ont indiqué qu’ils ne souhaitent pas des missions qui restent dans le pays de manière durable et indéfinie. Cela est illustré par le passage ci-après: « Ces missions sont là dans un cadre bien déterminé. Dès le moment où ces cadres sont bien définis et atteints, je ne vois pas l’utilité de ces missions, il faut mettre fin à ces missions. Puisqu’on ne peut pas continuer à avoir ces missions sur notre territoire durant toute notre vie. Une mission doit avoir un début et une fin. L’objectif est de ramener la paix, protéger la population et leurs biens. Si dans les jours à venir, on constate que le Mali est revenu à sa situation d’antan, la sécurité règne sur l’ensemble du territoire et les autorités maliennes sont installées partout, je ne vois pas l’utilité de ces missions sur notre territoire»(un représentant de l’Etat interrogé à Bamako). 2.4 Situation politique et sécuritaire sans les IPSO Interrogés sur les scénarios politiques et sécuritaires sans la présence des IPSO dans le pays, les participants ont reconnu que l’action des IPSO a empêché la menace terroriste de prendre de l’ampleur et de se répandre dans tout le pays. Ils ont rappelé à ce titre que les maliens doivent faire preuve de plus de reconnaissance à l’égard des IPSO qui ont mis un terme à l’avancée des groupes terroristes en 2013 et enregistré des pertes en vie humaine pour la paix et la sécurité au Mali. Une mention spéciale a été faite à ce niveau au Lieutenant Damien Boiteux, le premier soldat de la force Serval et tous les étrangers ayant trouvé la mort au Mali. L’extrait d’entretien suivant sert à illustrer ce point: « À ce niveau qu’en même, je pense que nous maliens, devrions saluer la venue de ces missions au Mali, leur déploiement. Puisque si ces missions n’étaient pas venues au Mali ou n’étaient pas intervenues au Mali, je pense qu’aujourd’hui, personne ne pourrait imaginer le chaos total dans lequel serait le Mali. Je vous donne un exemple: en 2012 lors de l’occupation, ces extrémistes radicaux avaient tellement avancé, non seulement ils ont conquis le nord, les trois régions; mais ils ont commencé à faire de grands pas, en essayant d’aller où? Vers le sud. Ils étaient même sur le point de conquérir la région de Mopti. Ils ont même commencé à conquérir certains villages. Heureusement que c’était la première mission même au Mali. L’intervention française à ce niveau, je pense qu’il y le nom d’un français que tous les maliens connaissent et ne vont jamais oublier, que son âme repose en paix: il s’appelle Damien Boiteux qui avait succombé lors des frappes aériennes»(une représentante de la société civile interrogée à Tombouctou) Pour ces participants, il est clair que, sans les IPSO, l’action des groupes terroristes et des groupes séparatistes allait gagner une plus partie du territoire. Ils n’ont pas hésité à évoquer leur crainte de voir les IPSO quitter le pays et de voir, après leur départ, la situation sécuritaire PERCEPTIONS DES MALIENS SUR LES OPÉRATIONS INTERNATIONALES DE SOUTIEN À LA PAIX 15
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Perceptions des Maliens sur les opérations internationales de soutien à la paix
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