurs volonté aux maliens et à leur État. Les extraits d’entretiens suivants peuvent à cet effet être mis en avant: « On écrit dans le document que la mission est venue pour stabiliser mais on a vu comment ils protègent les rebelles même les terroristes. On se dit, « est-ce que c’est pour aider ou faire du Mali la Somalie ou l’Afghanistan» (la présidente d’un réseau d’associations interrogées à Bamako) « Ces mandats sont inadéquats... parce qu’ils sont là pour la protection des personnes et des bien; ces mandats sont là, leur objectif c’est de protéger les personnes et les biens et non de combattre soient disant les djihadistes ou les terroristes dans le pays»(un représentant de la société civile interrogé à Tombouctou) « La MINUSMA, elle ne doit pas rester comme une force qui est là, une force qui ne participe pas au combat, non. Elle doit participer au combat, au combat»(un représentant de l’Etat interrogé à Bamako) « Ils n’ont pas tenu compte de la situation de vulnérabilité des femmes pour pouvoir agir en conséquence»(une représentante de la société civile interrogée à Bamako). 2.2 Critères de succès et d’échec des IPSO Parlant des critères, les participants ont surtout évoqué les résultats dans le domaine de la paix, de la stabilité et de la protection des civils et de leurs biens. Ainsi, les résultats positifs sont décrits comme un critère de succès et les résultats négatifs comme un critère d’échec. Les IPSO qui enregistrent des résultats positifs ou satisfaisants dans le domaine de la paix, de la stabilité et de la protection des civils et de leurs biens sont de ce fait considérés comme des PERCEPTIONS DES MALIENS SUR LES OPÉRATIONS INTERNATIONALES DE SOUTIEN À LA PAIX 13
Druckschrift
Perceptions des Maliens sur les opérations internationales de soutien à la paix
Entstehung
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten