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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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LAfrique Centrale, le paradoxe de la richesse bois. Si le processus de croissance dans le secteur du bois déplace la frontière des possibilités de production de P1 à P0(avec P1> Po), et si le rapport déchange international demeure inchangé, le niveau de production et de consommation du pays vont saccroître(C0 à C1). Par conséquent, la croissance dans le secteur du bois sest traduite par une élévation du niveau du bien-être et le pays ne subit pas une croissance appauvrissante. Si, par contre, le rapport déchange international du bois et des automobiles baisse de manière importante, le niveau de consommation va diminuer. Lexpansion de la production dans le secteur du bois se traduira alors par une perte de consommation, et le niveau du bien-être va baisser. Bhagwati conclut que le pays est victime dune croissance appauvrissante. Les termes de léchange expliquent en partie la dégradation du commerce extérieur et de la croissance négative qua connu le Cameroun à partir de 1985 à 1986(voir Tableau 17, supra). Jean-Joel Aerts et autres 41 ont évalué lordre de grandeur de leffet engendré mécaniquement par cette baisse sur le revenu national en utilisant la méthode élaborée par Balassa, Barsony et Richards(voir Annexes, Tableau 21). Ils en concluent que la variation des termes de léchange expliquent les trois quarts de la perte de revenu du Cameroun vis-à-vis de lextérieur, et celle-ci est importante(-8,1% du PIB courant entre 1985 et 1986,-3,4% entre 1986 et 1987(voir Tableau 21, en Annexes). I.3.1.3. La théorie des enclaves de Bairoch A la« mauvaise» connexion sur le marché internationale, sajoute labsence dintégration des industries extractives aux économies nationales. En effet, Les compagnies pétrolières et duranium dans les pays de la CEMAC sont de véritables enclaves économiques, cest-à-dire des activités intensément capitalistiques, mais qui offrent peu dopportunités demplois et sont sans effets dentraînements majeurs sur le reste de léconomie. Léchange international, surtout sil est libre, ne peut-être quinégal puisque les pays du Nord et du Sud nont pas la même capacité de simposer sur le marché et de fixer les prix. La richesse, par le jeu de 1'échange, saccumule donc au centre, même si elle est produite à la périphérie. Dans ce contexte, laccroissement des recettes dexportation en période de hausse des cours des 41 Jean-Joel Aerts, et al(2000). - 78-