Les initiatives internationales en matière de gouvernance financière Encadré 20: Portée pratique de la CNUCC Signée à Merida au Mexique, la ratification de la CNUCC qui est entrée en vigueur en décembre 2005 établit un cadre légal international de lutte contre la corruption. La Convention devrait accélérer le rapatriement des fonds volés, encourager les centres financiers à prendre des dispositions préventives contre le blanchiment d’argent, permettre aux gouvernements de poursuivre en justice des entreprises privées étrangères et des individus reconnus coupables des actes de corruption sur leur territoire, et interdire la corruption d’agents publics internationaux. L’Indice de Perceptions de la Corruption(voir I.3.2.2, supra) de TI classe chaque année les pays en fonction du degré de corruption ressenti comme existant dans les administrations et chez les hommes politiques. C’est un indice composite faisant appel à 16 études et sondages différents réalisés par huit instituts indépendants auprès des milieux d’affaires, du public et des analystes de risque-pays. En termes de perception de la corruption, l’IPC constitue un solide instrument de mesure. Mais, sa fiabilité diverge d’un pays à l’autre du fait surtout de la diversité des sources d’informations. II.4.1.2. Global Witness Global Witness(GW) est l’une des organisations pionnières internationales fondée en 1993 qui a choisi de s’investir dans la compréhension et la dénonciation des relations entre l’exploitation des ressources naturelles et la violation des droits humains. De deux personnes au départ, l’organisation dont le siège est à Londres, comprend aujourd’hui 25 personnes. Elle est active dans les régions ou pays dans lesquels l’exploitation des ressources naturelles abondantes coexiste avec un état de dénuement des populations,; pareillement, elle intervient également dans les régions ou pays où il existe des violations flagrantes des droits de la personne humaine. GW estime que l’exploitation des ressources naturelles est une cause majeure des conflits et de manquement à la préservation des droits humains. C’est pourquoi elle vise à collecter et à diffuser les informations relatives à l’exploitation desdites ressources, et à ses effets économiques, sociaux et environnementaux de manière à ne laisser indifférents les acteurs de changement du milieu. Les activités de plaidoyer de GW visent essentiellement les gouvernements, les ONG et la société civile internationale, les partenaires techniques et financiers(PTF), les média et l’opinion publique internationale. - 129-
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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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