2.4 La recherche des solutions au problème du chômage La résolution du problème du chômage est le principal objectif de toutes les politiques économiques et sociales dans tous les pays, notamment ceux en voie de développement comme la Tunisie, à cause notamment du manque d’investissement, ce qui explique en grande partie le taux très élevé du chômage(voir supra). La courbe du taux de chômage augmente sans cesse au sens inverse de celle de l’investissement. Le dialogue social pourrait sans doute contribuer à la recherche d’un consensus sur des pistes de réflexion telles sur les encouragements fiscaux et sociaux accordés aux investisseurs nationaux et étrangers pour les inciter à s’installer en Tunisie et créer de l’emploi. De même, la flexibilité de la gestion de la main d’œuvre et des salaires est une question épineuse qui se pose certainement aux partenaires au contrat social, au CNDS voire, à l’IDDDGF. Rappelons que les organisations d’employeurs et les institutions financières mondiales, notamment le FMI et la banque mondiale, ne cessent de réclamer la nécessité d’introduire plus de flexibilité dans la législation du travail. Cette réclamation se heurte cependant à un refus des syndicats de travailleurs. En effet, la flexibilité de la gestion des ressources humaines et les bas salaires sont parmi les facteurs attirant les investisseurs; d’où la nécessité le cas échéant de réfléchir sur la possibilité d’introduire plus de flexibilité dans la gestion des ressources humaines tout en protégeant les droits des travailleurs à un emploi décent(voir recommandations in infra). Quant aux salaires, la Tunisie occupe l’avant dernière place dans le monde arabe en termes de bas salaire moyen en dollars, avant le Yémen(ravagé par la guerre). 41 La flexibilité de l’emploi et les bas salaires ne sont pas suffisants pour que la Tunisie puisse profiter de la délocalisation des sociétés multinationales, aussi faut-il avoir une infrastructure matérielle et digitale, une administration digitale ou du moins rapide et moderne, un cadre de vie agréable et une législation économique et financière souple. Le dialogue entre les différents partenaires pourrait sans doute contribuer à la recherche des solutions, même partielles, à la problématique du chômage qui menace la stabilité sociale, voire, politique du pays. 41 Source: Etude du centre arabe de l’entreprise, Egypte, 2018 94
Druckschrift
Le dialogue social en Tunisie après 2011 : défis et perspectives dans une conjoncture de transition démocratique
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten