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Le dialogue social en Tunisie après 2011 : défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique
Entstehung
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Il est à préciser que lEtat(gouvernement) peut opter pour cette politique restrictive, non seulement dans le secteur public, mais également dans le secteur privé en sa qualité de garant de la politique monétaire et économique de façon générale. Le code du travail permet au ministre des affaires sociales de refuser la ratification des conventions et accords collectifs interprofessionnels ou de branche qui transforme leur nature juridique de simples accords, qui nengagent que les parties signataires, en textes réglementaires applicables à tous les salariés concernés. 32 Par contre, il na pas le droit de modifier le contenu de ces accords et conventions. Bien que le pouvoir exécutif(ministre des affaires sociales) ait juridiquement le pouvoir de refus de ratification afin de mettre en échec des accords et conventions à cause par exemple daugmentations salariales jugées excessives pour éviter un effet dentrainement et ce, après avoir consulté les organisations de travailleurs et demployeurs 33 , il ne la essayé quune seule fois en reportant la ratification de lannexe de la convention des banques, accordant des augmentations salariales supérieures à la moyenne nationale, dans lattente de la conclusion des conventions des autres secteurs dactivité, dans lobjectif déviter un effet comparatif et des pressions syndicales sur dautres secteurs qui nont pas la capacité financière des banques. Daprès les négociations sociales dans le secteur privé, nous remarquons que lEtat, pouvoir public nest pas intervenu dans le processus du dialogue. Il sest limité à fournir les conditions qui permettent le fonctionnement du dialogue social tout en préservant sa neutralité et lindépendance des partenaires sociaux afin quils puissent négocier. Certes, le dialogue social est fondamentalement de nature bipartite, mais lEtat doit fournir un soutien essentiel à ce processus, en mettant à la disposition des partenaires sociaux un cadre juridique, institutionnel, voire logistique qui leur permettrait de tenir un dialogue constructif et efficace. 32  Les contraintes qui résultent de ces mesures dajustement ne sont pas admissibles au regard des organes de contrôle du BIT lorsquelles modifient le contenu des conventions collectives déjà conclues ; par contre, elles sont admissibles lorsquelles sont imposées pour des négociations futures en cas de circonstances impérieuses et lorsque sont réunies des garanties bien déterminées. 33  Les limitations au contenu des négociations collectives futures, notamment en matière de salaires, imposées par les autorités en vertu de politiques de stabilisation économique ou dajustements structurels, rendues nécessaires par des raisons impérieuses de nature économique, sont admissibles à condition que de telles limitations soient précédées de consultations avec les organisations de travailleurs et demployeurs et quelles remplissent les conditions suivantes: sappliquer à titre exceptionnel, se limiter à lindispensable, ne pas dépasser une période raisonnable et saccompagner de garanties destinées à protéger effectivement le niveau de vie des travailleurs intéressés, et particulièrement ceux qui seront les plus touchés. Source: BIT 76