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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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LAfrique Centrale, le paradoxe de la richesse Lun et lautre subterfuges conduisent au même résultat; la minimisation de limpact de la société civile dans la prise de décisions au sein des comités et des Secrétariats techniques de mise en œuvre de lInitiative. III.2.2. La limitation du champ de la mission du conciliateur contraire au Critère N 0 3. Autre limite à la mise en œuvre conforme de lITIE, elle est manifeste à la lecture des quatre premiers Rapports ITIE gabonais et camerounais. Les deux conciliateurs respectifs Ernst& Young et Hart Group& Mazars Came­roun, non seulement nulle part ne font aucun commentaire sur les écueils rencontrés au cours de lexercice de leur mission, mais encore ne font aucu­ne recommandation quant à lamélioration du cadre futur de la mission.. Cest que les Termes de références de celle-ci justement ne leur en donnent pas la latitude. Ils les confinent à publier des chiffres sur un format agrégé, les réduisent- premier Rapport gabonais et les deux Rapports camerounais ­au secteur pétrolier pour lequel- premier rapport gabonais- ils ne publient pas les chiffres du profit oil. Que dire des écarts entre les chiffres des compa­gnies et ceux des trésors publics qui ne sont jamais commentés- cas des Rapports gabonais- ou toujours minimisés- Rapports camerounais-?. III.2.3. La non prise en compte des chiffres de toutes les compagnies des secteurs amont pétrolier et minier contraire au Critère N 0 1. Une liste des compagnies dont les paiements aux Etats hôtes nont pas été pris en compte comme lexige le processus, dans le cadre des deuxièmes Rapports camerounais et gabonais, est donnée dans lEncadré 31. Cette liste montre quau Gabon et pour le secteur pétrolier, les revenus de 8 compagnies sur 17 nont été pris en compte, pareil pour 19 compagnies sur 23 dans le secteur minier. Au Cameroun et pour le secteur pétrolier, les chiffres de 2 compagnies sur 13 nont pas été pris en compte et les chiffres de la seule compagnie minière, Geovic Cameroun nont pas été pris en compte non plus. Si les comités de suivi nont pas laissé plus de temps au conciliateur pour collecter ces chiffres cest que la publication du Rapport primait sur la quête qualitative du Rapport à publier; cest la logique du passage en force et du rouleau compresseur, qui se corrobore de bien dillustrations encore… - 176-