ANALYSES ET DOCUMENTS Friedrich-Ebert-Stiftung Bureau de Paris 41 bis, boulevard de La Tour-Maubourg 75007 Paris Tel: 00 33(0)1 45 55 09 96 Fax: 00 33(0)1 45 55 85 62 fes@fesparis.org www.fesparis.org Avril 2007 Pour une Europe démocratique et sociale Angelica Schwall-Düren, députée, vice présidente du groupe parlementaire du SPD au Bundestag Nul ne conteste le grand succès des Communautés européennes en tant que projet pacifique et moteur de prospérité. Le pouvoir d’attraction qu’exerce l’UE se manifeste dans le rôle d’exemple qu’elle joue pour d’autres régions du monde, où sont menées des réflexions sur le profit qu’il y aurait à tirer de la constitution d’un tel groupement régional d’Étatsnations. Alors que la stratégie des États-Unis, qui vise à une démocratisation des sociétés imposée par les armes et à la réalisation d’un« nation-building» par la force, essuie des échecs toujours plus nombreux, nous assistons à une demande accrue de soutien de la part d’un « soft power» européen, qui lie intervention militaire en vue du rétablissement de la paix ou de la stabilisation d’une part, et mise en place de structures de la société civile et développement de perspectives économiques et sociales d’autre part. Au-delà du dernier élargissement de l’UE, la perspective d’adhésion à la communauté européenne est perçue par de nouveaux voisins comme une possibilité de prendre une part à ses effets positifs. Pour autant, les« États-Unis d’Europe» demeurent un objectif fort éloigné. Dans le cadre de l’élaboration du nouveau programme du SPD, il est nécessaire de se demander si notre acquis est suffisant pour répondre aux défis du XXI e siècle. Car il faut bien constater que l’UE ne satisfait pas entièrement aux attentes de ses citoyens et que le ressenti subjectif de ces derniers et l’objectivité des faits coïncident sur deux
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