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L 'Afrique Centrale, le paradoxe de la richesse : industries extractives, gouvernance et développement social dans les pays de la CEMAC
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LAfrique Centrale, le paradoxe de la richesse 2. Les compagnies paient-elles vraiment aux Etats ce qui est contractuel­lement? 3. Tous les paiements des compagnies ainsi effectués passent-ils par les budgets des Etats? 4. Enfin, comment les Etats gèrent-ils ou valorisent-ils les recettes des ressources extractives? III.3.2. De lattribution des contrats dexploration et dexploitation Dans leurs politiques de mise en valeur de leurs territoires, les gouvernements des pays dAfrique centrale doivent jouer un rôle de stratège. Alternativement, ils assument un rôle régalien- régulateur et percepteur-, un rôle dactionnaire- investisseur financier et opérateur industriel-, un rôle dassocié et un rôle de promoteur des sociétés locales telles la SNH au Cameroun, la SNPC au Congo et la SHT au Tchad. Trois types de contrats régissent les activités des ressources extractives; les contrats de concession; lEtat concède une partie de son territoire à un opérateur qui en retour lui verse une royaltie ou redevance. Les contrats de partage de production; lEtat et lopérateur suivent toute la chaîne pétrolière et à terme, se partagent physiquement la production. Et les contrats de type hybride qui incluent un troisième acteur pourvoyeur dune partie des capitaux de linvestissement. Partout en Afrique centrale, les Etats accordent leur préférence au contrat de partage de production qui leur garantit; une implication dans toutes les étapes de la chaîne pétrolière- prospection, recherche, développement et production- et donc lacquisition au bout, dune expertise locale; le but visé étant daugmenter le gouvernment take ou part de lEtat dans les associations. Dans la sous région, les régimes fiscaux et les contrats pétroliers généralement bien négociés par lexpertise locale ou par des Consultants, garantissent un government take moyen et consistant de lordre de 40/60 dans les associations opérateur/Etat. Toutefois persiste la pratique des pots de vin dans lattribution des concessions; celle des gisements de Nickel/Cobalt de la région de Lomié au Cameroun et des gisements de fer de la région de Belinga au Gabon ne sont pas de ce point de vue, au dessus de tout soupçon - 178-