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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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va largent? Section 2 Traçabilité des revenus pétroliers Le suivi de lemploi des recettes pétrolières dans les pays producteurs de lAfrique centrale nest pas aisé du fait que dune part, certaines opérations se déroulent dans le secret et dautre part, lutilisation de celles qui sont rendues publiques peut prêter à équivoque. Aussi, sur le plan du principe, lexemple tchadien est-il à encourager. I.2.2.1. Le suivi des opérations financières Lanalyse qui suit est basée sur les données produites par les Tableaux des opérations financières de lEtat(BEAC, 2005). Les tableaux suivants montrent que les recettes pétrolières sont très volatiles(cf. supra), et cette imprévisibilité influe également sur lévolution des dépenses publiques totales des pays concernés. Ainsi, pour lensemble de ces pays, lannée 2000 est exceptionnelle, tant laccroissement des recettes pétrolières a été inhabituel. A deux exceptions près, les recettes pétrolières évoluent dans le même sens que les dépenses publiques. Pour tous les pays observés, les recettes pétrolières sont inférieures aux dépenses publiques, sauf en ce qui concerne le cas de la Guinée Equatoriale. En effet, pour ce dernier pays, hormis lannée 1999/00 lécart entre les recettes pétrolières et les dépenses totales est négatif de 14,7 milliards de F.CFA, les dépenses totales sont inférieures aux recettes issues de la vente du pétrole pour les autres années observées, le gap se situant parfois dans lordre de plus de 215 milliards de F.CFA comme en 2004! Pareillement, au Gabon, le gap constaté en 2001 est de 28,7 milliards de F.CFA. Peut-on dès lors considérer ces écarts(entre les recettes pétrolières et les dépenses publiques totales) comme des« fuites»? Il serait prématuré de le dire puisque certains revenus peuvent servir à la constitution des réserves extérieures. Mais, si tel était le cas, il sagirait dune éviction de ressources qui auraient pu servir au financement du développement desdits pays, ce dautant plus que ces pays sont considérés comme faisant partie des pays les plus pauvres de la planète. - 67-