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Les travailleurs informels, majorité de l'ombre : enquête d'opinion dans six pays sur le travail informel en Afrique subsaharaienne
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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG LES TRAVAILLEURS INFORMELS, MAJORITÉ DE LOMBRE Figure 2.10 Demande de soins de santé comme première priorité et recours aux soins médicaux 80% 70% 60% 62,9% 50% 40% 30% 20% 43,6% 34,9% 19,7% 30,2% 17,5% 10% 0% santé comme 1 ère priorité soins médicaux recours régulier soins médicaux recours faible Sénégal Côte dIvoire Bénin Kenya Zambie Éthiopie laquelle les soins de santé ne sont pas disponibles lorsque des problèmes de santé apparaissent, elles demandent des services de santé de meilleure qualité avec plus durgence ; si elles estiment que des soins médicaux sont toujours ou presque toujours disponibles, leur exigence damélioration des services publics se porte vers dautres domaines défici­taires. Nous pouvons donc raisonnablement conclure que lorsque l« amélioration des services de santé » est classée comme premier besoin, il sagit du domaine principal dans lequel les personnes occupant un emploi informel souhaitent que lÉtat ou le gouvernement intervienne et améliore la prestation des services. RÉFÉRENCES BIT(2018): Les femmes et les hommes dans léconomie informelle : un panorama statistique. Genève : Bureau international du Travail. Traub-Merz, Rudolf/ Manfred Öhm(2021): Accès aux services de santé. Une demande clé de la main-dœuvre informelle en Afrique ­Résultats denquêtes nationales représentatives en Afrique subsaharienne Berlin : Friedrich-Ebert-Stiftung. OMS(2017): Organisation mondiale de la Santé Zambie, WHO Country Cooperation Strategy 2017–2021: https://apps.who.int/iris/bitstream/ handle/10665/273149/ccs-zmb-eng.pdf ?ua=1(consulté le 23.05.2020) Il ne fait aucun doute que laccès à la santé est une question de justice sociale. Son lien avec les disparités de revenu est double, car plus le revenu est faible, moins les soins médicaux sont disponibles en cas de besoin, et plus forte est la proba­bilité que les personnes doivent contracter des dettes pour financer leur prise en charge de santé(plus dinformations à ce sujet au Chapitre 3). Celles qui ne peuvent assumer ces coûts ont tendance à ne pas chercher de traitement lors­quelles tombent malades. Linteraction entre les soins médicaux et les revenus dépend largement des politiques nationales des pays en matière de santé. Si les individus sont couverts par une assurance-ma­ladie ou peuvent obtenir des soins médicaux de base sans frais, laccès aux soins médicaux peut saméliorer et il est possible que le revenu ne détermine plus si ces personnes sont soignées ou non. Les demandes damélioration de la santé transcendent les clivages sociaux et spatiaux et peuvent être qualifiées de priorité nationale. Les résultats de notre étude confirment que la couverture sanitaire universelle devrait occuper une place prioritaire dans les programmes nationaux. Elle devrait également constituer une priorité absolue dans les initiatives de politique nationales, en particulier dans celles destinées aux travailleurs de léconomie informelle. 18