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Les travailleurs informels, majorité de l'ombre : enquête d'opinion dans six pays sur le travail informel en Afrique subsaharaienne
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LÉCONOMIE INFORMELLE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE EST-ELLE ORGANISÉE ? ET SI OUI, DE QUELLE MANIÈRE ? Figure 7.8 Soutien des groupes à leurs membres en cas durgence 0% 20% 40% 60% 80% 100% Coopérative Club dépargne Groupe religieux Groupe de quartier Moyenne nationale (tous les groupes) Sénégal Zambie Kenya Bénin 63,9% 68,4% 60,8% 56,9% Côte dIvoire 61,6% Éthiopie Moyenne des 6 pays pays et pour lensemble des indicateurs, une grande majorité des membres se sont dits satisfaits de la performance de leur groupe. Ce constat nest guère surprenant dans le sens (a) lappartenance à un groupe est volontaire, ce qui signifie que les membres mécontents nont quà quitter le groupe ; et(b) les dirigeants du groupe sont élus démocratiquement (dans la plupart des cas du moins), les moins performants ne sont donc pas réélus. Dans les six pays, plus de 80 pour cent de tous les répondants étaient satisfaits, sinon très satisfaits de la performance de leur groupe. Une proportion tout aussi élevée(86,8 pour cent en moyenne) des répondants se sont dits satisfaits de lopportunité des services rendus par leur groupe. Une proportion encore plus élevée(90 pour cent) des personnes interrogées considéraient les dirigeants de leur groupe comme compétents, tandis que 89,4 pour cent étaient convaincus de leur honnêteté. En concentrant lanalyse sur les Quatre organisations majeures, de légères variations se produisent. Dans les six pays, les groupes reli­gieux étaient considérés par les répondants comme les plus efficaces(plus de 95 pour cent ont déclaré être« satisfaits » ou« très satisfaits »), tandis que les coopératives ont obtenu près de 10 points de pourcentage de moins que les groupes religieux. Nous pouvons néanmoins conclure, à quelques exceptions près, que les groupes répondent aux attentes de leurs membres. 7.4 INCIDENCE DES CARACTÉRISTIQUES SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIO­ÉCONOMIQUES sons de concision, nous nous contenterons ici dun aperçu de ces variables, à lexception des cas les variations savèrent importantes. La Figure 7.10 donne les indications suivantes : Lâge ninfluence pas de façon significative la décision de rejoindre un groupe, à lexception de la cohorte des 15-24 ans qui semble moins encline que dautres à saf­filier à un groupe. Le niveau déducation est un facteur incitant à ladhé­sion, en particulier au Kenya les personnes ayant suivi des études universitaires sont presque deux fois plus nombreuses à rejoindre un groupe que celles qui nont suivi aucune scolarité(contrairement à lÉthiopie cest linverse qui se produit). Les niveaux de revenu nexercent pas dimpact significatif sur la densité organisationnelle, sauf en Zambie. Dans lensemble, les femmes sont tout aussi susceptibles dadhérer à un groupe que les hommes. Toutefois, le genre influence les choix préférentiels des personnes en fonction de leurs priorités. En Côte dIvoire, au Sénégal et en Zambie, les femmes sont nettement plus enclines à rejoindre les clubs dépargne : la proportion de femmes membres dépasse celle des hommes dau moins 30 pour cent. Les hommes, quant à eux, tendent plutôt à adhérer à des coopératives et à des groupes de quartier. En plus dexplorer les différences fonctionnelles entre les groupes et les raisons motivant les individus à y adhérer, lenquête a également évalué les variables socio-démogra­phiques et socio-économiques telles que lâge, le genre, léducation, le statut professionnel et le revenu. Pour des rai­ De même, les acteurs de léconomie informelle urbaine affichent plus ou moins la même propension à constituer un groupe que ceux vivant en milieu rural. 73