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Le dialogue social en Tunisie après 2011 : défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique
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Le dialogue social en Tunisie après 2011: défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique Nous pensons que le CNDS consolidera cette nouvelle culture de lEtat en ajoutant, de façon irréversible, son intervention énergique et imposée de garant traditionnel des arbitrages cruciaux dans le processus des négociations collectives, dans la mesure il peut, grâce à ses larges attributions, assumer la fonction de régulation sociale dans lobjectif de neutraliser le vieil antagonisme entre les partenaires sociaux. Contrairement à lévolution manifeste de la culture de lEtat pouvoir public, celle des syndicats demeure timide. 1.1.2 Lévolution timide de la transition de culture du syndicalisme purement revendicatif à un syndicalisme mixte(revendicatif-participatif) Le syndicalisme purement revendicatif connaît un recul évident au profit du syndicalisme consultatif et participatif dans nombreux pays. Cette évolution est plus claire dans les pays développés. Elle est moins évidente dans les pays en développement, y compris la Tunisie. En Tunisie, notamment après la révolution de 2011, le rôle des syndicats se limite encore en grande partie aux revendications salariales, car les salaires sont absorbés par des taux dinflation très élevés(plus de 6% en 2019). Le coût de la vie augmente sans cesse, d la course classique entre les augmentations des salaires et celles des prix. Cette course pour rattraper le coût de la vie, ou du moins réduire le décalage entre les salaires et le coût de la vie, condamne les organisations syndicales à rester prisonnières de ce rôle traditionnel purement revendicatif. Elles ne peuvent le surmonter que très partiellement tant que le pouvoir dachat des salaires demeure en érosion continue. Les mutations économiques profondes engendrées par la globalisation économique et les dérapages économiques et sociaux de la révolution de 2011 ont des effets néfastes sur la Tunisie, en raison de la faiblesse de ses capacités économiques qui lempêche dacquérir une force compétitive susceptible daméliorer sa croissance économique trop faible(1% en 2019) 34 qui enregistre selon les statistiques de lINS une chute à moins 21.6% en glissement annuel à la fin du second trimestre 2020 à cause des répercussions dramatiques du covid 19 sur léconomie nationale outre la régression de la croissance mondiale et surtout européenne qui se répercutent directement sur léconomie tunisienne. 34  Source INS, 2019 77