2.2.3 Les intérêts de l’Etat employeur et pouvoir public L’Etat employeur et pouvoir public a implicitement manifesté, par le biais du code du travail, la même préférence pour la négociation sectorielle en tant que moyen d’harmonisation des droits et obligations des différentes parties, au niveau du même secteur d’activité susceptible d’éviter un climat social tendu, qui pourrait être provoqué par des discriminations entre salariés et employeurs des entreprises du même secteur d’activité, ainsi que des spéculations et des effets d’entraînement des revendications qui risquent de détériorer les rapports professionnels. Vu le taux de chômage très élevé qui selon les statistiques de l’INS pour le second semestre 2020 passe de 15.4% à 18% à cause répercussion du covid 19 la centralisation des négociations au niveau sectoriel protège les salariés, généralement peu ou non qualifiés de la concurrence entre eux. Ceux-ci risquent de se trouver parfois dans la contrainte d’accepter des salaires inférieurs au minimum conventionnel. L’appauvrissement de la classe ouvrière par le paiement des salaires inférieurs au minimum conventionnel menace à moyen et à long terme l’ordre public national qui doit être garanti par l’Etat pouvoir public. Nous constatons que les défis de la rénovation du dialogue social après 2011 sont assez nombreux et interférés. Certains sont objectifs, d’autres sont subjectifs. Néanmoins, indépendamment de leur nature et complexité, il est nécessaire de concevoir et de tracer les perspectives de ce nouveau dialogue social qui devrait répondre aux attentes des partenaires sociaux et consolider la transition démocratique. 74
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Le dialogue social en Tunisie après 2011 : défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique
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