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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
Entstehung
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LAfrique Centrale, le paradoxe de la richesse Seul le quatrième sous-secteur agricole à savoir lagro-industrie, a profité de la manne pétrolière. Les grandes fermes avicoles parapubliques, les plantations de palmiers à huile, de sucre et dhévéa, les ranches de bétail, etc. ont tous bénéficié de généreux crédits et subventions du gouvernement après 1975. En effet, ces entreprises étaient protégées de la baisse de la compétitivité induite par le pétrole, largent du pétrole étant utilisé pour couvrir les coûts élevés des investissements et les déficits dexploitation. En outre, ce secteur hautement capitalistique a profité de lappréciation du taux de change réel qui a suscité une baisse des dépenses sur les intrants importés dont il est tributaire. Mais, le secteur a été largement inefficace, nayant pu dynamiser les rendements ou les espaces cultivés. Globalement, lagriculture a été la principale perdante de la manne pétrolière, même si son déclin découle dautres facteurs antérieurs au boom pétrolier. Section 2 Facteurs liés à la gouvernance Trois théories aident à expliquer les écarts parfois inhabituels de revenus moyens entre pays riches et pays pauvres. La première qui a été revisitée par Krugman(1998), Gallup et Sachs(1998), attribue un rôle important à la géographie. Selon ces auteurs, le développement serait davantage une histoire de prédestination et de position géographique. La deuxième insiste sur le rôle du commerce international comme moteur de la croissance. Lintégration à léconomie mondiale permet de converger vers un sentier de croissance optimal et de rattraper les pays développés. Enfin, la troisième théorie met laccent sur la gouvernance en général et les institutions en particulier. Ce qui importe, selon cette théorie, ce sont les règles du jeu dune société et leur capacité dencourager un comportement économique souhaitable. Plusieurs définitions sont attribuées à la notion de gouvernance, chacune suivant le centre dintérêt ou lidéologie de son auteur. Elle peut être appréhendée comme la capacité des sociétés humaines à promouvoir un environnement propice au renforcement des capacités en vue de la mise en œuvre des processus législatif, juridique, administratif et de gestion des affaires publiques et privées de la cité. Selon Hamani Korgne(2004), le concept de bonne gouvernance recouvre un certain nombre de principes: lobligation de rendre compte, la transparence, lefficience, le respect des - 90-