Le dialogue social en Tunisie après 2011: défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique Cette relation dialectique fait du dialogue social le moyen le plus efficace de promotion et de consolidation de la paix sociale, en responsabilisant tous les partenaires, notamment les partenaires sociaux au contrat social, au CNDS et à l’IDDDGF, par leur implication dans le choix du modèle de développement économique et social. Cette adhésion aux différents projets, moyennant le dialogue, est le meilleur garant de la paix et de la stabilité sociale, facteur principal de compétitivité, incitant ainsi à investir dans la haute technologie en Tunisie, pays dépourvu de richesses naturelles et de moyens financiers suffisants, mais riche en hautes compétences. 2.3 Le développement de la formation professionnelle Le développement rapide des technologies de production des marchandises et de services nécessite des travailleurs dotés d’une formation professionnelle adéquate. C’est par le dialogue social que les partenaires sociaux peuvent détecter les besoins actuels et surtout futurs de l’économie tunisienne. La concurrence a engendré une transformation profonde des marchés de travail dans lesquels des métiers disparaissent et d’autres apparaissent. Les institutions sus-indiquées de dialogue social doivent avoir parmi leurs objectifs des propositions et des conceptions des modalités de préparation d’une main d’œuvre hautement formée, afin de satisfaire la demande des investisseurs nationaux et étrangers d’un personnel qualifié pour de nouvelles spécialités. Cette anticipation stratégique de l’état de l’offre et de la demande sur le marché du travail par une formation professionnelle moderne pour des métiers futurs, ne peut se réaliser sans la conjugaison des efforts de toutes les parties au dialogue social. Cependant, jusqu’à nos jours, la formation professionnelle n’était pas semble-t-il une priorité urgente des partenaires au contrat social. Aucune proposition n’a encore vu le jour et nous pensons qu’elle ne le serait pas pour les deux autres nouvelles institutions(CNDS et IDDDGF), à cause peut-être, de son aspect technique et de l’existence d’un ministère chargé de cette question. Rappelons que les textes créant ces deux institutions de dialogue n’ont prévu qu’une seule attribution vague en la matière, ce qui confirme notre conclusion. La question de la formation professionnelle, de l’insertion des jeunes diplômés des universités et des centres de formation dans le tissu économique, demeure ainsi quasi-marginalisée par le dialogue social. Les négociations collectives à tous les niveaux n’accordent pas non plus l’importance nécessaire à cette question. 93
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Le dialogue social en Tunisie après 2011 : défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique
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