Les initiatives internationales en matière de gouvernance financière pays qui ne participent pas au Processus de Kimberley. Les contrevenants sont passibles d’amende, d’emprisonnement et de la perte des licences d’importation et d’exportation. Le Conseil de sécurité de l’ONU a, par la suite, proposé des sanctions supposées faire cesser le commerce des diamants de la guerre en Angola et en Sierra Leone. Mais, ceux-ci étaient toujours écoulés sur le marché mondial, ce qui a conduit la communauté internationale à renforcer ledit régime. Dans cet ordre d’idées, un système de certification a alors été élaboré dans le cadre du Processus de Kimberley pour définir les moyens d’empêcher les diamants bruts de pénétrer sur les marchés légitimes. Cette initiative qui a été portée par la République Sud-africaine, regroupait les gouvernements, la société civile et l’industrie du diamant. A ce jour, près d’une cinquantaine de gouvernements et leurs industries de diamant ont de substantiels efforts pour se rapprocher du Système de certification du processus de Kimberley(SCPK) pour les diamants bruts. Il faut rappeler que le Certifica t du Processus de Kimberley(PK) est plus qu’une description physique sommaire de ce qui se trouve dans un lot lorsqu’il quitte le pays: il signifie surtout que les diamants qui sont commercialisés ne sont pas les diamants de guerre. Cela veut dire que pour qu’une telle garantie soit produite par un gouvernement, il faut qu’il existe dans le pays concerné un système de contrôle et de vérification de nature à identifier les diamants de guerre et à les éliminer du processus de commercialisation importés de son territoire ou qui en sont exportés. La fiabilité du SCPK suppose que les pays producteurs de diamants aient un dispositif de contrôle de nature à faciliter la traçabilité des diamants depuis leur point d’exportation jusqu’à l’endroit où ils ont été extraits, de manière à s’assurer que les produits sont demeurés« propres». Parallèlement, les pays commerçants les diamants devraient être capables de suivre les diamants de leur point de réexportation jusqu’au point d’importation afin d’être sûr que rien d’autre n’a été ajouté à la chaîne. - 141-
Druckschrift
L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten