ASSURANCE MALADIE : COUVERTURE ET ABSENCE DE COUVERTURE Figure 4.4 Volonté des travailleurs du secteur informel(non-membres) de s’affilier à un régime d’assurance maladie 4.4.1 4.4.2 Selon la localisation urbaine/rurale Selon revenus du travail au niveau individuel Bénin 55,9% 61,1% 49,9% Zambie 58,3% 51,7% 66,6% Kenya 70,6% 70,4% 71,1% Éthiopie 72,9% 75,2% 65,9% Sénégal 74,1% 74,4% 73,8% Côte d’Ivoire 80,6% 80,7% 80,5% 0 50 100% Total Rural Urbain % de travailleurs informels . intéressés à contribuer % informal uncovered who wants to join Moins de 0,5 SM 0,5 SM – SM SM – 2 SM Plus de 2 SM 90% 85% 80% 75% 70% 65% 60% 55% 50% 45% Zambie Côte d’Ivoire Bénin Kenya Éthiopie Sénégal Revenus du travail au niveau individuel 4.4.3 Selon revenus du travail au niveau du ménage 100% Kenya 90% 80% 70% 60% Côte d’Ivoire Bénin Zambie Sénégal Éthiopie % informal covered 50% 40% Moins de 0,5 0,5 SM SM minimum– salaire [SM] SM – 2 SM 2 SM – 8 SM Plus de 8 SM Revenus au niveau du ménage 4.3.1 Volonté d’adhérer Parmi les travailleurs du secteur informel qui ne sont pas couverts, une nette majorité a exprimé son intérêt à adhérer à un régime social d’assurance maladie. Cette proportion varie de 56 à 58 pour cent au Bénin et en Zambie à 71 à 74 pour cent en Éthiopie, au Kenya et au Sénégal, et à 81 pour cent en Côte d’Ivoire. Il n’y a pas de différence significative entre les femmes et les hommes(Tableau 4.A6 en annexe), tandis que le fait de vivre en zone urbaine ou rurale est pertinent dans trois pays(Kenya, Sénégal, Côte d’Ivoire) mais ne joue aucun rôle dans les autres pays(Bénin, Éthiopie, Zambie). En revanche, la capacité à payer les cotisations influence manifestement la volonté d’adhérer à un régime d’assurance maladie, comme le montre la prise en compte du revenu individuel ou du revenu du ménage(Figures 4.4.2 et 4.4.3). Cette corrélation positive concerne l’ensemble des six pays, avec toutefois quelques réserves parmi les travailleurs informels aux niveaux de revenus supérieurs, notamment au Sénégal et en Éthiopie, où le manque de confiance prédomine. 13 Dans une moindre mesure, la volonté de cotiser augmente également dans la majorité des six pays parallèlement au niveau d’éducation(Tableau 4.A7). Le niveau d’éducation est souvent associé à un revenu plus élevé, mais peut-être aussi à un niveau plus élevé de sensibilisation aux droits, obligations et services. Enfin, les employeurs semblent généralement plus intéressés par l’adhésion à un régime d’assurance maladie que les travailleurs indépendants et les employés(Tableau 4.A8). Il n’est pas possible ici d’évaluer si ce sont des raisons 13 Dans ces deux pays, la CMU et le CBHI sont associés à la couverture des personnes pauvres, et donc les personnes des quintiles de revenus supérieurs, indépendamment de la formalité de l’emploi, peuvent ne pas avoir une opinion favorable de ces régimes. personnelles et familiales ou leur intérêt à couvrir leurs employés qui les motivent. 4.3.2 Raisons de ne pas vouloir adhérer Une autre manière d’évaluer les facteurs qui influencent la volonté des personnes de payer des cotisations est de demander directement à ceux qui ne veulent pas s’affilier à un régime la raison principale de leur manque d’intérêt ou de leur indifférence. La sensibilisation est une condition préalable à l’évaluation de l’influence d’autres facteurs, tels que la pauvreté ou la méfiance, et est fortement liée à la connaissance de l’existence de l’assurance maladie. En fait, seule une minorité ne connaît pas le fonctionnement de l’assurance maladie et ne sait pas comment procéder : 15 pour cent au plus des travailleurs informels ne sont pas intéressés par l’adhésion à un régime au Sénégal et au Kenya, environ 20 pour cent en Zambie ou au Bénin, et plus de 25 pour cent en Éthiopie et en Côte d’Ivoire. Le manque de capacité financière est la principale raison invoquée par ceux qui ne souhaitent pas s’affilier. Cette catégorie constitue le groupe le plus important en Éthiopie(43 pour cent) et la majorité(plus de la moitié) dans les cinq autres pays(53 à 55 pour cent en Côte d’Ivoire et au Sénégal, 60 pour cent au Bénin et près de 70 pour cent au Kenya et en Zambie). Plus que les hommes, les femmes considèrent la question financière comme le principal obstacle(Figure 4.5.1), à l’instar des travailleurs informels moins instruits, par exemple au Bénin, en Éthiopie et au Sénégal (Figure 4.5.3), et des employés, des travailleurs familiaux contribuant à l’entreprise familiale et des travailleurs indépendants plus que les employeurs(Tableau 4.A9 en annexe). Les différences selon les zones de résidence ne révèlent au33
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Les travailleurs informels, majorité de l'ombre : enquête d'opinion dans six pays sur le travail informel en Afrique subsaharaienne
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