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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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Le Paradoxe de la Richesse: une tentative dexplication droits de lhomme, la participation des populations à la gestion des affaires publiques, etc. Jusquà très récemment, la notion de gouvernance était encore peu prise en compte dans la réflexion sur le développement. Il a été démontré ci-dessus(cf. chapitre 1) que la géographie a été particulièrement favorable en Afrique centrale. Quant à lintégration au commerce international, lanalyse faite montre que les pays qui composent lensemble CEMAC, ne sont pas bien intégrés au commerce international. Pareillement, un des déterminants majeurs du retard de ces pays est la faiblesse des institutions. 1.3.2.1. La faiblesse des institutions Les économistes sintéressent depuis longtemps au rôle que jouent les institutions dans le développement et la croissance. Adam Smith avait déjà souligné leur importance. Plus près de nous, des auteurs comme Acemoglu (2001) et surtout Douglass North(prix Nobel en 1993) en ont fait écho dans leurs travaux. Les économistes définissent les institutions comme étant lensemble de règles explicites- et les conventions implicites- qui forment le cadre régissant les rapports humains et déterminent les incitations des membres de la société 45 . Du point de vue économique, les bonnes institutions produisent deux effets désirables: un accès relativement équitable aux débouchés économiques (« égalité des chances»), et la récompense adéquate de ceux qui fournissent du capital ou du travail, ainsi que la protection de leurs droits de propriété. Les institutions économiques sont étroitement liées aux institutions politiques. Ces dernières définissent les incitations de lexécutif et déterminent la répartition du pouvoir politique, notamment celui dorganiser les institutions économiques et de distribuer les ressources. Du point de vue économique, les institutions sont entendues comme celles qui protègent les droits de propriété et qui garantissent lexécution des contrats. Les économistes les appellent les institutions créatrices de marchés, puisquen leur absence les marchés nexistent pas fonctionnent très mal. Il sagit également dinstitutions qui permettent de soutenir la dynamique de croissance, de renforcer la capacité de résistance aux chocs et de faciliter une répartition des charges en cas de chocs. Il sagit dinstitutions suivantes: 45 Voir Douglass North(1991). - 91-