Le dialogue social en Tunisie après 2011: défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique 1.1.3 L’évolution de la culture patronale et de la perception du dialogue social, augmentation salariale au dialogue social, promotion de l’entreprise D’après leurs déclarations, les organisations d’employeurs ont toujours été convaincues que, sans dialogue social, il est difficile d’assurer un climat social favorable à l’amélioration de la capacité compétitive des entreprises et de l’économie nationale. C’est par le moyen du dialogue social qu’elles espèrent créer un climat social de confiance mutuelle, facteur de développement économique et humain. Les organisations d’employeurs ne pourraient plus concevoir des solutions locales et les appliquer comme c’était le cas avant la globalisation économique où l’économie nationale jouissait du protectionnisme. Les solutions dans cette nouvelle conjoncture ne seraient efficaces que lorsqu’elles découleraient d’un consensus des partenaires sociaux suite à un dialogue social constructif. L’intérêt de certains employeurs ne réside pas dans l’affaiblissement des syndicats. Cette conception traditionnelle n’est plus valable après 2011 dans cette conjoncture économique, sociale et politique par laquelle passe la Tunisie qui nécessite la conjugaison des efforts des partenaires sociaux forts et responsables par le billet d’un dialogue social permanent. Des organisations faibles soit d’employeurs ou de travailleurs sont incapables de garantir l’application des conventions et accords conclus. Les conflits demeurent latents, par conséquent, il est difficile d’assurer une paix sociale durable, d’où la nécessité de la présence des organisations fortes assurant le passage d’un dialogue social ineffectif, de forme à un dialogue social effectif, de fond. Les organisations d’employeurs commencent bien que timidement à ne plus percevoir le dialogue social comme une obligation d’augmentation des salaires, mais également, comme un moyen visant à promouvoir les capacités compétitives des entreprises et de l’économie globale ainsi que les conditions de travail et de vie des travailleurs. La réussite de cette reconversion de culture de perception et de conception de dialogue social dépend donc de l’intérêt qu’accorde la partie patronale à ce dialogue, comme facteur de développement économique et social, et des capacités des organisations syndicales à présenter des propositions et des solutions fondées. 79
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Le dialogue social en Tunisie après 2011 : défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique
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